Pour mieux comprendre le financement de la lutte contre le changement climatique et de la transition énergétique, l’étude a recensé les investissements qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en France. Ces dépenses sont analysées afin de savoir quels acteurs ont engagé ces projets et comment ils sont financés.

Les investissements climat principalement répartis dans trois domaines de la transition énergétique

L’édition 2016 de l’étude recense jusqu’à 32 milliards d’euros investis en faveur du climat en France en 2014. Pour donner un ordre de grandeur, cela représente environ 10% des investissements matériels en France cette année-là. Ce total comprend

  • 12,8 milliards d’euros dans l’efficacité énergétique, principalement dans le secteur des bâtiments,
  • 6,5 milliards d’euros dans les énergies renouvelables
  • 10,6 milliards d’euros dans les infrastructures de transport durable.

A cela s’ajoutent 2,1 milliards d’euros dans le nucléaire.

Une stabilité globale des investissements qui masque des variations sectorielles

Entre 2011 et 2013, les investissements ont augmenté de 2,3 milliards d’euros. En 2014 et 2015, leur total est resté stable autour de 32 milliards d’euros.

Cette stabilité d’ensemble masque des variations selon le domaine d’application :

  • les dépenses en matière d’efficacité énergétique sont en hausse depuis 2011,
  • celles qui concernent les infrastructures durables connaissent une baisse après un pic en 2013
  • les investissements en matière d’énergie renouvelables se stabilisent après une baisse entre 2011 et 2013.

Si les acteurs privés réalisent la majorité des investissements, 55% des financements sont soutenus directement ou indirectement par le secteur public

La majorité des investissements sont réalisés par des porteurs de projet privés : les ménages, à hauteur de 9,6 milliards d’euros, et les entreprises, à hauteur de 9,5 milliards d’euros en 2014. Cependant, un peu plus de la moitié des financements mobilisés pour réaliser les investissements dépendent de l’action publique. De 2011 à 2015, la part des financements soutenus directement ou indirectement par le public est passée de 50% à 55% du total des investissements.

 

Retrouvez ci-dessous les documentés liés à l’étude:

  • Résumé pour décideurs en français
  • Support de présentation utilisé lors de la restitution du 7 décembre 2016
  • Rapport complet (disponible Janvier 2017)

Pour en savoir plus sur les travaux de recherche d’I4CE sur les financements domestiques pour le climat, consultez la page dédiée au projet Panorama des financements énergie-climat.