# I4CE > Institute for Climat Economics ## About This Site - **Organization**: I4CE — https://www.i4ce.org/ - **Location**: Paris ## Authors - **ced_edi** — - **Lucile Perronnelle** — Chargée de communication web Expertise: WordPress, Web, Communication Credentials: Communication IA Data analyst Project Managment LinkedIn: https://www.linkedin.com/company/i4ce/?viewAsMember=true ## Articles ### The heat is on - **URL**: https://www.i4ce.org/en/the-heat-is-on-climate/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-07-03T10:01:02+02:00 - **Modified**: 2026-07-03T10:15:23+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine It is hot in Europe. Very hot. And the summer has only just begun.   The recent heat wave in large parts of Europe reminds us that the forthcoming European framework for climate resilience and risk assessment comes with high stakes: it is about the safety of populations and the competitiveness of the European economy.   Over the past couple of weeks, agriculture and livestock farming were severely affected in large parts of Europe; homes were unlivable; public transport was struggling; energy infrastructure was challenged; classrooms and exam rooms were overheating; schools closed; sports events and cultural activities were cancelled…for many people there was a clear impact on their work life and daily routines.   Although there is both knowledge and tools at our disposal to put adaptation policies into practice, the heat wave exposed a lack of anticipation in Europe. At both the national and the local level, there will be lessons learnt about the actions and decisions which were effective, and those not to repeat.   While many adaptation measures are planned and, above all, implemented by Member State and local authorities, the impact is Europe-wide. A European framework will support greater preparedness. First and foremost, establishing a common reference warming trajectory would provide a shared baseline. On this basis, the concept of “resilience by design” must become operational in EU funding programs, ensuring that every euro of European public money effectively contributes to the continent’s adaptation. Finally, some issues are European by nature—such as the EU Civil Protection Mechanism (rescEU) or certain cross-border infrastructure projects—and therefore require an adaptation strategy designed directly at EU level.   The climate has already changed and will continue to do so. This must be incorporated into every public—and private—decision-making process going forward. In a few years, the recent heat wave may well be the new summer norm. By then, emergency responses and last-minute measures can no longer be the norm.   Read the newsletter   --- ### Chaud devant ! - **URL**: https://www.i4ce.org/chaud-devant-canicule-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-26T11:00:24+02:00 - **Modified**: 2026-06-26T11:41:56+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine La France a chaud. Très chaud. Pour la deuxième fois de l’année, et nous ne sommes que fin juin. Agriculture et élevage fortement touchés, logements invivables, transports en souffrance, infrastructures énergétiques défaillantes, salles de cours ou d’examen inutilisables, écoles fermées, activités sportives ou manifestations culturelles annulées, horaires aménagés… personne ne peut dire qu’il n’a pas été impacté dans son activité professionnelle et sa vie quotidienne.   Alors qu’on dispose aujourd’hui de tout ce qu'il faudrait sur le plan technique, administratif, scientifique pour mettre l’adaptation en pratique, du PNACC à la TRACC… la vague de chaleur, toujours en cours, a donné du côté politique une image très nette d’absence d’anticipation. D’impréparation. D’inaction. D’improvisation. De bricolage. Que ce soit du côté de l’exécutif, qui s’est rapidement retrouvé sur le banc des accusés après la première vague de chaleur, fin mai. Mais aussi du côté des exécutifs locaux, qui a défaut d’avoir toujours les moyens ont des leviers importants pour anticiper, agir et adapter nos territoires.    Beaucoup de critiques se sont concentrées sur les rabotages successifs que le Fonds vert, créé il y a quatre ans, a subi à chaque loi de finances. Ce Fonds ne peut pourtant pas être le seul thermomètre de l’action gouvernementale en matière d’adaptation au changement climatique. D’abord car il ne finance pas principalement des actions ciblées sur l’adaptation, mais une pluralité d’objectifs environnementaux ; ensuite car les actions d’adaptation des collectivités ne sont pas financées principalement via le Fonds vert, mais par les dotations et ressources propres non fléchées ; et enfin l’action de l’État en matière d’adaptation ne passe pas principalement par le Fonds vert, mais par une grande variété d’enveloppes d’importance au moins égale.    Aujourd’hui, c’est la gestion de crise. Demain, il va falloir au niveau national comme à chaque échelon local faire un retour d’expérience sur ce qui a été appris, nolens volens : ce qu’on a pu conserver ; ce qui a dû être aménagé ; ce qui a été défaillant. Comprendre quelles ont été les actions et décisions efficientes, et celles à ne pas reproduire. Et intégrer dans chacun des processus de décisions publiques – et privées - le fait que le climat a déjà changé, et qu’il va continuer à le faire. Dans quelques années, la deuxième canicule de 2026 sera peut-être la norme. Mais des réponses bricolées dans l’urgence ne pourront plus être la norme.   Lire la newsletter --- ### Adaptation au changement climatique : qu’attendre (vraiment) du Fonds vert ? - **URL**: https://www.i4ce.org/adaptation-changement-climatique-attendre-fonds-vert/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-26T09:32:34+02:00 - **Modified**: 2026-06-26T10:39:21+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse Créé en août 2022 par Elisabeth Borne à la suite d’un été caniculaire, le « Fonds vert1 » est revenu au sommet de l’actualité avec la vague de chaleur historique de ces derniers jours. D’enveloppe un peu technique au fonctionnement méconnu, il est devenu pour certains observateurs le thermomètre de l’action gouvernementale en matière d’adaptation au changement climatique.     Une interprétation expéditive : le Fonds vert ne finance pas principalement des actions ciblées sur l’adaptation, mais une pluralité d’objectifs environnementaux ; les actions d’adaptation des collectivités ne sont pas financées principalement via le Fonds vert, mais par leurs dotations et ressources propres non fléchées ; et enfin l’action de l’État en matière d’adaptation ne passe pas principalement par le Fonds vert, mais par une grande variété d’enveloppes d’importance au moins égale.    Malmené budgétairement, le Fonds vert a été divisé par trois en deux ans. Alors que personne ne conteste la complexité de l’équation économique du financement de l’action climatique par les collectivités, ces baisses systématiques apparaissent incohérentes avec l’objectif de planification écologique.    Alors que le bilan 2025 de l’utilisation de ce Fonds vient de sortir, I4CE propose ici quelques éléments de décryptage sur les vertus – et limites – d’un instrument qui a prouvé son utilité notamment par le haut niveau d’exigence environnementale des projets qu’il finance et par la place croissante qu’il donne aux questions d’adaptation, mais qui cherche encore à asseoir sa place dans le paysage de la planification écologique locale.    Le Fonds vert finance des projets de transition écologique portés par les collectivités locales     Le Fonds vert est une enveloppe de l’État qui vient au soutien de projets de transition écologique portés par des collectivités locales (communes, intercommunalités, départements, régions) et parfois leurs partenaires locaux publics et privés, principalement en investissement.     Il sert une pluralité d’objectifs environnementaux. Les trois axes actuels du Fonds vert sont :    Axe 1 : l’amélioration de la performance environnementale, qui comprend en premier lieu le soutien à la rénovation des bâtiments publics locaux, dont les écoles (dans le double objectif de réduire leurs émissions et de les adapter au climat futur),     Axe 2 : l’adaptation des territoires au changement climatique, qui comprend différentes enveloppes dédiées à la prévention des inondations, à la renaturation, à l’adaptation à des risques spécifiques (incendies, montagne, recul du trait de côte) ou d’appui à l’ingénierie ;    Axe 3 : l’amélioration de la qualité de vie, enveloppe qui comprend en particulier un soutien au recyclage des friches et une enveloppe de soutien ciblée sur les collectivités dotées d’un plan climat-air-énergie territorial (PCAET).    Un des grands mérites du Fonds vert repose sur le niveau d’exigence environnementale posé par l’État dans la circulaire d’attribution, qui se matérialise par des critères précis d’ « éco-conditionnalité », supérieur à celui des autres enveloppes de soutien à l’investissement local (ex : « part verte » de la DSIL) et souvent supérieur également aux exigences des autres co-financeurs (ex : subventions croisées des collectivités entre elles).     Le Fonds vert est important en matière de politiques d’adaptation car un grand nombre des réponses politiques et des leviers de l’action se situent à l’échelle locale. Le PNACC 3 fait d’ailleurs référence à cette enveloppe une cinquantaine de fois, pour neuf mesures différentes, entrainant de facto une identification de cet instrument budgétaire aux politiques nationales d’adaptation pour de nombreux observateurs.     Une priorisation progressive des questions d’adaptation est décidée par le gouvernement, retranscrite dans les instructions envoyées aux préfets. A ce jour l’axe 2... --- ### Conflit en Iran : quel impact de la hausse des prix de l’énergie sur l’adoption des solutions d’électrification par les ménages ? - **URL**: https://www.i4ce.org/conflit-iran-impact-hausse-prix-energie-adoption-solutions-menages-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-23T00:01:49+02:00 - **Modified**: 2026-06-23T16:53:22+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse La flambée actuelle des prix de l’énergie pèse sur le budget des ménages, et met en évidence leur vulnérabilité face à la fluctuation des prix des énergies fossiles.   I4CE a récemment évalué l’impact de l’évolution du contexte en 2026 sur la capacité des ménages à investir dans une voiture électrique, dans la rénovation de leur logement, ou dans une pompe à chaleur. Nous avons notamment mis en évidence que dans les conditions actuelles, acheter une voiture électrique d’occasion était devenu plus avantageux que de continuer de rouler avec une vieille voiture thermique, et que l’installation d’une pompe à chaleur était devenue encore plus intéressante pour les ménages en 2026, grâce à l’augmentation des aides et la hausse du prix des énergies fossiles.   Toutefois, ces conditions économiques favorables ne lèvent pas tous les freins que peuvent rencontrer les ménages pour investir dans une voiture électrique ou une pompe à chaleur dans leur logement. Un récent sondage réalisé par l’institut Verian vient éclairer les difficultés rencontrées par les Français et les politiques publiques qui permettraient de les lever.     Résultat #1 : Les ménages sont majoritairement en faveur des politiques publiques qui soutiennent le développement des pompes à chaleur et des véhicules électriques. Le coût d’investissement étant perçu comme un frein majeur, les politiques qui permettent de réduire le reste à charge sont particulièrement soutenues.   Globalement, les ménages interrogés sont en faveur des politiques publiques qui permettent de soutenir le déploiement des véhicules électriques et des pompes à chaleur (cf. figure 1 et figure 2).   En particulier, les ménages soutiennent les politiques qui permettent de réduire le reste à charge des investissements : côté pompes à chaleur, 64% des ménages interrogés sont en faveur d’aides financières, 63% en faveur d’une réduction de la TVA ; côté voitures électriques, 57% sont en faveur de subventions à l’achat.   Ce résultat est cohérent avec le fait que le coût d’investissement des voitures électriques et des pompes à chaleur reste le frein principal exprimé par les ménages. Le sondage réalisé par l’institut Verian a explicitement posé cette question pour les pompes à chaleur, et le coût d’investissement est le premier frein cité par les ménages (30%), devançant largement les autres difficultés, comme les contraintes liées au logement (18%) ou encore la complexité des démarches (12%).   Concernant les véhicules électriques, une récente publication de l’Institut des mobilités en transition (IMT), basée sur les résultats de focus groups autour de la voiture électrique, le « prix inabordable » d’achat des véhicules électriques est un des freins majeurs mis en avant par les ménages.     Figure 1: Positions à l'égard des politiques publiques pour le déploiement des véhicules électriques exprimées dans le sondage réalisé par Verian     Source : Institut Verian, sondage réalisé auprès de 1 000 répondants représentatifs de la population française. Les résultats détaillés sont disponibles dans le document annexé à ce billet.     Figure 2: Positions à l'égard des politiques publiques pour le déploiement des pompes à chaleur exprimées dans le sondage... --- ### Unblocking finance for low-carbon agriculture  - **URL**: https://www.i4ce.org/financer-agriculture-bas-carbone-levons-faux-obstacles-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-19T10:00:42+02:00 - **Modified**: 2026-06-19T09:47:48+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine With the entry into force of the European carbon farming certification framework (CRCF), the European Union now has a first-of-its-kind tool to certify climate-friendly agricultural and forestry practices. One thing is now clear: while certification methods are progressing, it is funding that has become the main concern. To structure demand, the Commission is counting on a Buyers' Club of public and private buyers, and expects the agri-food industry to help finance the transition of their upstream agricultural supply chains.      Uncertainty over the rules for claiming credits is presented as a major barrier to financing European agricultural carbon credits. This uncertainty points directly to what is known as "double claiming": when a farmer engages in a low-carbon project and sells carbon credits to a third party, the agri-food company that sources from them fears being unable to account for those same reductions in its own GHG inventory. As a precaution, many companies then turn away from these projects, and even discourage their suppliers from taking part.     Our new I4CE study "Double claiming of agricultural carbon credits: time to stop worrying" shows that this fear is largely unfounded. Counting a physical emissions reduction in one's inventory and funding it are two separate things, and they can coexist: clarifying European regulation would be enough to remove the ambiguity. We hope this work will add a useful voice to the debate.    Alongside this publication, we are releasing two further contributions:  Recommendations for certifying improved forest management, as work on a CRCF methodology in this area gets underway, amid concern over the capacity of the European forest carbon sink.  A policy brief on best practices for the future Buyers' Club for European agricultural carbon credits.    These contributions share one conviction: scaling up low-carbon agricultural and forestry practices depends as much on solid public and private financing as on pragmatic and transparent rules.      Read the newsletter --- ### Financer l’agriculture bas-carbone : levons les faux obstacles - **URL**: https://www.i4ce.org/financer-agriculture-bas-carbone-levons-faux-obstacles-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-19T10:00:08+02:00 - **Modified**: 2026-06-19T10:21:27+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine Avec l’entrée en vigueur du cadre européen de certification du carbon farming (CRCF), l'Union européenne s'est dotée d'un outil inédit pour certifier les pratiques agricoles et forestières favorables au climat. Un constat s'impose désormais : si le développement des méthodes de certification progresse, c'est désormais le financement qui inquiète. Pour structurer la demande, la Commission compte sur un Buyers' Club d'acheteurs publics et privés, et attend des industries agro-alimentaires qu'elles contribuent à financer la transition de l'amont agricole de leurs filières.    L'incertitude sur les règles de revendication des crédits est présentée comme un frein majeur au financement des crédits carbone agricoles européens. Cette incertitude renvoie directement à ce que l'on appelle la « double revendication » : quand un agriculteur s’engage dans un projet bas-carbone et vend des crédits carbone à un tiers, l'industrie agro-alimentaire qui s'approvisionne chez lui redoute de ne plus pouvoir comptabiliser ces mêmes réductions dans son propre bilan carbone. Par précaution, beaucoup d'entreprises se détournent alors de ces projets, voire en découragent leurs fournisseurs.    Notre nouvelle étude I4CE « Double revendication des crédits carbone agricoles : arrêtons de nous faire peur » montre que cette crainte est largement infondée. Comptabiliser une baisse physique d'émissions dans son bilan et la financer sont deux choses distinctes, qui peuvent coexister : une clarification de la réglementation européenne suffirait à lever l'ambiguïté. Nous espérons que ces travaux apporteront une voix utile au débat.    Nous accompagnons cette publication de deux autres contributions :   La parution de recommandations pour la certification de la gestion forestière améliorée, alors que s’amorce le développement d'une méthodologie CRCF sur ce périmètre, dans un contexte d'inquiétude sur les capacités du puits de carbone forestier européen.  Une note de position collective sur les bonnes pratiques du futur Buyers’Club pour les crédits carbone agricoles européens.    Ces travaux partagent une même conviction : le passage à l'échelle des pratiques bas-carbone agricoles et forestières dépend autant de financements solides, publics et privés, que de règles pragmatiques et transparentes.    Lire la newsletter --- ### Accélérer les investissements pour une Europe bas-carbone et indépendante sur le plan énergétique - **URL**: https://www.i4ce.org/accelerer-investissements-europe-bas-carbone-et-independante-plan-energetique-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-09T10:12:16+02:00 - **Modified**: 2026-06-09T10:12:16+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine Pour la deuxième fois sur cette décennie, l'Europe fait face à une forte hausse des prix des énergies fossiles. Fatih Birol, le directeur exécutif de l'AIE, a qualifié la crise actuelle comme étant « plus grande menace pour la sécurité énergétique mondiale de l'histoire ».   Une fois de plus, la flambée des prix du pétrole pèse sur le pouvoir d'achat des ménages, fragilise la compétitivité industrielle et met en lumière la dépendance structurelle de l'UE aux énergies fossiles importées. Dans ce contexte, accélérer les investissements dans la transition bas-carbone n'est plus seulement un impératif environnemental, c'est une nécessité économique et stratégique.    La dernière édition de l’Etat des lieux des investissements climat en Europe d'I4CE montre que l'Europe avance, mais pas assez vite. Après une forte hausse, consécutive à la crise énergétique de 2022, les investissements dans la transition bas-carbone ont stagné. Ils ont atteint 534 milliards d'euros en 2025, bien en deçà des 878 milliards d'euros nécessaires chaque année pour atteindre les objectifs 2030 de l'UE. Les besoins d'investissement non couverts ne disparaissent pas pour autant. Ils s'accumulent, creusant le déficit et alourdissant la facture pour les générations futures. Les premiers signaux de 2026 laissent penser que la nouvelle crise énergétique pourrait à nouveau accélérer les investissements. Maintenir cette dynamique exigera une planification sur le long terme.    L'Europe ne peut se permettre d’investir qu’en période de crise. La situation actuelle appelle à des mesures immédiates pour protéger les ménages et les entreprises, mais également à des initiatives structurelles pour mieux faire face aux crises futures. L'UE et ses États Membres disposent d'outils concrets : poursuivre et financer les plans d'électrification à l'échelle européenne et nationale, faire de la transition bas-carbone une priorité du prochain budget pluriannuel de l'UE, maintenir les ambitions du règlement sur les standards d'émissions CO2 pour les voitures et les vans, et veiller à ce que la prochaine révision du système européen d'échange de quotas d'émission renforce les investissements dans la décarbonation industrielle. Ces leviers doivent avant tout envoyer des signaux clairs et stables aux investisseurs, entreprises et citoyens prêts à s'engager en faveur d'une Europe indépendante sur le plan énergétique et engagée dans la décarbonation de son économie.    Lire la newsletter --- ### Prix de l’énergie : faire que les crises n’aient plus prise - **URL**: https://www.i4ce.org/planifier-investissements-energie-decarbonnees-chronique-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-08T15:54:35+02:00 - **Modified**: 2026-06-08T15:55:08+02:00 - **Categories**: Tribune Planifier et accélérer les investissements en faveur des énergies décarbonées en Europe est essentiel pour assurer notre souveraineté, renforcer notre base industrielle et protéger des chocs futurs les ménages et les entreprises, affirme Benoît Leguet.     « Les hommes n'acceptent le changement que dans la nécessité et ils ne voient la nécessité que dans la crise. » dixit Jean Monnet. La crise énergétique de 2022 semble pourtant ne pas avoir généré de la part de l'Union européenne une réponse à la hauteur et à la vitesse nécessaire. En 2022, nous avions, semble-t-il, compris la nécessité de diminuer notre dépendance aux énergies fossiles. A fortiori de celles importées de Russie.     Lire la chronique sur Les Echos --- ### Accelerating investment for an energy-independent and low-carbon future - **URL**: https://www.i4ce.org/accelerer-investissements-europe-bas-carbone-et-independante-plan-energetique-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-05T10:34:11+02:00 - **Modified**: 2026-06-05T10:34:11+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine For the second time this decade, Europe is facing a sharp surge in fossil fuel prices. Fatih Birol, IEA executive director, has described the current crisis as ‘the greatest threat to global energy security in history’. Once again, soaring oil prices are squeezing households' purchasing power, undermining industrial competitiveness, and exposing the EU's structural dependence on imported fossil-fuel energy. In this context, accelerating investment in the low-carbon transition is no longer solely an environmental imperative, it is a strategic economic necessity.    I4CE’s latest edition of the State of Europe’s climate investment shows that Europe is moving forward, but not fast enough. After a sharp increase following the 2022 energy crisis, investment in the low-carbon transition has stagnated. It reached 534 billion euros in 2025, well below the 878 billion euros needed annually to meet the EU's 2030 targets. Unmet investment needs do not disappear. They pile up, widening the gap and increasing the cost to reach climate neutrality for future generations. Early signals in 2026 suggest that the new energy crisis could once again push investment upward. Sustaining the tendency will require robust long-term planning.    Europe cannot afford another cycle of crisis-driven investment surges followed by years of stagnation. The current situation calls for both immediate measures to protect households and businesses from rising energy prices, but also for structural initiatives to mitigate the impact of future crises. The EU and its Member States have concrete tools at their disposal: pursuing and resourcing electrification plans at the EU level and nationally, prioritising the clean transition in the next multiannual EU budget,, maintaining the ambitions of the CO2 emissions standards for cars and vans regulation, and ensuring that the forthcoming revision of the EU emission trading system increases investment in industrial decarbonisation.      Above all, these policy levers must provide investors, businesses, and citizens with the clear, stable, long-term signals they need to commit to an energy independent and low carbon future for Europe.    Read the newsletter --- ### The Industrial Accelerator Act: a stepping stone or paradigm shift? A reading of the European Commission’s proposal - **URL**: https://www.i4ce.org/en/the-industrial-accelerator-act-a-stepping-stone-or-paradigm-shift-a-reading-of-the-european-commissions-proposal/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-05-28T08:04:15+02:00 - **Modified**: 2026-05-28T08:04:58+02:00 - **Categories**: Hors série When the European Commission presented its proposal for an Industrial Accelerator Act (IAA) earlier this year, EU Commission Executive Vice-President Stéphane Séjourné called it a ‘change in doctrine – something that would have been unthinkable just a few months ago’. This analysis offers a more nuanced assessment. The IAA confirms that industrial policy has truly arrived at the EU level and the proposal marks a genuine step forward by addressing demand, not just supply, and introducing an explicit language shift on local content. But the proposal reflects conflicting political priorities and contains loopholes that risk leaving delivery one step behind the rhetoric. Whether that changes will be decided in the negotiations ahead: in Parliament and Council, the gap can still be closed.   Read the full analysis --- ### Electric cars, home reprofit, heat pumps: Can the middle class afford to invest in 2026? - **URL**: https://www.i4ce.org/voiture-electrique-renovation-pompe-chaleur-classes-moyennes-investir-2026-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-05-11T10:51:29+02:00 - **Modified**: 2026-05-11T10:55:36+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine The beginning of 2026 has proven to be economically turbulent. The increase in fossil fuel prices caused by the war in the Middle East has driven up household energy bills. In this context, investments that allow households to free themselves from dependence on fossil fuels—electric vehicles, heat pumps, home insulation—are attracting growing interest, and the government recently unveiled its plan to accelerate the electrification of end-uses.At the same time, public aid programs for energy retrofit and electric mobility have been revised, sometimes involving significant cuts. Finally, while the cost of energy retrofit continues to rise, the trend is beginning to reverse for electric vehicle prices.   These developments are affecting households’ ability to invest in transition solutions. We have therefore updated the analyses of our French Observatory of access conditions to the ecological transition for households and revised the key indicators used to assess the ability of middle- and low-income households to invest in an electric vehicle, a deep energy retrofit, or a heat pump.   Three main conclusions emerge from this update:   Under current conditions, buying a second-hand electric vehicle is becoming more advantageous than continuing to drive an old combustion engine car. With petrol prices exceeding €2 per liter and declining prices for second-hand electric vehicles, the energy savings cover the out-of-pocket repayments for purchasing a used electric car.   The out-of-pocket cost for a deep energy retrofit of a house has increased by €20,000 in 2026 and now exceeds €40,000. The sharp increase in public aid in 2024 has been completely offset by reductions this year. Nevertheless, for households that manage to finance the work, retrofit still generates savings. Indeed, the energy savings from a deep energy retrofit cover the out-of-pocket repayments of a zero interest eco-loan.   Installing a heat pump is becoming even more attractive for households in 2026. The revision of “Coup de pouce chauffage” (a bonus for replacing a heating system with a low-carbon solution) has reduced the out-of-pocket cost by €3,000 since last year. At the same time, rising fossil fuel prices are increasing the potential savings from installing a heat pump.     Read the newsletter --- ### Voiture électrique, rénovation, pompe à chaleur : les classes moyennes peuvent-elles investir en 2026 ? - **URL**: https://www.i4ce.org/voiture-electrique-renovation-pompe-chaleur-classes-moyennes-investir-2026-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-05-11T10:51:15+02:00 - **Modified**: 2026-06-24T16:27:50+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine > Les investissements permettant d’affranchir les ménages de leur dépendance aux énergies fossiles : voiture électrique, pompe à chaleur, isolation de leur logement, suscitent un intérêt accru. Ce début d’année 2026 s’est avéré mouvementé sur le plan économique. L’augmentation du prix des énergies fossiles causée par la guerre au Moyen-Orient a fait flamber les factures énergétiques des ménages. Dans ce contexte, les investissements permettant d’affranchir les ménages de leur dépendance aux énergies fossiles - voiture électrique, pompe à chaleur, isolation de leur logement – suscitent un intérêt accru et le gouvernement a récemment présenté son plan d’électrification des usages pour accélérer la transition vers l’électrique.   En parallèle, les programmes d’aides à la rénovation énergétique et à la mobilité électrique ont été remaniés, avec parfois des coupes sévères à la clé. Enfin, alors que le coût des rénovations énergétiques continue d’augmenter, la tendance commence à s’inverser pour le prix des voitures électriques.   Ces évolutions ont un impact sur la capacité des ménages à investir dans les solutions de transition. Nous avons donc actualisé les analyses de notre Observatoire des conditions d’accès à la transition écologique et avons mis à jour les indicateurs clefs qui permettent d’évaluer la capacité des ménages des classes moyennes à investir dans une voiture électrique, la rénovation de leur logement ou une pompe à chaleur.     Trois grands messages se dégagent de cette mise à jour :   Dans les conditions actuelles, acheter une voiture électrique d’occasion devient plus avantageux que de continuer de rouler avec une vieille voiture thermique. En effet, avec un prix de l’essence qui a dépassé 2 euros par litre et la baisse du prix des voitures électriques d’occasion, les économies d’énergie réalisées grâce au passage à l’électrique couvrent les mensualités de crédit pour l’achat d’une voiture électrique d’occasion.   Le reste à charge pour la rénovation performante d’une maison augmente de 20 000 euros en 2026, et dépasse 40 000 euros. La forte augmentation des aides de 2024 a été complètement annulée par leur baisse cette année. Néanmoins, pour les ménages qui parviennent à financer les travaux, la rénovation leur permet toujours de faire des économies. En effet, les économies d’énergie permises par la rénovation performante couvrent les mensualités d’un éco-prêt à taux zéro.   L’installation d’une pompe à chaleur devient encore plus intéressante pour les ménages en 2026. La révision du « Coup de pouce chauffage » a permis de diminuer le reste à charge de 3 000 euros depuis l’année dernière. En parallèle, la hausse des prix des énergies fossiles augmente les économies potentielles permises par l’installation d’une pompe à chaleur.     Lire la newsletter --- ### Voiture électrique et logement : la transition écologique devient davantage accessible aux classes moyennes - **URL**: https://www.i4ce.org/voiture-electrique-logement-transition-ecologique-accessible-classes-moyennes-presse-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-05-07T11:12:38+02:00 - **Modified**: 2026-05-18T10:32:19+02:00 - **Categories**: Tribune La transition écologique est-elle un luxe ? Pour des millions de ménages, elle implique des investissements coûteux : changer de voiture, rénover son logement. Autant de dépenses nécessaires pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais aussi pour accroître la souveraineté du pays dans le contexte de multiplication des conflits. Le gouvernement a réitéré la nécessité de changer d’échelle. Son plan d’électrification des usages, présenté fin avril, prévoit par exemple de multiplier par six l’installation de pompes à chaleur et la poursuite du verdissement du parc automobile. Or l’idée d’une écologie « punitive », par ailleurs réservée aux plus aisés, s’est installée dans le débat public, portée notamment par la droite et l’extrême droite. L’argument est-il fondé ? Dans une note publiée jeudi 7 mai, l’Institut de l’économie pour le climat I4CE apporte de nouveaux éléments de réponse, en soulignant les économies pour les ménages.   Lire la suite dans Le Monde --- ### Crise énergétique, évolution des aides : les ménages peuvent-ils passer à l’électrique et rénover leur logement en 2026 ? - **URL**: https://www.i4ce.org/crise-energie-evolution-aides-menages-passer-electrique-renover-logement-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-05-07T06:30:48+02:00 - **Modified**: 2026-05-07T09:50:31+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse Prix des énergies, coût des équipements bas-carbone et aides publiques : comment l’évolution de ces facteurs en 2026 impacte-t-elle la capacité des classes moyennes à investir dans la transition ? Voici les mises à jour des analyses de l’Observatoire des conditions d’accès à la transition écologique.   Ce début d’année 2026 s’est avéré mouvementé sur le plan économique. L’augmentation du prix des énergies fossiles causée par la guerre au Moyen-Orient a fait flamber les factures énergétiques des ménages. Dans ce contexte, les investissements permettant d’affranchir les ménages de leur dépendance aux énergies fossiles - voiture électrique, pompe à chaleur, isolation de leur logement – suscitent un intérêt accru et le gouvernement a récemment présenté son plan d’électrification des usages pour accélérer la transition vers l’électrique.   En parallèle, les programmes d’aides à la rénovation énergétique et à la mobilité électrique ont été remaniés, avec parfois des coupes sévères à la clé. Enfin, alors que le coût des rénovations énergétiques continue d’augmenter, la tendance commence à s’inverser pour le prix des voitures électriques.   Ces évolutions ont un impact sur la capacité des ménages à investir dans les solutions de transition. Ce billet présente les analyses actualisées de notre Observatoire des conditions d’accès à la transition écologique. Nous avons mis à jour les indicateurs clefs qui permettent d’évaluer la capacité de deux ménages types à investir dans la transition : la famille Deschamps et la famille Villeneuve, qui appartiennent toutes deux à la classe moyenne, et qui sont propriétaires de leur logement et dépendantes de la voiture au quotidien.     Résultat #1 : Dans les conditions actuelles, acheter une voiture électrique d’occasion devient plus avantageux que de continuer de rouler avec une vieille voiture thermique Début 2025, l’achat d’une voiture électrique d’occasion à crédit pour remplacer sa vieille voiture thermique aurait pesé sur le budget du ménage Deschamps, un ménage type utilisé dans notre dernière étude, vivant en milieu rural et faisant partie de la classe moyenne inférieure. En effet, les économies de carburant, que nous estimions alors à 120 euros par mois, n’étaient pas suffisantes pour couvrir les mensualités du prêt, même en prenant en compte l’apport obtenu par la revente de son vieux véhicule. Passer à un véhicule électrique aurait ainsi coûté près de 60 euros de plus par mois à ce ménage, en prenant en compte les frais de carburant, d’entretien, d’assurance, et le remboursement du crédit (Figure 1).   Les récentes évolutions du prix des énergies et du prix des voitures électriques d’occasion changent la donne : le ménage Deschamps a désormais les moyens d’acheter une voiture électrique d’occasion, en réalisant une dizaine d’euros d’économies mensuelles dans les conditions actuelles. En effet, avec un prix de l’essence de 2 euros par litre, niveau atteint depuis le mois de mars dernier, les économies d’énergie réalisées grâce au passage à l’électrique s’élèveraient désormais à plus de 140 euros par mois. En parallèle, le prix d’une citadine électrique d’occasion a diminué depuis l’année dernière, tout comme les taux d’intérêt, réduisant ainsi les mensualités... --- ### Energy crisis, changes in public aid: can households switch to electric cars and retrofit their homes in 2026? - **URL**: https://www.i4ce.org/crise-energie-evolution-aides-menages-passer-electrique-renover-logement-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-05-07T06:20:17+02:00 - **Modified**: 2026-06-23T16:52:47+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse Energy prices, cost of low-carbon equipment, and public aid: how will the evolution of these factors in 2026 impact the ability of middle-income households to invest in the transition? In this article, Sirine Ousaci updates the analyses of the French Observatory of access conditions to the ecological transition for households. The beginning of 2026 has proven to be economically turbulent. The increase in fossil fuel prices caused by the war in the Middle East has driven up household energy bills. In this context, investments that allow households to free themselves from dependence on fossil fuel -electric vehicles, heat pumps, home insulation- are attracting growing interest and the government recently presented its plan to electrify end-use sectors in order to speed up the transition to electric uses. At the same time, public aid programs for energy retrofit and electric mobility have been revised, sometimes involving significant cuts. Finally, while the cost of energy retrofit continues to rise, the trend is beginning to reverse for electric vehicle prices. These developments are affecting households’ ability to invest in transition solutions. We have therefore updated the analyses of our French Observatory of access conditions to the ecological transition for households . We have updated the key indicators that allow us to assess the capacity of two households profiles to invest in the transition: the Fields family and the Newtown family, both of whom are middle-income households, own their homes, and are dependent on cars daily.     Result #1: Under current conditions, buying a used electric car is becoming more advantageous than continuing to drive an old combustion engine car. At the beginning of 2025, purchasing a used electric car on credit to replace their old combustion engine vehicle would have strained the budget of the Fields household, one of our middle-income household profiles used in our latest study, living in a rural area. Indeed, the fuel savings, which we estimated at 120 euros per month, were insufficient to cover the loan repayments, even considering the down payment obtained from selling their old vehicle. Switching to an electric vehicle would thus have cost this household nearly 60 euros more per month, considering fuel, maintenance, insurance, and the zero-interest eco-loan (éco-PTZ) repayments (Figure 1). Recent changes in energy prices and the price of used electric cars have changed the game: the Fields family can now afford to buy a used electric car, saving around ten euros a month under current conditions. Indeed, with gasoline prices exceeding two euros per liter last March, the energy savings from switching to electric would now amount to more than 140 euros per month. At the same time, the price of a used electric city car has decreased since last year, as have interest rates, thus reducing loan repayments.   FIGURE 1 – COMPARISON OF THE MONTHLY MOTORING BUDGET FOR A SECOND-HAND INTERNAL COMBUSTION ENGINE CAR AND THE PURCHASE OF A SECOND-HAND ELECTRIC CAR IN 2025 AND 2026 Assumptions: The household drives 16,000 km per year. The investment in an... --- ### Green industrial policy: building the market, not just the factory - **URL**: https://www.i4ce.org/politique-industrielle-verte-construire-usines-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-05-04T09:55:48+02:00 - **Modified**: 2026-05-04T09:54:03+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine Five years into the implementation of the France 2030 strategy, the first results are visible: gigafactories in the "Vallée de la Batterie", ArcelorMittal's final investment decision on a green steel furnace in Dunkirk, an emerging pipeline of synthetic aviation fuels. But subsidising projects is no longer enough. Without secured demand and a coordinated, targeted European framework, the French and European green industries risk skidding to a halt on the road to scale. Two new I4CE pieces set out the next steps to keep up the momentum.    