Le projet VOCAL est cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage dans le Massif central avec le fonds européen de développement régional.

Dans le cadre du projet de référentiel de certification national VOCAL, la demande en crédits carbone sur le marché de la compensation carbone volontaire en France a été quantifiée et caractérisée au travers d’un questionnaire en ligne et des entretiens réalisés au 1er semestre 2016.

Sur la base de notre sondage, près de 2 MTéqCO2 ont été achetées en France en 2015 dans le cadre de la compensation carbone volontaire, à un prix moyen de 4,2€/TéqCO2. Ce prix masque une fourchette de prix très large, et de grandes disparités entre acheteurs : avec d’une part, quelques acheteurs de gros volumes, bénéficiant de prix bas et d’autre part, une majorité d’acheteurs de volumes moindre, achetant à des prix plus élevés.

Les financements de projets dans le cadre de la compensation carbone ou de démarches assimilées se caractérisent principalement par :

  • L’insertion dans une stratégie développement durable avancée.La compensation carbone permet aux organisations (principalement des entreprises) d’atteindre des objectifs de développement durable, et par là-même d’afficher un haut niveau de leadership sur les questions environnementales, mais aussi parfois de gérer des risques liés à leurs activités ou territoire et de garantir leur développement.
  • L’absence de norme de référence. Il en résulte une grande diversité de démarches de compensation carbone ou assimilées : achat de crédits carbone « classique » ; insetting; démarches assimilées sans transactions de crédits ; etc.
  • Des exigences multiples et paradoxales sur la certification et les co-bénéfices: les acheteurs souhaitent soutenir des projets bénéficiant d’une certification robuste et reconnue, pertinents pour leurs organisations, générant des co-bénéfices et développés localement. Cependant, ils ne sont pas prêts à payer plus cher pour ces éléments, ou alors dans la limite de quelques euros par tonne.
  • L’attrait des projets forestiers et agricoles -après les projets liés à l’énergie – pour leur fort ancrage local et les co-bénéfices spécifiques qui peuvent y être associés.