Le plan de relance français et ses conséquences pour le climat ont fait l’objet de nombreux débats. Il devrait permettre à la France de rattraper une partie de son retard d’investissement dans la mobilité durable, la rénovation des bâtiments ou la production d’énergie décarbonée. Pour I4CE, il faut anticiper la suite préparer « l’après- plan de relance », quand ce plan arrivera à échéance en 2022, en même temps que les financements européens qui le rendent possible. Les besoins de financement public pour le climat n’auront pas disparu d’ici là. Les décideurs politiques d’aujourd’hui ont donc la responsabilité d’anticiper l’après-relance et d’élaborer une « stratégie climat des finances publiques » pour garantir que la France ait les moyens budgétaires – et fiscaux – de son ambition contre le dérèglement climatique. Les futurs candidats à l’élection présidentielle quant à eux peuvent et doivent déjà se demander : « quel sera mon premier budget pour le climat ? »

Tout au long de 2021 et jusqu’à l’élection présidentielle, I4CE publiera une série d’études labellisée « Votre budget pour le climat » pour apporter des éclairages et des données aux (futurs) candidats

Retrouvez également toutes les publications de la collection ainsi que des études plus anciennes mais toujours pertinentes sur le financement de la transition:

  • Les défis budgétaires du prochain quinquennat. Dans ce document présenté aux équipes des principaux candidats, I4CE explique pourquoi il est important qu’ils préparent leur budget pour le climat : parce que l’Etat devra probablement dépenser plus pour le climat ou alors actionner plus fortement les leviers fiscaux et réglementaires ; parce qu’il devra dépenser plus efficacement ; et parce qu’il devra veiller à dépenser pour tous. Ce document présente également les 16 défis budgétaires identifié par I4CE et donne accès à de nombreuses informations et références bibliographiques pour y répondre.
  • Et vous, quel sera votre budget pour le climat ? Dans cette tribune, Benoît Leguet, directeur d’I4CE explique pourquoi il faut dès maintenant anticiper l’après plan de relance, préparer l’après 2022. Il fournit également des ordres de grandeur importants sur le budget actuel de l’Etat en faveur du climat et sur les besoins pour l’avenir.
  • Panorama des financements climat. Dans cette dernière édition du Panorama, vous trouverez les données d’I4CE mises à jour sur les investissements réalisés en France dans la rénovation des bâtiments, la production d’énergie décarbonée et la mobilité bas-carbone… ainsi que sur les investissements considérés comme « fossiles ».  Surtout, vous aurez accès aux dernières évaluations d’I4CE sur le déficit d’investissement pour atteindre les objectifs que la France s’est fixée.
  • Climat : quels investissements pour le prochain quinquennat ? Dans ce Policy Brief, I4CE, Notre Europe, l’Iddri et l’OFCE appellent les candidats à l’élection présidentielle à programmer sur l’ensemble du quinquennat, voire jusqu’en 2030, les investissements publics nécessaires pour lutter contre les changements climatiques.
  • Climat : retour sur 10 ans de dépenses de l’État. Les dépenses favorables au climat ont doublé depuis 10 ans, passant de 15 Md€ à 30 Md€ par an, et réparties entre trois secteurs clés : la rénovation des bâtiments, la mobilité et la production d’énergie bas-carbone. Pour en savoir plus sur ces dépenses et les instruments de financement utilisés, sur les réformes de ces dernières années et sur les défis pour demain, I4CE vous invite à plonger dans les chiffres et les analyses de son dernier rapport.
  • Financer l’action climat. Avoir une idée précise des investissements nécessaires pour le climat, c’est bien. Savoir qui va financer quoi, ce qui revient aux ménages, aux entreprises, aux collectivités ou à l’Etat, c’est mieux ! Dans cette étude publiée en 2020, I4CE propose un plan de financement de la lutte contre le changement climatique, adossé à une série de mesures non-financières. Un plan qui nécessite une dizaine de milliards d’argent public en plus chaque année, le double après 2022. Vous n’êtes pas d’accord avec ce plan ? Vous y trouverez de nombreux éléments pour faire le vôtre.
  • Les défis budgétaires de l’adaptation. Financer la lutte contre le changement climatique, c’est aussi financer l’adaptation de notre économie et de nos territoires. Dans cette étude, I4CE revient sur les 28 milliards d’euros que l’Etat investit officiellement chaque année dans l’adaptation, et identifie plusieurs défis budgétaires pour l’adaptation à commencer par la préservation des capacités d’action des principaux opérateurs publics.
  • L’économie du climat en chiffres. Besoins d’investissement dans les secteurs clés de la transition, dépenses publiques de l’Etat favorables et défavorables au climat, taxes et marché carbone… Retrouvez sur une seule page web et en infographies les chiffres clés sélectionnés par I4CE et issus ou non des travaux de l’Institut. Ils seront régulièrement mis à jour et de nouveaux indicateurs ajoutés.
  • Bonus-Malus automobile. L’outil d’I4CE pour estimer ex ante l’impact du bonus-malus vise à soutenir le développement d’outils similaires par les pouvoirs publics. Il montre que le barème actuel du bonus-malus devrait conduire à une baisse des émissions des véhicules neufs de 14% d’ici 2025, deux fois moins que l’objectif estimé à partir de la Stratégie Nationale Bas Carbone. Et ce, même en prenant en compte l’effet de la nouvelle norme européenne et en supposant un fort progrès technique. Des barèmes alternatifs sont proposés pour réduire cet écart.
  • Décryptage des financements de la chaîne alimentaire et de leur contribution à la durabilité. Dans cette étude, I4CE recense et décrypte 280 milliards d’euros de financement des revenus de la chaine alimentaire, principalement par les consommateurs, et 40 milliards d’euros de financement des investissements. Ces financements – et notamment les 26 milliards d’euros de subventions publiques et d’exonérations de taxes et de cotisations – sont trop rarement cohérents avec les visions disponibles d’un système alimentaire durable.
  • Moyens des collectivités Recours à l’emprunt, hausse des subventions de l’Etat dédiées au climat, fiscalité locale, fiscalité transférée, dotation de l’Etat… Morgane Nicol passe en revue les options pour financer la hausse des dépenses climat des collectivités. Des options déjà sur la table ou au contraire encore négligées, qui ont leurs atouts et leurs limites, et qui toutes impliquent d’une manière ou d’une autre une intervention de l’Etat.