In an op-ed for Les Échos, I4CE  Executive Director Benoît Leguet argues that French industrial policy must now pivot decisively from supply-side support to demand-side steering. The diagnosis is clear: firstly, gigafactories were built before critical input supply chains were secured. Secondly, not a single European synthetic fuel project has reached final investment decision in the absence of long-term offtake contracts with airlines and fuel providers. The toolbox to fix this exists, but is underutilised and is incomplete: mandatory environmental and local content criteria in public procurement, long-term contracts to secure offtake, standards that align private purchasing with industrial strategy.  Some of the most powerful levers run through Brussels as much as Bercy – and the Industrial Accelerator Act and the design of the next European multiannual financial framework (2028–2034) are precisely the frameworks France should help shape. This EU budget and in particular the proposal for a European Competitiveness Fund is the focus of a blog by cleantech researchers Ciarán Humphreys and Elena Schneider, reacting to the European Parliament's ITRE committee draft report on the matter. The proposed Economic and Technological Advisory Council is a step forward for more targeted public spending, and a revival of some of the original ambition behind the Competitiveness Coordination Tool – but without a public data observatory and real coordination with Member States, €234 billion will not be enough to align twenty-seven national industrial strategies.  In Paris or Brussels, it is clear that green industrial policy is no longer short of plans or political ambition. What is needed now is the coordination to pull demand, investment and disparate national interests in the same direction, towards a decarbonised, competitive industrial base.   Read the newsletter --- ### Politique industrielle verte : construire le marché, pas seulement les usines - **URL**: https://www.i4ce.org/politique-industrielle-verte-construire-usines-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-05-04T09:55:03+02:00 - **Modified**: 2026-05-04T09:54:24+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine Cinq ans après le lancement de France 2030, les résultats sont là : des gigafactories dans la « Vallée de la Batterie », la décision finale d'investissement d'ArcelorMittal pour un four à arc électrique à Dunkerque, un pipeline de carburants durables pour l'aviation qui se constitue. Mais subventionner des projets ne suffit plus. Sans débouchés sécurisés et sans cadre européen coordonné, les filières vertes françaises et européennes risquent de caler avant d'atteindre la taille critique. Deux nouvelles publications d'I4CE tracent les prochaines étapes pour maintenir l'élan.     Dans sa chronique mensuelle dans Les Échos, le directeur général d'I4CE Benoît Leguet plaide pour que la politique industrielle française bascule résolument du soutien à l'offre vers le pilotage par la demande. Le constat est sans appel : les gigafactories ont été construites avant que les chaînes d'approvisionnement en intrants critiques ne soient sécurisées, et aucun projet de carburant durable n'a encore franchi le cap de la décision finale d'investissement, faute de contrats d'achat de long terme avec les compagnies aériennes. Les outils existent, mais restent sous-utilisés : critères environnementaux et de contenu local dans la commande publique, contrats de long terme pour sécuriser les débouchés, standards pour aligner les achats privés sur la stratégie industrielle.      Certains des leviers les plus puissants passent par Bruxelles autant que par Bercy – et l'Industrial Accelerator Act comme la conception du prochain budget européen sont précisément les cadres que la France doit contribuer à façonner.      Ce budget est au cœur d'un billet de Ciarán Humphreys et Elena Schneider, chercheurs spécialisés dans les cleantechs, en réaction au projet de rapport de la commission ITRE du Parlement européen sur le Fonds européen pour la compétitivité. Le Conseil consultatif économique et technologique proposé constitue un pas en avant, et une résurgence de certaines ambitions initiales de l'outil de coordination pour la compétitivité – mais sans observatoire public des données ni coordination réelle avec les États membres, 234 milliards d'euros ne suffiront pas à aligner vingt-sept stratégies industrielles nationales.    À Paris comme à Bruxelles, le constat s'impose : la politique industrielle verte ne manque plus ni de plans ni d'ambition politique. Ce qu'il faut désormais, c'est la discipline et la coordination nécessaires pour orienter dans la même direction la demande, les investissements et des intérêts nationaux disparates – vers une base industrielle décarbonée et compétitive.      Lire la newsletter --- ### Cleantech: after the supply-side push, time to tackle demand - **URL**: https://www.i4ce.org/cleantechs-politique-offre-piloter-demande-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-29T17:05:02+02:00 - **Modified**: 2026-04-29T17:07:26+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse, Tribune What industrial policy should we pursue to support domestic cleantech, to secure our energy and industrial sovereignty? For Benoît Leguet, France – within Europe – already has solid foundations, and can position itself as a leader. On one condition: driving demand.    The France 2030 investment plan was built around an ambitious bet: transforming historic industrial strengths – steel, automotive, aerospace – into competitive pillars of a decarbonising economy.    Five years on, the results can be seen, and new green industrial ecosystems are emerging. Battery gigafactories have been built. ArcelorMittal has taken a final investment decision for an electric arc furnace in Dunkirk. A solid pipeline of synthetic aviation fuel projects is taking shape, positioning France as a potential European leader in sustainable fuels. These are not negligible achievements.    But without a qualitative leap in our cleantech industrial policy, we risk being unable to go much further. Whether for batteries, green steel or sustainable fuels, subsidising projects is not enough: it is the entire value chain that needs to be secured.      Neglected links in the value chain    In each of these sectors, the upstream sectors remain dangerously exposed. Battery gigafactories were built before supply chains for critical inputs were secured – leaving production dependent on imported materials, predominantly from China.  On the sustainable fuels side, in the absence of long-term offtake contracts with airlines, not a single project has yet crossed the threshold of a final investment decision. The conditions are nonetheless in place for France to master the first building blocks of this value chain, from low-carbon hydrogen production to final fuel synthesis. If it ends up importing Chinese e-methanol – one of the priorities of China's latest five-year plan – for simple conversion on French soil, it will retain only the last link in the chain.  The mistake is to allow the gap between announced ambition and the actual construction of value chains to widen, leaving outside competitors to rush in and fill the gaps in the chain.      Demand-side steering and budgetary coherence    What needs to change? Too long focused on supply, industrial policy must now be structured around genuine demand-side steering: environmental and "Made in Europe" criteria in public procurement, long-term contracts to secure initial markets, standards to align private purchasing with industrial strategy.  Budgetary coherence is also at stake. In a context of tight constraints, every public euro must earn its place. It is increasingly difficult to justify a budgetary arrangement that still channels nearly €2 billion a year in tax advantages for corporate fleets towards combustion-engine models – all the more so in the current energy context. And while the social leasing scheme announced by the government is indispensable in this same context, it will become difficult to justify such a scheme if only 18% of the vehicles leased are assembled in France.      French sovereignty runs through Brussels    The challenge is not to spend more – it is to stop subsidising against our own objectives. And the most powerful lever available to France lies less with... --- ### Cleantechs : après la politique de l’offre, piloter par la demande - **URL**: https://www.i4ce.org/cleantechs-politique-offre-piloter-demande-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-29T16:56:40+02:00 - **Modified**: 2026-05-18T10:33:31+02:00 - **Categories**: Tribune Quelle politique mener en faveur des cleantechs pour assurer notre souveraineté énergétique et industrielle ?   Pour Benoît Leguet, la France - dans l’Europe - dispose déjà d’acquis solides, et peut se positionner en leader. A condition de piloter la demande.  Le plan d’investissement France 2030 a été construit pour répondre à un pari ambitieux : transformer des forces industrielles historiques - acier, automobile, aéronautique - en piliers compétitifs d'une économie qui se décarbone. (...)   Retrouver l'article complet dans Les Echos --- ### Le Fonds européen pour la compétitivité : un pas de plus vers une politique industrielle verte ? - **URL**: https://www.i4ce.org/fonds-europeen-competitivite-politique-industrielle-verte-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-28T15:33:20+02:00 - **Modified**: 2026-04-28T16:54:01+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse Le Fonds européen pour la compétitivité est le meilleur atout de l'UE pour financer sa politique industrielle verte – à condition qu'il soit conçu et ciblé correctement. Dans cet article, Ciarán Humphreys et Elena Schneider réagissent au projet de rapport de la commission ITRE du Parlement européen, estimant que le Conseil d'experts proposé est une bonne initiative mais qu'il ne suffira pas, sans observatoire public des données ni véritable coordination avec les États membres, pour répondre aux enjeux actuels.    En mars dernier, alors que l'attention du monde entier était tournée vers la guerre en Iran et le sort du détroit d'Ormuz, Pékin a discrètement dévoilé son 15e plan quinquennal. Parmi ses 109 « grands projets d'ingénierie » figurait une déclaration claire d'intention industrielle pour 2026-2030 : une chaîne de valeur entièrement intégrée allant de l'hydrogène vert aux carburants verts, des batteries de nouvelle génération et une expansion significative du nucléaire et des énergies renouvelables.    Bruxelles mène son propre débat sur la hiérarchisation des priorités stratégiques. Depuis le diagnostic clair du rapport Draghi, l’idée selon laquelle l’UE doit faire des choix si elle veut être compétitive dans les industries propres de demain s’est imposée comme une évidence (même si ces choix n’ont pas encore été faits par les décideurs politiques). La publication cette semaine du projet de rapport de la commission de l’industrie, de la recherche et de l’énergie (ITRE) du Parlement européen nous donne une indication supplémentaire sur la question de savoir si nous nous dirigeons réellement dans cette direction.    Pourquoi le Fonds pour la compétitivité est-il important ?    Il convient d’expliquer clairement pourquoi le Fonds pour la compétitivité (ECF) mérite tant d’attention politique. Une hiérarchisation stratégique sans capacité d’investissement est un exercice vain ; un investissement sans ciblage stratégique est une mauvaise allocation des fonds publics au ralenti. Comme nous l’avons fait valoir l’année dernière, l’ECF est le principal levier au niveau de l’UE pour une politique industrielle verte mieux ciblée et mieux financée, capable de répondre à la fois aux enjeux de compétitivité et de décarbonisation. Si la hiérarchisation stratégique ne se manifeste pas ici, elle ne se manifestera nulle part.      La bonne nouvelle : l’ITRE propose une gouvernance par des experts pour le Fonds  La mesure la plus intéressante du projet de l’ITRE est la proposition de création d’un Conseil consultatif économique et technologique (ETAC) : un organe composé d’un maximum de quinze experts indépendants, nommés par appel à candidatures ouvert, chargé de conseiller la Commission sur les évolutions économiques et technologiques, les défaillances du marché et l’identification de portefeuilles stratégiques dans les différents secteurs du Fonds de compétitivité. Le Conseil publierait un rapport annuel chaque mois de septembre et fonctionnerait de manière indépendante – bien que l’on ignore encore dans quelle mesure ses recommandations seraient contraignantes pour les décisions de financement finales. La nature purement experte de l’ETAC, sans participation structurée d’aucune des institutions de l’UE, risque d’isoler ce nouvel organe.     Il s'agit néanmoins d'une proposition bienvenue. Elle est également étonnamment familière. En termes de conseils d'experts sur les priorités stratégiques, elle reflète... --- ### The European Competitiveness Fund – one more step towards a European Green Industrial Policy? - **URL**: https://www.i4ce.org/fonds-europeen-competitivite-politique-industrielle-verte-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-23T13:46:25+02:00 - **Modified**: 2026-04-28T13:53:26+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse The European Competitiveness Fund is the EU's best shot at financing its green industrial policy – if it is designed and targeted correctly. In this blog, Ciarán Humphreys and Elena Schneider react to the European Parliament's ITRE draft report, arguing that its proposed expert Council is welcome but, without a public data observatory and real coordination with Member States, insufficient to meet the moment.   In March of this year, with the world's attention fixed on the war in Iran and the fate of the Strait of Hormuz, Beijing quietly unveiled its 15th Five-Year Plan. Tucked into its 109 "major engineering projects" was a clear statement of industrial intent for 2026–2030: a fully integrated green hydrogen-to-green-fuels value chain, next-generation batteries, and a significant expansion of nuclear and renewables.    Brussels has been having its own debate on strategic prioritisation. Since the clear diagnosis of the Draghi report, the idea that the EU must make choices if it wants to compete in the clean industries of the future has become increasingly orthodox (even if those choices have yet to be made by policymakers). This week's publication of the draft report from the European Parliament's Industry, Research and Energy committee (ITRE) gives us a further indication  on whether we are actually moving in that direction.      Why the Competitiveness Fund matters  It is worth being explicit about why the ECF deserves so much political attention. Strategic prioritisation without investment capacity is an empty exercise; investment without strategic targeting is a slow-motion misallocation of public money. As we argued last year, the ECF is the primary EU-level lever for a more targeted, better-funded European green industrial policy that can deliver on both competitiveness and decarbonisation. If strategic prioritisation does not show up here, it will not show up at all.      The good news: ITRE proposes expert governance for the Fund  The most interesting move in the ITRE draft is the proposed Economic and Technological Advisory Council (ETAC): a body of up to fifteen independent experts, appointed through open call, advising the Commission on economic and technological developments, market failures, and the identification of strategic portfolios across ECF sectors. The Council would publish an annual report each September, and would operate independently – although how binding their recommendations would be on eventual funding decisions remains unclear. The purely expert nature of the ETAC, with no structured participation from any of the EU institutions, risk leaving this new body isolated.     Nonetheless, this is a welcome proposal. It is also strikingly familiar. In terms of expert guidance on strategic priorities, it reflects what I4CE - and others - had expected to see emerge from another Draghi-inspired initiative: the Competitiveness Coordination Tool (CCT). The CCT was meant to provide precisely this combination of independent analysis, diagnosis of current weaknesses, and strategic steer. Instead, the CCT is being "tested" through narrow pilots on AI Gigafactories and e-truck charging infrastructure, as well as further initiatives in the fields of housing and the bioeconomy. In practice, it is drifting towards becoming an umbrella label for unconnected cross-border projects rather than a governance architecture for industrial policy. Seeing the original spirit of the CCT kept alive through the ECF's governance is therefore no small thing.      But a council of experts is not enough An ETAC is a step in the right direction, but if it ends up being the entirety of the EU's governance upgrade for industrial... --- ### France has the blueprint for green reindustrialisation – but does it have the necessary tools ? - **URL**: https://www.i4ce.org/france-plan-reindustrialisation-verte-moyens-ambitions-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-13T10:50:08+02:00 - **Modified**: 2026-04-13T08:36:29+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine The transition to a clean economy is not only a matter of laws and targets: it needs to be built. France is currently implementing its ambitious blueprint for the green reindustrialisation plan adopted in 2021 - France 2030 - at full steem. Yet as any good foreman knows, detailed plans are only the first step, and financing and technical challenges can see the most ambitious projects halted in their tracks. With France 2030, the country is attempting to transform existing value chains, such as steelmaking, automotive and aerospace, from 20th century strengths into competitive industries for a decarbonising 21st century, while building the industrial and energy infrastructure necessary for that transformation to be one that is truly “Made in Europe”.   A project developer needs to be sure of their tools and materials before the workers can break ground. Any disruption to the supply of materials or connection to the grid leads to delays, cost overruns, and the prospect of failure. Transforming entire industries requires the same considerations, but on a national scale. In our latest I4CE paper, we examine the progress made across three value chains crucial for France’s green industrial base – batteries, green steel, and synthetic sustainable aviation fuels.     Fortunately, policymakers can already point to good progress on the ground. From the gigafactories and the emerging “Vallée de la Batterie” in the north and Arcelor Mittal’s landmark €1.3bn investment in Dunkirk to Fos-sur-Mer in the south, new green industrial ecosystems are being built.     Yet weaknesses in the supply chain could risk this momentum hitting a brick wall. Several projects across all three sectors are stalled, waiting for final investment decision. Investors, for their part, are hesitant to commit to risky, innovative projects in the face of higher productions costs and stiff competition from China and other global players.     To keep this project on track, policymakers need to take another look at their toolbox, such as targeting public funds at supporting projects over the finish line and during their difficult first years of operation. Doing so is a matter of urgency. The plans are drawn, the groundwork laid - but unless financing catches up with ambition, the green industries of tomorrow will be built elsewhere.    Read the newsletter --- ### La France a un plan de réindustrialisation verte. Mais a-t-elle les moyens de ses ambitions ? - **URL**: https://www.i4ce.org/france-plan-reindustrialisation-verte-moyens-ambitions-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-10T10:45:58+02:00 - **Modified**: 2026-04-10T08:15:53+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine La transition vers une économie décarbonée ne se décrète pas : elle se construit sur le terrain. Avec France 2030, la France s’est dotée d’une feuille de route ambitieuse que beaucoup lui envient en Europe. Mais, comme tout architecte le sait : les meilleurs plans ne valent que si le chantier suit. Et sur le terrain, les obstacles financiers et techniques peuvent stopper net les projets les plus ambitieux.   Le chantier de la réindustrialisation verte est certainement ambitieux. Il s’agit à la fois de transformer les filières historiques de l’industrie française pour les rendre compétitives dans une économie qui se décarbone, et de bâtir les infrastructures industrielles et énergétiques qui permettront à cette transformation d’être véritablement “Made in Europe”.   Comme sur tout grand chantier, les matériaux doivent arriver à temps et les raccordements doivent être garantis. Un retard de livraison, un blocage dans la chaîne d’approvisionnement, une connexion au réseau qui tarde, et c’est tout le calendrier qui est bouleversé, avec les surcoûts et les risques d’abandon que cela implique. Transformer des filières entières obéit à la même logique, mais à l’échelle nationale. Dans cette nouvelle publication, I4CE fait le point sur trois filières essentielles à la base industrielle verte de la France : les batteries, l’acier vert et les carburants de synthèse pour l'aviation (eSAF).   Il y a aussi de bonnes raisons d'être optimiste. Dans le nord, la “Vallée de la Batterie” prend forme ; à Dunkerque, l’investissement majeur d’ArcelorMittal marque une étape importante ; et plus au sud, Fos-sur-Mer s’affirme comme l'autre pôle de la réindustrialisation verte. Le mouvement est bien lancé, mais ces dynamiques restent fragiles. Dans les trois filières étudiées, plusieurs projets restent bloqués avant la décision finale d’investissement. Les investisseurs, eux, hésitent à s’engager pleinement dans des projets innovants et risqués, alors que les coûts restent élevés et que la concurrence internationale, en particulier chinoise, s’intensifie.   Pour ne pas que le chantier s'enlise, les pouvoirs publics doivent agir au plus vite : mieux cibler les financements publics pour accompagner les projets jusqu’à la mise en service, et soutenir leurs premières années d’exploitation, souvent les plus fragiles. L’urgence est là. Les plans sont dessinés, les fondations coulées - mais si les financements ne sont pas au rendez-vous, les industries vertes de demain se construiront ailleurs.     Lire la newsletter --- ### Turning national and energy climate plans into investment plans - **URL**: https://www.i4ce.org/en/turning-national-energy-climate-plans-investment-plans/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-27T10:58:13+01:00 - **Modified**: 2026-03-27T12:07:13+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine European leaders gathered last week for a European Summit, with the objective, among others, of finding solutions to rising energy prices in the wake of the Middle East conflict. Faced with recent spikes in the cost of imported fossil fuels, the European Council reaffirmed that "the energy transition remains the most effective strategy for achieving Europe's strategic autonomy, strengthening resilience, structurally lowering energy prices, and delivering the clean, abundant and homegrown energy needed to power the economy of the future."     Many solutions exist to meet these objectives, but all require one essential component: planning, and in particular long-term investment planning. The forthcoming revision of the Governance Regulation of the Energy Union and Climate Action offers a unique opportunity to transform the National Energy and Climate Plans (NECPs) into genuine investment plans. These plans could enable Member States not only to address the current energy price crisis by accelerating the energy transition, but also to drive the modernisation and economic development of their countries. To achieve this, these plans must go beyond a tick-box compliance exercise and be backed by political ambition to reflect Member States’ strategic priorities. Their framework must also adapt to the investment strategies already in place within Member States.     In response to the European Commission’s consultation on the revision, I4CE outlines the key components of a climate and energy investment plan. We propose a toolkit to assist policymakers in designing these plans, from estimating climate investment needs, to defining public policies and spendings to close the investment gap, and accounting for macroeconomic implications. We also highlight critical success factors for implementation, including incentives linked to the EU budget, capacity building support, and the need for improved tracking of private investment data at the European level.      Read the newsletter --- ### Protéger les Français des hausses de prix : pas assez de pétrole et trop d’idées - **URL**: https://www.i4ce.org/proteger-francais-hausses-prix-petrole-idees-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-27T10:58:09+01:00 - **Modified**: 2026-03-27T10:40:30+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine En France, on n’a pas de pétrole. Le blocage du détroit d’Ormuz nous l’a rappelé, s’il en était besoin. Mais on a des idées ! Les différents partis politiques représentés au Parlement fourmillent en effet d’idées pour protéger les Français de la hausse brutale des prix de l’énergie. Et depuis la reprise des travaux parlementaires, après la pause liée aux élections municipales, les propositions vont bon train. Avec entre autres des propositions qui visent à faire baisser le prix à la pompe via une ristourne ou une baisse des taxes.   Ces solutions sont des impasses. Ne nous trompons en effet pas de débat. La question posée par l’actualité n’est pas de protéger de façon temporaire les ménages et les entreprises de l’augmentation des prix des énergies fossiles importées. Mais de les mettre à l’abri une bonne fois pour toutes des crises à répétition sur ces énergies, dont la disponibilité semble intermittente, et dont le prix nous échappe. Quelles réponses individuelles et collectives apporter ? Comment conjuguer protection à court terme, et déploiement de solutions structurelles qui n’auront peut-être un impact qu’à moyen terme ? La situation des finances publiques nous oblige de plus à apporter une réponse qui soit économe en deniers publics. En 2022, nous pouvions réfléchir à de telles solutions, mais nous ne nous sommes manifestement pas sentis obligés de le faire.   Vous retrouverez dans cette newsletter, les contributions d'I4CE pour électrifier les usages et sortir des fossiles. Et si l’actualité d’aujourd’hui, c’est le prix du pétrole et la mobilité, demain, ce sera le prix du gaz et le logement.   Lire la newsletter --- ### Comment abriter définitivement les automobilistes de la hausse du prix des carburants ? - **URL**: https://www.i4ce.org/comment-abriter-automobilistes-hausse-prix-carburants/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-26T18:00:53+01:00 - **Modified**: 2026-03-27T14:27:53+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Trois semaines de guerre au Moyen-Orient ont dopé les prix à la pompe, et ce n’est peut-être qu’un début. Actuellement, les principaux prix mondiaux reflètent une interruption momentanée des livraisons de pétrole et de gaz en provenance du Golfe. Mais qui sait vraiment quand et comment le conflit actuel s’arrêtera ? Les véritables répercussions pourraient être bien plus importantes que ce qui est visible à présent, non seulement sur les carburants et le gaz, mais aussi sur l’industrie et l’agriculture, jusque dans l’alimentation et toutes sortes de produits du quotidien.     La France aborde cette seconde crise pétrolière de la décennie en meilleure posture que lors de la première, en 2022. Son mix énergétique comprend moins d’énergies fossiles que ses principaux voisins. Ses centrales nucléaires, ses parcs éoliens et solaires produisent une électricité décarbonée en abondance, si bien que les prix de l’électricité à moyen-terme ont, à ce jour, nettement moins augmenté que ceux du gaz. En outre, plus d’un million et demi de voitures électriques circulent déjà en 2025, alors qu’il n’y en avait que 600 000 en 2022.    Pour autant, la crise pétrolière impacte de nombreux foyers, à commencer par une majorité de Français qui se déplacent quotidiennement en voiture thermique. Dans ces conditions, comment mettre un maximum de foyers à l’abri ? Nous envisageons trois réponses fondées sur la stratégie climat.      Faciliter la bascule vers les mobilités bas-carbone  La crise pétrolière favorise les mobilités écologiques, comme le covoiturage, le vélo, les transports en commun ou le train. Beaucoup de ménages peuvent déjà recourir davantage à ces modes écologiques, et les pouvoirs publics doivent agir pour les rendre plus accessibles et plus abordables. Cependant, même en développant tous ces modes, l’automobile restera le moyen de transport principal pour une majorité de foyers français.      Dès aujourd’hui et pour beaucoup de ménages, les prix à la pompe encouragent la bascule vers un véhicule électrique. Aux prix du jour, un ménage de la classe moyenne équipé d’un vieux véhicule thermique, et qui achète un véhicule électrique d’occasion réalise des économies immédiates de l’ordre d’une dizaine d’euros par mois.     Combien d’automobilistes feront la bascule cette année ? On observe dès à présent un regain d’intérêt pour les véhicules électriques, qui se porte d’abord vers les véhicules fabriqués en Europe, soutenus par le bonus écologique. Si la demande s’avère effectivement très forte, une première limite à la bascule viendrait de l’offre industrielle de véhicules. Un bon repère à suivre pour une bascule accélérée serait d'immatriculer cette année 500 000 véhicules électriques fabriqués en Europe, soit un doublement des ventes par rapport à 2025 (entreprises comprises). Au-delà, la demande pourrait se tourner vers des véhicules importés.       Mettre à l’abri les ménages les plus modestes  Changer de véhicule pour un modèle électrique en temps de crise suppose d’avoir suffisamment d’épargne ou un accès au crédit. Pour une part de la population, ces conditions ne sont pas réunies : peu importe le prix des carburants, l’alternative électrique est inabordable, faute d’un financement initial. Pour mettre ces ménages à l’abri de la crise, une intervention publique est nécessaire.     Dans l’urgence, le programme de leasing social est l’outil le plus adapté à la situation. Il consiste à proposer à des ménages sous conditions de ressource et très dépendants de la voiture au quotidien de louer un véhicule électrique entre 140 et 200 euros par mois. Ces mensualités sont avantageuses par rapport au budget carburant d’un véhicule thermique.     L’an dernier, 50 000 ménages ont bénéficié de ce programme. Nous estimons que face... --- ### Energy crisis: protecting people in the long term - **URL**: https://www.i4ce.org/crise-energetique-proteger-francais-duree-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-26T10:18:28+01:00 - **Modified**: 2026-03-26T16:32:44+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse, Tribune As the Americans would say, 2026 feels like a case of ‘déjà vu’... petrol prices are skyrocketing, against the backdrop of war. And the government will very quickly find itself under pressure to come up with solutions. While short-term fixes will be tempting, structural solutions are needed to protect people once and for all, and particularly those on low incomes, from recurring spikes in oil prices. Lessons learned the hard way from France.      France, autumn 2021: faced with a sharp rise in energy prices, the French government announces a package of emergency measures within a few months to protect households and businesses. Cost to the public finances from 2021 to 2024: nearly €100 billion, including €10 billion for aid directly linked to rising fuel prices alone.    France, March 2026: faced with a sharp rise in energy prices, questions about what the government should do are resurfacing. And whilst the French local elections partially overshadowed the search for solutions to the price crisis until last week, the French government will need to stand firm in the coming weeks. Particularly on the urgent issue of oil.    No discount at the pump  2022 was the year of the pump discount in France, and in many other Member States. In the absence of preparation, resorting to such a measure made political sense: immediate implementation; via an existing distribution channel; and visible assistance with every fill-up.    But this discount suffers from the same three flaws as a generalised reduction in fuel taxes. Inefficient, it benefited many households that had absolutely no need for it. A drain on public funds, it cost France €8 billion in 2022. Disastrous for sovereignty, it further trapped the country’s economy in its costly dependence on imported oil.    Imperative in 2026, for all the EU Member States: reserve any pump discount or similar measure solely for low-income households with no alternative, and set a time limit on it. The European Council, in its conclusions on March 19, called on the Commission to present a toolbox of targeted temporary measures to address the recent spikes in the prices of imported fossil fuels.       Energy sufficiency  Now, however, is the time to implement an energy sufficiency plan, as France and other EU Member States did in 2022. First, individual energy sufficiency, which can be implemented immediately, at least for those who have the means to do so: carpooling, driving more slowly to reduce fuel consumption, using public transport, cycling, and working from home.    Collective energy sufficiency next, which can be implemented in the short term. By developing public transport, and more broadly by promoting alternatives to single-occupancy car use: utilising existing road infrastructure with cycle lanes or express bus lanes; using the current vehicle fleet to develop carpooling routes; developing on-demand transport with electric vehicles; and reducing speed limits. Local authorities will be key in implementing this collective aspect.      Going electric  Finally, let us remember that the problem with petrol prices at the pump… is petrol itself. Now is the time to switch to electric. A household with an old combustion-engine vehicle that buys an electric vehicle on credit saves around ten euros a month. Immediately. The millions of households that have already switched to electric are, in fact, largely spared by the rise in fuel prices.    For low- and middle-income households, the high initial cost of an electric vehicle is a barrier. In France, social leasing has already enabled 100,000 low-income households to acquire one in 2024 and 2025. Expanding similar schemes across more EU Member States would provide permanent protection for more households, at a... --- ### Crise énergétique : protéger les Français dans la durée - **URL**: https://www.i4ce.org/crise-energetique-proteger-francais-duree-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-26T10:16:54+01:00 - **Modified**: 2026-05-18T10:42:04+02:00 - **Categories**: Tribune Comme diraient les Américains, 2026 donne une impression de « déjà vu »... les prix à la pompe s’affolent, avec en toile de fond la guerre. Et le gouvernement va très rapidement se retrouver sous pression pour proposer des solutions.   Pour Benoît Leguet, il faut des réponses structurelles, pour protéger les Français une bonne fois pour toutes, et notamment les plus modestes, des envolées récurrentes des prix du pétrole.   Retrouver l'article complet dans Les Echos --- ### Aides publiques aux industries du bois : ne pas faire feu de tout bois - **URL**: https://www.i4ce.org/aides-publiques-industries-bois-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-19T16:54:06+01:00 - **Modified**: 2026-03-20T11:08:28+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Demain 21 mars, les forêts sont mises à l’honneur par la Journée internationale des forêts. Comme nombre d’écosystèmes, elles subissent déjà les effets du changement climatique : la mortalité augmente, la croissance ralentit. En France, leur capacité à absorber le carbone (autrement appelée puits de carbone) a été divisée par deux en une dizaine d’années. Ces évolutions posent un double enjeu : préserver et restaurer ce puits essentiel pour le climat, mais aussi s’adapter à une disponibilité en bois plus incertaine et hétérogène.   Or cette ressource est mobilisée pour répondre à des objectifs climatiques multiples : comme matériau, pour stocker du carbone dans ses produits et substituer des matériaux plus émetteurs, dans la construction par exemple ; comme énergie, pour décarboner le chauffage et l’industrie notamment. Dans un contexte de ressource contrainte, l’articulation entre ces usages est centrale.   Ces dernières années, la filière bois a bénéficié d’un niveau de soutien inédit de la part de l’Etat, décliné en une multitude d’appels à projets visant différents usages du bois. Notre étude publiée cette semaine analyse l’orientation de ces financements et leur contribution aux enjeux climatiques, dans la continuité de travaux d’I4CE sur les aides au renouvellement forestier. Elle montre que si ces financements ont soutenu majoritairement le bois énergie plutôt que le bois matériau, ils ont également renforcé la performance et les capacités des industries de transformation (scieries…). Elle souligne aussi la nécessité de maîtriser les volumes engagés pour la décarbonation de l’énergie pour préserver la disponibilité du bois pour d’autres usages et le puits de carbone, ainsi que l’enjeu de poursuivre dans la durée le soutien aux industries de transformation.    Ces enjeux s’inscrivent dans un cadre plus large. A l’échelle européenne, la contribution du puits de carbone apparaît de plus en plus incertaine, alors qu’elle est déterminante pour l’atteinte des objectifs climatiques. I4CE publie à ce sujet un billet de blog consacré aux leviers pilotables pour renforcer le puits, et a participé au sommet européen sur les enjeux de certification des actions bas-carbone en agriculture et en forêt et leur financement.    Ces réflexions seront également au cœur des échanges menés cette année dans le cadre de notre Club Climat Forêt Bois, que nous animons depuis de quinze ans avec les acteurs de la filière.    Lire la newsletter --- ### Reinforcing Europe’s carbon sink through actionable levers - **URL**: https://www.i4ce.org/securiser-puits-carbone-europeen-leviers-maitriser-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-18T12:27:10+01:00 - **Modified**: 2026-03-25T19:26:01+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse How can Europe continue the path towards climate neutrality by 2050? This is the issue that the European agreement setting an intermediary climate target for 2040 aims to clarify. On 5 March 2026, European ministers endorsed the revision of the European Climate Law and its target of a 90% reduction in emissions by 2040. Achieving this net target depends not only on the rapid decarbonisation of emitting sectors but also on the level of carbon sinks – that is, the capacity of our forests, soils and agricultural land to capture carbon. However, over the past 10 years, the forest carbon sink has been declining unpredictably. Whilst the implementation of the agreement involves the revision of several key regulations (LULUCF, ESR), excessive optimism regarding the forest carbon sink threatens the achievement of these targets. Europe’s path to climate neutrality must better anticipate a likely more modest contribution from the forest carbon sink and step up efforts on other levers we can  influence.         The EU’s assumptions regarding the capacity of ecosystems to sequester greenhouse gas (GHG) emissions should be treated with caution  By 2040, the majority of Europe’s GHG emissions sequestration is expected to come from the land sector, or the LULUCF sector (land use, land-use change and forestry). According to the European Commission’s impact assessment, the level of sequestration in ecosystems is projected to reach -317 MtCO2 in 2040.   However, recent trends in the carbon sink should prompt Member States to be cautious about the level of carbon sequestration that can realistically be expected. Between 2014 and 2023, the EU’s average annual net carbon sink decreased by 30%, standing at -198 MtCO2. In light of this, the European Environment Agency therefore considers it unlikely that the target set by the EU LULUCF Regulation (which defines emissions targets for the land sector) of -310 MtCO₂ sequestered in ecosystems by 2030 will be met. Furthermore, the growing impacts of climate change make the future of the natural carbon sink particularly uncertain: projections estimate that European ecosystems could sequester between -100 and -350 Mt CO₂ eq by 2050.        The decline in the carbon sink is driven by the decline in the forest carbon sink  Forests are the main carbon sink in Europe. Between 1990 and 2022, European forests absorbed nearly 10% of the EU’s GHG emissions.   But over the last 10 years, this trend has been disrupted. Despite an increase in forest cover, the forest carbon sink is shrinking: forests continue to store carbon, but at a slower rate than before. Over the course of a decade, the forest carbon sink has thus fallen by nearly a third, from -456.9 MtCO2eq/year over the 2010–2014 period to -332.6 MtCO2eq/year between 2020 and 2022. This trend is evident across all European regions to varying degrees. In France, the forest carbon sink has been divided by two.       This trend can be attributed to several interrelated factors, the exact extent of which has yet to be determined:  Increased harvesting;  Increased tree mortality due to climate change, which leads to a rise in extreme weather events and natural disturbances such as forest fires, droughts and pest outbreaks (bark beetles, pine nematodes, etc.);   Slower forest growth due to more frequent droughts;  A slowdown in afforestation and forest expansion in certain contexts.       These factors can broadly be divided into two categories. On the one hand, there are long-term factors (spanning several... --- ### Pour sécuriser le puits de carbone européen, concentrons nous sur les leviers que l’on peut maîtriser - **URL**: https://www.i4ce.org/securiser-puits-carbone-europeen-leviers-maitriser-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-18T12:10:41+01:00 - **Modified**: 2026-03-25T19:23:54+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Comment gravir les dernières marches vers la neutralité climatique de l’Europe d’ici à 2050 ? C’est la question que l’accord européen définissant un objectif climatique intermédiaire pour 2040 a l’ambition de clarifier. Le 5 mars 2026, les ministres européens ont entériné la révision de la loi Climat européenne et son objectif de réduction d’émission nette de -90% en 2040.  L’atteinte de cette cible nette est conditionnée par la décarbonation rapide des secteurs émetteurs mais également par le niveau des puits de carbone, soit la capacité de nos forêts, sols et terres agricoles à séquestrer du carbone. Or, depuis 10 ans, le puits de carbone forestier chute de manière imprévisible. Alors que la mise en œuvre de l’accord implique la révision de plusieurs règlements structurants (LULUCF, ESR), un excès d’optimisme sur le puits forestier menace l’atteinte des objectifs. Pour sécuriser la trajectoire européenne vers la neutralité climatique, il faut anticiper une contribution probablement plus modeste du puits forestier et renforcer les efforts sur les leviers que l’on peut maîtriser.       Les hypothèses de l’UE en matière de capacité de séquestration des émissions de gaz à effet de serre (GES) dans les écosystèmes doivent être prises avec précaution   D’ici 2040, l’essentiel de la séquestration des émissions de GES de l’Europe est attendu du secteur des terres ou secteur UTCAF (utilisation des terres et changement d’affectation des sols, LULUCF en anglais). D’après l’étude d’impact de la Commission européenne, le niveau de séquestration dans les écosystèmes devrait s’élever à -317 MtCO2 en 2040.     Toutefois, les évolutions récentes du puits doivent inciter les États membres à faire preuve de précaution sur le niveau de séquestration qui peut être réellement attendu. Entre 2014 et 2023, le puits annuel net moyen de l’UE a diminué de 30%, pour s’établir à -198 MtCO2.  Face à ce constat, l’Agence européenne de l’environnement estime ainsi que l’atteinte de l’objectif du règlement européen LULUCF (définissant les objectifs d’émissions pour le secteur de terres) de -310 MtCO₂ séquestrées dans les écosystèmes d’ici 2030 est peu probable. Les impacts croissants des dérèglements climatiques rendent par ailleurs les évolutions du puits naturel particulièrement incertaines : les projections estiment que les écosystèmes européens pourraient séquestrer entre -100 et -350 Mt éqCO2 en 2050.       La baisse du puits de carbone est tirée par le déclin du puits forestier  Les forêts représentent le principal puits de carbone en Europe. Ainsi, entre 1990 et 2022, les forêts européennes ont absorbé près de 10% des émissions de GES de l’Union.   Mais depuis 10 ans cette dynamique est bouleversée. En dépit de l’augmentation de la surface forestière, le puits de carbone forestier diminue : les forêts continuent de stocker du carbone, mais moins vite qu'avant. En une décennie, le puits forestier a ainsi chuté de près d'un tiers, passant de -456.9 MtCO2eq/an sur la période 2010-2014 à -332.6 MtCO2eq/an entre 2020-2022. Cette tendance se retrouve globalement dans toutes les régions européennes à des degrés différents. En France, le puits forestier a été divisé par deux.     Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs interconnectés, dont la quantification exacte doit encore être précisée :   L’augmentation de la récolte ;  L’augmentation de la mortalité des arbres en raison du changement climatique qui entraine une hausse des événements climatiques extrêmes et des perturbations naturelles telles que les incendies de forêt, les sécheresses et les épidémies de ravageurs (scolytes, nématodes du pin, etc) ;   Le ralentissement de l’accroissement des forêts dû à la multiplication des sécheresses ;  Le ralentissement du boisement et de l’expansion forestière dans certains... --- ### Municipales 2026 et climat : 35 000 élections, un mandat pour l’action.  - **URL**: https://www.i4ce.org/municipales-2026-climat-35000-elections-mandat-action-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-13T10:24:03+01:00 - **Modified**: 2026-03-19T10:27:35+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Le futur de l’action publique pour le climat s’écrit (aussi) en 2026, à l’occasion des élections municipales et intercommunales qui se dérouleront les deux prochains dimanches. Ce sont en effet les élus désignés ces tous prochains jours qui décideront de ce qui sera fait (ou non) pour rendre nos territoires plus sobres énergétiquement et mieux adaptés aux impacts du changement climatique.  Et ce alors que l’actualité nous rapporte tous les jours l’importance de ces choix, qu’il s’agisse par exemple des inondations qui ont frappé tout récemment l’Ouest de la France révélant la vulnérabilité de nos territoires face à des évènements climatiques de plus en plus fréquents, ou de la crise énergétique en cours qui souligne, une fois de plus, notre dépendance aux énergies fossiles importées.     Une école à rénover pour économiser jusqu’à 50 % d’énergie tout en évitant qu’elle ne se transforme en bouilloire les jours de canicule ? Cela relève de la responsabilité de la commune. Une offre de transports collectifs ou d’aménagements cyclables plus ambitieuse, qui vous permettra de laisser votre voiture au garage le matin ? Ce sera plutôt l’intercommunalité. Le rafraichissement des espaces publics, le développement de réseaux de chaleur ou de froid, celui des énergies renouvelables, un plan de prévention du risque inondation à jour des dernières projections climatiques, et mille autres choses encore ? Presque toujours, ce sont des élus locaux qui auront entre leurs mains les véritables leviers de l’action.    Les débuts de mandats sont des moments propices à la définition des orientations pluriannuelles, notamment en matière de stratégie financière. Dans l’objectif de fournir aux nouvelles équipes dirigeantes des outils pertinents et adaptés au cadre de gestion des collectivités, I4CE publie ce vendredi une méthode complète pour construire, dès le premier budget du mandat, une programmation des investissements alignée avec l’ambition climat du territoire. Co-construite avec des professionnels du monde territorial, cette méthode couvre désormais les investissements dédiés à l’adaptation, et est enrichie de fiches techniques correspondant aux compétences des départements et régions. Nous publions également une check-list des actions à déclencher dans les 100 premiers jours du mandat en matière d’adaptation. Enfin, un serious game développé avec La Banque Postale est mis en ligne, il permet de faire du sujet budgétaire un outil de dialogue politique et citoyen.    Elus, dirigeants territoriaux, techniciens, partenaires et financeurs des collectivités, associations, citoyens engagés dans la vie locale : toutes ces ressources sont gratuites et à votre libre disposition pour transformer ces élections en autant de mandats pour l’action !     Lire la newsletter --- ### Devenir maire dans un monde qui se réchauffe – la check list du début de mandat - **URL**: https://www.i4ce.org/devenir-maire-monde-rechauffe-check-list-debut-mandat-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-11T15:27:40+01:00 - **Modified**: 2026-03-18T14:10:39+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Le niveau local dispose de très nombreux leviers d’adaptation aux impacts du changement climatique. Après des années marquées par la répétition d’évènements climatiques – vagues de chaleurs, épisodes de précipitations intenses, feux de forêt, sécheresses, etc. – qui touchent directement les habitants, les entreprises et les finances des collectivités, il est plus que temps de les actionner.     Le début des nouveaux mandats communaux et intercommunaux constitue un moment crucial pour passer à l’action. Nous publions ce 13 mars une méthodologie pour permettre aux nouvelles équipes de construire, au niveau de leur collectivité, une programmation pluriannuelle des investissements alignée avec les objectifs climat, et notamment les objectifs d’adaptation au changement climatique. Mais, s’il est nécessaire d’investir pour s’adapter, l’investissement ne fera pas tout et surtout il se prépare. Nous identifions pour cela trois prérequis auxquels les nouveaux exécutifs doivent s’atteler dans les tous prochains mois.     1. S’assurer que tous les projets passent enfin le test de l’été     On ne compte plus le nombre d’écoles tout juste rénovées dans lesquelles les élèves suffoquent en juin, de bureaux climatisés en urgence, de logements sociaux récemment livrés exposés sud sans volets, de places joliment refaites mais toujours minérales, de trams flambant neufs à l’arrêt parce qu’un câble d’alimentation ou un voyageur n’ont pas supporté la chaleur. On se lamente à chaque crise devant les entrepôts de bus inondés alors qu’ils ont été construits en respectant les plans de prévention des risques, les routes submergées à chaque épisode pluvieux un peu intense (donc de plus en plus souvent) ou les stations d’épuration qui ont de plus en plus de mal à respecter les seuils de non-rejet d’eau non traitée dans le milieu naturel.    Le point commun entre tous ces retours d’expérience est simple à identifier : des projets menés « comme on a toujours fait », c’est-à-dire en considérant le climat comme une donnée stable et maîtrisée. Comme s’il était encore possible de fonder ses décisions sur le climat du passé, sur les référentiels connus de ce que l’on a déjà expérimenté.     Cela ne devrait plus être possible de procéder ainsi dans un climat déjà plus chaud, plus variable ; un climat qui ne cessera de changer, dans les années et décennies à venir. Sans renoncer à aménager ou à rénover, il devient indispensable de le faire en intégrant un « réflexe adaptation » pour adapter les choix fonctionnels et techniques à cette nouvelle réalité.   Les collectivités locales doivent devenir les garantes de ce réflexe pour tous les nouveaux projets publics et privés de leur territoire. En pratique, cela prend des formes différentes : référentiels internes , clauses techniques dans les cahiers des charges, règles d’aménagement et d’urbanisme, critères d’attribution de co-financements à d’autres acteurs publics et privés... Les communes et intercommunalités sont de mieux en mieux outillées pour cela et disposent aujourd’hui des méthodes et des données pour le faire. Elles peuvent notamment fonder leurs anticipations sur les indicateurs associés à la trajectoire de réchauffement de référence pour l’adaptation (TRACC – France à +4°C en 2100).     2. Passer des objectifs symboliques à une programmation des transformations     Les précédents mandats ont vu se multiplier les projets phares de désimperméabilisation et de végétalisation : les... --- ### Stay the course: why a stronger ETS is the key to industrial competitiveness  - **URL**: https://www.i4ce.org/maintenir-le-cap-pourquoi-un-systeme-dechange-de-quotas-demission-ets-plus-strict-est-essentiel-a-la-competitivite-industrielle/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-03-06T10:30:25+01:00 - **Modified**: 2026-03-26T16:28:43+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Since 2005, the EU Emissions Trading System (EU ETS) has been a cornerstone of Europe’s climate policy. With the price per tonne of CO2 now beginning to stabilise at between €60 and €80, and the gradual reduction in free allowances, 2026’s review of the system should be an opportunity to reflect on and upgrade its performance as the EU continues towards climate neutrality.     However, the debate in Europe is not trending in this direction.  Part of the industry, supported by some European leaders such as German Chancellor Merz, warns against a decline in competitiveness and calls for a weakening of the ETS and a cap on carbon prices, calling into question the future of this crucial mechanism.   As our Chairman Jean PISANI-FERRY and Executive Director Benoit LEGUET argue in Les Echos this week, taking a step back now would jeopardise Europe’s progress towards a decarbonised industrial base. I4CE’s Panorama of Climate Investments shows that, in France, an additional €4 billion in annual decarbonisation investment is required until 2030, which would be made harder if ambition is lowered.      Indeed, the debate in Brussels and national capitals this year should focus on strengthening, not weakening the ETS. Revenues are crucial not only for supporting domestic investment in decarbonising industry today, but to supporting European mechanisms developing the climate innovation needed tomorrow, such as the EU Innovation Fund and the forthcoming Industrial Decarbonisation Bank. If we take a step back on the ETS, these important funds will suffer.   Above all, it is counterproductive to get bogged down in negotiations on a price cap. This would undermine the business model of decarbonised industry, compromise the credibility of Europe’s climate objectives, while jeopardising our climate leadership just as carbon pricing gains momentum globally.   In the face of a new wave of backlash against the ETS, it is important to remember that chaos does not support competitiveness. Europe must remain firm, strengthening the ETS to build a world-leading, innovative green industrial base.     Read the newsletter --- ### Maintenir le cap : un système de quotas d’émission (ETS) renforcé est essentiel à la compétitivité industrielle - **URL**: https://www.i4ce.org/maintenir-le-cap-pourquoi-un-systeme-dechange-de-quotas-demission-ets-plus-strict-est-essentiel-a-la-competitivite-industrielle/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-03-06T10:30:01+01:00 - **Modified**: 2026-03-06T10:36:56+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Depuis 2005, le système ETS (ou système d'échange de quotas d'émission) est la pierre angulaire de la politique climatique européenne. Avec un prix par tonne de CO2 qui commence à se stabiliser entre 60 et 80 euros et la réduction progressive des quotas gratuits, la révision du système prévue en 2026 devrait être l'occasion de réfléchir à ses performances et de les améliorer, alors que l'UE poursuit ses efforts en faveur de la neutralité climatique.   Comme l'ont fait valoir notre président Jean PISANI-FERRY et notre directeur général Benoit LEGUET dans Les Echos, faire marche arrière maintenant compromettrait les progrès de l'Europe vers une industrie décarbonée. Le Panorama des investissements climatiques d'I4CE montre qu'en France, 4 milliards d'euros supplémentaires d'investissements annuels dans la décarbonisation sont nécessaires d'ici 2030, ce qui serait plus difficile à réaliser si les ambitions étaient revues à la baisse.   En effet, le débat cette année à Bruxelles et dans les capitales nationales devrait se concentrer sur le renforcement, et non l'affaiblissement, de l'ETS. Les recettes sont essentielles non seulement pour soutenir les investissements nationaux dans la décarbonisation de l'industrie aujourd'hui, mais aussi pour soutenir les mécanismes européens qui développent les innovations climatiques nécessaires pour demain, tels que le Fonds européen pour l'innovation et la future Banque pour la décarbonisation industrielle. Si nous faisons marche arrière sur le système de quotas d'émission, ces fonds importants en pâtiront.   Surtout, il est contre-productif de s'enliser dans des négociations sur un plafonnement des prix. Cela compromettrait le modèle économique de l'industrie décarbonée, nuirait à la crédibilité des objectifs climatiques de l'Europe et mettrait en péril notre leadership climatique, alors même que la tarification du carbone prend de l'ampleur à l'échelle mondiale.   Face à une nouvelle vague de réactions négatives à l'encontre de l'ETS, il est important de rappeler que le chaos ne favorise pas la compétitivité. L'Europe doit rester ferme et renforcer l'ETS afin de construire une industrie verte innovante et de premier plan au niveau mondial.   Lire la newsletter --- ### To strengthen European industry, let’s strengthen the ETS - **URL**: https://www.i4ce.org/europe-renforcer-systeme-quotas-carbone-pas-affaiblir-meilleur-service-rendre-industrie/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-03-03T11:55:21+01:00 - **Modified**: 2026-03-03T12:21:04+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse, Tribune Several voices are now being heard in Europe, coming from Member States – including that of Chancellor Merz – and from industry, calling for the rules of the CO2 quota system to be weakened. For Benoît LEGUET and Jean PISANI-FERRY, this would be a mistake for Europe. And for France. On the contrary, we must strengthen this unique public policy in order to develop our industry.    Since 2005, the Emissions Trading System (ETS) has imposed an emissions cap on European industry. This public policy is unique in terms of its scale – it covers 40% of the EU's greenhouse gas emissions, including the electricity sector, energy-intensive industries and intra-European flights – and in terms of how it is implemented: quotas are tradable and, after a running-in period, prices have stabilised, reaching €60 to €80 per ton of CO2 in 2025.    By gradually reducing the volume of quotas, the ETS has enabled emissions to be cut by almost half in twenty years. At these price levels, it has also stimulated innovation among manufacturers.    2026 will see two major developments in the ETS. To reduce the risk of relocation to countries with lower carbon prices, energy-intensive sectors have until now benefited from free quotas: these will be gradually reduced until they are completely phased out in 2034. This is what worries manufacturers.    On the other hand, to protect the European market, a carbon border adjustment mechanism has been put in place. However, it does not protect export industries. This fundamental issue can be addressed without weakening the ETS, as proposed, for example, by the Institut Montaigne. This is the first imperative.   Low-carbon leadership  To ensure not only the survival of its industry but also its development, Europe must break free from its costly dependence on imported fossil fuels. It must therefore assume low-carbon technological leadership, the only sustainable guarantee of export competitiveness.    This requires more innovation and more electrification. With the rise of renewables and the spectacular fall in storage costs, Europe has an increasingly abundant potential decarbonisation resource, from which manufacturers will benefit. France is particularly well placed in this respect, with abundant electricity and a good supply of biomass for decarbonisation.    A firm hand  It is therefore not a question of weakening the ETS, but of strengthening it. Restricting its scope or delaying its timetable would penalise manufacturers who have chosen to invest in decarbonisation and discourage future investment at a time when, on the contrary, we need to accelerate.    The second imperative is to maintain the gradual reduction of free allowances, giving visibility to manufacturers. The auctioning of allowances enables Member States to recover substantial revenues. In France, the allowances auctioned to date represent around €2 billion per year, a figure that is set to increase.    Supporting industry, promoting innovation  In the future, allowances will also need to provide more substantial funding for the decarbonisation of European industrial sectors – this is the third imperative. It should be noted that this is already the case in France: French industry now receives much more for decarbonisation than it pays for the ETS. The fourth imperative... --- ### Risk levels and priorities: financing climate adaptation requires clear decisions - **URL**: https://www.i4ce.org/financer-adaptation-requiert-choix-politiques-clairs-aussi-niveau-europeen-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-27T10:51:36+01:00 - **Modified**: 2026-02-27T11:02:31+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine As the European Commission prepares an integrated framework on climate resilience and risk management for the EU, the public consultation has just wrapped up – an important step towards the publication of the proposals for the framework later this year.     One of the main areas of focus will be the issue of financing adaptation, with the first key challenge being to mainstream the concept of resilience by design into all European funding currently under discussion, including structural policies such as the Common Agricultural Policy and the Connecting Europe Facility.   But while we need to invest better, we also need to invest more – at European level and in each Member State – to ensure climate resilience, a key component of European security and the continent's economy.   The question is how much and in what. The difficulty lies not in a lack of analysis but in the absence of clear decisions on adaptation choices at all levels of government. What level of risk are we prepared to accept? And above all, what responses do we want to prioritise: which activities are we seeking to maintain at all costs, and what are we prepared to transform?    Our work in France has already shown that adopting a reference trajectory – currently being considered at European level – provides a solid basis for clarifying the question of the risk to be considered. The preferred responses must be the subject of policy dialogue on a sector-by-sector and region-by-region basis. It is a question of understanding dependencies and making coherent strategic choices in terms of planning, equipment, technologies and solidarity.    Close monitoring of expenditure contributing to adaptation shows that preparing for a changing climate has many co-benefits: it also means testing new technologies, helping to ensure the sovereignty of essential sectors, strengthening the robustness of critical infrastructure, and making agricultural, tourism and industrial development bets that may prove successful.   A clear understanding of these collective gains and how they are distributed is essential for developing the economic models that will provide the necessary fundings to meet this challenge. We come to the same conclusion when we consider the conditions for financing adaptation in developing countries. This is a central subject of I4CE's work programme in France, Europe and internationally in 2026.    Read the la newsletter --- ### Financer l’adaptation requiert des choix politiques clairs… aussi au niveau européen - **URL**: https://www.i4ce.org/financer-adaptation-requiert-choix-politiques-clairs-aussi-niveau-europeen-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-27T10:32:08+01:00 - **Modified**: 2026-02-27T10:32:08+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine La consultation publique relative au « cadre intégré sur la résilience climatique et la gestion des risques » vient de se clôturer et la proposition enrichie de la Commission européenne  devrait être présentée d’ici la fin de l’année.     L’un des axes principaux sera la question du financement de l’adaptation avec un premier enjeu essentiel pour généraliser le principe de resilience by design (version européenne de notre « réflexe adaptation ») dans tous les financements européens en cours de discussion y compris ceux de politiques structurelles comme la politique agricole commune ou le mécanisme pour l’interconnexion en Europe.    Mais s’il faudra bien investir mieux, il faudra aussi investir plus – au niveau européen comme dans chaque État membre – pour garantir la résilience climatique, composante clé de la sécurité des européens et de l’économie du continent.   Encore faut-il savoir combien et dans quoi. La difficulté ne tient pas au manque d’analyses mais à l’absence de décisions claires sur les choix d’adaptation à tous les niveaux de gouvernement. Quel niveau de risque est-on prêt à considérer ? Et surtout quelles réponses souhaite-t-on privilégier : quelles activités cherche-t-on à maintenir coûte que coûte, que sommes-nous prêts à transformer ?     Nos travaux en France ont déjà montré que l’adoption d’une trajectoire de référence – aujourd’hui envisagée à l’échelle européenne – donne une base solide pour clarifier la question du risque à considérer. Les réponses à privilégier doivent quant à elles faire l’objet d’un travail politique secteur par secteur, territoire par territoire. Il s’agit de bien comprendre ses dépendances, de faire des choix stratégiques cohérents en termes d’aménagement, d’équipements, de technologies, de solidarités.    Le suivi fin que l’on peut faire des dépenses qui contribuent à l’adaptation montre que se préparer à un climat qui change a de nombreux cobénéfices : c’est aussi éprouver de nouvelles technologies, contribuer à assurer la souveraineté de filières essentielles, renforcer la robustesse des infrastructures critiques, faire des paris de développement agricoles, touristiques, industriels qui pourront se révéler gagnants.   Bien comprendre ces gains collectifs et la manière dont ils se distribuent est une question essentielle pour composer les modèles économiques qui permettront de se donner les moyens nécessaires pour relever ce défi. Nous dressons le même constat lorsque nous nous interrogeons sur les conditions de financement de l’adaptation dans les pays en développement. C’est un sujet qui est au cœur du programme de travail d’I4CE  au niveau français, en Europe, comme à l’international en 2026.      Lire la newsletter --- ### EU Member States set 2040 climate target – but is the Union on track for 2030 in the energy sector? - **URL**: https://www.i4ce.org/en/eu-member-states-set-2040-climate-target-but-union-track-2030-energy-sector/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-24T14:30:33+01:00 - **Modified**: 2026-02-24T14:33:58+01:00 - **Categories**: Tribune An outlook on EU investment needs for the energy transition and the EU’s 2040 climate target.   Just before the start of COP30 in Belém, EU Member States agreed to reduce net greenhouse gas emissions by 90% in 2040 compared to 1990 levels, including a 5% flexibility through international carbon credits.    While this target provides medium-term visibility, a first milestone for 2030 is currently ahead. By then, Member are expected to reduce their emissions by 55% compared to 1990 levels. With only five years remaining, it is worth assessing whether the current pace of climate-related investment is sufficient to achieve the EU’s 2030 targets.    In its latest report, The State of Europe’s climate investment, I4CE tracks climate investments and the associated investment needs in relation to the EU’s 2030 targets. This analysis includes, among others[2], the energy production sector, its transport and storage, and the production of clean technologies.   Read the full article on Inett's website --- ### « L’Europe doit renforcer son système de quotas carbone, pas l’affaiblir ; c’est le meilleur service qu’elle puisse rendre à son industrie » - **URL**: https://www.i4ce.org/europe-renforcer-systeme-quotas-carbone-pas-affaiblir-meilleur-service-rendre-industrie/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-24T09:23:21+01:00 - **Modified**: 2026-03-03T12:21:32+01:00 - **Categories**: Tribune En Europe, plusieurs voix émanant des États membres – dont celle du chancelier Merz – ou de l'industrie appellent à affaiblir les règles du système de quotas de CO2. Pour Benoît LEGUET et Jean PISANI-FERRY, cela serait une erreur pour l'Europe et pour la France.   Le système de quotas échangeables de CO2 (ETS par son acronyme anglais) impose depuis 2005 un plafond d'émissions à l'industrie européenne. Cette politique publique est unique par sa taille – elle couvre 40 % des émissions de gaz à effet de serre de l'Union, notamment le secteur électrique, les industriels énergo-intensifs, et les vols intra-européens – et par ses modalités d'application : les quotas sont échangeables et après une période de rodage, les prix se sont stabilisés, atteignant 60 à 80 euros la tonne de CO2 en 2025.   L'ETS a permis, par une diminution progressive du volume de quotas, de réduire les émissions de près de moitié en vingt ans. A ces niveaux de prix, il a en parallèle stimulé l'innovation chez les industriels.   Lire la suite dans Les Échos --- ### Pour une véritable souveraineté agricole et alimentaire, une planification des investissements est incontournable  - **URL**: https://www.i4ce.org/pour-veritable-souverainete-agricole-alimentaire-planification-investissements-incontournable-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-20T10:18:33+01:00 - **Modified**: 2026-02-20T10:19:40+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Les secteurs agricoles et alimentaires traversent une importante crise de leur balance commerciale. En 2025, les importations nettes ont atteint des niveaux particulièrement élevés, et inédits parfois depuis plusieurs décennies. Pour corriger le tir, des conférences de la souveraineté alimentaire seront organisées en 2026, et des premières annonces sont attendues au Salon international de l’agriculture qui s’ouvre demain à Paris. Si l’intention est largement compréhensible, les réponses apportées risquent d’être les mêmes que ces deux dernières années : lever les contraintes à la production, pour produire plus de tout (productions animales et végétales), afin de récupérer des parts de marché. Est-ce réaliste ?    Pas vraiment, car cette réponse fragiliserait davantage notre indépendance stratégique. Produire plus de tout implique d’importer plus de produits stratégiques tels que les engrais ou les tourteaux, déjà largement importés, et souvent en dehors de l’Union européenne. La transition écologique, largement délaissée ces dernières années (notamment dans le budget de l’État), permet pourtant de réduire ces importations. Les conférences de la souveraineté alimentaire doivent intégrer les impératifs d’indépendance stratégique, d’adaptation au changement climatique, et de transition écologique, sans quoi elles rateraient leur objectif.    Ces impératifs nécessitent des investissements dans les secteurs agricoles et alimentaires. D’après I4CE, environ 100 milliards d’euros d’actifs (bâtiments, matériels, plantations) actuellement dédiés aux productions agricoles et alimentaires sont concernés par des besoins d’investissements ou des risques de perte de capital. Pour réellement mettre en œuvre la transition, et pour limiter les coûts associés, une planification et une coordination des investissements est indispensable. Une feuille de route par filière et par territoire, guidant les investissements agricoles et alimentaires à venir dans une logique de résilience et de préservation de capacités de production : voilà ce à quoi pourraient utilement aboutir les conférences de la souveraineté alimentaire.    Lire la newsletter --- ### Souveraineté alimentaire : grand réveil ou doux rêve ? - **URL**: https://www.i4ce.org/souverainete-alimentaire-grand-reveil-doux-reve-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-19T17:25:33+01:00 - **Modified**: 2026-02-23T09:41:21+01:00 - **Categories**: Tribune Au lancement des conférences de la souveraineté alimentaire, la ministre Annie Genevard disait souhaiter un « grand réveil ». Benoît Leguet alerte sur les fragilités de notre système agricole et alimentaire.   Le Salon de l'agriculture ouvre ses portes samedi 21 février, et est l'occasion pour la ministre de faire un premier point sur les conférences de la souveraineté alimentaire, prévues par la loi d'orientation agricole de 2025. Ces conférences devraient atterrir sur une grande conférence nationale au second semestre 2026, et le lancement d'une stratégie de souveraineté alimentaire « ambitieuse, partagée et opérationnelle ». Le secteur traverse en effet sur ce plan une crise profonde : la balance commerciale des produits agricoles est devenue négative en 2025, avec un niveau inédit depuis au moins l'an 2000 ; celle des produits agroalimentaires reste de très peu excédentaire en 2025, mais s'est fortement dégradée.   Lire la suite dans Les Échos --- ### Une véritable souveraineté alimentaire se doit d’intégrer la planification écologique - **URL**: https://www.i4ce.org/veritable-souverainete-alimentaire-integrer-planification-ecologique-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-19T17:00:54+01:00 - **Modified**: 2026-02-20T10:17:09+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Les conférences de la souveraineté alimentaire vont probablement rythmer les débats sur l’avenir de l’agriculture française en 2026. L’essentiel des réponses apportées ces deux dernières années peuvent se résumer ainsi : lever les contraintes à la production pour produire plus de tout (productions animales et végétales), dans le but de récupérer des parts de marché en France et à l’exportation. Vouloir produire plus de tout sans se préoccuper d'adaptation ni de transition est une forme de déni de réalité alors que le changement climatique frappe durement et régulièrement les agriculteurs et que notre dépendance aux importations d'engrais et de tourteaux fait obstacle à notre souveraineté. Les conférences doivent intégrer ces considérations – à défaut elles ne serviront qu'à entretenir l'idée d'une souveraineté illusoire.   La réponse actuelle à la crise de souveraineté : lever toute contrainte à la production pour récupérer des parts de marché Les secteurs agricoles et alimentaires français traversent une véritable crise de leur balance commerciale. La balance commerciale des produits agricoles est devenue négative en 2025 avec un niveau inédit depuis au moins l’an 2000. Celle des produits agroalimentaires s’est également fortement dégradée ces dernières années, mais reste excédentaire en 2025, de très peu. Sans entrer dans le détail, cette dynamique s’explique à la fois par des effets prix et des effets volumes.   Inscrites dans la Loi d’orientation agricole de 2025, des conférences de la souveraineté alimentaire sont organisées par le ministère de l’Agriculture en 2026. Le sujet de la souveraineté alimentaire continuera donc d’être au cœur des débats agricoles cette année.   Le cadrage actuel de l’enjeu de souveraineté se limite quasi exclusivement à la récupération de parts de marché en France et à l’export. Et la réponse apportée : lever les contraintes à la production, et produire plus de tout.   Cette réponse fragiliserait pourtant notre indépendance stratégique Sans préjuger de l’efficacité de cette réponse pour reprendre ces parts de marché, celle-ci risque de fragiliser notre souveraineté alimentaire par ailleurs. En effet, la production agricole et alimentaire repose déjà sur des importations substantielles, en bonne partie issue de pays extérieurs à l’Union européenne. Deux familles de produits sont spécifiquement mentionnées dans la Stratégie pour la sécurité économique de l’Union européenne publiée en décembre.   Première famille : les engrais minéraux azotés, pilier des productions végétales. Ces engrais, produits à partir de gaz, sont très largement utilisés pour les productions végétales (blé notamment) non issues de l’agriculture biologique. Plus des deux tiers de la consommation d’engrais azotés est importée, et 40 % de ces importations proviennent de pays hors de l’Union européenne : Russie, Egypte, Algérie, Trinité et Tobago, États-Unis (source1, source2, source3). Un mécanisme européen visant à réduire ces importations extra Union européenne est pourtant menacé de détricotage.   Deuxième famille : les tourteaux d’oléo-protéagineux (les graines de soja, colza et tournesol expurgées de leur huile), pilier des productions animales. Ces tourteaux apportent une grande partie des protéines de l’alimentation des animaux d’élevage. Ceux-ci sont importés à environ 45 % en France. Environ 70 % de ces importations proviennent de pays non-membres de l’Union européenne,... --- ### Food sovereignty relies on ecological planning - **URL**: https://www.i4ce.org/veritable-souverainete-alimentaire-integrer-planification-ecologique-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-19T17:00:54+01:00 - **Modified**: 2026-02-20T11:56:15+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse The upcoming food sovereignty conferences are likely to shape debates on the future of French agriculture in 2026. The main responses provided over the past two years can be summarised as follows: remove production constraints to produce more of everything (both animal and plant products), to recover market shares in France and abroad. Seeking to produce more of everything without considering adaptation or transition is a form of denial, at a time when climate change is hitting farmers hard and regularly, and when our dependence on imported fertilisers and oilseed meals undermines our sovereignty. The conferences must take these considerations into account — otherwise, they will serve only to perpetuate the notion of an illusory sovereignty.    The current response to the sovereignty crisis: remove all production constraints to regain market shares  The French agricultural and food sectors are experiencing a genuine crisis in their trade balance. The trade balance for agricultural products turned negative in 2025, reaching a level not seen since at least 2000. The balance for agri-food products has also deteriorated sharply in recent years, although it remained slightly positive in 2025. Without going into detail, this dynamic reflects both price effects and volume effects.    As set out in the 2025 French Agricultural Orientation Law, food sovereignty conferences are being organised by the Ministry of Agriculture in 2026. The topic of food sovereignty will therefore remain central to agricultural debates this year.    The current framing of the sovereignty issue is almost entirely limited to regaining market shares in France and abroad. The proposed solution is: remove production constraints and produce more of everything.    This response could, however, weaken our strategic independence  Without prejudging the effectiveness of this approach for recapturing market shares, it risks undermining our broader food sovereignty. Agricultural and food production already relies heavily on imports, much of it from countries outside the European Union. Two product families are specifically mentioned in the European Union’s Economic Security Strategy, published in December.    First family: nitrogen mineral fertilisers, a cornerstone of crop production. These fertilisers, produced from gas, are widely used for non-organic crop production (notably wheat). More than two-thirds of nitrogen fertiliser consumption in France is imported, and 40% of these imports come from non-EU countries: Russia, Egypt, Algeria, Trinidad and Tobago, the United States (source1, source2, source3). Yet a European mechanism designed to reduce imports from outside the EU is under threat of dismantling.    Second family: oilseed meals (soybean, rapeseed and sunflower seeds after oil extraction), a cornerstone of animal production. These meals provide a large proportion of protein in livestock feed. Approximately 45% of these meals are imported in France, and around 70% of these imports come from non-EU countries, including 62% from Brazil and 15% from Ukraine. Soy alone accounts for 70% of these imports.    Increasing both animal and plant production would necessarily increase these imports, exposing farmers and consumers further to growing geopolitical risks.    Genuine ecological planning is essential to truly strengthen our food sovereignty  Improving food sovereignty and reducing imports logically entails not consuming significantly more than what our land and resources can sustainably produce. This objective aligns closely with many aspects of the ecological transition. More specifically, developing legumes, pasture-based cattle... --- ### Les leçons tirées des Clubs Climat d’I4CE : « Comment relever le défi du financement des projets bas-carbone agricoles et forestiers ? » - **URL**: https://www.i4ce.org/lecons-tirees-clubs-climat-i4ce-comment-relever-defi-financement-projets-bas-carbone-agricoles-forestiers/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-18T16:31:58+01:00 - **Modified**: 2026-05-25T17:00:26+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse Chez I4CE nous produisons des chiffres et des rapports, mais pas seulement. Pour mettre en œuvre et financer la transition climatique, dépasser les blocages et les difficultés qui en découlent, nous pensons qu’il faut mettre les professionnels autour de la table et prendre le temps de décrypter, analyser, dialoguer. Pour cela, nous avons créé il y a presque 15 ans les Clubs Climat : des réseaux d’échange et de partage d’expertise pour se former, anticiper et faire avancer l’action climatique. I4CE anime deux Clubs Climat, l’un sur l’agriculture et l’alimentation, l’autre sur la forêt et le bois. Ces clubs rassemblent les acteurs clés des secteurs agricoles, forestiers et des marchés carbone, les institutions publiques (Ministères, agences de l’Etat), ainsi que les chercheurs travaillant sur ces thématiques. Les discussions étant riches, I4CE souhaite partager plus largement un aperçu des enseignements tirés du dernier rendez-vous des Clubs de décembre 2025 consacré à la certification carbone.   Contexte des échanges Face au défi du financement de la transition, la certification carbone est un outil utile pour garantir l’impact climatique des pratiques mises en place et orienter les financements publics comme privés vers les actions les plus efficaces pour le climat. Dans un contexte de contrainte accrue sur les budgets publics, elle permet aussi d’aller chercher de nouvelles sources de financements, notamment privés. Pour assurer un essor qualitatif des projets bas-carbone, plusieurs cadres publics se développent conjointement, aux niveaux français (Label Bas-Carbone), européen (CRCF) ou encore international (article 6 de l’Accord de Paris). Pour autant, l’émergence d’un marché viable et structurant est un processus qui se construit progressivement, avec ses difficultés et incertitudes.   Actuellement, la principale difficulté à l’échelle française est de parvenir à attirer des financements suffisants, autrement dit de s’assurer que les agriculteurs et forestiers qui mettent en place des projets bas-carbone reçoivent les financements escomptés. Cette difficulté est particulièrement prégnante pour les projets agricoles, qui peinent à vendre leurs crédits.   Ainsi, les échanges de la journée visaient à aborder les questions suivantes : quelles sont les véritables pistes de débouchés pour les crédits carbone forestiers et agricoles ?  À quel horizon temporel ? Comment se positionnent les acteurs du marché et les différents cadres de certification ? Qui sont les futurs acheteurs et quelles incitations peuvent être mises en place pour stimuler l’achat de certificats carbone, à la fois dans le cadre des démarches volontaires des entreprises ou en raison d’une obligation réglementaire ?   Pour dresser des pistes de solution à tous ces questionnements, nous avons rassemblé un ensemble d’acteurs clés tels que la Commission européenne, le ministère de la Transition écologique, le fonds d’investissement Mirova, la plateforme de projets bas-carbone Carbioz animée par le Crédit Agricole, le distributeur Lidl France, le Centre National de la Propriété Forestière (CNPF), le WWF France, Deloitte, ou encore le Geres, qui produit chaque année un état des lieux de la contribution carbone en France (INFOCC).   1 – Malgré un contexte international chahuté, le Label Bas Carbone parvient à se maintenir Depuis 2022, le marché carbone volontaire subit une forte... --- ### Réussir la transition à l’échelle locale, c’est aussi choisir ce que l’on ne financera plus - **URL**: https://www.i4ce.org/reussir-transition-echelle-locale-aussi-choisir-financera-plus-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-13T10:19:52+01:00 - **Modified**: 2026-02-13T10:35:54+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Alors que la loi de finances pour 2026, après celle de 2025, souffle le froid sur les finances locales, de nombreuses collectivités abordent le prochain mandat dans un contexte budgétaire particulièrement contraint et incertain. Elles demeurent pourtant en première ligne de la transition bas-carbone et devront continuer à investir massivement pour transformer les mobilités ou rénover les bâtiments publics. Dans ce cadre, la réduction de leurs investissements « bruns » apparaît comme un levier central pour dégager des économies et financer leurs investissements climat.    L’impératif est autant climatique que budgétaire. En 2024, les investissements « bruns » des collectivités, liés notamment à la construction de routes, de bâtiments artificialisants ou à l’acquisition d’équipements fossiles, ont atteint 5,6 milliards d’euros. Ce montant a diminué de 25 % depuis 2014. Pour respecter les objectifs de réduction des émissions, il devra toutefois être encore divisé par quatre d’ici 2035. Un rythme nettement supérieur à celui observé jusqu’ici. La réduction de ces investissements permettrait de dégager en théorie près de 3,6 milliards d’euros d’économies directes par an d’ici 2035… qui pourront être redirigées vers des investissements favorables à la transition. Si ce potentiel reste en deçà des besoins d’investissement pour le climat, il demeure essentiel de le mobiliser pour contribuer à leur financement.     La redirection est cependant un levier difficile à activer : des entretiens menés avec des collectivités de différentes tailles ont fait ressortir de nombreux freins budgétaires, techniques et politiques rencontrés dans la pratique. Collectivités, État et acteurs financiers doivent agir conjointement pour lever ces freins. Les collectivités doivent notamment renforcer l’intégration des objectifs climat dans leurs processus décisionnels et budgétaires. Elles disposent pour cela d’outils et de méthodes, comme le PPI aligné climat, développé par I4CE en collaboration avec plusieurs collectivités. Grâce à l’instauration d’incitations financières et réglementaires stables, cohérentes et prévisibles, l’État et les acteurs financiers jouent également un rôle déterminant pour accompagner la redirection des dépenses locales.     L’année qui s’ouvre sera décisive : avec l’installation des nouveaux exécutifs municipaux, intercommunaux et métropolitains se définiront les projets structurants du prochain mandat. La transition ne se jouera pas seulement dans les investissements à réaliser, mais aussi dans ce que nous choisirons, collectivement, de ne plus financer.    Lire la newsletter --- ### Budget 2026 : un moteur des investissements climat toujours en sous-régime - **URL**: https://www.i4ce.org/budget-2026-moteur-investissements-climat-toujours-sous-regime/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-06T06:00:44+01:00 - **Modified**: 2026-02-09T15:44:05+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse La loi de finances 2026 pouvait-elle relancer la dynamique des investissements climat ? En juillet dernier, nous formulions quatre recommandations pour y parvenir. Après sept mois de marathon budgétaire, notre billet de la semaine dresse le bilan en chiffres du nouveau budget.   Le résultat parait bien décevant : nouveau coup de froid sur les finances locales, beaucoup de dépenses qui tiennent peu compte du climat, et des signaux en faveur de l’investissement privé quelque peu atténués. Quant aux soutiens publics à l’investissement climat, qui ont fait leurs preuves, ils s’érodent dans le budget et dépendent de plus en plus de moyens extrabudgétaires. Surtout, nous prévoyons qu’ils seront consommés sans atteindre ni l’ampleur de l’action nécessaire, ni même répondre à toutes les opportunités immédiates.   Pour sortir de l’hiver, il faudra trouver d’autres moteurs d’investissement. Ce sera l’enjeu de la prochaine génération d’exécutifs locaux, du réflexe climat à généraliser pour chaque dépense structurante, ou encore d’un prochain plan d’électrification tirant parti d’une ressource nationale et bas-carbone devenue abondante.   Lire la newsletter   Dès juillet dernier, nous abordions le marathon budgétaire avec quatre recommandations : préserver les capacités d’investissement des collectivités à l’orée d’un nouveau cycle municipal ; faire mieux pour le climat avec toutes les dépenses publiques, et pas seulement celles dont le climat est l’objectif premier ; augmenter les moyens totaux en additionnant crédits budgétaires et ressources complémentaires tirées des CEE, et soutenir les investissements privés par des politiques dites « relais », qui mobilisent des leviers fiscaux ou réglementaires pour inciter des investissements privés.   Évaluons le budget finalement adopté à l’aune de ces priorités.   Coup de froid sur les finances locales Après un cycle d’investissement local élevé et porteur pour le climat, la loi de finances pour 2026 s’additionne à celle de 2025 pour souffler le froid sur les finances locales. Dans l’attente d’une étude d’impact rigoureuse et transparente des mesures adoptées sur l’investissement local, il est probable que les équipes issues des élections de mars se dotent de programmations d’investissement prudentes, d’autant plus qu’elles anticipent des nouvelles économies à faire sur 2027. L’équation est particulièrement délicate pour les intercommunalités (EPCI), qui sont ciblées de façon disproportionnée alors qu’elles jouent un rôle prépondérant dans le pilotage et le financement de l’action climat au niveau territorial.     Sécuriser l’efficience des dépenses Faire plus avec autant, véritable mantra de la dépense publique, vaut aussi pour le climat. Surtout dans les « grandes largeurs », ces domaines où des dépenses publiques importantes restent peu alignées avec le climat. C’est le cas de la grande majorité des soutiens publics aux secteurs agricoles et alimentaires ou des fonds publics pour le renouvellement forestier. Si l’adaptation au changement climatique est désormais reconnue comme enjeu incontournable, elle reste néanmoins insuffisamment prise en compte dans les programmes budgétaires concernés, qui représentent pourtant, ensemble, plusieurs dizaines de milliards d’euros de dépenses publiques chaque année.   La bonne nouvelle, c’est que sans attendre le prochain projet de loi de finances, des mesures peuvent être prises pour aligner un peu... --- ### Financing carbon farming practices: lessons learnt in France can reinforce the EU level initiatives - **URL**: https://www.i4ce.org/financer-changements-pratiques-secteurs-agricoles-forestiers-niveau-europeen-pas-sous-estimer-defis-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-23T11:15:29+01:00 - **Modified**: 2026-01-23T10:47:02+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine In a challenging economic and political context, especially for the agriculture sector, some incentive schemes can still help bring stakeholders together in climate transition and resilience initiatives. This is the case with carbon certification schemes, which both ensure the credibility of the climate impact of the actions implemented and provide remuneration for farmers and foresters for changes in practices. Some of these measures, such as replacing mineral fertilisers (mostly imported) with organic fertilisers, also help to meet the sector's needs for resilience and strategic independence, which are crucial in the current context.   Carbon farming projects are in full swing in Europe: in France, the Label Bas-Carbone (Low carbon standard – LBC) is marking its sixth anniversary (see I4CE’s assessment). At the European level, the CRCF (Carbon Removals and Carbon Farming) is being developed by the European Commission and is expected to become operational in 2026. However, while the supply side is taking shape, the sticky point remains the issue of financing. This is where the LBC is currently struggling, particularly regarding agricultural projects, which face multiple problems in accessing finance. These challenges are not unique to France and could materialise at European level in going forward. The financing options currently being considered by European policy makers are mainly based on voluntary private funding. They will certainly be essential, but based on the experiences in France, we also know that they will most likely be insufficient.   In 2026, I4CE is therefore committed to contributing to the further developments for sustainable and appropriate financing for carbon farming at the European level: by analysing and sharing the lessons learnt from the Label Bas-Carbone, particularly via the European Commission’s CRCF expert group and various European research projects, but also by conducting new research to help structure credible demand, combining public and private funding, including from downstream parts of the agricultural value chain.   Read the newsletter --- ### Financer les changements de pratiques dans les secteurs agricoles et forestiers au niveau européen : ne pas sous-estimer les défis - **URL**: https://www.i4ce.org/financer-changements-pratiques-secteurs-agricoles-forestiers-niveau-europeen-pas-sous-estimer-defis-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-23T11:00:17+01:00 - **Modified**: 2026-02-17T14:57:26+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Dans un contexte économique et politique difficile, en particulier pour le secteur agricole, et à l’heure où les contraintes réglementaires et fiscales sont remises en cause, certains dispositifs incitatifs peuvent néanmoins contribuer à fédérer les acteurs dans des démarches de transition et de résilience. C’est par exemple le cas des démarches de certification carbone, qui permettent à la fois d’assurer la crédibilité de l’impact climatique des actions mises en œuvre, mais également la rémunération des agriculteurs et forestiers pour les changements de pratiques. Certaines d’entre elles, comme le remplacement d’engrais minéraux (majoritairement importés) par des engrais organiques, contribuent également à répondre aux besoins de résilience et d’indépendance stratégique du secteur, cruciales dans le contexte actuel.     Les projets bas-carbone sont en plein déploiement en Europe : en France, le Label Bas-Carbone fête ses 6 ans, et I4CE vient d’en faire un premier bilan. À l’échelle européenne, le CRCF (Carbon Removals and Carbon Farming) est en cours de développement par la Commission Européenne et devrait devenir opérationnel en 2026. Néanmoins, si le volet offre se structure, le point d’achoppement reste la question des financements. C’est là-dessus que le LBC est en difficulté aujourd’hui, notamment pour les projets agricoles, qui cumulent les problèmes d’accès aux financements. Or, ces freins ne sont pas propres à la France et pourraient demain se matérialiser au niveau européen. Si la Commission Européenne s’attaque à ce défi, les pistes envisagées reposent pour l’instant principalement sur des financements privés volontaires : qui seront indispensables mais très probablement insuffisants.   C’est pourquoi I4CE souhaite contribuer aux réflexions permettant de garantir un financement pérenne et adapté pour le carbon farming au niveau européen : en analysant et partageant le bilan et les retours d’expérience du Label Bas Carbone, notamment via le groupe d’expert du CRCF et différents projets de recherche européen, et en développant de nouveaux travaux pour contribuer à la structuration d’une demande crédible, qui associe financements publics et privés, y compris issus de l’aval de la chaîne de valeur agricole.    Lire la newsletter --- ### On Carbon Removals and Carbon Farming the devil is in…the demand - **URL**: https://www.i4ce.org/projets-bas-carbone-diable-cache-demande-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-21T17:47:29+01:00 - **Modified**: 2026-06-30T11:01:54+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse We gratefully acknowledge the helpful review for this brief by Mathieu Mal (European Environmental Bureau). The arguments presented in this brief are solely those of the author and do not necessarily reflect the views of the reviewers.    The implementation of carbon farming practices on European farms and in European forests is key to decarbonisation and farm resilience, forest stands adaptation to climate change and for contributing to our strategic independence.    Certifying and financing low-carbon practices is the objective of the CRCF (Carbon Removals and Carbon Farming) regulation, which will come into effect in 2026. It is therefore an opportune moment to draw lessons from six years of experience with a similar standard in France: the “Label Bas-Carbone” (Low Carbon Label - LBC). The results show that striking a balance between scientific rigour and accessibility for stakeholders has led to the development of a substantial range of projects. However, the real challenge is to build sufficient and appropriate demand to finance the projects. There is no miracle solution, but complementary financing channels could emerge.    The search for a balance between scientific rigour and accessibility has enabled stakeholders to develop a substantial range of low-carbon projects  In six years, nearly 2,000 forest owners and 4,000 French farmers have committed to carbon farming practices through the LBC, with an estimated potential impact of 8 Mt CO2 combining emission reductions and carbon sequestration. These mainly involve: 1) forestry projects with afforestation and restoration of degraded forests, and 2) agricultural projects aimed in particular at optimising herd management in cattle farming, as well as fertilisation management and the introduction of intermediate cover crops in arable farming.    The LBC's operating model is the result of a collaborative process between field stakeholders, research and administration to find compromises that aim to ensure the scientific integrity of the system while maintaining its practicality for stakeholders in the field. This co-construction, which has been in place since the LBC's inception, is one of the reasons for the commitment of stakeholders in the agricultural and forestry sectors, which is worth highlighting: two-thirds of the projects are directly supported by organisations from the sectors, such as agricultural and forestry cooperatives, technical institutes and forest managers. Their role is essential because the projects require technical support that is as close as possible to farmers and forest owners. The LBC has thus also played a major role in increasing the sectors' expertise on climate issues and in the adoption of low-carbon practices.    However, demand is currently insufficient to finance all carbon farming projects.  While the supply of projects has grown exponentially until 2024, the main concerns today relate to project financing. Demand currently covers only half of the LBC approved projects.    There are two types of demand:    Voluntary demand from companies choosing, without any regulatory constraints, to finance projects as close as possible to their territory or sector of activity. This demand is usually liked to "contribution claims". Compliance demand, mainly from airlines, which are required to offset half of their domestic flight emissions in Europe.     This demand... --- ### Projets bas-carbone, le diable se cache dans… la demande - **URL**: https://www.i4ce.org/projets-bas-carbone-diable-cache-demande-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-21T17:47:25+01:00 - **Modified**: 2026-06-30T14:17:40+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse Les auteurs remercient Mathieu Mal (European Environmental Bureau) pour sa relecture attentive de ce billet. Les informations et opinions exposées dans ce rapport n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.    La mise en place de pratiques de carbon farming dans les exploitations agricoles et les forêts européennes est un levier pour atteindre la neutralité carbone mais également pour la résilience des fermes, l’adaptation des peuplements forestiers au changement climatique et pour contribuer à notre indépendance stratégique.   Certifier et financer des pratiques bas-carbone est l’objectif du règlement CRCF (Carbon Removals and Carbon Farming), qui entre dans une phase d’opérationnalisation en 2026. Le moment nous semble donc opportun pour tirer les enseignements de 6 ans d’existence d’un label analogue à l’échelle française : le Label Bas-Carbone (LBC). Le bilan montre que la recherche d’un équilibre entre robustesse scientifique et accessibilité pour les acteurs a permis de développer une offre substantielle de projets. Mais le véritable défi est de construire une demande suffisante et adaptée, à même de financer les projets. Aucune solution miracle ne se dessine, mais des voies de financement complémentaires peuvent émerger.   La recherche d’un équilibre entre rigueur scientifique et accessibilité a permis aux acteurs de terrain de développer une offre de projets bas-carbone substantielle En 6 ans, près de 2 000 propriétaires forestiers et 4 000 agriculteurs français se sont engagés via le LBC dans des pratiques bas-carbone, pour un impact potentiel estimé à 8 MtCO2 qui comprend à la fois des réductions d'émission et de la séquestration carbone. Il s’agit principalement : de projets forestiers de boisement et de reconstitution de forêts dégradées d’une part de projets agricoles visant notamment l’optimisation de la gestion des troupeaux en élevage bovin, ainsi que la gestion de la fertilisation et l’introduction de couverts intermédiaires en grandes cultures d’autre part.   Le fonctionnement du LBC est issu d’un processus de co-construction entre acteurs des filières, de la recherche et de l’administration pour trouver des compromis cherchant l’intégrité scientifique du dispositif tout en maintenant sa praticité pour les acteurs de terrain. Cette co-construction, dès l'origine du LBC, est une des raisons de l’engagement des acteurs des secteurs agricole et forestier, qui est à souligner : les deux tiers des projets sont directement portés par des organismes issus des filières : coopératives agricoles et forestières, instituts techniques, gestionnaires forestiers… Leur rôle est essentiel car les projets nécessitent un accompagnement technique au plus près des agriculteurs et propriétaires forestiers. Le LBC a ainsi également largement participé à la montée en compétence des filières sur les enjeux climatiques et à l’appropriation des pratiques bas-carbone.   Mais la demande n’est aujourd’hui pas suffisante pour financer l’ensemble des projets bas-carbone Si l’offre de projets a connu une croissance exponentielle jusqu’en 2024, les principales inquiétudes concernent aujourd’hui le financement des projets. La demande ne couvre en effet aujourd’hui que la moitié des projets validés.   Cette dernière est de deux natures différentes :   Une demande volontaire issue d’entreprises choisissant hors de toute contrainte réglementaire de financer des projets au plus près de leur territoire... --- ### Ambiance électrique en 2026 - **URL**: https://www.i4ce.org/ambiance-electrique-2026-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-19T10:01:54+01:00 - **Modified**: 2026-01-21T15:47:06+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine 2026 s’annonce électrique. Certainement du fait de l’actualité internationale, rarement avare en surprises dernièrement. Certainement en raison des fortes incertitudes sur la volonté de l’Union européenne de tenir le cap de la transition. Certainement car les élections municipales et l’installation des nouveaux exécutifs locaux pimenteront la première partie de l’année en France.    Mais aussi car une fois le débat budgétaire passé, on peut espérer que le Premier ministre s’intéresse (enfin, serait-on tenté d’écrire) à la transition écologique et notamment énergétique. La troisième Stratégie nationale bas-carbone a été mise en consultation finale et est en attente de publication. La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie, prête depuis de nombreux mois, n’attend plus que l’imprimatur du chef du gouvernement pour être publiée.    L’exécutif a aussi et surtout promis de présenter en ce début d’année un grand Plan d’électrification des usages (PEU). Ce serait plus que bienvenu. Nous libérer des énergies fossiles constitue en effet un enjeu pour notre souveraineté, notre compétitivité, nos finances publiques, notre pouvoir d’achat et notre sécurité. Il y a donc moyen de faire beaucoup avec PEU, ce qui constitue le Graal de tout locataire de Matignon.    L’électrification n’est certes pas la panacée pour réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre. Mais elle constitue un levier essentiel. Elle est pertinente, a minima, dans deux domaines : la mobilité légère, où le pétrole règne pour ainsi dire sans partage et où il est difficile d'imaginer un autre futur que l'électrique ; et le déploiement de pompes à chaleur dans le bâtiment, comme l'un des leviers activables dans le cadre de rénovations ambitieuses.    Dans notre infolettre, nous revenons sur la pertinence du plan envisagé par le gouvernement. Nous vous rappelons également quelques lectures utiles pour aborder cette année électrique : sur les investissements dans l’électrification ; sur la rénovation des logements et les pompes à chaleur ; sur l’industrie automobile et l’électrification des véhicules ; et sur l’accessibilité de ces solutions électriques pour les ménages.   Lire la newsletter --- ### « Plug, baby, plug » : un plan pour faire bon usage de l’électricité - **URL**: https://www.i4ce.org/plug-baby-plug-plan-faire-bon-usage-electricite-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-16T15:11:44+01:00 - **Modified**: 2026-01-19T09:34:46+01:00 - **Categories**: Tribune Le contexte géopolitique et la situation politique et budgétaire de la France rendent particulièrement pertinente la mise en place d'un plan d'électrification des usages (PEU). Ce sera l'occasion inespérée pour le Premier ministre de « faire beaucoup avec PEU », écrit Benoît LEGUET.   « La situation stratégique est très avantageuse pour décarboner rapidement », dixit RTE, le gestionnaire français du réseau de transport d'électricité, dans son bilan prévisionnel paru début décembre. On ne saurait dire mieux.   La France importe la quasi-totalité des énergies fossiles qu'elle consomme, pour une facture de 67 milliards d'euros en 2025. Les dépenses annuelles en gaz naturel et pétrole atteignent 2.000 euros pour un foyer moyen.  L'explosion des prix de l'énergie, en 2022, avait en outre nécessité la mise en œuvre en urgence de mécanismes de protection des consommateurs – ménages, collectivités et entreprises – pour éviter une explosion sociale. Le coût budgétaire pour l'État français, en moins de trois ans, a dépassé les 70 milliards d'euros.   Lire la suite dans Les Échos --- ### CBAM and fertilisers: ring-fencing budgets to help farmers reduce their use of mineral fertilisers - **URL**: https://www.i4ce.org/macf-engrais-sanctuariser-budgets-aider-agriculteurs-reduire-usage-engrais-mineraux-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-16T11:43:18+01:00 - **Modified**: 2026-01-23T10:34:57+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse The Carbon Border Adjustment Mechanism (CBAM) came into force on 1 January 2026. It is a carbon tax applied at the borders of the European Union to imports of certain industrial products covered by the EU Emissions Trading System (EU ETS). Nitrogen-based mineral fertilisers are included in this initial list of products. To avoid an increase in costs for the farmers concerned, the level of the tax has been reduced for fertilisers, and they may even be temporarily excluded from the scope of the CBAM. Yet, for the climate, but also for France’s strategic independence and food sovereignty, the CBAM will ultimately have to be fully applied to mineral fertilisers. To limit or even avoid an increase in farmers’ fertiliser expenditure, we need public policies – some of which are currently under threat. Ring-fencing budgets for these policies would be a way to support farmers’ incomes and the food sovereignty of both the European Union and France, while reducing the carbon footprint of our food system.    A CBAM on nitrogen fertilisers would help reduce greenhouse gas emissions, while also strengthening France’s strategic independence and food sovereignty…  The primary objective of the CBAM is to reduce “carbon leakage” linked to the EU Emissions Trading System (EU ETS). This system increases the cost of EU production subject to it, which can encourage greater imports and thus shift CO₂ emissions elsewhere without reducing them overall. By taxing the carbon content of products imported from non-EU countries at the same level as the carbon price within the EU, the CBAM removes the comparative advantage of imports and contributes both to climate objectives and to the competitiveness of European industries.    In its initial phase, the CBAM covers so-called “simple” products that are at high risk of carbon leakage. Nitrogen-based mineral fertilisers, widely used in crop production, are among these products. However, on 7 January 2026, the French Minister of Agriculture announced that it had secured the temporary exclusion of fertilisers from the mechanism (retroactive to 1 January).    Yet, particularly for France, a CBAM on fertilisers would be a powerful lever for strategic independence and food sovereignty. France is the largest importer of nitrogen fertilisers in the EU: in 2024, more than two-thirds of the nitrogen consumed was imported (source 1, source 2), generating a trade deficit of €1.1 billion. While 60% of these imported nitrogen fertilisers come from within the European Union, the remainder mainly comes from Egypt, Algeria, the United States, Russia, and Trinidad and Tobago. Reducing these imports would also reduce our dependence on these countries for a product as strategic as fertilisers for French agricultural and food production. This objective should be even more of a priority in 2026, as the “food sovereignty conferences” required by the Agricultural Orientation Act are due to begin.    …but risk increasing farmers’ costs if the right public policies are not implemented  The CBAM increases the cost of fertilisers for importers, and therefore for farmers. The level of the tax has thus been limited for fertilisers, reducing the additional cost to around 7% in 2026 according to the European Commission, and fertilisers... --- ### MACF et engrais : sanctuariser des budgets pour aider les agriculteurs à réduire leur usage d’engrais minéraux - **URL**: https://www.i4ce.org/macf-engrais-sanctuariser-budgets-aider-agriculteurs-reduire-usage-engrais-mineraux-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-16T11:43:18+01:00 - **Modified**: 2026-02-17T14:57:53+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) est entré en application au 1e janvier 2026. Il s’agit d’une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne sur les importations de certains produits industriels couverts par le marché d’échange de quotas européens. Les engrais minéraux azotés font partie de cette première liste de produits. Afin d’éviter une hausse des charges pour les agriculteurs concernés, le niveau de la taxe a été réduit pour les engrais, et ceux-ci pourraient même être temporairement exclus du périmètre du MACF. Pourtant, pour le climat, mais aussi pour l’indépendance stratégique et la souveraineté alimentaire de la France, le MACF devra finir par s’appliquer pleinement aux engrais minéraux. Pour limiter voire éviter une hausse des dépenses d’engrais des agriculteurs, il faut des politiques publiques, dont certaines sont actuellement menacées. Sanctuariser des budgets pour ces politiques serait un moyen de soutenir le revenu des agriculteurs et la souveraineté alimentaire de l’Union européenne et de la France, tout en réduisant l’empreinte carbone de notre alimentation.   Un MACF sur les engrais azotés contribuerait à réduire nos émissions de gaz à effet de serre, mais aussi à renforcer l’indépendance stratégique et la souveraineté alimentaire de la France… L’objectif premier du MACF est de réduire les « fuites de carbone » liées au marché d’échanges de quota européens (EU-ETS en anglais). Ce marché renchérit en effet le prix des productions de l’Union européenne qui y sont soumises, ce qui peut inciter à importer davantage, et donc à déplacer les émissions de CO2 ailleurs, sans les réduire. En taxant le contenu carbone des produits importés depuis les pays extra-européens au même niveau que le prix du carbone dans l’Union européenne, le MACF annule donc l’avantage comparatif des importations, et contribue à la fois aux objectifs climatiques et à la compétitivité des industries européennes.   Le MACF couvre dans un premier temps les produits dits « simples », à fort risque de fuite de carbone. Les engrais minéraux azotés, largement utilisés en productions agricoles végétales, font partie de ces produits. Le 7 janvier 2026, la ministre de l’Agriculture française a toutefois annoncé avoir obtenu l’exclusion temporaire (et rétroactive au 1e janvier) des engrais du dispositif.   Pourtant, pour la France en particulier, un MACF sur les engrais serait un fort levier d’indépendance stratégique et de souveraineté alimentaire. En effet, la France est le premier pays importateur d’engrais azotés de l’Union européenne : en 2024, plus des deux tiers de l’azote consommé était importé (source1, source2), générant un déficit commercial de 1,1 milliard d’euros. Bien que 60 % de ces engrais azotés importés proviennent de l’Union européenne, le reste provient majoritairement d’Egypte, d’Algérie, des États-Unis, de Russie, et de Trinité et Tobago. Réduire ces importations, c’est aussi réduire notre dépendance à ces pays pour un produit aussi stratégique que les engrais pour la production agricole et alimentaire française. Un objectif qui devrait être d’autant plus prioritaire en 2026 que vont s’ouvrir les « conférences de la souveraineté alimentaire » requises par la Loi d’orientation agricole.   … Mais augmenterait également les charges... --- ### 2026: An electric atmosphere - **URL**: https://www.i4ce.org/ambiance-electrique-2026-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-16T11:16:21+01:00 - **Modified**: 2026-01-16T11:16:21+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine The year ahead promises to be electric. In a highly unpredictable geopolitical context, the European Union must balance its commitment to the long-term goals of climate neutrality and the immediate attention to security and competitiveness concerns. This puts electrification high on the agenda in Brussels. First, the Grids Package, presented in December 2025, provides for a more centralised approach to planning and is expected to be adopted by the Council in June. Second, before the summer, the Commission intends to present an Electrification Action Plan, which will focus on lowering prices and reinforcing demand.    This is highly necessary. Freeing ourselves from fossil fuels is impactful for and key to our sovereignty, competitiveness, public finances, purchasing power, and security. In a nutshell, existential for Europe.     While electrification is definitely not a silver-bullet solution for reducing our greenhouse gas emissions, it is an essential tool. It is relevant in at least two areas: light mobility, where oil reigns supreme today and it is difficult to imagine an alternative to electric vehicles in the future; and the deployment of heat pumps in buildings as a lever that can be activated for ambitious renovations.   Still, significant challenges remain for the large-scale adoption of these technologies. End of 2025, the European Commission proposed to lower the ambition for the phase out of combustion engine vehicles by 2035 and let go of the long foreseen Heat Pump Action Plan. This puts deployment at risk. It could slow down the car industry’s transition to electric vehicles amid intensifying global competition. It also likely further reduces investment in heat pumps, which was already declining in 2023 and 2024.    In our newsletter, we recommend some useful reading material to help you navigate this electric year, including reports on investments in electrification; housing renovation and heat pumps; the automotive industry and vehicle electrification; and the accessibility of electric solutions for households.  Read the newsletter --- ### Paris +10: France and Europe must step up on climate – to protect our security, sovereignty, competitiveness, and public finances - **URL**: https://www.i4ce.org/paris-10-action-climat-necessaire-assurer-securite-souverainete-competitivite-soutenabilite-finances-publiques/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-12T11:40:52+01:00 - **Modified**: 2025-12-16T10:37:02+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse, Édito de la semaine How distant December 12, 2015 now seems. All delegations at COP21 had then rallied behind Laurent Fabius’s little green hammer. Ten years later, the trend is closer to backlash.     Climate action is now often portrayed in the public debate as too costly, because it requires major investment. Ineffective, since our share of global emissions is small. Unfair, because it cuts into purchasing power. Too divisive, supported only by part of the electorate. Too late, since keeping the planet below +2°C of warming now seems out of reach. Arguments that are partly true—yet require substantial nuance.    Ten years after the Paris Agreement, the reasons to act on climate have not disappeared; in fact, they have become even more compelling. They fall into four broad categories: strengthening our security; safeguarding our sovereignty; improving our competitiveness; and supporting the sustainability of our public finances.    In response to a dramatically different global context, climate action must align with those issues. To do so, we must focus on three priorities: eliminating fossil fuels; adapting to climate change; and boosting domestic production of green technologies.    Read the newsletter   1. Eliminating fossil fuels—for our sovereignty, our public finances, and our security In 2019 and 2020, part of the French Government met as an “ecological defense council,” a prescient notion, given how stark our costly dependence on fossil fuels has since become. The war in Ukraine highlighted Europe’s deep reliance on fossil fuels: oil for transport; natural gas for buildings and housing; for industry; and for agriculture via nitrogen fertilizers. Radically reducing our need for fossil fuels is therefore an imperative for the continent’s sovereignty.    To illustrate, last year, France imported almost all the fossil fuels it consumed, at a cost of €63 billion. Three years earlier, the bill was nearly double: €118 billion (SDES, 2024 Energy Report). Accelerating the transition means ridding ourselves of these costly dependencies. Recent history should encourage faster action. The sharp rise in energy prices following Russia’s attempted invasion of Ukraine in 2022 forced the French Government to urgently implement consumer protection mechanisms—for households, local authorities, and businesses—to avoid social unrest. The budgetary cost for the French State exceeded €70 billion in under three years (Banque de France, 2024). More than double what the State usually dedicates each year to supporting the transition (Green Budget 2026, favorable expenditures).    France is also heavily dependent on nitrogen fertilizers, produced from natural gas, 66% to 80% of which are imported (French Ministry of Agriculture, 2022, 2024). Optimizing fertilizer use and replacing synthetic mineral fertilizers with organic alternatives are key to improving strategic independence; introducing legumes into crop rotations also reduces dependence on nitrogen fertilizers and on soybean meal for animal feed, itself imported 80% of the time (French Ministry of Ecological Transition).    Many of these fossil fuel imports come from countries which supply may be less reliable over the long term. Ecological transition is thus an imperative for the continent’s security: last year, the European Union imported nearly... --- ### Paris +10 : l’action climat plus que jamais nécessaire pour assurer notre sécurité, notre souveraineté, notre compétitivité, et la soutenabilité de nos finances publiques - **URL**: https://www.i4ce.org/paris-10-action-climat-necessaire-assurer-securite-souverainete-competitivite-soutenabilite-finances-publiques/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-12T11:25:25+01:00 - **Modified**: 2025-12-16T10:37:17+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse, Édito de la semaine Qu’il semble loin, le 12 décembre 2015. Toutes les délégations à la COP21 se rangeaient alors derrière le petit marteau vert (en bois jurassien) de Laurent Fabius. Dix ans plus tard, la mode est plutôt au backlash.     La lutte contre le changement climatique peut désormais être décrite dans le débat public comme trop coûteuse car nécessitant des investissements conséquents. Inefficace, la part de nos émissions dans les émissions mondiales étant faible. Injuste, car venant amputer le pouvoir d’achat. Trop clivante, et voulue par une partie de l’électorat uniquement. Trop tardive, maintenir la planète sous +2°C de réchauffement semblant désormais hors de portée. Autant d’arguments qui sont pour partie vrais. Mais nécessitent pour autant d’être fortement nuancés.    Dix ans après l’adoption de l’Accord de Paris, les raisons d’agir en faveur du climat n’ont pas disparu, et ont même gagné en pertinence. Elles tiennent dans quatre grandes rubriques : garantir notre sécurité ; assurer notre souveraineté ; améliorer notre compétitivité ; contribuer à la soutenabilité de nos finances publiques.    Signe des dieux : la publication attendue depuis deux ans, de la troisième Stratégie nationale bas-carbone – annoncée pour ce vendredi 12 décembre 2025, jour-anniversaire de l’Accord de Paris – peut être vue comme une volonté renouvelée de redonner corps à la planification écologique. Et le signal d'un retour à l'action, qui doit s’articuler autour de trois axes : s’adapter au changement climatique ; se débarrasser des énergies fossiles ; miser sur la production sur notre territoire de technologies vertes.   Lire la newsletter   1. Se débarrasser des énergies fossiles, pour notre souveraineté, nos finances publiques, et notre sécurité  En 2019 et 2020, une partie du Gouvernement français se réunissait en « conseil de défense écologique », une notion prémonitoire tant notre dépendance coûteuse aux énergies fossiles a depuis éclaté au grand jour.     La guerre en Ukraine a mis en lumière notre très forte dépendance aux énergies fossiles : dépendance au pétrole de nos transports ; dépendance au gaz naturel de nos bâtiments et logements ; de notre industrie ; et de notre agriculture via les engrais azotés. La réduction drastique de nos besoins en énergies fossiles devient dès lors un impératif pour notre souveraineté.    L’an dernier, la France importait la quasi-totalité des énergies fossiles qu’elle consomme, pour une facture de 63 milliards d’euros. Il y a trois ans, c’était près du double : 118 milliards (SDES, bilan de l’énergie 2024). Accélérer la transition, c’est se passer de ces dépendances coûteuses. L’histoire récente devrait nous inciter à agir plus vite en ce sens. L’explosion des prix de l’énergie suite à la tentative d’invasion de l’Ukraine par la Russie, en 2022, avait nécessité la mise en œuvre en urgence de mécanismes de protection des consommateurs – ménages, collectivités et entreprises – pour éviter une explosion sociale. Le coût budgétaire pour l’Etat français, en moins de trois ans, a dépassé les 70 milliards d’euros (Banque de France, 2024). Plus du double de ce que l’Etat consacre, bon an mal an, au soutien à la transition (Budget Vert 2026, dépenses favorables).    La France... --- ### MaPrimeRénov’ : comment éviter de nouveaux coups d’arrêt ? - **URL**: https://www.i4ce.org/maprimerenov-comment-eviter-nouveaux-coups-arret-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-11T11:39:03+01:00 - **Modified**: 2025-12-11T11:39:03+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse À l’été 2025, le Gouvernement a décidé de fermer le guichet de MaPrimeRénov’ dédié aux rénovations d’ampleur pour les maisons individuelles. Pas seulement en raison des fraudes sur certains dossiers, mais surtout parce que les moyens de l’Anah n’ont pas suivi l’essor de ces rénovations. Pourtant, la dynamique observée depuis 2024 est un acquis à préserver : la rénovation d’ampleur a du succès et constitue une opportunité économique. Dans le projet de loi de finances, le Gouvernement propose de réduire à nouveau les crédits alloués à l’Anah, faisant craindre un nouveau coup d’arrêt en 2026. Quels moyens pour sécuriser le financement de la rénovation énergétique à court terme ? Et quelles perspectives pour accroître les rénovations d’ampleur sans augmenter les dépenses publiques ?    Un guichet fermé car victime de son succès  Suspendre un guichet MaPrimeRénov’ en cours d’année constitue une première dans l’histoire déjà mouvementée des aides à la rénovation. Paradoxalement, cette suspension ne résulte pas d’un défaut du dispositif mais du succès inattendu des rénovations d’ampleur.     Jusqu’à l’an dernier, peu de ménages entreprenaient ces rénovations, plus performantes que les gestes ordinaires, mais aussi plus coûteuses. Par conséquent, une partie des crédits versés à l’Agence nationale de l’habitat (Anah) n’était pas consommée. Soucieux de réaliser des économies budgétaires, le Gouvernement a annulé ces dotations courant 2024.     En 2025, la situation a complètement changé : la rénovation d’ampleur rencontre un franc succès, alimenté par l’essor de la filière d’accompagnement, par une meilleure appropriation des dispositifs d’aides par les particuliers et les professionnels du bâtiment, et par la stabilité des barèmes reconduits en début d’année. Les dossiers de rénovation d’ampleur ont afflué au point de saturer les capacités de traitement de l’Anah et de son réseau local.     Surtout, le budget voté en début d’année ne suffit plus à satisfaire les demandes d’aide. Dès juin, le Gouvernement ferme le guichet pour les rénovations d’ampleur des maisons individuelles, avant de le rouvrir au 30 septembre, pour un nombre très limité de dossiers. Au total, sur les neuf premiers mois de l’année 2025, l’Anah déclare avoir reçu pas moins de 115 000 demandes de financement pour les rénovations d’ampleur. Un niveau inédit, nettement supérieur aux années précédentes.     La suspension soudaine du dispositif interrompt la dynamique jusque-là encourageante de la filière de rénovation d’ampleur. Les accompagnateurs Rénov’ voient leur activité fragilisée, les entreprises du bâtiment s’engagent moins volontiers dans les projets d’ampleur, et de nombreux ménages renoncent tout simplement devant l’incertitude de voir leur projet suffisamment soutenu.     Pourtant, le succès de la rénovation d’ampleur est un acquis à préserver. Plus performantes que les gestes dispersés, en particulier pour les logements « passoires » les plus énergivores, ces rénovations contribuent à la décarbonation de l’économie, à la lutte contre la précarité énergétique, en plus d’être une opportunité économique pour les propriétaires.     Stabiliser les ressources de l’Anah pour éviter un recul  Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une nouvelle réduction des crédits versés à l’Anah, qui n’atteindraient plus que 1,5 milliard d’euros contre 2... --- ### Le financement climatique à la COP30 : progrès, écueils, défis et perspectives d’avenir - **URL**: https://www.i4ce.org/financement-climatique-cop30-progres-ecueils-defis-perspectives-avenir-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-11T09:32:46+01:00 - **Modified**: 2025-12-11T17:53:30+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Il y a quelques semaines, la COP30 s'est achevée à Belém avec l'accord de toutes les parties sur une « mobilisation mondiale » (ou mutirão) contre le changement climatique, prouvant que le multilatéralisme reste une voie viable pour permettre l'action, malgré de forts vents contraires géopolitiques et économiques. Cependant, Belém a donné des résultats décevants : aucune feuille de route pour la transition vers l'abandon des combustibles fossiles, malgré une forte pression de plus de 80 pays, pas de décisions concrètes sur la déforestation alors que c'est une « COP amazonienne », et des résultats mitigés sur l'objectif mondial en matière d'adaptation, entre autres.    Ce billet est écrit en anglais. Retrouvez la suite dans sa version originale.   On climate finance, COP 30 outcomes reflect a contrasted picture that shows that the implementation path may lie outside the negotiation rooms. On the one hand, official negotiations failed to shift from ambition to implementation. Despite having agreed on a New Collective Quantified Goal on climate finance (NCQG) last year and commendable efforts through innovative formats proposed by the Brazilian presidency, discussions quickly drifted back to an entrenched battle on yet another headline quantitative target –this time on adaptation. On the other hand, Belém registered interesting progress on many non-negotiated outcomes: from broad visions and menus of solutions to methods and metrics, from public development banks (PDBs) to vertical climate funds and coalitions of the willing (Fig. 1).     Figure 1: COP30’s main negotiated and non-negotiated outcomes on climate finance       This blogpost highlights the progress achieved in COP30’s negotiated and non-negotiated outcomes on climate finance, as well as areas for further progress ahead of COP31.    Progress: a global menu of solutions to scale up climate finance, and dynamic coalitions to implement them  Belém’s first positive legacy on climate finance is the “Baku to Belém (B2B) Roadmap to 1.3T” and the report of the COP30 Circle of Finance Ministers (CoFM). Together, these important documents provide a comprehensive menu of solutions, with dozens of concrete measures and recommendations addressing a wide spectrum of issues related to scaling-up climate finance, dealing with all kinds of flows – public and private, domestic and international – and actors, from MDBs and vertical climate funds to credit rating agencies and regulators (Fig. 2 and 3).     The Circle of Finance Ministers (CoFM), in itself, is another great outcome of Belém. This sui generis and rather heterogeneous group of 35 finance ministries bridges traditional silos – between climate and finance – and help build collective ambition. In an increasingly fragmented world, the remarkable feat of having a group of countries representing 60% of the world population and GHG emissions(1) signing off on a common declaration welcoming the CoFM report and committing to work together “to advance practical solutions that accelerate the flow of climate finance” is worth highlighting.     Figure 2: Breakdown of the B2B roadmap recommendations, by finance and thematic action fronts    COP30 also built momentum around national financing plans or initiatives aiming... --- ### Climate finance at COP30: Progress, pitfalls, persistent challenges and the path ahead - **URL**: https://www.i4ce.org/financement-climatique-cop30-progres-ecueils-defis-perspectives-avenir-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-11T09:32:46+01:00 - **Modified**: 2025-12-11T09:47:15+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse A few weeks ago, COP30 concluded in Belém with all parties agreeing on a “global mobilization” (or mutirão) against climate change, proving that multilateralism remains a viable path to enable action, despite strong geopolitical and economic headwinds. However, Belém delivered underwhelming results: no roadmap to transition away from fossil fuels –despite a powerful push from over 80 countries, a lack of concrete decisions on deforestation –disappointing for an “Amazon COP”, and mixed results on the global goal on adaptation, among other outcomes.     On climate finance, COP 30 outcomes reflect a contrasted picture that shows that the implementation path may lie outside the negotiation rooms. On the one hand, official negotiations failed to shift from ambition to implementation. Despite having agreed on a New Collective Quantified Goal on climate finance (NCQG) last year and commendable efforts through innovative formats proposed by the Brazilian presidency, discussions quickly drifted back to an entrenched battle on yet another headline quantitative target –this time on adaptation. On the other hand, Belém registered interesting progress on many non-negotiated outcomes: from broad visions and menus of solutions to methods and metrics, from public development banks (PDBs) to vertical climate funds and coalitions of the willing (Fig. 1).     Figure 1: COP30’s main negotiated and non-negotiated outcomes on climate finance       This blogpost highlights the progress achieved in COP30’s negotiated and non-negotiated outcomes on climate finance, as well as areas for further progress ahead of COP31.    Progress: a global menu of solutions to scale up climate finance, and dynamic coalitions to implement them  Belém’s first positive legacy on climate finance is the “Baku to Belém (B2B) Roadmap to 1.3T” and the report of the COP30 Circle of Finance Ministers (CoFM). Together, these important documents provide a comprehensive menu of solutions, with dozens of concrete measures and recommendations addressing a wide spectrum of issues related to scaling-up climate finance, dealing with all kinds of flows – public and private, domestic and international – and actors, from MDBs and vertical climate funds to credit rating agencies and regulators (Fig. 2 and 3).     The Circle of Finance Ministers (CoFM), in itself, is another great outcome of Belém. This sui generis and rather heterogeneous group of 35 finance ministries bridges traditional silos – between climate and finance – and help build collective ambition. In an increasingly fragmented world, the remarkable feat of having a group of countries representing 60% of the world population and GHG emissions(1) signing off on a common declaration welcoming the CoFM report and committing to work together “to advance practical solutions that accelerate the flow of climate finance” is worth highlighting.     Figure 2: Breakdown of the B2B roadmap recommendations, by finance and thematic action fronts    COP30 also built momentum around national financing plans or initiatives aiming to transform climate strategies in country investment pathways –in line with recommendations from the B2B roadmap and the publication of the third generation of NDCs. In partnership with the Green Climate Fund (GCF), 13 countries and... --- ### L’objectif de 2035 est essentiel pour soutenir la transition de l’industrie automobile française - **URL**: https://www.i4ce.org/objectif-2035-essentiel-soutenir-transition-industrie-automobile-francaise-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-05T11:02:57+01:00 - **Modified**: 2025-12-11T14:43:35+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Il y a deux ans, la France mettait un coup d’accélérateur en faveur de la voiture électrique. Le Président de la République et le gouvernement inauguraient plusieurs « gigafactories », ces grandes usines de production de batteries, dans les Hauts-de-France. Avec le soutien financier de l'État, les constructeurs automobiles français et les spécialistes de l’industrie des batteries s’associaient pour créer la « vallée des batteries ». Avec une ambition : produire en France 2 millions de véhicules électriques d’ici 2030.    Deux ans plus tard, le discours a changé. De plus en plus de voix s’élèvent pour revoir les règles européennes, qui fixent à 2035 la fin des ventes des véhicules thermiques, et pour réclamer des flexibilités autour des objectifs de 2030 et de 2035. En bref, pour pouvoir continuer à vendre des véhicules thermiques.    Dans nos derniers billets d’analyse, nous revenons sur la crise que traverse actuellement le secteur automobile. Une crise qui, à bien y regarder, s’explique moins par l’essor du véhicule électrique que par la stratégie inadaptée consistant à miser sur des véhicules thermiques toujours plus gros et toujours plus chers. Cette conclusion ne vaut pas que pour les constructeurs français : elle concerne l’ensemble du secteur automobile européen.    Parce qu’elle est pertinente pour le climat, pour le pouvoir d’achat, ou encore pour la souveraineté énergétique, la voiture électrique est l’avenir de l’automobile, y compris lorsqu’elle est produite en France. Réviser les objectifs retarderait la transformation de la filière, et pourrait aggraver la situation des constructeurs automobiles, enlisés dans une stratégie centrée sur le véhicule thermique. Une stratégie perdante, alors qu’en deux ans, le monde entier a pris le virage de la mobilité électrique.    Lire la newsletter --- ### Maintaining the 2035 target: Ensuring a viable future for Europe’s automotive industry - **URL**: https://www.i4ce.org/objectif-2035-essentiel-soutenir-transition-industrie-automobile-francaise-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-05T10:57:55+01:00 - **Modified**: 2025-12-05T10:57:55+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine In the run up to the publication of the European Commission’s proposals for an automotive package on 10 December, car manufactures have stepped up the calls to relax the CO2 standards and the 2035 phase-out of new combustion-engine vehicles by including some flexibilities. They highlight the challenges the industry has faced in recent years, growing competitive pressure from China, and insufficient demand for electric vehicles in Europe as reasons for the sector needing more time for the transition required to meet the targets.   I4CE's latest blogposts on the road transport sector, published this week, looks into the figures behind the challenges experienced by the automotive sector, both at the French and EU levels.      The numbers show that the drops in sales volumes are largely the results of French and EU car manufacturer’s own strategic choice to prioritise large, more profitable models, particularly SUVs. Despite lower sales volumes, their operating margins have increased. This premiumisation trend is not new, but it has accelerated in recent years, to the point of backfiring, with manufacturers now facing a sharp drop in sales and factories standing idle.    Rolling back the EU’s 2035 targets won’t solve the problem. Rather, it could trigger even greater economic consequences for the industry and for consumers. Introducing flexibilities for other vehicle types such as Plug-in Electric Vehicles or e-fuels in the regulation offers no economic or environmental benefit for consumers. On the contrary,  it would cost significantly more over the vehicle’s lifetime, compared to Battery Electric Vehicles. A roll-back also jeopardise many of the investments already made in the electrification of the whole sector’s value chain, and send strong negative signals to potential investors, creating uncertainty about the EU’s determination to stay on track with its decarbonisation targets.     EU automakers should be mindful of the Kodak effect: failing to grasp the strategic significance of a major shift, with disastrous consequences. The future of the automotive sector will be electric. When the EU car industry continues to prioritise highly profitable combustion-engine models, they risk being overtaken by international competitors, particularly China. Once this happens, catching up on electric vehicles may prove extremely difficult, potentially putting the future of Europe’s automotive industry at risk for good.  Read the newsletter --- ### Relaxing EU standards on CO2 emissions won’t save the EU’s automotive industry, or help consumers - **URL**: https://www.i4ce.org/assouplir-normes-co2-voitures-sauvera-pas-industrie-automobile-europeenne-ni-pouvoir-achat-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-04T16:04:11+01:00 - **Modified**: 2025-12-10T17:02:40+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Recently, car manufacturers have been calling for a relaxation of CO2 emission standards for cars and vans and the 2035 phase-out target for new internal combustion engine (ICE) vehicles, by including some flexibilities. They point in particular to the crisis the industry has faced in recent years, growing competitive pressure from China, and insufficient demand for electric vehicles (EVs) in Europe, as reasons for the sector needing more time for the transition required to meet the targets. As the European Commission (EC) prepares to publish its package for the automotive industry, including a revision of CO₂ standards for cars and vans, this blogpost examines the realities behind the difficulties currently faced by car manufacturers and the consequences of relaxing and postponing the planned EU regulations for this sector.    A closer look shows that the sector is not facing the degree of difficulty that it claims, and that the decline in sales volumes stems mainly from the manufacturers’ chosen strategy to focus on selling larger models, particularly SUVs. This is why, despite lower sales volumes, their operating margins have increased in recent years. This premiumisation trend is not new, but it has accelerated in recent years, to the point of backfiring, with manufacturers now facing a sharp drop in sales and factories standing idle. At a time when the EU is falling behind its climate targets for the transport sector, delaying or relaxing EU regulations will not save Europe’s automotive industry, and might even jeopardise many of the investments already made in the electrification of the whole sector’s value chain.     Furthermore, introducing flexibility for other vehicle types, such as plug-in hybrid electric vehicles (PHEVs) or e-fuels, in the regulations offers no economic or environmental benefit to consumers, while costing them significantly more over the vehicle’s lifetime, compared to battery electric vehicles (BEVs). Finally, altering the sector’s decarbonisation trajectory would also send extremely negative signals to anyone seeking to invest in the decarbonisation of the automobile sector, creating significant uncertainty about the EU’s determination to maintain a clear course on its decarbonisation targets.     The future of the European automotive sector will be electric. If the EU car industry continues to prioritise highly profitable ICE models for as long as possible, it risks being overtaken by international competitors, particularly China. Once this happens, catching up may prove extremely difficult, potentially putting the future of Europe’s automotive industry at risk for good.     Falling car sales in Europe are linked to structural market factors, not to EU regulation  The crisis affecting the automotive industry in Europe is primarily due to a reduced demand, especially for ICE vehicles    Since the start of the pandemic, the automobile sector has seen its sales volumes decline significantly across Europe. After a drop of more than 23% in 2020, passenger car sales have not returned to their pre-Covid levels, stabilising at around 80% of 2019 sales despite the slight recovery observed over the past two years. These declines differ across vehicle types. The sales of... --- ### Maintaining the 2035 target to support the transition of the French automobile industry - **URL**: https://www.i4ce.org/maintenir-objectif-2035-soutenir-transition-industrie-automobile-francaise-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-04T09:59:03+01:00 - **Modified**: 2025-12-04T10:04:57+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse With the aim to reduce its CO2 emissions and costly fossil-fuel imports, in 2022 the European Parliament adopted a rule that, from 2035, all new vehicles must be zero-emission, which essentially means that they must be electric. However, this rule is now being questioned, with car manufacturers requesting that it be revised to allow plug-in hybrids or vehicles that run on biofuels, among other changes. Ultimately, if these changes are permitted, this would amount to the continuation of internal combustion engine (ICE) vehicles being sold after 2035.   To justify their requests, the manufacturers are highlighting the crisis that the automobile sector is facing, with declining sales and some factories shutting down. Added to this are the risks of new competition from China, particularly strong in the electric vehicle (EV) segment, as highlighted in a recent parliamentary report (Senat, 2025).   Yet, on closer inspection, the sector’s crisis is less due to the rise of EVs than to manufacturers’ ill-suited strategy of focusing on larger and more expensive ICE vehicles. In a shrinking automobile market, EVs are holding up better than ICE vehicles, especially small French models. Finally, France is well-positioned to produce more EVs, justifying the significant investments made in the sector, from batteries to EV charging infrastructure.   A crisis inherited from the “premium” strategy Over 25 years, French vehicle production (specifically passenger cars, light commercial vehicles, heavy trucks, buses and coaches) has dropped from 3.3 million to 1.4 million vehicles, leading to factory closures and many job losses (DGE, 2024). This long-standing crisis, which began well before the rise of EVs, is explained by an automobile market that has increasingly focused on “premium” vehicles—more powerful, heavier, larger, and, above all, more expensive. This is a domain where German brands excel, while French brands, specialising in small vehicles, have failed to establish themselves: between 2001 and 2023, Renault, Citroën and Peugeot lost market share, dropping from 25% to 15% of the EU market (Pardi, 2025). Furthermore, to remain competitive in the low-cost small vehicles market, French automobile groups have offshored a large part of their production: in 2023, French car manufacturers produced 23% of their light vehicles in France compared to 53% in 2005 (Banque de France, 2025).   This strategy accelerated after the Covid crisis. Between 2020 and 2024, vehicle prices in France increased by 24% and sales fell by 22%. According to a detailed analysis of prices by segment, researchers from the Institute Mobility in Transition found that half of the price increase is due to manufacturers’ market power, through upselling and pricing power (IMT, 2025). Beyond excluding much of the middle class from the new-car market, this strategy leads to a 22% drop in sales. This trend has intensified in 2025: based on data available to date, the market is expected to reach 1.71 million registrations by year-end, compared to 1.76 million in 2024 and 1.82 million in 2023.   Strong demand for French electric vehicles In a declining French automobile market, EVs are holding... --- ### Maintenons l’ambition européenne de 2035 pour soutenir l’industrie automobile - **URL**: https://www.i4ce.org/maintenons-ambition-europeenne-2035-soutenir-industrie-automobile-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-02T17:18:13+01:00 - **Modified**: 2025-12-02T17:20:49+01:00 - **Categories**: Tribune L'objectif de 100 % de ventes de véhicules à émissions nulles d'ici 2035 est accusé de creuser la tombe de l'industrie automobile européenne. Pour Benoît LEGUET, c'est au contraire la clé de la compétitivité future de la filière. Sous conditions.   Haro sur l'objectif européen de 2035. Trois ans après son adoption, les constructeurs automobiles réclament sa révision, et demandent à autoriser les véhicules hybrides rechargeables et ceux fonctionnant aux biocarburants. Entre autres modifications qui conduiraient à permettre de continuer à vendre des véhicules thermiques après 2035.   Les constructeurs mettent en avant des arguments économiques. D'abord la crise que traverse le secteur automobile : les ventes reculent sur le Vieux Continent, et une partie des usines est actuellement à l'arrêt. Par ailleurs, la concurrence chinoise particulièrement forte sur le segment électrique.   Lire la suite dans Les Échos --- ### Assouplir les normes CO₂ pour les voitures ne sauvera pas l’industrie automobile européenne, ni le pouvoir d’achat - **URL**: https://www.i4ce.org/assouplir-normes-co2-voitures-sauvera-pas-industrie-automobile-europeenne-ni-pouvoir-achat-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-01T18:14:19+01:00 - **Modified**: 2025-12-10T17:00:59+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Récemment, les constructeurs automobiles ont appelé à un assouplissement des normes d'émission de CO2 pour les véhicules, ainsi qu'à un report de l'objectif 2035 sur la fin de vente des véhicules thermiques. Ils soulignent en particulier la crise que l'industrie a connu ces dernières années, la pression croissante de la Chine sur leur compétitivité et la demande insuffisante de véhicules électriques en Europe. Alors que la Commission européenne s'apprête à publier son paquet automobile, qui comprend une révision des normes d'émissions de CO₂ pour les voitures, cet article examine les réalités qui se cachent derrière les difficultés actuellement rencontrées par les constructeurs automobiles et les conséquences d'un assouplissement et d'un report de la réglementation européenne pour ce secteur.    Un examen plus approfondi montre que le secteur ne rencontre pas autant de difficultés qu'il le prétend et que la baisse des volumes de vente résulte principalement de la stratégie choisie par les constructeurs automobiles de se concentrer sur la vente de modèles plus larges, en particulier les SUV. C'est pourquoi, malgré des volumes de vente plus faibles, leurs marges opérationnelles ont augmenté ces dernières années. À l'heure où l'Europe prend du retard par rapport à ses objectifs climatiques dans le secteur des transports, retarder ou affaiblir la réglementation européenne ne sauvera pas l'industrie automobile européenne et pourrait même compromettre bon nombre des investissements déjà réalisés dans l'électrification de l'ensemble de la chaîne de valeur du secteur. En outre, l'introduction de flexibilités pour d'autres types de véhicules tels que les hybrides rechargeables ou les e-carburants dans la réglementation n'offre aucun avantage économique ou environnemental aux consommateurs, tout en leur coûtant beaucoup plus cher sur la durée de vie du véhicule, par rapport aux véhicules électriques à batterie (que nous appellerons ici véhicules électriques). Enfin, modifier la trajectoire de décarbonation du secteur enverrait également des signaux extrêmement négatifs aux investisseurs potentiels dans la décarbonation du secteur, créant une incertitude importante quant à la capacité de l'UE à maintenir le cap sur ses objectifs de décarbonisation.      L'avenir du secteur automobile européen sera électrique. Si l'industrie automobile européenne continue à privilégier aussi longtemps que possible la vente de larges voitures thermiques hautement rentables, elle risque d'être dépassée par ses concurrents internationaux, en particulier la Chine. Il leur sera alors extrêmement difficile de rattraper le retard, marquant une fin possible de l'industrie automobile européenne telle que nous la connaissons.     La baisse des ventes de voitures dans l'UE est liée à des facteurs structurels du marché et non à la réglementation européenne.  La crise qui touche l'industrie automobile est principalement due à une baisse de la demande en Europe, en particulier pour les véhicules thermiques    Depuis le début de la pandémie, le secteur automobile a vu ses volumes de vente baisser considérablement dans toute l'Europe. Après une chute de plus de 23 % en 2020, les ventes de voitures ne sont pas revenues à leurs niveaux d'avant Covid, se stabilisant à environ 80 % des ventes de 2019 malgré la légère reprise observée... --- ### Maintenir l’objectif 2035 pour soutenir la transition de l’industrie automobile française - **URL**: https://www.i4ce.org/maintenir-objectif-2035-soutenir-transition-industrie-automobile-francaise-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-12-01T17:23:08+01:00 - **Modified**: 2026-04-08T17:09:46+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse Pour réduire ses émissions de CO2 et ses coûteuses importations de carburants fossiles, l'Union Européenne s'est donnée pour règle en 2022 qu’à partir de 2035, tous les nouveaux véhicules devront être à émissions nulles, c’est-à-dire essentiellement électriques. Mais aujourd’hui, ce règlement est remis en question. Les constructeurs automobiles demandent sa révision, pour autoriser les véhicules hybrides rechargeables, ou ceux fonctionnant aux biocarburants, entre autres modifications qui reviendraient, si elles étaient adoptées, à continuer à vendre des véhicules thermiques après 2035.     Pour justifier ces demandes, les constructeurs mettent en avant la crise que traverse le secteur automobile, dont les ventes reculent et une partie des usines sont actuellement à l’arrêt. À cela s’ajoutent les risques d’une nouvelle concurrence venue de Chine, particulièrement forte sur le segment électrique, comme le souligne un récent rapport parlementaire (Sénat, 2025).    Pourtant, à bien y regarder, la crise du secteur s’explique moins par l’essor de l’électrique que par la stratégie inadaptée des constructeurs consistant à miser sur des véhicules thermiques de plus en plus gros et de plus en plus chers. Dans un marché des véhicules qui se contracte, l’électrique résiste mieux, notamment les petits modèles français. Enfin, la France est bien placée pour produire davantage de véhicules électriques, en attestent les investissements importants consentis dans la filière allant des batteries à la recharge.     Une crise héritée de la stratégie « premium »  En vingt-cinq ans, la production automobile française est passée de 3,3 millions à 1,4 million de véhicules, entraînant la fermeture d’usines et la suppression de nombreux emplois​ (DGE, 2024)​. Cette crise longue a commencé bien avant l’essor de l’électrique. Elle s’explique par un marché automobile de plus en plus tourné vers les véhicules dits « premium », c’est-à-dire plus puissants, plus lourds, plus grands et surtout plus chers. Un domaine où excellent les marques allemandes, tandis que les marques françaises, spécialisées dans les petits véhicules, n’ont pas réussi à s’imposer :  Renault, Citroën et Peugeot ont perdu des parts de marché, passant, entre 2001 et 2023, de 25 % à 15 % du marché européen ​(Pardi, 2025)​. En outre, pour rester compétitifs dans la production des petits véhicules à bas-coût, les groupes automobiles français ont délocalisé leur production : en 2023, les constructeurs français produisaient 23 % de leurs véhicules légers en France, contre 53% en 2005​ (Banque de France, 2025).     Cette stratégie s’est emballée après la crise Covid. En France, entre 2020 et 2024, le prix des véhicules a augmenté de 24 %, et les ventes ont diminué de 22 %. À partir d’une analyse fine des prix pratiqués par segment, les chercheurs de l’Institut Mobilités en Transition relèvent que la moitié de la hausse s’explique par le pouvoir de marché des constructeurs, à travers la montée en gamme et le pricing power ​(IMT, 2025)​. Au-delà d’exclure du marché neuf une bonne partie des classes moyennes, cette stratégie conduit à la baisse des ventes de 22 %. La tendance s’accentue en 2025 : sur la base des premières données disponibles, le marché s’établirait à 1,71 millions d’immatriculations d’ici la... --- ### La finance climat à Belém : une opportunité manquée pour la mise en œuvre – et des coalitions qui avancent malgré tout - **URL**: https://www.i4ce.org/finance-climat-belem-opportunite-manquee-mise-oeuvre-coalitions-avancent-malgre-tout/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-28T11:31:38+01:00 - **Modified**: 2025-11-28T11:43:57+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine La COP30 s’est conclue par un accord, preuve que le multilatéralisme fonctionne encore, mais son contenu déçoit : aucune décision sur la sortie des énergies fossiles ni contre la déforestation, un bilan mitigé pour l’adaptation.    Sur la finance climat, Belém n’a pas réussi à passer de l'ambition à la mise en œuvre. Les négociations ont vite dérivé vers une nouvelle bataille de chiffres. La décision de tripler les financements pour l’adaptation laisse un goût d’inachevé : horizon lointain (2035), absence d’année de référence et formulation peu contraignante. Surtout, la COP30 a manqué l'occasion de s’attaquer aux mesures concrètes identifiées dans la feuille de route de Bakou à Belém pour atteindre 1 300 milliards de financements en 2035. Elle a cependant lancé de nouveaux processus : programme de travail sur la finance climat et table ronde ministérielle sur le NCQG.     En dehors des négociations, Belém a permis des avancées. Les banques publiques de développement ont répondu présentes. Les multilatérales ont renouvelé leur engagement en faveur d'un développement respectueux du climat. Les bilatérales et régionales – groupées au sein d’un club engageant 600 milliards de dollars par an – ont confirmé leur soutien à la sortie progressive des énergies fossiles – alors que les négociations bloquaient sur ce point. Des acteurs financiers publics et privés ont également promu la « finance transformationnelle » pour susciter des effets systémiques.      Belém a montré que les coalitions de volontaires peuvent faire avancer les choses. La Premium Flyers Solidarity Coalition en est le meilleur exemple : elle compte désormais 9 membres - le Brésil s’y joint par ailleurs en observateur. I4CE et l'IDDRI ont publié un rapport sur l’usage des recettes tirées de ces contributions de solidarité pour le climat. Combinant analyse des flux financiers et des priorités des pays récipiendaires, il conclut en faveur de l'investissement des recettes issues des contributions de solidarité pour l'adaptation et la résilience dans les Pays les Moins Avancés et les Petits États Insulaires en Développement.    Les coalitions de volontaires ne remplacent pas les accords multilatéraux mais peuvent les catalyser. En vue de la COP31 et du G7 d’Evian en 2026, I4CE continuera à travailler avec ses partenaires pour faire advenir un agenda de finance climat ambitieux et centré sur la mise en œuvre.     Lire la newsletter --- ### COP30: The missed turn to implementation – and the coalitions moving ahead anyway - **URL**: https://www.i4ce.org/finance-climat-belem-opportunite-manquee-mise-oeuvre-coalitions-avancent-malgre-tout/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-28T11:02:07+01:00 - **Modified**: 2025-11-28T11:44:01+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine COP30 concluded with an agreement, proving that multilateralism is still alive. However, the results are underwhelming: no push to transition away from fossil fuels, no decision on deforestation, and mixed outcomes on adaptation metrics.     On climate finance, Belém failed to shift from ambition to implementation. Negotiations quickly drifted back to a battle on yet another high-level quantitative target. The decision to triple adaptation funding by 2035 disappointed many, with its distant time horizon, lack of baseline and non-binding wording. COP30 also missed the opportunity to engage with – and build consensus around – concrete measures outlined in the Baku to Belém roadmap to get to $1.3 trillion. Instead, it defaulted to launching new processes – a work programme on climate finance and a ministerial roundtable on the NCQG.     Still, outside negotiation rooms, Belém delivered tangible progress. Public development banks rose to the occasion. For example, multilateral development banks renewed their commitment to climate-smart development. The IDFC – public banks weighing $600 billion annually – confirmed their support to the “transition away from fossil fuels” while negotiators remained divided on the very same item. A large group of public and private financial actors also recognized the importance of  “transformational finance” to unlock systemic climate impacts.   Belém showed that coalitions of the willing can drive progress. A good example is the expansion of the Premium Flyers Solidarity Coalition, which now includes 9 countries – Brazil joined as an observer.     I4CE and IDDRI published a report on the use of proceeds from such solidarity levies for development and climate action. Combining analyses of climate finance flows, an assessment of selected countries’ priorities, and a review of existing frameworks for the allocation of debt-free finance, it concludes that there is strong case for investing solidarity levy revenues on adaptation and resilience in Least Developed Countries and Small Island Developing States.   Coalitions of the willing are no substitute for multilateral agreements, but they can help unlock them. Ahead of COP31, and with the French presidency of the G7 in sight, I4CE will continue to work with partners to advance an ambitious implementation agenda on climate finance.    Read the newsletter --- ### Comment renforcer la gestion des risques climatiques pour protéger la stabilité financière - **URL**: https://www.i4ce.org/comment-renforcer-gestion-risques-climatiques-proteger-stabilite-financiere-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-21T11:18:39+01:00 - **Modified**: 2025-11-21T11:19:28+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Le changement climatique ne se conforme pas aux cycles économiques, politiques ou de supervision financière – ses impacts négatifs à long terme se situent au-delà de ces horizons. Il y a dix ans, lorsque Mark Carney a souligné ce paradoxe dans son discours emblématique Tragedy of the Horizons, le changement climatique n'était pas considéré comme un risque pour la stabilité financière. Aujourd'hui, les tests de résistance européens estiment à 638 milliards d'euros les pertes bancaires sur 8 ans, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) révèle que plus de 90 % des banques sont confrontées à des risques climatiques et environnementaux. Une question clé se pose : l'accent mis par les superviseurs sur le verdissement du système financier est-il suffisant face aux risques croissants, notamment ceux liés aux actifs échoués ?    L'analyse d'I4CE sur les actifs échoués recommande trois transformations dans la supervision financière pour gérer efficacement ces risques sous-estimés.    Les banques devraient gérer les actifs à risque d'échouage de façon proactive, en fournissant les financements crédibles pour faciliter une transition ordonnée de l'économie réelle, y compris via des cleantechs par exemple. Elles devraient également intégrer les risques d'échouage dans leurs cadres de risque de transition pour évaluer à quel point leurs clients ont préparé leur transition. Enfin, les superviseurs doivent exploiter leur boîte à outils prudentielle pour limiter l'accumulation des risques climat et catalyser le financement de la transition. Des coussins macroprudentiels dynamiques aideraient à absorber les pertes liées aux actifs échoués, tandis que des plans de transition prudentiels permettraient de suivre les flux bancaires vers les opportunités de transition. Les lignes directrices 2025 de l'Autorité bancaire européenne (ABE) attendent des banques un engagement proactif via une « planification structurée de la transition ».    Alors que l'Union européenne simplifie les règles de durabilité, la disponibilité limitée de données granulaires sur les banques et leurs clients pourrait affecter l'efficacité des outils de supervision, créant des angles morts dans la surveillance des risques de transition désordonnée. Il est crucial que les superviseurs renforcent non seulement leurs outils de surveillance mais encouragent également les banques à financer les besoins de transition – prévenant l'accumulation de risques dans l'économie réelle et protégeant la stabilité financière.    Lire la newsletter --- ### How to strengthen climate risk management and supervision to protect financial stability - **URL**: https://www.i4ce.org/comment-renforcer-gestion-risques-climatiques-proteger-stabilite-financiere-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-21T11:04:41+01:00 - **Modified**: 2025-11-25T13:57:22+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Climate change does not conform to business, political or supervisory regime cycles– its adverse long-term impacts lie beyond such horizons. Ten years ago, when Mark Carney highlighted this paradox in his landmark Tragedy of the Horizons speech, climate change was not considered a financial stability risk. Today, European supervisory stress tests estimate up to €638 billion in banking losses over 8 years, while the European Central Bank (ECB) reveals that over 90% of eurozone banks face climate and environmental risks. A key question arises: Is the supervisors’ primary focus on greening the financial system sufficient in the face of rising risks, especially stranded assets?    I4CE’s analysis on stranded assets recommends three changes to manage these underestimated risks effectively.    Banks should proactively manage assets at risk of stranding by providing credible financing to facilitate an orderly transition in the real economy, including through sectors like cleantech. They should also integrate stranding risks into their transition risk frameworks to evaluate their clients’ transition preparedness. Finally, supervisors must leverage their prudential toolkit to limit the buildup of climate risks and catalyse transition finance. Dynamic macroprudential buffers would help absorb stranding losses, while prudential transition plans would help monitor banking credit flows toward transition opportunities. The European Banking Authority’s (EBA) 2025 guidelines expect banks to proactively engage their clients through ‘structured transition planning’.     As the European Union simplifies sustainability rules, the limited availability of granular data could impact the effectiveness of supervisory tools, creating blind spots for monitoring disorderly transition risks. Crucially, supervisors must not only reinforce their monitoring tools but also encourage banks to finance transition needs - preventing the buildup of risks in the real economy and protecting financial stability.    Read the newsletter --- ### Climat : les collectivités outillées pour accélérer au prochain mandat - **URL**: https://www.i4ce.org/climat-collectivites-outillees-accelerer-prochain-mandat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-14T10:33:04+01:00 - **Modified**: 2025-11-14T10:33:04+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine À la veille du Congrès des maires, l’heure est au bilan pour les collectivités. Le mandat qui se clôture a été largement positif pour la transition des territoires. Grâce au volontarisme de leurs élus et techniciens, de nombreuses collectivités construisent depuis plusieurs années les territoires bas-carbone et résilients de demain. Beaucoup se sont aussi engagées dans une démarche de budgétisation verte visant à mieux faire rentrer l’évaluation de l’impact environnemental des choix politiques au cœur de la discussion budgétaire. En 2023, les collectivités ont ainsi investi près de 8 milliards d’euros pour développer les infrastructures de report modal, rénover leur patrimoine et électrifier leurs véhicules – soit une hausse de 42 % par rapport à 2017.     Le mandat municipal s’achève cependant en demi-teinte pour la transition bas-carbone des territoires.  Des signaux de ralentissement apparaissent du côté des investissements climat des collectivités. Ces derniers ont augmenté moins rapidement en 2023 qu’en 2022 et sont susceptibles de stagner en 2024 d’après nos données provisoires. Un essoufflement préoccupant, alors même que l’investissement local toutes politiques confondues continue d’augmenter. Mais un essoufflement pas totalement surprenant alors que la planification écologique a essuyé plusieurs revers politiques, et que l’on assiste à un recul des dépenses publiques de l’État en faveur de la transition. Ces évolutions récentes interrogent la capacité des territoires à poursuivre leur effort à la hauteur des besoins identifiés. D’autant que la contribution des collectivités au redressement des finances publiques, actuellement débattue dans le cadre du PLF 2026, pourrait restreindre davantage leurs marges de manœuvre.    Ce contexte ne doit pas conduire à la paralysie — bien au contraire. Face aux incertitudes nationales, les collectivités ont un rôle essentiel à jouer pour assurer la continuité de l’action publique en faveur du climat. Pour cela, elles doivent prioriser, évaluer et programmer leurs investissements de mandat en cohérence avec l’ambition climatique du territoire. Des outils existent pour les accompagner, à travers la bonne utilisation des annexes vertes, leur intégration dans des démarches plus approfondies de budgétisation verte ou encore la construction de programmation d’investissement alignée avec les objectifs climat.   Les collectivités se trouvent face à un tournant exigeant mais décisif pour bâtir des territoires plus sobres en énergie, plus résilients face aux chocs et plus agréables à vivre pour toutes et tous. Le début de mandat représente une occasion historique de réussir ce changement d’échelle et de relancer l’investissement local en faveur du climat. Ne laissons pas passer cette chance.    Lire la newsletter --- ### Climat : où en sont les investissements des collectivités ? - **URL**: https://www.i4ce.org/climat-ou-sont-investissements-collectivites/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-14T06:00:16+01:00 - **Modified**: 2025-11-13T18:05:02+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Porteuses des deux tiers de l’investissement public civil, les collectivités locales jouent un rôle déterminant pour réussir la transition bas-carbone. Le prochain mandat municipal sera décisif pour atteindre les objectifs climat que la France s’est fixée à l’horizon 2030.  À l’heure des débats sur le projet de loi de finances 2026 et à la veille du Congrès des maires, les marges de manœuvre budgétaires des territoires suscitent de nouvelles interrogations. Les analyses d’I4CE montrent que les investissements des collectivités en faveur du climat ont progressé depuis 2017, mais cette dynamique pourrait marquer le pas en cette fin de mandat. Par ailleurs, les montants engagés demeurent encore insuffisants au regard des besoins identifiés pour contribuer aux objectifs nationaux de réduction des gaz à effet de serre. Le prochain mandat doit donc être celui d’un changement d’échelle. Pour réussir, État et collectivités doivent changer de méthode afin d’activer pleinement les leviers existants et renforcer l’action locale en faveur de la transition.     Avertissement : Le périmètre des investissements des collectivités en faveur du climat estimés par I4CE correspond aux dépenses d’investissement des collectivités dédiées à la décarbonation des bâtiments, des transports et dans une moindre mesure de l’énergie. Le périmètre couvert par cette analyse n’inclut donc pas l’ensemble des dépenses des collectivités liées à la planification écologique, ni celles dédiées à l’adaptation au changement climatique.     Les investissements des collectivités en faveur du climat ont augmenté de 42 % depuis 2017  Une progression tirée par un effet prix important  Les investissements des collectivités en faveur de la décarbonation des secteurs du bâtiment, de l’énergie et des transports ont progressé depuis 2017 pour atteindre près de 8 milliards d’euros en 2023. Cette augmentation s’est enclenchée à la fin du précédent mandat municipal (2014-2019) et s’est confirmée pendant le mandat actuel (2020-2025), notamment grâce à l’effort réalisé en 2020 dans les aménagements cyclables et le ferroviaire et en 2022 dans la plupart des secteurs après une baisse en 2021. Un peu plus de la moitié de cette augmentation s’explique cependant par l’augmentation des prix pour un même volume de travaux réalisés ou d’équipements acquis. Cet effet prix a été particulièrement important dès 2021 et surtout en 2022 et 2023, où l’inflation a atteint un niveau élevé avec, entre autres, une hausse des coûts de l’énergie et des matériaux dans de nombreux secteurs. Depuis 2017, nous estimons ainsi que les investissements ont augmenté de 42 % en valeur, contre 18 % en volume, c’est-à-dire en neutralisant l’effet prix sur la base de la structure des investissements climat des collectivités et des indices des prix de l’INSEE.    Des évolutions sectorielles différenciées  Le premier poste d’investissement est celui des transports. En moyenne sur la période 2017-2023, les deux tiers des investissements ont concerné le développement et l’entretien des infrastructures de transport collectif urbain, ferroviaire et cyclable et l’acquisition de matériel roulant. Ces investissements ont connu une évolution discontinue sur la période. Les montants dédiés aux transports en commun urbains ont augmenté en 2018 puis ont diminué en... --- ### De la bonne utilisation des annexes vertes - **URL**: https://www.i4ce.org/bonne-utilisation-annexes-vertes-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-13T11:00:13+01:00 - **Modified**: 2025-11-17T14:53:41+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Les collectivités présentent depuis cette année l’impact de leurs dépenses sur l’environnement dans une annexe à leur compte administratif. Les résultats consolidés de ces « annexes vertes » ne sont pas encore publics, mais devront en tout état de cause être manipulés avec précaution. Que pourra-t-on en dire ? Comment les données issues de ces annexes pourront-elles être articulées avec d’autres évaluations utilisées dans le débat public ? En bref, comment les utiliser à bon escient ? Ce billet ouvre la discussion.    Les « annexes vertes » : un outil inspiré de cinq ans d'expérimentation autour du budget vert Les collectivités doivent réaliser depuis cette année une annexe à leur compte administratif présentant l’impact environnemental de leurs dépenses.     Cette obligation, issue du projet de loi de finances pour 2024, se veut graduelle. Dans un premier temps, le décret d’application prévoit que les collectivités évaluent leurs dépenses d’investissement (bâtiments, réseaux de voirie, ...) selon l’axe « atténuation au changement climatique ». Puis, il demande d’enrichir l’analyse dans les années à venir, en intégrant à la fois l’ensemble des dépenses d’investissement et les autres dimensions environnementales (biodiversité dès 2026, puis, à partir de 2028 : pollutions de l’air et des sols, gestion des déchets et économie circulaire, gestion de la ressource en eau et adaptation au changement climatique(1)).      Cette obligation s’appuie sur plusieurs années d’expérimentations autour du budget vert, initiée par l’État et déclinées par des collectivités volontaires. En 2017, lors du One Planet Summit, conjointement avec l’OCDE, la France lance une initiative de collaboration inter-étatique sur le green budgeting, dans le cadre de l’alignement des flux financiers avec l’Accord de Paris. En 2019, I4CE réalise la première revue indépendante du budget de l’État français afin d’identifier l’impact favorable ou défavorable à la lutte contre le changement climatique. En parallèle, le gouvernement missionne l’IGF (Inspection générale des finances) et le CGEDD (Conseil général à l’environnement et au développement durable) pour proposer une méthode de green budgeting. Grâce à cette méthode, l’État réalise lui-même son budget vert depuis 2020 afin d’informer parlementaires et citoyens de l’impact environnemental de chaque programme budgétaire. Cet outil doit servir à la fois dans les débats budgétaires mais aussi à la construction du budget afin d’en faire un outil utile, même si dans la pratique son utilisation reste très largement imparfaite.     Dans la foulée plusieurs collectivités ont manifesté leur intérêt pour décliner cet exercice sur leur propre budget. I4CE, en co-construction avec elles, a élaboré une méthode d’analyse de l’impact climat des dépenses locales. Cette méthode a été expérimentée par plusieurs dizaines de collectivités volontaires. Elle a ensuite été retenue comme cadre de référence pour réaliser les annexes vertes sur l’axe « atténuation ».       Les « annexes vertes » : outil utile, outil perfectible C’est un constat désormais solidement établi dans tous les travaux autour de la planification écologique : la transition bas carbone ne se fera pas sans une action puissante des collectivités territoriales, qui passe notamment par une augmentation de leurs dépenses dans les domaines des transports, du bâtiment et de l’énergie notamment. Du fait de... --- ### COP30: On Financing, the Time for Negotiation Is Over - **URL**: https://www.i4ce.org/cop30-financement-heure-plus-negociation-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-07T09:37:46+01:00 - **Modified**: 2025-11-07T10:01:38+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine "What agreement will the negotiators reach?” is the question that is usually on climate practitioners’ minds at this time of the year. However, this time, it is a new impetus that is needed, not another agreement. 10 years after the Paris Agreement, the Brazilian COP30 presidency has rightly shifted the focus to execution, making this edition “the implementation COP.” On financing, the objectives set at COP29 are clear: developing countries should receive $300 billion per year by 2035 from developed countries (NCQG), and mobilise $1.3 trillion per year from all actors. The newly published "Baku to Belém" roadmap proposes solutions to meet the targets. We now have objectives and a list of (theoretical) means to achieve them. How do we move to implementation?    The paper we are releasing this week, co-authored with Paul Watkinson, outlines how to shift the focus from objectives to action. First, countries should lay out the financial equation that they need to solve (e.g. using financing plans), and should aim to strengthen domestic revenue mobilisation where possible. Second, the reform of the international financial architecture should be pursued, particularly regarding the critical role of public development banks — unilateral, regional, and, above all, national. Finally, improving both the quantity and quality of the North-South and South-South transfers is a necessity. These financing flows which draw primarily from the official development assistance budgets of developed countries — currently declining — can also be fueled by innovative mechanisms, such as global solidarity contributions. A working group co-chaired by Kenya, Barbados, and France is expected to present progress on this issue at COP30, and we will shortly publish a report aiming to inform the debates on the allocation of global solidarity levies.    Even though the implementation of the transition will take place at the national level, the COP and the UNFCCC processes have a key role to play in generating positive momentum. In the current tense international context, hardly conducive to multilateralism, these forums can provide mechanisms for cooperation between stakeholders (such as the Circle of Finance Ministers created by the COP30 Presidency), as well as frameworks for transparency to monitor the measures implemented by governments. Finally, they can and should serve to champion and share the concrete progress made by some countries, rebutting the suggestion that financing the transition is a challenge that cannot be overcome.    Read the newsletter --- ### COP30 : Sur le financement, l’heure n’est plus à la négociation - **URL**: https://www.i4ce.org/cop30-financement-heure-plus-negociation-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-07T09:35:46+01:00 - **Modified**: 2025-11-07T10:10:03+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine « À quel accord les négociateurs parviendront-ils ? » est la question que tous ceux qui travaillent sur le climat se posent généralement à cette période de l’année. Pourtant, cette fois, ce n’est pas d’un accord que l’on espère que la COP30 accouche, mais d’une impulsion. En effet, 10 ans après l’Accord de Paris, l’heure n’est plus à la négociation de nouveaux engagements, mais bien à leur mise en œuvre, comme en témoigne la volonté affichée par la présidence brésilienne de la COP30 de faire de cette édition «  the implementation COP ».  Sur la question du financement, les objectifs fixés lors de la COP29 sont clairs : les pays en développement devraient recevoir 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 des pays développés (NCQG), et réussir à mobiliser 1 300 milliards de dollars par an de la part de tous les acteurs. La feuille de route « de Bakou à Belém » qui vient d’être publiée présente justement des mécanismes potentiels pour accroitre ces financements. Nous avons donc des objectifs, et une liste de moyens (théoriques) pour les atteindre. Comment passer à la mise en œuvre ?     Le papier que nous publions cette semaine, co-écrit avec Paul Watkinson, propose des leviers pour déplacer la focale des objectifs vers l’action. D’abord, poser l’équation financière que les pays doivent résoudre à l’aide de plans de financement, et renforcer, là où c’est possible, la mobilisation des ressources intérieures publiques. Ensuite, poursuivre la réforme de l’architecture financière internationale notamment en mettant l’accent sur le rôle crucial des banques publiques de développement – multilatérales comme régionales et, surtout, nationales. Enfin, préserver et augmenter la quantité comme la qualité des ressources les plus rares : les flux de subventions ord-Sud et Sud-Sud. Principalement issus des budgets d’aide publique au développement des pays développés – actuellement en diminution – ces flux peuvent également être alimentés par des mécanismes innovants, par exemple via des contributions de solidarité mondiale. Un groupe de travail co-dirigé par le Kenya, la Barbade et la France devrait présenter des avancées sur ce point lors de la COP30. Nous publierons dans quelques jours un rapport visant à informer les débats sur l’allocation des revenus issus de ces contributions de solidarité mondiale.    Même si la mise en œuvre de la transition se fera à l’échelle des pays, la COP et les processus de la CNUCCC ont un rôle essentiel à jouer pour impulser une dynamique positive. Dans un contexte international tendu, peu propice au multilatéralisme, ces forums peuvent fournir des mécanismes de coopération entre parties prenantes (comme le cercle des Ministres des Finances, crée par la présidence brésilienne de la COP30), ainsi que des cadres de transparence permettant de suivre les mesures mises en place par les gouvernements. Enfin, ils peuvent et doivent servir à partager et promouvoir les avancées concrètes des pays, qui contribuent à battre en brèche l'idée que le financement de la transition est un problème insurmontable.       Lire la newsletter --- ### From Pledges to Progress: Climate Finance a Decade After Paris - **URL**: https://www.i4ce.org/en/from-pledges-progress-climate-finance-decade-after-paris/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-05T09:30:15+01:00 - **Modified**: 2025-11-05T09:33:48+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Nearly a decade has passed since the Paris Agreement elevated finance to the heart of the climate agenda, embedding in Article 2.1(c) the ambitious goal of aligning global financial flows with low-emission, climate-resilient development. But for all the talk of “shifting the trillions,” we remain far from course.    Despite efforts from governments, public development banks and the financial sector, the alignment of finance with climate objectives remains weak. If there was a widespread belief 10 years ago that there is enough capital globally to close the global investment gap, the past decade has shown that it is not so easy to redirect capital towards climate-friendly activities. The global climate finance gap is vast - $1.9 trillion was mobilised in 2023, yet at least $6.5 trillion annually will be needed by 2030. Emerging and developing economies, other than China, have been particularly shortchanged, receiving less than 15% of clean energy investments over the past decade.   The time has come to shift our perspective. COP30 in Belém must mark a turning point - not for new targets or political declarations, but for implementation and action. In a recent working paper, we define three priorities that can guide the way forward: national financing plans, domestic reform, and international system overhaul.   1. Transition Financing Plans: Countries Need a Blueprint, Not a Wish List Many countries now know what investments are needed to achieve their climate goals. But few have articulated how they will finance them. The gap between ambition and execution hampers progress. The starting point is a national transition financing plan. These should clearly map out the climate investment needs linked to countries’ NDCs and long-term strategies; sectoral policy mixes to trigger those investments; options to bridge public financing gaps as well as the macroeconomic implications of the transition   Such plans require close coordination between finance and environment ministries, technical support from institutions like the World Bank or the NDC Partnership, and engagement with private and development finance actors from the outset.   A good financing plan also matches needs to the right types of capital. Projects with commercial returns may attract private investment. But adaptation, resilience, and nature-based solutions in vulnerable communities will require grants and concessional finance. Countries need help building those differentiated investment cases.   2. Unblock Private Capital and Use Public Resources Wisely Even with a financing plan, many countries struggle to attract affordable capital. That’s where domestic reform becomes essential.   First, governments should reorient existing spending. This includes eliminating fossil fuel subsidies, improving the targeting of public support, and channeling resources toward climate-positive sectors.   Second, regulatory and financial market policies must be modernised to unlock private capital. Central banks and financial regulators can steer capital flows through prudential requirements that reward climate-aligned investment; climate-related disclosure mandates or investment taxonomies and green financial instruments   Done right, these tools will deepen local green finance markets and help mitigate financial risks from delayed climate action.   Domestic resource mobilisation, though politically difficult, must also... --- ### Le rôle des institutions financières pour le climat : passer de l’engagement à l’action - **URL**: https://www.i4ce.org/role-institutions-financieres-climat-passer-engagement-action/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-04T11:00:10+01:00 - **Modified**: 2025-11-25T17:15:11+01:00 - **Categories**: Tribune Les institutions financières, notamment les banques et les fonds d’investissement, peuvent jouer un rôle capital dans la lutte contre le changement climatique et le développement durable. Pour cela, elles doivent adopter des pratiques favorisant l’intégration des enjeux climatiques dans les systèmes financiers au niveau local, allant de la mise en place de stratégies climat à l’amélioration de leur performance climatique. L’appui des institutions de financement du développement (IFD) s’avère souvent déterminant.    L’élaboration de stratégies climatiques est une première étape essentielle qui détermine la contribution des institutions financières à la réalisation des objectifs climatiques mondiaux.   Lire la suite sur Proparco --- ### Financial institutions’ climate role: from commitments to action - **URL**: https://www.i4ce.org/role-institutions-financieres-climat-passer-engagement-action/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-04T11:00:10+01:00 - **Modified**: 2025-11-25T17:14:54+01:00 - **Categories**: Tribune Financial institutions, including banking and funding institutions, have a pivotal role to play in driving low-emissions and climate-resilient development. They need to adopt practices that support climate mainstreaming in local financial systems, from committing to climate strategies to improving their climate performance. Support from development finance institutions often proves to be an enabling or even a crucial factor.   Developing climate strategies is a critical first step to defining financial institutions’ contributions to the achievement of global climate objectives. In line with existing guidance (e.g. ISSB standards on climate-related disclosures), financial institutions can address the following areas when committing to climate strategies.    Read the article on Proparco --- ### « 5 milliards d’euros en moins : l’État saborde la transition écologique des territoires » - **URL**: https://www.i4ce.org/cinq-milliards-euros-moins-etat-saborde-transition-ecologique-territoires-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-31T15:01:04+01:00 - **Modified**: 2025-11-07T16:05:19+01:00 - **Categories**: Tribune La France n'atteindra pas ses objectifs climatiques sans une action puissante des collectivités, passant notamment par une accélération de leurs investissements de décarbonation, préviennent Jean-François Debat, président délégué de « Villes de France », et François Thomazeau, directeur de programme à I4CE.   Après un printemps de « conférence financière des territoires », et une rentrée politique mouvementée, le gouvernement Lecornu a abattu ses cartes concernant la contribution des collectivités à la réduction de la dépense publique, et la facture est salée.   Le projet de loi de finances prévoit de soustraire près de 5 milliards d’euros à leurs budgets 2026, par des mécanismes divers, auxquels s’ajoute 1 milliard d’euros de charges supplémentaires liées à la revalorisation des cotisations retraite des employeurs publics.   Lire la suite dans Les Échos --- ### A Paris Climate & Nature Week with a touch of ‘green budget’ - **URL**: https://www.i4ce.org/paris-climate-nature-week-touche-budget-vert/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-31T10:42:38+01:00 - **Modified**: 2025-10-31T14:42:19+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine We were proud to contribute to the inaugural Paris Climate & Nature Week hosted by Sciences Po from 27 to 29 October, marking the 10 years of the Paris Agreement. I4CE weighed in on some of our core topics– lessons learnt over the past decade of climate action which can accelerate the  transition; the links between climate and development finance; as well as adaptation and the cost of inaction.   We also announced the Julie Evain Prize for young professionals engaged in the transformation of the financial sector in memory of our colleague, her work and her dedication. More details will follow in spring 2026, with the first prize to be awarded next autumn during the next Paris Climate & Nature Week, under the patronage of Pierre Ducret.      The French government couldn’t have picked a better moment than this week of reflection on climate action to release both the “green budget” tied to the 2026 draft finance bill and the second multi-year strategy for financing the transition. These two documents are cornerstones in the assessment of current funding for the climate transition and the estimate of public investment needs going forward. They usefully complement the draft budget, adding clarity and context to the fiscal debate. We will come back to this before the end of the year.   There is, however, still no news on the third Multi-Year Energy Programme (PPE), even though everything appears ready for signature. Interested readers may wish to read again our column in Les Échos, published in September, with an analysis that remains highly relevant. There is also no news on the sixth phase of the Energy Savings Certificates (CEE) scheme, which remains one of the pillars which the government counts on to finance the transition in a tight budget context. More on this… in due course.      Read the la newsletter --- ### La Paris Climate & Nature week, avec une touche de « budget vert » - **URL**: https://www.i4ce.org/paris-climate-nature-week-touche-budget-vert/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-31T10:38:59+01:00 - **Modified**: 2025-10-31T14:46:56+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Dix ans après l’Accord de Paris, nous étions fiers de contribuer à la première édition de la Paris Climate & Nature Week organisée par SciencesPo. I4CE est intervenu sur ses sujets de prédilection, pour tracer les perspectives nécessaires à l’accélération de la transformation : leçons à tirer d’une décennie d’action climatique ; climat et aide au développement ; ou encore adaptation au changement climatique et coût de l’inaction.     Nous y avons également annoncé la création d’un prix Julie Evain à destination des jeunes professionnels engagés dans la transformation du secteur financier, pour honorer la mémoire de notre collègue, de ses travaux et de son engagement. Rendez-vous au printemps 2026 pour davantage de précisions ; et à l’automne lors de la prochaine Paris Climate and Nature Week pour la remise de la première édition du prix, parrainée par Pierre Ducret.    Le gouvernement français n’aurait pu choisir de meilleur moment que cette semaine de prise de recul pour publier coup sur coup le « budget vert » relatif au projet de loi de finances pour 2026 et la deuxième stratégie pluriannuelle de financement de la transition. Deux documents importants, qui dressent l’état des lieux des financements en faveur de la transition écologique, et projettent les besoins en matière de dépenses publiques. Ils permettent donc de compléter utilement le PLF, de colorer et mettre en perspective le débat budgétaire. Rendez-vous d’ici à la fin de l’année pour en reparler.    Toujours aucune nouvelle en revanche du décret relatif à la troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie, alors que tous les feux semblent au vert pour le signer. Le lecteur intéressé pourra relire avec profit la chronique de septembre publiée dans Les Échos : l’analyse reste parfaitement d’actualité. Aucune nouvelle non plus du décret sur la sixième période des certificats d’économie d’énergie, qui constitue pourtant un des piliers sur lesquels compte l’exécutif pour financer la transition dans un contexte de contrainte budgétaire. Rendez-vous dans… un certain temps.    Lire la newsletter --- ### Actifs échoués : comment les banques doivent appréhender le véritable risque - **URL**: https://www.i4ce.org/actifs-echoues-comment-banques-doivent-apprehender-veritable-risque-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-29T14:45:50+01:00 - **Modified**: 2025-10-31T17:08:05+01:00 - **Categories**: Tribune Les tests de résistance climatique, plans de transition, scénarios prospectifs et produits financiers verts déployés par les banques ne compensent pas leur estimation inadéquate des risques liés aux actifs échoués.   L’année 2025 a révélé les écarts grandissants entre les engagements climatiques mondiaux et la réalité. Une déconnexion critique émerge entre l’ampleur des risques de transition auxquels fait face l’économie et le prisme à travers lequel les banques privées évaluent ces chocs. Certes, les banques déploient des tests de résistance climatique, des plans de transition et des analyses prospectives de scénarios aux côtés de produits financiers verts pour répondre aux exigences réglementaires et rester compétitives.   Lire la suite dans Revue Banque     --- ### COP30 : pour des plans de financement nationaux de la transition climat - **URL**: https://www.i4ce.org/cop30-plans-financement-nationaux-transition-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-29T09:33:52+01:00 - **Modified**: 2025-10-31T14:41:38+01:00 - **Categories**: Tribune Pour Benoît LEGUET, le succès de la COP30 en novembre ne se mesurera pas aux nouveaux engagements climatiques des pays. Elle doit en revanche donner aux États - et notamment ceux du Sud - les moyens de piloter le financement de leur transition nationale.   La conférence des Nations unies sur le climat (COP30) se tiendra à Belém du 10 au 21 novembre. Dix ans après l'adoption de l'Accord de Paris, les attentes vis-à-vis de cette conférence sont fortes, dans un contexte où le multilatéralisme est mis à mal.   Les États doivent actualiser en amont de la COP leur « contribution nationale », feuille de route climatique, avec notamment des engagements sectoriels ou nationaux de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Plus d'une centaine de pays l'ont déjà fait. Et l'Europe sera en mesure de le faire quelques jours avant l'ouverture de la conférence : les ministres de l'Environnement de l'Union européenne devraient se mettre d'accord le 4 novembre sur un objectif de réduction des émissions à horizon 2035 et 2040.   Lire la suite dans Les Échos --- ### Tout le monde à la barre: Cap sur une stratégie industrielle verte - **URL**: https://www.i4ce.org/tout-monde-barre-cap-strategie-industrielle-verte-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-24T10:45:43+02:00 - **Modified**: 2025-10-24T10:47:52+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine Il y a un an, Mario Draghi tirait la sonnette d’alarme : l’Europe dérivait dans des eaux incertaines. Compétitivité en berne, tensions commerciales à l’est comme à l’ouest, et une contestation croissante de la transition écologique rendaient la route difficile. Aujourd’hui, l’UE commence à retrouver le cap – guidée par la « Boussole de la compétitivité », avec la décarbonation comme étoile polaire du Pacte industriel vert.   Mais savoir vers où l’on veut aller ne suffit pas. L’Europe a besoin d’une véritable carte des mers pour tracer des routes sûres et éviter les écueils cachés – et pour que les 27 membres de l’équipage tirent tous dans le même sens. Jusqu’ici, ce n’était pas le cas : la politique industrielle verte manque de priorités claires et communes au niveau européen, tandis que les États membres ont souvent poursuivi des mesures nationales non coordonnées, affaiblissant l’action collective.   Pour y remédier, l’UE prépare une nouvelle initiative : l’Outil de coordination pour la compétitivité. Notre dernier rapport I4CE montre comment ce dispositif peut tracer un cap commun, identifier les secteurs industriels prioritaires, concentrer les efforts là où ils auront le plus d’impact et renforcer la coopération entre États membres – tout en gardant la transition écologique comme guide permanent.   Mais sans cap commun, le navire restera à la dérive : si une moitié vire à bâbord et l’autre à tribord, impossible d’avancer. L’Outil de coordination pour la compétitivité peut aider l’Europe à tenir le cap, en définissant des priorités industrielles communes et en renforçant la coordination, tout en tirant des leçons des exemples passées comme le Semestre européen ou l’Union de l’énergie.   Avec une direction plus claire, l’UE et ses États membres pourront concentrer leurs ressources publiques limitées sur les investissements qui soutiennent à la fois le climat et la compétitivité.   Avec des priorités claires, une action concertée et des investissements ciblés, l’Europe a une réelle chance de redresser la barre – et de reprendre sa route toutes voiles dehors.   Lire la newsletter --- ### All hands on deck: Charting a course towards a clean industrial strategy - **URL**: https://www.i4ce.org/tout-monde-barre-cap-strategie-industrielle-verte-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-24T10:30:12+02:00 - **Modified**: 2025-10-24T15:08:57+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine One year ago, Mario Draghi warned that Europe was becalmed in treacherous waters. Fading competitiveness, trade disputes to east and west, and a growing political mutiny against the green transition make the way forward hard to navigate. This year, however, the EU has begun to find its bearings – guided by the Competitiveness Compass, with decarbonisation as the north star of the Clean Industrial Deal.   But knowing the general direction is not enough. Europe needs a map of the seas to chart safe routes and avoid hidden rocks – and for all 27 members of the crew to be pulling in the same direction. So far, this has not been the case. Green industrial policy has lacked clear priorities at EU level, while Member States have often pursued uncoordinated national measures that weaken collective action.   Before the end of the year, the European Commission will propose a new initiative to make the journey ahead a success: the Competitiveness Coordination Tool. In our latest I4CE paper, we outline how it can chart a course towards industrial competitiveness while keeping that decarbonisation north star always in sight.   Progress will stall if half the ship tacks to port and the other to starboard. The CCT can help steer a common course, setting shared industrial priorities and strengthening coordination, while drawing on lessons from past successes such as The European Semester and Energy union. With a clearer sense of direction, the EU and Member States can channel scarce public funds towards investments that support both climate and competitiveness goals.   With clear priorities, coordinated action, and effective investments, the EU has a chance to right the ship – and press forward with the wind in its sails.   Red the newsletter --- ### Projet de loi de finances 2026 : bonifier la copie du gouvernement - **URL**: https://www.i4ce.org/projet-loi-finances-2026-plf-bonifier-copie-gouvernement/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-17T10:31:45+02:00 - **Modified**: 2025-10-17T10:49:02+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine Disons le d’emblée, nous estimons que cette année encore, le Projet de loi de finance 2026 présenté le 14 octobre n’est pas en l’état, cohérent avec la planification écologique et marque un nouveau recul en réduisant les crédits de plusieurs dispositifs moteurs pour la transition sans alternatives fiscales ou réglementaires suffisantes. Le débat parlementaire devra bonifier la proposition du gouvernement.   Alors que les investissements climat (-5% en 2024) et la réduction des émissions de gaz à effet de serre décrochent en France, I4CE appelle le gouvernement et les parlementaires à préserver les crédits budgétaires favorables à la transition et à l’adaptation au changement climatique dans le budget 2026.   Pompes à chaleur, véhicules électriques, artisans de la rénovation, production d’électricité décarbonée, adaptation de la forêt et des industries du bois ; l’avenir de tout un pan de l’économie est en jeu. Il en va de même pour l’accessibilité de la transition pour les ménages et la possibilité qui leur est offerte de s’émanciper des énergies fossiles. Elle s’est considérablement améliorée ces dernières années et le budget 2026 doit permettre de consolider ces progrès.   Pour I4CE, des voies de passages existent pour dépenser mieux l’argent public et mobiliser davantage les investissements privés. Mais il n’est pas possible de relancer la dynamique d’investissement, et encore moins de tenir les objectifs de la planification écologique, avec moins de crédits budgétaires qu’aujourd’hui.    Enfin, tout ne passe pas par le budget. Réduire les coûts de la transition nécessite avant tout de réduire l'incertitude pour les acteurs économiques, et leur donner de la visibilité. Le décret sur la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie n'a toujours pas été publié. Cela est générateur d'incertitudes inutiles, dans un contexte général déjà bien incertain en France, et fragilise aujourd'hui des filières et demain des emplois.   Dans la newsletter d'aujourd'hui, nous vous invitons à lire, ou relire, les récents travaux de l'Institut à ce propos.    Lire la newsletter --- ### 10 years of I4CE, our partners talk about us - **URL**: https://www.i4ce.org/dix-ans-i4ce-partenaires-parlent-nous/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-09T08:59:58+02:00 - **Modified**: 2025-10-09T11:35:21+02:00 - **Categories**: Hors série This year marks an important milestone for I4CE: we are celebrating a decade of commitment to the climate economics. We would like to thank our partners who agree to say a few words at the occasion of this anniversary.     Teresa Ribera, executive vice-president, Clean, Just and Competitive Transition       Olivier Sichel, Chief Executive Officer of Caisse des Dépôts Group       Kurt Vandenberghe, Director-General for Climate Action, European Commission       Mélanie Joder, Budget Director       Sylvain Waserman, President ADEME        Christophe Béchu, Mayor of Angers, President of Angers Loire Métropole       Morgan Després, Executive Director of International Finance, Economy, and Nature Programs, ECF       Guillaume Boudy, Mayor of Suresnes       Laurence Poirier-Dietz, Managing Director of GRDF Group        Jean-Pierre Farandou, Chairman of the SNCF Group        Frauke Thies, Co-Director Europe at Agora Energiewende       Heather Grabbe, Senior Fellow at Bruegel   --- ### 10 ans d’I4CE, nos partenaires parlent de nous - **URL**: https://www.i4ce.org/dix-ans-i4ce-partenaires-parlent-nous/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-09T08:59:58+02:00 - **Modified**: 2025-10-09T11:36:03+02:00 - **Categories**: Hors série Cette année marque une étape importante pour I4CE : nous célébrons une décennie d’engagement pour l’économie du climat.  Nous remercions nos partenaires qui ont accepté de dire quelques mots à l’occasion de cet anniversaire.     Teresa Ribera, executive vice-president, Clean, Just and Competitive Transition       Olivier Sichel, Directeur général du groupe Caisse des Dépôts       Kurt Vandenberghe, Directeur général de l'Action pour le climat, Commission européenne        Mélanie Joder, Directrice du Budget       Sylvain Waserman, Président-directeur général de l’ADEME       Christophe Béchu, Maire d’Angers, Président d’Angers Loire Métropole       Morgan Després, Directeur exécutif des programmes finances internationales, économie et nature, ECF       Guillaume Boudy, Maire de la Ville de Suresnes       Laurence Poirier-Dietz, Directrice Générale GRDF       Jean-Pierre Farandou, Président du groupe SNCF       Frauke Thies, co-Directrice Europe chez Agora Energiewende        Heather Grabbe, chercheuse senior à Bruegel  --- ### A decade of commitment to advancing economic policies for the climate - **URL**: https://www.i4ce.org/decennie-engagement-economie-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-26T10:44:43+02:00 - **Modified**: 2025-09-26T10:44:43+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine This year marks an important milestone for I4CE: we are celebrating our 10-year anniversary. Setting sails the year the Paris Agreement was adopted, our mission was clear from the outset: to promote effective, efficient and fair policies for the climate transition.     Since then, we have focused our economic analysis on public policies with an emphasis on assessing the investment needs and policy options for the transition. Our ambition has been to advance the public debate on climate with facts and figures, promoting long-term investment plans as an essential tool to turn political ambitions into reality. Over the years, we have applied this approach to a growing number of policy areas and expanded our geographical scope from France to Europe and internationally.   We mark our first decade in a geo-political context that has changed dramatically since 2015. The impact on the ambition for and progress on the climate transition is clear. At the same time, the devastating effects of climate change are increasingly present. In challenging times, it is even more necessary to continue to inform the public debate about what climate transition means for people, business and different sectors. It is equally necessary to shed light on the conditions to achieve the transition, including the public policy mix and investments.     Over the past 10 years, we have continuously reinforced our expertise, aiming to increase the policy relevance of our work, making data and analysis available to inform policy choices. We have developed collaborations across all levels of governance, established a solid network of like-minded organisations and grown trust in our relationships with decision-makers. We have taken note of the impact of our flagship initiatives on the public debate, including on climate investment needs and the costs of adaptation.     It is on this strong basis that we remain fully committed to shaping the pathways for investments in climate transition ahead. Thanks to all our partners and our growing readership here for the interest and support.   Read the newsletter   10 years in 2 minutes   For more information If you would like to learn more about the work of I4CE, we are delighted to share videos from our partners recorded on the occasion of our 10th anniversary:    Voir les vidéos   --- ### Une décennie d’engagement pour l’économie du climat - **URL**: https://www.i4ce.org/decennie-engagement-economie-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-26T10:20:14+02:00 - **Modified**: 2025-09-26T10:20:14+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine Cette année marque une étape importante pour I4CE : nous célébrons notre 10ème anniversaire. L’Institut a été lancé l'année de l'adoption de l'Accord de Paris, et notre mission était claire dès le départ : promouvoir des politiques efficaces, efficientes et équitables pour la transition climatique. Depuis lors, nous avons axé notre analyse économique sur les politiques publiques, en mettant l'accent sur l'évaluation des besoins d'investissement et des options politiques pour la transition. Notre ambition a été de faire avancer le débat public sur le climat à l'aide « de faits et de chiffres », en promouvant les plans d'investissement à long terme comme un outil essentiel pour concrétiser les ambitions politiques. Au fil des ans, nous avons appliqué cette approche à un nombre croissant de domaines politiques, et élargi notre champ d'action géographique de la France à l'Europe et à l'international.     Nous célébrons notre première décennie dans un contexte géopolitique qui a considérablement changé depuis 2015. L'impact sur l'ambition et les progrès en matière de transition climatique est évident, en France, en Europe et à l'échelle internationale. Dans le même temps, les effets dévastateurs du changement climatique sont de plus en plus présents. En ces temps difficiles, il est encore plus nécessaire de continuer à informer le débat public sur ce que la transition climatique signifie pour les ménages, les entreprises et les différents secteurs. Il est tout aussi nécessaire de mettre en lumière les conditions nécessaires à la réussite de la transition, notamment la combinaison de politiques publiques et d'investissements.     Au cours des dix dernières années, nous avons continuellement renforcé notre expertise, dans le but d'accroître la pertinence politique de nos travaux, en mettant à disposition des données et des analyses pour éclairer les choix politiques. Nous avons développé des collaborations à tous les niveaux de gouvernance, établi un réseau solide d'organisations partageant les mêmes idées et renforcé la confiance dans nos relations avec les décideurs. Nous avons pris note de l'impact de nos initiatives phares sur le débat public, notamment sur les besoins d'investissement dans le domaine climatique et les coûts de l'adaptation.     C'est sur cette base solide que nous restons pleinement engagés à tracer la voie pour les investissements dans la transition climatique à venir. Nous remercions tous nos partenaires et notre lectorat croissant pour leur intérêt et leur soutien.     Lire la newsletter   10 ans en 2 minutes   Pour en savoir plus  Si vous voulez en savoir plus sur les travaux d'I4CE, nous sommes ravis de vous présenter des vidéos de nos partenaires enregistrés à l'occasion de nos 10 ans :    Voir les vidéos   --- ### Stratégie énergétique : remettre le décret en haut de la pile - **URL**: https://www.i4ce.org/strategie-energetique-remettre-decret-haut-pile-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-25T09:49:42+02:00 - **Modified**: 2025-10-17T10:49:55+02:00 - **Categories**: Tribune L'absence de visibilité sur la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie, prisonnière de jeux politiques, handicape les filières françaises et notre souveraineté. Matignon doit réagir dès maintenant, estime Benoît LEGUET.   PPE3 : derrière cet acronyme se cache la troisième programmation pluriannuelle de l'énergie, c'est-à-dire la feuille de route énergétique de la France. Elle établit sur la décennie à venir les actions concrètes de l'État pour l'ensemble des formes d'énergie, le carburant de notre économie.   Elle donne aux acteurs économiques un peu de visibilité, leur permet d'orienter leurs investissements, de former ou recruter, et de s'inscrire dans la trajectoire de neutralité carbone de la France à horizon 2050. Ce document technique en apparence et le décret qui l'accompagne se retrouvent dans le contexte politique actuel au cœur des tensions, réelles ou supposées, entre objectifs climatiques, souveraineté énergétique et compétitivité.   Lire la suite dans Les Échos --- ### Adaptation : +4°C mais combien d’euros ?  - **URL**: https://www.i4ce.org/adaptation-quatre-degres-mais-combien-euros-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-12T10:00:59+02:00 - **Modified**: 2025-09-15T09:04:36+02:00 - **Categories**: Édito de la semaine Canicules, feux de forêt, le contexte politique et social de cette rentrée ne doit pas faire oublier l’été que nous venons de passer. Les effets du changement climatique s’accélèrent et impactent plus souvent et plus durement les territoires. Aussi, les politiques d’adaptation doivent conserver toute leur place dans la feuille de route du nouvel exécutif. Un débat constructif est possible sur les voies et moyens d’avancer alors qu’aucune force politique n’en questionne les finalités : qui pourrait s’opposer à ce que les élèves puissent apprendre dans des écoles où il ne fait pas 35°C, à ce que nos centres-villes soient moins étouffants, ou à ce que les pompiers disposent des moyens nécessaires pour faire face aux feux et aux inondations ?    Il n’y a pas de temps à perdre, les travaux que nous publions aujourd’hui montrent que, si les moyens publics pour l’adaptation ont connu une nette augmentation dans la période récente, l’année 2025 laisse entrevoir des premiers signaux d’alerte sans perspective d’amélioration à court terme. Pourtant, la dynamique est là : un comité interministériel sur l’adaptation était prévu à l’automne ; une matinée est consacrée à l’adaptation des entreprises en ce moment même au ministère de l’économie. Les dossiers sont sur la table. Il revient au nouveau gouvernement de s’en saisir au vol, dès sa prise de fonction.     Dans l’immédiat, c’est la question du budget qui devrait occuper le nouvel exécutif. Pour nourrir ce débat, à l’aune du changement climatique, nous identifions un socle de besoins incontournables, pour accompagner les collectivités et acteurs privés, pour adapter les investissements programmés, pour améliorer notre capacité de réaction aux crises climatiques. Il faudra être attentif à ce que ces besoins soient intégrés, mais aussi plus largement à ce que l’ensemble des budgets qui, sans le dire, contribuent à nos capacités d’adaptation soient préservés : pouvoir compter sur des bâtiments rénovés, des infrastructures correctement entretenues ou un système de santé robuste sont les fondamentaux de notre résilience.     Néanmoins, toutes les réponses en matière d’adaptation ne seront pas toujours consensuelles et méritent d’être discutées : on peut préférer investir pour maintenir coûte que coûte une activité sur un territoire ou à l’inverse vouloir la transformer avec toutes les implications que cela entraine.  Nous proposons, pour éclairer et structurer ce débat, d’apporter des éléments chiffrés fruit d’une veille continue réalisée depuis deux ans. Ce travail a vocation à constituer une référence dans la durée, offrant des repères stables pour guider les choix collectifs. À partir de ces éléments, il revient désormais à chaque formation politique de s’en saisir pour bâtir sa propre stratégie et défendre sa vision d’une France à +4°C.    Lire la newsletter --- ### La partie immergée mais essentielle des dépenses d’adaptation - **URL**: https://www.i4ce.org/partie-immergee-essentielle-depenses-adaptation-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-12T06:01:01+02:00 - **Modified**: 2025-09-15T10:00:52+02:00 - **Categories**: Billet d'analyse Fonds Vert, Fonds Barnier, Agences de l’eau… notre dernière publication recense au niveau national 1,7 milliard d’euros de dépenses publiques directement dédiées à l’adaptation au changement climatique de la France en 2025. Mais s’arrêter là, c’est ne voir que la partie émergée de l’iceberg de l’adaptation. En réalité bien plus de dépenses contribuent significativement à cet objectif sans que cela ne soit toujours visible. Ces dépenses, au moins aussi essentielles, méritent d’être suivies de près en particulier lors des débats budgétaires et dans le contexte actuel.   Quand il a été question des moyens qui devront accompagner la mise en œuvre du troisième Plan national d'adaptation au changement climatique, c'est principalement la part adaptation du Fonds Vert, la hausse du célèbre Fonds Barnier pour la prévention des risques naturels et les moyens de la politique de l'eau qui ont été au centre de l'attention et des discours. C’est encore ces lignes qui, lorsque l’on s’intéresse à l’adaptation, vont être au cœur des discussions lors de la présentation du prochain budget : les 250 millions d’euros de la part adaptation du Fonds Vert sont-ils toujours là ? Le Fonds Barnier est-il maintenu à 300 millions d’euros ? Quel plafond de recettes est posé imposé aux Agences de l’eau  ? Comment évoluent les moyens des opérateurs de la Mission Adaptation ?    Il est vrai que, mis bout à bout, ces dispositifs constituent une enveloppe significative – que nous évaluons à 1,7 milliard d'euros en 2025 – directement dédiée à la mise en œuvre d’actions d’adaptation aux impacts du changement climatique : de végétalisation des villes, de rénovations de cours d’écoles, de mise en œuvre de mesures de prévention des inondations, de renaturation de rivières ou de sécurisation des captages d'eau potable. Leur devenir est donc essentiel et à surveiller de près.    Mais s’arrêter là, c’est ne voir que la partie émergée de l’iceberg de l’adaptation quand la part la plus importante des moyens qui font une différence se situe sous la surface. Ce ne sont alors plus un, ni même deux ou trois milliards d’euros que nous identifions mais plusieurs dizaines de milliards dépensés chaque année qui ont des co-bénéfices aujourd’hui avérés, quoi que souvent non explicités, en matière d’adaptation. On peut notamment citer :     1. Les moyens dédiés à l'anticipation des risques naturels, à la gestion des évènements climatiques quand ils surviennent et à la prise en charge des dommages. Les moyens de la sécurité civile, nationaux avec par exemple la flotte aérienne de bombardiers d'eau mais aussi locaux avec les quelques 256 000 sapeurs-pompiers sur le terrain, sont par exemple une dimension incontournable de la réponse aux risques climatiques. Les moyens de ces politiques (5,9 mds€/an pour cet exemple de la sécurité civile), déjà vitaux dans un monde sans changement climatique, le sont encore plus dans une France qui se réchauffe, avec une saison des feux plus longue, qui concerne plus de départements et des incendies plus violents.    2. Les programmes d'investissements existants qui poursuivent des objectifs qui n'ont a priori pas directement à voir avec l'adaptation... --- ### Cap vers 2030 et au-delà : la nécessaire budgétisation de la transition climatique européenne - **URL**: https://www.i4ce.org/cap-2030-au-dela-necessaire-budgetisation-transition-climatique-europeenne/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-05T10:26:54+02:00 - **Modified**: 2025-11-05T16:06:37+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine Le prochain budget à long terme de l’UE nous mènera jusqu’aux objectifs de 2030, date à laquelle ses émissions de gaz à effet de serre devront avoir diminué de 55 % par rapport à 1990. Il définira également le cadre d’investissement nécessaire à la neutralité climatique du continent, en vue des objectifs pour 2040 en cours de négociation. Ainsi, il y avait de bonnes raisons d’examiner de près la proposition de la Commission européenne pour le prochain cadre financier pluriannuel (CFP) de 2 000 milliards d’euros, dévoilée juste avant la pause estivale. Il s’agissait notamment d’évaluer sa capacité à répondre aux enjeux liés au déficit d’investissement climat européen.     Atteindre les objectifs climatiques de l’UE pour 2030 nécessite un investissement annuel de 842 milliards d’euros dans l’ensemble de l’économie européenne. Le rapport de référence d’I4CE sur l’ « État des lieux des investissements climat en Europe », constate que nous sommes loin du compte, avec un déficit d’investissement actuel de 344 milliards d’euros. De même, l’Observatoire européen de la neutralité climat (ECNO) conclut, dans son rapport de 2025, qu’un effort supplémentaire est nécessaire pour mettre en place les conditions indispensables à la transition climatique, en particulier en matière de financement.   Avec une architecture repensée du CFP, la Commission envoie un message clair : il faut dépasser le statu quo. Les Plans de partenariat nationaux et régionaux (PPNR) proposés exigeront des États membres qu’ils élaborent des plans de réforme et d’investissement, en cohérence avec les Plans nationaux énergie-climat (PNEC). Cela indique une volonté accrue de faire converger l’ambition politique avec l’évaluation des besoins d’investissement et les plans correspondants.   Le très attendu nouveau Fonds pour la compétitivité offre une simplification nécessaire du paysage des financements européens. Toutefois, au-delà de la recherche et de quelques instruments prometteurs, la taille du Fonds reste limitée au regard de ses ambitions. Le recul de l’Europe dans la production de technologies propres et la nécessité d’accélérer la décarbonation de son industrie exigent davantage d’efforts.   Alors que les États membres et les institutions de l’UE s’engagent dans de longues négociations sur le CFP, les besoins d’investissements climats de l’Europe continueront probablement à croître. Si le budget de l’UE ne peut pas constituer à lui seul un choc d’investissement, il peut néanmoins jouer le rôle de fer de lance, en orientant les investissements nationaux et privés vers les secteurs clés de la transition écologique. La capacité à concrétiser ce potentiel dépend désormais des États membres.    Lire la newsletter --- ### 2030 and Beyond: Budgeting Europe’s Climate Transition - **URL**: https://www.i4ce.org/cap-2030-au-dela-necessaire-budgetisation-transition-climatique-europeenne/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-05T10:00:24+02:00 - **Modified**: 2025-11-05T16:06:33+01:00 - **Categories**: Édito de la semaine The next long term EU budget will take us through the 2030 goal posts, by when GHG emissions should be down by 55%. It will also lay the groundwork for investing in a climate-neutral future for the continent towards the yet-to-be agreed objectives for 2040. So, when the European Commission presented its proposal for a €2 trillion multiannual financial framework (MFF) just before the summer break, there was good reason to carefully study the details from the perspective of closing the EU’s climate investment deficit.     Meeting the EU’s 2030 climate targets requires an investment of €842 billion annually across the European economy. I4CE’s flagship report, The State of Europe’s Climate Investment, finds that we are far off that pace, with a current investment gap of €344 billion. Similarly, the European Climate Neutral Observatory (ECNO) concludes in its 2025 report that more effort is needed on the essential enabling conditions for the climate transition, especially finance.    With a redesigned architecture of the MFF, the Commission sends a clear message of moving beyond “business-as-usual”. The proposed National and Regional Partnership Plans (NRPPs) will require Member States to develop reform and investment plans, aligning with the National Energy and Climate Plans (NECPs). This points towards an increased emphasis on joining up policy ambition with investment needs assessment and plans.    The highly anticipated new Competitiveness Fund offers a much-needed simplification of the EU funding landscape. Still, beyond research and a few promising instruments, the Fund’s size remains limited relative to its ambitions. Europe’s weakening position in cleantech manufacturing and the need to accelerate industrial decarbonisation demand more.    As Member States and EU institutions head into lengthy negotiations on the MFF, Europe’s climate investment needs will likely continue to grow. If the EU budget cannot act as an investment shock in itself, it can still serve as the tip of the spear – guiding national and private investment toward sectors critical for the clean transition. Whether it can live up to this potential now depends on the Member States.    Read the newsletter --- ### Le prochain budget de l’UE peut-il ouvrir la voie à un plan d’investissement pour la transition climatique ? - **URL**: https://www.i4ce.org/prochain-budget-ue-ouvrir-voie-plan-investissement-transition-climatique/ - **Author**: Amélie Fritz - **Published**: 2025-09-04T11:50:11+02:00 - **Modified**: 2025-11-05T16:06:50+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Le 16 juillet dernier, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a annoncé un budget européen de 2 000 milliards d'euros adapté à une « nouvelle ère », qui devrait être mis en œuvre pour une période de sept ans à compter de 2028. Tandis que les observateurs de l'UE à Bruxelles et ailleurs s'efforçaient de digérer les nombreuses propositions législatives qui ont suivi cette annonce très médiatisée, certains détails méritent une attention particulière, notamment en ce qui concerne la réduction du déficit d'investissement climat européen.    Pour atteindre les objectifs climat de l'UE pour 2030, il faudrait investir 842 milliards d'euros par an dans l'ensemble de l'économie européenne. Le rapport phare d’I4CE, intitulé « État des lieux des investissements climat en Europe », constate que nous sommes loin d'atteindre cet objectif et que les dernières propositions budgétaires de l'UE ne démontrent pas une volonté claire d'utiliser les fonds publics pour rattraper ce retard.   Ce billet est écrit en anglais. Retrouvez la suite dans sa version originale.   Not much bigger - but better? While the €2 trillion headline figure might sound significant – and is being pitched by the Commission leadership as transformational – the reality is that it does not represent a major increase in the size of the budget compared to the current period. The new size corresponds to 1.26% of EU Gross National Income (GNI), a modest rise over the current level of 1.12%. With much of the additional funds going to pay back the loans taken to hamper the impact of the Covid crisis, the actual increase is closer to 0.02% of GNI – sure to be contested in negotiations with Member States.   So, the next budget does not look significantly larger. And with the end of the NextGenerationEU programme in 2026, the EU’s resources to support its growing number of objectives – including the climate transition – look tight. But if the next MFF cannot do more with more, can it, through changes to its structure, do better with less?   National and Regional Plans - towards long-term climate investments? The European Commission’s proposal for the next EU budget includes merging several existing funds – including the CAP and the Cohesion Fund - into a single instrument: the National and Regional Partnership Plans (NRP plans). This consolidated fund will be divided into 27 national envelopes.   To access this funding, Member States must develop reform and investment plans, addressing also the EU climate targets. The draft regulation requires Member States to dedicate a specific percentage of their NRP envelope to climate and environmental objectives, while the Commission can set the minimum percentage, based on each country’s progress and projected trajectory.   Member States are also expected to explain how these plans align with the National Energy and Climate Plans (NECPs). A recent assessment by the European Commission indicates that full implementation of the NECPs could enable the EU to meet its 2030 targets. Still, current plans often fall short of analysing... --- ### Can the next EU budget point the way to an investment plan for climate transition? - **URL**: https://www.i4ce.org/prochain-budget-ue-ouvrir-voie-plan-investissement-transition-climatique/ - **Author**: Amélie Fritz - **Published**: 2025-07-24T11:50:11+02:00 - **Modified**: 2025-11-05T16:06:56+01:00 - **Categories**: Billet d'analyse Last week, Commission President von der Leyen announced a €2 trillion EU budget fit “for a new era,” set to launch for a seven-year period in 2028. As EU-watchers in Brussels and beyond scrambled to digest the reams of legislative proposals that followed this headline-grabbing announcement, much in the detail should give pause – especially from the perspective of closing the EU’s climate investment deficit.   Meeting the EU’s 2030 climate targets requires an investment of €842 billion annually across the European economy. I4CE’s flagship report, The State of Europe’s Climate Investment, finds that we are far off that pace – and these latest EU budget proposals do not demonstrate a clear commitment to targeting public money to catch up.   Not much bigger - but better? While the €2 trillion headline figure might sound significant – and is being pitched by the Commission leadership as transformational – the reality is that it does not represent a major increase in the size of the budget compared to the current period. The new size corresponds to 1.26% of EU Gross National Income (GNI), a modest rise over the current level of 1.12%. With much of the additional funds going to pay back the loans taken to hamper the impact of the Covid crisis, the actual increase is closer to 0.02% of GNI – sure to be contested in negotiations with Member States.   So, the next budget does not look significantly larger. And with the end of the NextGenerationEU programme in 2026, the EU’s resources to support its growing number of objectives – including the climate transition – look tight. But if the next MFF cannot do more with more, can it, through changes to its structure, do better with less?   National and Regional Plans - towards long-term climate investments? The European Commission’s proposal for the next EU budget includes merging several existing funds – including the CAP and the Cohesion Fund - into a single instrument: the National and Regional Partnership Plans (NRP plans). This consolidated fund will be divided into 27 national envelopes.   To access this funding, Member States must develop reform and investment plans, addressing also the EU climate targets. The draft regulation requires Member States to dedicate a specific percentage of their NRP envelope to climate and environmental objectives, while the Commission can set the minimum percentage, based on each country’s progress and projected trajectory.   Member States are also expected to explain how these plans align with the National Energy and Climate Plans (NECPs). A recent assessment by the European Commission indicates that full implementation of the NECPs could enable the EU to meet its 2030 targets. Still, current plans often fall short of analysing actual investment needs and lack comprehensive strategies to mobilise both public and private financing.   To ensure that part of the EU budget envelope is effectively directed toward climate investments, the NECPs should develop into robust climate investment plans. These should not only detail public budget allocations but also outline... --- ### Les taxes sur les transactions financières et l’avion au secours du développement et du climat - **URL**: https://www.i4ce.org/taxes-transactions-financieres-et-avion-au-secours-developpement-et-climat/ - **Author**: Amélie Fritz - **Published**: 2025-07-18T11:09:35+02:00 - **Modified**: 2025-08-18T15:18:04+02:00 - **Categories**: Tribune Dans le débat budgétaire, l’aide publique au développement va être scrutée. Et critiquée. Dispendieuse, déconnectée des préoccupations de nos concitoyens, peu soucieuse de l’intérêt national... Il s’agit pourtant d’un investissement essentiel pour atteindre nos objectifs climatiques. Pour Benoît Leguet, il faut avant tout donner de la prévisibilité budgétaire à notre solidarité internationale.   La France doit faire plus de 40 milliards d’économie. François Bayrou l’a encore rappelé le 15 juillet. Dans ce contexte budgétaire inédit, il convient de préserver suffisamment le budget 2026 pour relancer la dynamique d’investissements « climat » en France. Il faut en même temps aider d’autres pays à réduire leurs émissions et à s’adapter au changement climatique, dans notre intérêt bien compris.   C’est l’un des rôles de l’aide publique au développement (APD). Ses modalités de mise en œuvre, son efficience, peuvent être améliorées. Son impact – notamment sur le volet climat – augmenté. Mais les sommes en jeu ne permettront pas de dégager des milliards d’économie.   Non, l'APD n'est ni une manne, ni la charité   L’État dépenserait sans compter l’argent des Français à l’international. Les « milliards d’euros » souvent mentionnés dans les débats, aux sources trop rarement précisées, ne sont pourtant pas des dons. Et entretiennent la confusion entre trois grandeurs fondamentalement différentes. Première grandeur, l’activité de l’Agence française de développement (AFD), banque publique dont une bonne partie de l’activité – 13 milliards en 2024 – consiste à prêter de l’argent, sans que cela coûte un centime au contribuable.   Deuxième grandeur, (...)   Lire la suite dans Les Échos --- ## Pages ### Julie Evain Prize - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/prix-julie-evain/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-07-07T16:15:56+02:00 - **Modified**: 2026-07-22T09:40:49+02:00 Aligning finance with the ecological transition     Call for applications open from 22 June to 5 October 2026   The Julie Evain Prize recognises young researchers and young professionals whose work helps to better align finance with climate and environmental objectives. It is aimed at those who produce sound ideas that are publicly accessible and can be directly used by public decision-makers, financial supervisors, international institutions or financial actors. More than just a research prize, the Julie Evain Prize is designed as a springboard: it recognises not only a piece of work, but also a trajectory, an ambition and the ability to bring ideas to the places where they can help shape public policy.     A prize in honour of Julie Evain   The Prize pays tribute to Julie Evain, a researcher and project lead at I4CE, who passed away in February 2025. Julie joined I4CE in 2018 and worked on integrating climate considerations into prudential regulation, particularly in relation to disclosure, capital requirements, transition plans and remuneration policies. Before joining I4CE, she worked at the National Assembly as a consultant and at the Ministry of the Environment on issues relating to sustainable finance. A graduate of Sciences Po Paris, she taught at the École des Mines, the École des Ponts, the University of Paris 1 Panthéon-Sorbonne and the University of Bordeaux, and contributed to several expert networks, including the Climate and Sustainable Finance Commission of the French Financial Markets Authority (AMF) and the Cercle de l’Expertise à Mission. Established on the initiative of a steering committee made up of people from Julie’s professional network, in agreement with her family and loved ones, the Prize aims to uphold her high standards: producing rigorous work leveraging useful insights, to inform public policy and decision makers.      What the Prize aims to highlight   The Prize recognises publicly accessible work that contributes to aligning financial flows with climate and environmental objectives, in the spirit of Article 2.1(c) of the Paris Agreement. It seeks, in particular, contributions that can help bring about change: work that can be understood, taken up and used by decision-makers. Applications will be assessed not only on their rigour, but also on their potential for dissemination, their feasibility and their relevance to European public policy.       Application form →     Call for applications Rules     Who can apply?     The Prize is open to people of any nationality, provided that the application is submitted in French or English. Applications may be submitted: individually; or as a team of up to five members. Applicants must be aged 40 or under on the closing date for applications. In the case of a team application, this condition must be met by the majority of the team members. Legal entities may not apply: the Prize is awarded to natural persons, either individually or collectively. By way of example and without limitation, applications may fall into one or more of the following categories: Academic: theses, scientific... --- ### Prix Julie Evain - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/prix-julie-evain/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-15T17:23:12+02:00 - **Modified**: 2026-07-22T09:40:11+02:00   Aligner la finance avec la transition écologique     Appel à candidatures ouvert du 22 juin au 5 octobre 2026   Le Prix Julie Evain distingue de jeunes chercheur·e·s et jeunes professionnel·le·s dont les travaux contribuent à mieux aligner la finance avec les objectifs climatiques et environnementaux. Il s’adresse à celles et ceux qui produisent des idées solides, ouvertes au public et directement mobilisables par les décideurs publics, les superviseurs, les institutions internationales ou les acteurs financiers. Plus qu’un prix de recherche, le Prix Julie Evain est conçu comme un tremplin : il récompense un travail, mais aussi une trajectoire, une ambition et une capacité à faire circuler les idées jusqu’aux lieux où elles peuvent transformer les politiques publiques.     Un prix en hommage à Julie Evain   Le Prix rend hommage à Julie Evain, chercheuse et cheffe de projet à I4CE, décédée en février 2025. Recrutée à I4CE en 2018, Julie travaillait sur l’intégration du climat dans la régulation prudentielle, notamment autour de la publication d’informations, des exigences en capital, des plans de transition et des politiques de rémunération. Avant de rejoindre I4CE, elle a exercé à l’Assemblée nationale en tant que consultante, et au ministère de l’Environnement sur des sujets liés à la finance durable. Diplômée de Sciences Po Paris, elle a assuré des enseignements à l’École des Mines, à l’École des Ponts, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et à l’Université de Bordeaux, et a contribué à plusieurs réseaux d’experts, dont la Commission Climat et Finance Durable de l’Autorité des marchés financiers et le Cercle de l’Expertise à Mission. Créé à l’initiative d’un comité de pilotage composé de relations professionnelles de Julie, en accord avec sa famille et ses proches, le Prix entend prolonger son exigence : produire des travaux rigoureux, utiles, et capables d’éclairer l’action publique sur les enjeux de financement de la transition écologique.       Des idées utiles à la décision publique   Le Prix récompense des travaux accessibles au public qui contribuent à l’alignement des flux financiers avec les objectifs climatiques et environnementaux, dans l’esprit de l’article 2.1(c) de l’Accord de Paris. Il vise en particulier des contributions pour transformer la manière dont les enjeux de financement actuels de la transition sont pris en compte, sous la forme de travaux capables d’être compris, appropriés et utilisés par les décideurs.   Les candidatures seront évaluées non seulement sur leur rigueur, mais aussi sur leur potentiel de diffusion, leur capacité de mise en œuvre et leur utilité pour les politiques publiques européennes.     Formulaire de candidature →   Appel à candidature Règlement     Qui peut candidater ?   Le Prix est ouvert aux personnes de toute nationalité, sous réserve que le dossier soit déposé en français ou en anglais. Les candidatures peuvent être déposées : à titre individuel ; ou en équipe, jusqu’à 5 membres.   Les candidat·e·s doivent avoir 40 ans au plus à la date de clôture des candidatures. En cas de candidature en équipe, cette condition doit être satisfaite par la majorité des... --- ### Mission - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/mission/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:13+02:00 - **Modified**: 2026-05-25T10:19:10+02:00 --- ### Mission - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/mission/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:13+02:00 - **Modified**: 2026-07-09T10:54:45+02:00 --- ### Home - **URL**: https://www.i4ce.org/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2023-06-08T15:00:44+02:00 - **Modified**: 2026-07-06T14:20:25+02:00 --- ### Accueil - **URL**: https://www.i4ce.org/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2023-02-09T17:09:52+01:00 - **Modified**: 2026-07-15T14:53:10+02:00 --- ### About us - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:17:42+02:00 - **Modified**: 2022-04-27T15:35:31+02:00 --- ### L’Institut - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:17:42+02:00 - **Modified**: 2022-04-27T15:17:42+02:00 --- ### Équipe - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/equipe/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:13+02:00 - **Modified**: 2022-07-22T16:32:19+02:00 --- ### Our team - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/equipe/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:13+02:00 - **Modified**: 2022-07-13T16:38:57+02:00 --- ### Gouvernance - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/gouvernance/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:13+02:00 - **Modified**: 2026-07-16T15:14:50+02:00 I4CE rassemble des économistes et experts du climat et de la finance dans son Conseil d’administration. Leur expérience permet à l’Institut de poursuivre son développement hors de France et de continuer à repousser la frontière de l’expertise économique pour la transition.   Les membres du bureau : 1. Jean Pisani-Ferry – Président du Conseil d'administration – Personnalité qualifiée – Économiste, Professeur à Sciences Po / Bruegel, Bruxelles / PIIE, Washington DC.  2. Nathalie Tubiana – Secrétaire – Directrice des finances et de la politique durable du Groupe Groupe Caisse des Dépôts. 3. Jean Boissinot – Trésorier – Directeur, Étude et analyse des risques (ACPR) – Personnalité qualifiée   Les membres :   4. Audrey Rojkoff – Administratrice – Directrice de la division Climat et Nature, Agence française de développement (AFD). 5. Baptiste Perrissin-Fabert – Administrateur – Directeur Général Délégué, ADEME.   6. Michel-François Delannoy – Administrateur – Directeur département Appui aux Territoires, Groupe Caisse des Dépôts. 7. Morgan Després – Personnalité qualifiée – Directeur exécutif en charge de la finance climatique internationale, la nature et l'économie, European Climate Foundation (ECF).  8. Stéphane Hallegatte – Personnalité qualifiée – Conseiller senior sur le changement climatique, Banque mondiale.  9. Frauke Thies – Personnalité qualifiée – Directrice exécutive, Agora Energiewende. 10. Heather Grabbe – Personnalité qualifiée – Chercheuse senior, Bruegel.  --- ### Our governance - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/gouvernance/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:13+02:00 - **Modified**: 2026-07-16T15:34:18+02:00 I4CE brings together Economists, Climate and Finance experts onto its Board. Their experience will enable the Institute to pursue its development abroad and continue to push the boundaries of economic expertise on the environmental transition.     1. Jean Pisani-Ferry – Chair of the Board members – Qualified person –Economist, Professor in Sciences Po, Paris / Bruegel, Brussels / PIIE, Washington DC.    2. Nathalie Tubiana – Secretary - Director of finance and sustainable policy at the Caisse des Dépôts Group.   3. Jean Boissinot – Treasurer – Director, Risk & Research (ACPR) – Board member, Qualified person.   4. Audrey Rojkoff – Board member – Director for Climate and Nature at the Agence française de développement (AFD).    5. Baptiste Perrissin-Fabert – Board member –Deputy Director-General, ADEME.   6. Michel-François Delannoy – Board member – Director of the Territorial Support Department – Caisse des Dépôts Group.   7. Morgan Després – Board member – Qualified person – Executive Director International Finance, Economy & Nature Programmes, European Climate Foundation (ECF).    8. Stéphane Hallegatte – Board member – Qualified person – Senior Climate change Advisor, World bank.   9. Frauke Thies – Board member – Qualified person – Executive Director, Agora Energiewende.    10. Heather Grabbe– Board member– Qualified person – Senior Fellow, Bruegel. --- ### Financial transparency - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/budget/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2026-07-02T15:33:48+02:00 I4CE’s expert reports are produced in-house, as reflected in the year’s expenditure: 81 per cent of expenditure goes towards funding the I4CE team (experts, administration, communications, management), whilst 8 per cent covers other project-related expenditure and 11 per cent covers operating costs. As regards I4CE’s funding, nearly 51 per cent of it comes from core funders, notably Caisse des Dépôts, who support the Institute’s overall mission rather than specific projects. This core funding is essential: it enables I4CE to develop new activities, initiate innovative projects, and retain full autonomy in defining its research priorities. It also allows the Institute to invest time in disseminating and explaining its work.   I4CE safeguards the independence of its research. The Institute respond to calls for tenders only when they are consistent with our priorities. Funders do not define our work programme and do not validate our publications. I4CE retains full responsibility for its analysis and outputs.   Annual accounts in 2025               In addition to this core funding, I4CE benefits from project-based funding, which is targeted on specific projects. Many of the project-based funders have been collaborating with I4CE for many years. As a result, the institute gains visibility on its funding and is able to build a relationship of trust with its funders.     List of 2025 donors The type of donor is determined by the origin of the funds granted to .             --- ### Budget - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/budget/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2026-07-02T15:32:23+02:00 Les expertises d’I4CE sont produites en interne, ce que reflètent les dépenses de l’année : 81 % des charges financent l’équipe I4CE (experts, administration, communication, direction), tandis que 8 % couvrent les autres dépenses sur projets et 11 % les frais de fonctionnement.   Du côté des financements d’I4CE, près de 51 % d'entre eux proviennent de « core-funder », notamment la Caisse des Dépôts, qui soutiennent l’activité de l’Institut dans son ensemble : leurs financements ne vont pas à des projets spécifiques. Ce financement nous est précieux, puisqu’il permet à l’Institut de prendre des risques pour développer de nouvelles activités et lancer des projets innovants, et plus généralement lui donne une grande liberté dans le choix de ses projets de recherche. Il permet également à l’Institut de prendre le temps de bien valoriser ses travaux.   En plus de ce core-funding, I4CE bénéficie de financements sur projets, c’est-à-dire ciblés sur des projets spécifiques. Une grande partie des financeurs sur projets s’inscrivent dans la durée et collaborent avec I4CE depuis des années, ce qui donne à l’institut de la visibilité sur ses financements et permet de construire avec les financeurs une relation de confiance.   Chez I4CE, nous misons sur l’indépendance de notre production : nous ne répondons que rarement à des appels d’offre, et seulement lorsque ceux-ci sont alignés avec nos priorités. Enfin, les financeurs ne définissent pas le programme de travail et ne valident pas les publications   Comptes annuels 2025               Liste des donateurs 2025 Le type de donateur est déterminé en fonction de l’origine des fonds octroyés à .         --- ### Thèmes de travail - **URL**: https://www.i4ce.org/themes-de-travail/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:18:24+02:00 - **Modified**: 2022-04-27T15:18:24+02:00 --- ### Work topics - **URL**: https://www.i4ce.org/themes-de-travail/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:18:24+02:00 - **Modified**: 2022-04-27T15:49:10+02:00 --- ### Annual reports - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/rapports-dactivite/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2026-04-17T09:24:23+02:00 --- ### Rapports d’activité - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/rapports-dactivite/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2026-07-06T14:27:27+02:00  --- ### Carbon footprint - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/bilan-carbone/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2026-02-09T14:26:07+01:00 In 2019, I4CE made a commitment to contribute to decarbonisation and carbon neutrality. We intend to play our part in tackling the real-world challenges of the climate transition. We have an action plan [Insérer lien hypertexte vers le plan d’action] that we revise each year after carrying out our annual assessment of our greenhouse gas emissions. Here, we present our 2024 emissions, an analysis of how it compares with previous years, and an action plan update.     Results and analysis The 2024 carbon footprint shows that the Institute emitted 141 tCO2e, i.e. 3.4 tCO2e per year per employee.     Figure 1: Breakdown of emissions by source – I4CE 2024  Click on this button to see the figure 2   I4CE’s greenhouse gas emissions have slightly decreased over the course of a year, from 148 tCO2e to 141 tCO2e. This 4.9% decrease in our emissions between 2023 and 2024 can be explained by a decrease of more than 10 tCO2e from our international travel. Business travel in 2024 represented similar emissions to those of 2022 despite an increase in the international team’s size (which had 6 fewer employees in 2022). Emissions per employee decreased by 8.2% while the number of employees increased from 39 to 41 FTEs.    On the other hand, an increase of more than 11 tCO2e of emissions from the procurement of goods and services (including for example accommodation during business trips and work with external contractors), due to the increase in FTEs and inflation, explains why the overall decrease in I4CE’s emissions does not reflect the level of decrease in emissions from business travel.     I4CE identifies and implements ways to limit its carbon footprint: for example, 41% of the team’s daily meals are in line with a flexitarian diet, and 51% with a vegetarian diet. In addition, all meals provided at internal events are 100% vegetarian, thus limiting the impact of employee meals in our greenhouse gas footprint.    Figure 3: Emissions by source between 2022 and 2024 in kgCO2e   --- ### Bilan Carbone - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/bilan-carbone/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2026-01-20T10:51:20+01:00 Nous avons un plan d'action que nous révisons, chaque année, après avoir fait notre bilan carbone annuel. Nous vous présentons ici le bilan de nos émissions 2024, l’analyse de son évolution par rapport au bilan 2023 et la mise à jour de notre plan d’action.   Résultats et analyses Le bilan carbone 2024 montre que l’Institut a émis 141 tCO2e, soit 3,4 tCO2e par an et par salarié·e(1).       Figure 1 : Répartition des émissions par poste – I4CE 2024 Cliquez sur ce bouton pour voir la figure 1   Les postes d’émission les plus significatifs ont été intégrés dans le bilan carbone, de la fabrication à l’utilisation des équipements ou des bâtiments, en passant par la communication, les repas et les déplacements des salarié·e·s (voir figure 2).     Chaque année, nous tentons de conserver les mêmes hypothèses prises pour réaliser notre bilan carbone, afin de pouvoir comparer nos résultats par rapport à nos exercices antérieurs.     Figure 2 : Périmètre du bilan carbone Cliquez sur ce bouton pour voir la figure 2     Le bilan carbone d’I4CE a légèrement réduit en un an, passant de 148 tCO2e à 141 tCO2e. Cette baisse de 4,9% de nos émissions entre 2023 et 2024 s’explique par la réduction de plus de 10 tCO2e sur nos déplacements à l’international. Les déplacements en 2024 représentaient des émissions similaires à celles de 2022 alors même que l’équipe comptait 6 salariés de moins. Les émissions par personne ont réduit de 8,2% alors que le nombre de salarié·e·s est passé de 39 à 41 ETP.    D’un autre côté, une hausse de plus 11 tCO2e des émissions liées à l’achat de biens et services (dont par exemple les hébergements lors de missions et les accompagnements par des prestataires externes), s’expliquant par l’augmentation du nombre d’ETP et la dynamique d’inflation fait que la baisse constatée au niveau du bilan carbone global n’est pas du même niveau que la baisse liée à la réduction des déplacements en avion.    I4CE identifie et met en œuvre des moyens de limiter son empreinte carbone : par exemple, 41% des repas quotidiens de l’équipe s’inscrivent dans un régime flexitarien et 51 % dans un régime végétarien. De plus, les repas proposés lors des évènements internes sont 100% végétariens, limitant ainsi le poids des repas de l’équipe dans notre bilan carbone.    Figure 3 : Évolution des émissions par poste entre 2022 et 2024 en kgCO2e Cliquez sur ce bouton pour voir la figure 3   1er poste d’émission : les services achetés par l’Institut (95 tCO2e ; 75,1 %) Cette catégorie regroupe toutes les prestations externes nécessaires au fonctionnement d’I4CE, allant des licences numériques à la mise en forme graphique de certains de nos projets. Afin de calculer ce poste d’émissions, nous utilisons le jeu de ratios monétaires fourni par l’ADEME, qui permet de convertir des euros dépensés en CO2e émis en fonction des catégories de services.  Bien que cette méthode soit source d’incertitude du fait de son manque de granularité, elle nous permet néanmoins de comparer très précisément nos émissions d’une année sur l’autre en conservant les mêmes classifications.    Le poste poursuit son augmentation alors qu’il était passé de 62 tCO2e à 82 tCO2e entre 2022 et 2023, il atteint 91 tCO2e en 2024. Cette hausse s’explique principalement par l’augmentation des effectifs de l’Institut et l’inflation, et donc des achats correspondants. Ces postes d’émissions correspondent principalement aux services bancaires et assurantiels,  aux honoraires, aux télécommunications, et à l’imprimerie.    2ème poste d’émission : les... --- ### Offres d’emploi - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/offres-demplois/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2022-07-13T16:14:53+02:00 --- ### Work with us - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/offres-demplois/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2022-07-13T16:30:34+02:00 Find here all the links to our current job offers. --- ### Publications - **URL**: https://www.i4ce.org/publications/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:18:58+02:00 - **Modified**: 2026-06-26T11:30:01+02:00 --- ### Publications - **URL**: https://www.i4ce.org/publications/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:18:58+02:00 - **Modified**: 2026-06-05T09:53:49+02:00 --- ### Contact - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/contact/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2022-10-14T16:24:04+02:00 --- ### Contact - **URL**: https://www.i4ce.org/linstitut/contact/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:27:14+02:00 - **Modified**: 2022-10-14T10:51:35+02:00 --- ### Events - **URL**: https://www.i4ce.org/evenements-i4ce/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:19:23+02:00 - **Modified**: 2026-03-13T16:24:34+01:00 --- ### Événements - **URL**: https://www.i4ce.org/evenements-i4ce/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-06-01T16:29:33+02:00 - **Modified**: 2025-07-04T17:02:11+02:00 --- ### Projets - **URL**: https://www.i4ce.org/projets/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:20:49+02:00 - **Modified**: 2026-03-13T10:22:27+01:00 --- ### Projects - **URL**: https://www.i4ce.org/projets/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:20:49+02:00 - **Modified**: 2024-07-15T11:59:48+02:00 --- ### Les clubs - **URL**: https://www.i4ce.org/les-clubs/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:21:22+02:00 - **Modified**: 2026-05-25T17:00:32+02:00   I4CE coordonne et anime des réseaux d’expertise consacrés aux enjeux climatiques des secteurs agricole, forestier et de la finance. Les Clubs se réunissent régulièrement pour mettre en commun leurs connaissances et leurs retours d’expérience dans l’objectif de faciliter la mise en œuvre de la transition écologique. Programme Clubs Climat 2026   La filière forêt-bois présente un fort potentiel d’atténuation, via les leviers de séquestration, de substitution et de stockage dans les produits-bois. C’est également un secteur fortement impacté par les changements climatiques, et qui doit par conséquent bâtir des stratégies d’adaptation. L’objectif du Club Climat Forêt Bois est de permettre au secteur de jouer pleinement son rôle dans l’effort global, en phase avec l’objectif de neutralité carbone fixé par l’Accord de Paris. Concrètement, le Club mutualise les expertises scientifiques, politiques et économiques sur les enjeux climatiques de la filière forêt-bois et contribue à développer des outils communs stimulant la mise en œuvre de projets bas carbone.   Club Climat Forêt - Bois     MISSIONS DU CLUB DÉCRYPTER Comprendre en profondeur les enjeux climat du secteur agricole Analyser les politiques publiques et les outils économiques de lutte contre le changement climatique Contribuer au débat sur la prise en compte des enjeux climatiques dans le secteur agricole   MUTUALISER Former un réseau d’acteurs complémentaires et diversifiés pour favoriser le dialogue Faciliter les échanges entre la recherche académique et les acteurs opérationnels Mettre en commun l’expertise et les retours d’expérience   CRÉER Participer au développement des politiques climatiques de demain Stimuler les collaborations et la mise en œuvre de projets multi-acteurs Faciliter la mise en œuvre de la transition écologique     UNE PLATEFORME D’ÉCHANGES Un réseau d’experts Les membres fondateurs: I4CE, ONF, CNPF, Fransylva, Société Forestière de la CDC & ASFFOR. Les experts associés: INRAE, Laboratoire d’économie forestière, GREThA (Université Bordeaux IV), AgroParisTech-ENGREF, IPSL. Les intervenants de haut niveau.     Le secteur agricole est une source d’émissions de GES, mais il présente également un potentiel d’atténuation important, par la réduction de ses émissions et par l’augmentation du stockage dans les écosystèmes agricoles. C’est également un secteur fortement impacté par les changements climatiques, et qui doit par conséquent bâtir des stratégies d’adaptation. L’objectif du Club Climat Agriculture Alimentation est de permettre au secteur de jouer pleinement son rôle dans l’effort global, en phase avec l’objectif de neutralité carbone fixé par l’Accord de Paris. Concrètement, le Club mutualise les expertises scientifiques, politiques et économiques sur les enjeux climatiques liés à l’agriculture ; et contribue à développer des outils communs stimulant la mise en œuvre de projets bas carbone.   Club Agriculture - Alimentation   MISSIONS DU CLUB DÉCRYPTER Comprendre en profondeur les enjeux climat du secteur agricole Analyser les politiques publiques et les outils économiques de lutte contre le changement climatique Contribuer au débat sur la prise en compte des enjeux climatiques dans le secteur agricole   MUTUALISER Former un réseau d’acteurs complémentaires et diversifiés pour favoriser le dialogue Faciliter les échanges entre la recherche académique et les acteurs opérationnels Mettre en commun l’expertise et les retours d’expérience   CRÉER Participer au développement des politiques climatiques de demain Stimuler les collaborations et la mise en œuvre de projets multi acteurs Faciliter la mise en œuvre de la transition écologique... --- ### Clubs - **URL**: https://www.i4ce.org/les-clubs/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:21:22+02:00 - **Modified**: 2026-05-12T19:54:36+02:00   I4CE offers subscribers some reflection clubs that meet regularly to discuss issues related to climate and the environment. They are led by members of the Institute. Programme Clubs Climat 2026       Today, carbon has a real value thanks to the emergence of various national and international markets set up following the Kyoto Protocol. However, the forestry and wood sector is only slightly affected by these incentives, mainly through the use of wood energy. The objective of the Carbon Forest and Wood Club is to share knowledge on the technical and economic means to develop and enhance the role of the forestry and wood sector in the fight against climate change. It aims in particular to enable companies and local authorities to access the carbon markets through the French forestry and wood sector. This club is led by Julia GRIMAULT, Project Manager – Agriculture and Forestry at I4CE.   Club Climat Forêt - Bois   CORE MISSIONS EXPLAIN  Deepen understanding of climate-related issues at stake in the forest sector  Analyse public policies and economic tools to fight climate change   Contribute to open debate on the inclusion of climate issues in the forest sector.   SHARE  Build a network of diverse and complementary actors to encourage interaction   Facilitate understanding and dialogue between academic research and practitioners   Pool knowledge and experience.  CREATE  Participate in the development of tomorrow’s climate policy   Promote collaborations and the implementation of multi-stakeholders projects.   Facilitate the implementation of ecological transition      A KNOWLEDGE-SHARING PLATFORM An expert network Founding members: I4CE, the ONF (Forest National Office), French Private Forest, the Forestry Society and the Training organism of the French Association of Financial Corporations (ASFFOR) Associated experts: the INRA (French National Institute for Agronomic Research), the Forestry economy laboratory, the GREThA laboratory (of Bordeaux IV University), AgroParisTech-ENGREF, IPSL High-level contributors AGRICULTURE AND FOOD CLIMATE CLUB       The agricultural sector is certainly a source of GHG emissions, but it also has a strong mitigation potential that is still under-exploited. It is also one of the sectors most impacted by climate change and must therefore implement a number of changes to adapt to it. This club is presented by Claudine FOUCHEROT, Program Director Agriculture and Forestry at I4CE. Club Agriculture - Alimentation   CORE MISSIONS EXPLAIN  Deepen understanding of climate-related issues at stake in the agricultural sector  Analyse public policies and economic tools to fight climate change   Contribute to open debate on the inclusion of climate issues in the agricultural sector.   SHARE  Build a network of diverse and complementary actors to encourage interaction   Facilitate understanding and dialogue between academic research and practitioners  Pool knowledge and experience.  CREATE  Participate in the development of tomorrow’s climate policy  Promote collaborations and the implementation of multi-stakeholders projects. Facilitate the implementation of ecological transition       A KNOWLEDGE-SHARING PLATFORM An expert network: Founding members: I4CE, the Permanent Assembly of Agriculture Chambers) and the INRA (French National Institute for Agronomic Research) Associated experts: the INRA, the IRD (Research Institute for Development), the CIRAD (International Cooperation Centre in Agronomic Research for Development) and the OECD High-level contributors       Connexion   --- ### Newsletter - **URL**: https://www.i4ce.org/newsletter/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:21:41+02:00 - **Modified**: 2026-06-26T11:18:49+02:00 Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.    Inscrivez-vous en cliquant ici   Retrouvez ici le fil de nos dernières newsletters.   2026   26 juin Chaud devant ! Adaptation Collectivité France   9 juin Accélérer les investissements une Europe bas-carbone et indépendante Investissement Europe Atténuation   11 mai Voiture électrique, rénovation, pompe à chaleur : les classes moyennes peuvent-elles investir en 2026 ? Accessibilité France Transition énergétique   4 mai Politique industrielle verte : construire le marché, pas seulement les usines Technologies vertes Europe Financement public   17 avr. 10 ans d'engagement pour le climat - Rapport d'activité 2025 Rapport d'activité annuel   10 avr. La France a un plan de réindustrialisation verte. Mais a-t-elle les moyens de ses ambitions ? Technologies vertes France Transition énergétique   27 mars Pas assez de pétrole et trop d'idées Financement public France Investissement   20 mars Aides publiques aux industries du bois : ne pas faire feu de tout bois Forêt et bois France Financement public   13 mars Municipales 2026 et climat : 35 000 élections, un mandat pour l'action. Atténuation Collectivités Adaptation   6 mars Maintenir le cap : un système de quotas d'émission (ETS) renforcé est essentiel à la compétitivité industrielle Technologies vertes Europe Outils de pilotage   27 fév. Financer l'adaptation requiert des choix politiques clairs… aussi au niveau européen Adaptation International Financement public   20 fév. Pour une véritable souveraineté agricole et alimentaire, une planification des investissements est incontournable Agriculture et alimentation France Investissement   13 fév. Réussir la transition à l'échelle locale, c'est aussi choisir ce que l'on ne financera plus Financement public Collectivités Transition énergétique   6 fév. Budget 2026 : un moteur des investissements climat toujours en sous-régime Financement public France Investissement   23 janv. Financer les changements de pratiques dans les secteurs agricoles et forestiers au niveau européen : ne pas sous-estimer les défis Certification carbone Europe Agriculture et alimentation   16 janv. Ambiance électrique en 2026 Transition énergétique France Financement public   2025 I4CE Newsletter – Paris +10 : l’action climat plus que jamais nécessaire pour assurer notre sécurité, notre souveraineté, notre compétitivité, et la soutenabilité de nos finances publiques I4CE Newsletter – L’objectif de 2035 est essentiel pour soutenir la transition de l’industrie automobile française I4CE Newsletter – La finance climat à Belém : une opportunité manquée pour la mise en œuvre – et des coalitions qui avancent malgré tout I4CE Newsletter – Comment renforcer la gestion des risques climatiques pour protéger la stabilité financière I4CE Newsletter – Climat : les collectivités outillées pour accélérer au prochain mandat I4CE Newsletter – COP30 : Sur le financement, l’heure n’est plus à la négociation I4CE Newsletter – La Paris Climate and Nature Week, avec une touche de « budget vert » I4CE Newsletter – Tout le monde à la barre : Cap sur une stratégie industrielle verte I4CE Newsletter – Projet de loi de finances 2026 : bonifier la copie du gouvernement I4CE Newsletter – Une décennie d'engagement pour l'économie du climat I4CE... --- ### Newsletter - **URL**: https://www.i4ce.org/newsletter/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-04-27T15:21:41+02:00 - **Modified**: 2026-07-03T10:15:56+02:00 Get twice a month the whole information about climate economics.   Registrer by clicking here   Find here our last newsletters.   2026 I4CE Newsletter - The heat is on I4CE Newsletter - Unblocking finance for low-carbon agriculture I4CE Newsletter - Accelerating investment for an energy-independent and low-carbon future I4CE Newsletter - Electric cars, home reprofit, heat pumps: Can the middle class afford to invest in 2026? I4CE Newsletter - Green industrial policy : building the market, not just the factory I4CE Newsletter - 10 years of commitment to climate action I4CE Newsletter - Turning the National and Energy Climate Plans into investment plans I4CE Newsletter – Stay the course: why a stronger ETS is the key to industrial competitiveness  I4CE Newsletter – Risk levels and priorities: financing climate adaptation requires clear decisions I4CE Newsletter – Financing carbon farming practices: lessons learnt in France can reinforce the EU level initiatives I4CE Newsletter – 2026: An electric atmosphere   2025 I4CE Newsletter – Paris +10: France and Europe must step up on climate – to protect our security, sovereignty, competitiveness, and public finances I4CE Newsletter – Maintaining the 2035 target: Ensuring a viable future for Europe’s automotive industry I4CE Newsletter – COP30: The missed turn to implementation – and the coalitions moving ahead anyway I4CE Newsletter – How to strengthen climate risk management and supervision to protect financial stability I4CE Newsletter – COP30: On Financing, the time for negotiation is over I4CE Newsletter – A Paris Climate & Nature Week with a touch of ‘green budget’ I4CE Newsletter – All hands on deck: Charting a course towards a clean industrial strategy I4CE Newsletter – A decade of commitment to advancing economic policies for the climate I4CE Newsletter – 2030 and Beyond: Budgeting Europe’s Climate Transition I4CE Newsletter – Bridging the gap: high-level climate & development finance commitments and the reality on the ground I4CE Newsletter – The unlocked potential of carbon revenues to help fill the climate finance gap I4CE Newsletter – Halfway to 2030, the EU needs a climate investment boost I4CE Newsletter – Transition plans and remuneration policies: what are the challenges for financial actors? I4CE Newsletter – The pathway for climate investments in turbulent times - annual report 2024 I4CE Newsletter – Adaptation finance in the EU: what role for insurers and other private financial institutions? I4CE Newsletter – Can the Clean Industrial Deal deliver the business case for decarbonisation? I4CE Newsletter – Public development banks: towards higher climate ambition I4CE Newsletter – 2025 – testing times for the EU’s ‘Investment’ Commission I4CE Newsletter – France: Two urgent priorities for the 2025 Budget   2024 I4CE Newsletter – COP29 delegates have left Baku, but the financing challenge remains I4CE Newsletter – Climate investments in Europe must double, and the clock is ticking I4CE Newsletter – COP29: From ambition to action I4CE Newsletter – Reframing the stranded assets narrative for European private financial institutions I4CE Newsletter – The climate transition of the food system in France and the role... --- ### Politique de confidentialité - **URL**: https://www.i4ce.org/confidentialite/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-06-03T14:58:21+02:00 - **Modified**: 2022-07-12T17:20:29+02:00 Qui sommes-nous ? L’adresse de notre site Web est : https://www.i4ce.org.     Utilisation des données personnelles collectées   Formulaires de contact Cookies Si vous avez un compte et que vous vous connectez sur ce site, un cookie temporaire sera créé afin de déterminer si votre navigateur accepte les cookies. Il ne contient pas de données personnelles et sera supprimé automatiquement à la fermeture de votre navigateur. Lorsque vous vous connecterez, nous mettrons en place un certain nombre de cookies pour enregistrer vos informations de connexion et vos préférences d’écran. La durée de vie d’un cookie de connexion est de deux jours, celle d’un cookie d’option d’écran est d’un an. Si vous cochez « Se souvenir de moi », votre cookie de connexion sera conservé pendant deux semaines. 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Presentation of the website  Under Article 6 of Law No. 2004-575 of 21 June 2004 on confidence in the digital economy, it is clear to users of the site www.i4ce.org the identity of the various stakeholders in the context of its realization and its follow-up :   Owner : Institute for Climate Economics – Association loi 1901 – 30 rue de Fleurus 75006 Paris - France   Creator : 10ket.studio, web agency   Publication Manager : Amélie Fritz – contact@i4ce.org. The publication manager is a natural person or a legal person.   Host : Valars – 25 rue de Ponthieu, 75008 Paris   Credits: the legal notices were generated and offered by Subdelirium website creation Charente     2. General conditions of use of the site and services offered The use of the website www.i4ce.org implies full acceptance of the terms and conditions described below. 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Cras ac ipsum diam. --- ### Éco-responsabilité - **URL**: https://www.i4ce.org/eco-responsabilite/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-06-03T14:58:22+02:00 - **Modified**: 2022-07-21T12:36:13+02:00 I4CE s’est engagé, depuis 2019, à atteindre la neutralité carbone, par souci d’exemplarité, par conviction, et pour nous confronter aux problèmes concrets de la transition. Un groupe de travail interne s’est constitué pour définir un plan d’action de réduction de nos émissions, réaliser chaque année un bilan carbone de l’Institut  et ainsi évaluer nos progrès et proposer de nouvelles actions.    L’empreinte carbone du numérique fait partie de nos actions de réduction et en particulier celle de notre site web. Il n’existe malheureusement pas (encore) de label de qualité, mais nous avons fait tout notre possible pour réduire l’empreinte de notre site. Avec l'appui du prestataire NewRound, l'Institut a travaillé à son éco-conception. Chaque page du site se doit de faire moins d'1 gCO2e. Pour ce faire, nous avons mis en place un nombre de bonnes pratiques telles que réduire le nombre d'images, ou réduire leur poids, travailler sur un développement du codage web du site plus léger, ne pas toujours ouvrir de larges documents par défaut...  Ainsi, l'empreinte de la page d’accueil, la page la plus visitée du site, a été divisée par 4 en passant de 3gCO2e à 0,7gCO2e. Alors n’hésitez pas à le visiter. --- ### Eco-conception - **URL**: https://www.i4ce.org/eco-responsabilite/ - **Author**: dev_newround - **Published**: 2022-06-03T14:58:22+02:00 - **Modified**: 2022-07-21T18:48:42+02:00 Since 2019, I4CE has been committed to achieving carbon neutrality, out of a concern to set an example, out of conviction, and to confront us with the concrete problems of the transition. An internal working group has been set up to define an action plan to reduce our emissions, to carry out an annual carbon assessment of the Institute and thus to evaluate our progress and propose new actions.    The digital carbon footprint is part of our reduction actions and in particular that of our website. Unfortunately, there is no quality label (yet), but we have done our utmost to reduce the footprint of our site. With the support of the webdesigner NewRound, the Institute has worked on its eco-design. Each page of the site must be less than 1 gCO2e. To achieve this, we have implemented a number of good practices such as reducing the number of images or reducing their weight, working on a lighter web coding development of the site, not always opening large documents by default...  As a result, the footprint of the homepage has been divided by 4. So don't hesitate to visit it. --- ## Études ### Clean Industrial Transition Monitor: Moving to a clean industrial future in Europe - **URL**: https://www.i4ce.org/en/publication/clean-industrial-transition-monitor-future-europe-climate/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-07-10T16:18:51+02:00 - **Modified**: 2026-07-10T16:39:39+02:00 The transition to a clean and competitive industrial base is crucial to strengthening Europe’s resilience and strategic economic independence. The Clean Industrial Transition Monitor by the European Climate Neutrality Observatory (ECNO) assesses real-world progress using more than 50 indicators and provides a comprehensive and nuanced picture of both progress and remaining gaps.    Europe is under pressure, economically and politically. Policymakers are seeking to boost EU independence and resilience to preserve its prosperity in a volatile international environment. The transition to a clean and competitive industrial base is at the heart of this strategy. ECNO has analysed its real-world progress and the proposed policies under the Clean Industrial Deal.    Main insights and recommendations    There is progress towards a clean and competitive industry in Europe. However, the results show that the transition still faces major weaknesses, including insufficient demand for clean products and materials, gaps in infrastructure development, limited financing, and difficulties diversifying the supply of critical raw materials.    The Clean Industrial Deal has the potential to close important policy gaps: The CID represents the EU’s most comprehensive attempt so far to create the conditions for a competitive clean industrial base in Europe. The analysis shows that its >80 dossiers largely cover the weaknesses identified.    Focus on demand-side policies marks an important shift in EU industrial strategy: The Industrial Accelerator Act (IAA), the Public Procurement Act and the Corporate Fleets initiative aim to create lead markets for clean materials and technologies. Implemented effectively, these policies could provide the reliable demand signals needed to unlock investment in low-carbon production and to scale new industrial value chains in Europe.   A robust ETS carbon price remains the foundation of Europe’s clean industrial transition: The EU Emissions Trading System (ETS) is the central economic signal underpinning the entire EU climate and industrial policy framework. It helps narrow the cost gap between fossil-based and low-carbon production and provides financing for industrial decarbonisation projects.    Fair transition financing is still missing from the package: Positive trends in job creation and employment rates highlight the potential of the clean transition to generate new economic opportunities across Europe. To sustain this momentum, long-term financing beyond the Recovery and Resilience Facility and the Just Transition Fund will be needed. Successor instruments within future cohesion policy frameworks should support regions in harnessing the opportunities through economic diversification and reskilling.    An economic and security imperative to safeguard the long-term industrial vision against short-term measures: Short-term political measures – such as lowering carbon costs, weakening climate legislation or focusing primarily on deregulation – could weaken Europe’s industrial base over the long-term. Accelerating electrification and renewable energy deployment, while moving away from imported fossil fuels, is Europe’s long-term strategy to boost industrial competitiveness and economic resilience.   Europe’s clean industrial strategy must continue to look beyond its borders to succeed: European industries rely heavily on exporting industrial products. To sustain competitiveness and ensure it does not transition in isolation, the EU must maintain leadership and forge strategic partnerships for a global clean transition. By staying committed to its vision and policies, the EU can... --- ### État des lieux des progrès de l’Union européenne vers la neutralité climat – rapport ECNO 2026 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/etat-progres-union-europeenne-neutralite-climat-rapport-ecno-2026/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-07-08T17:48:48+02:00 - **Modified**: 2026-07-08T17:52:45+02:00 À propos du rapport ECNO 2025  L’analyse d’ECNO s’articule autour de 13 éléments constitutifs de la transition, suivant l’évolution sur six ans de près de 146 indicateurs ainsi que l’impact attendu des politiques publiques liées au climat.    La transition s'accélère, mais la résilience dépend d'une mise en œuvre plus rapide  La transition de l'Europe vers la neutralité climatique s'accélère et les conditions favorables à une économie résiliente et décarbonée se renforcent. Plus de la moitié des indicateurs suivis par ECNO ont vu leur rythme de progression s'améliorer par rapport à l'année dernière, et près d'un quart sont désormais classés comme étant sur la bonne voie pour atteindre la neutralité climatique, contre seulement 11 % en 2023. Toutefois, notre évaluation 2026 constate également que les progrès restent inégaux et, dans l'ensemble, encore beaucoup trop lents dans la plupart des domaines de la transition, exposant l'UE à des dépendances stratégiques, des vulnérabilités économiques et une aggravation des impacts climatiques.      Percentage distribution of indicator classifications in the four ECNO assessments   Rapport complet uniquement disponible en anglais   Climate action is inherently tied to economic competitiveness and overall resilience Accelerating the transition matters not only to keep climate change within safer limits, but also to strengthen Europe’s competitiveness and strategic autonomy. Recent energy crises have highlighted the economic and geopolitical risks of fossil fuel dependence, with the EU paying billions in additional fossil fuel import costs. At the same time, vulnerabilities have emerged across fertiliser supply chains, clean technology components and critical raw materials. Europe’s reliance on China for critical raw materials, battery supply chains and solar inverters creates risks, as China controls around 70% of global critical mineral refining and very large shares of most cleantech manufacturing capacities. In addition, high electricity prices – mainly driven by volatile gas markets – continue to undermine industrial competitiveness and slow the electrification needed to achieve climate neutrality across energy-related sectors.     The EU policy landscape to support the transition is still robust but increasingly uncertain The EU’s policy landscape remains broadly supportive of climate neutrality, with a conducive policy mix in place for 85% of the overall objectives ECNO tracks and 70% for their underlying enablers. However, several key policies have been weakened. The 2035 zero emissions target for new cars and vans has been watered down, weakening investment signals for car manufacturers, and corporate sustainability reporting requirements have been significantly rolled back. Policies that actively hinder progress are rare, but the agrifood sector is a notable exception, where Common Agricultural Policy subsidies continue to favour emissions-intensive livestock farming over more sustainable models. Amidst this backdrop, safeguarding some of the EU’s flagship policies, such as the EU ETS and using the current energy security challenges as a catalyst for faster climate action become essential. Strengthening resilience and accelerating the transition must increasingly be seen as complementary objectives. As the EU develops its post-2030 climate and energy framework, the decisions taken in the coming months and years will determine whether the... --- ### State of EU progress to climate neutrality – ECNO 2026 Flagship report - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/etat-progres-union-europeenne-neutralite-climat-rapport-ecno-2026/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-07-08T17:48:45+02:00 - **Modified**: 2026-07-08T17:48:45+02:00 About the ECNO 2026 report ECNO's analysis is structured around 13 building blocks of the transition, tracking six-year trends across nearly 146 indicators, as well as the expected impact of climate-related public policies.   The transition is accelerating, but resilience depends on faster implementation Europe's transition to climate neutrality is accelerating and the enabling conditions for a resilient, decarbonised economy are strengthening. More than half of all indicators ECNO tracks have improved their rate of advancement compared to last year and nearly a quarter are classified as being on track to meet climate neutrality, compared to just 11% in 2023. However, our 2026 assessment also finds that progress remains uneven and overall still far too slow across most areas of the transition, leaving the EU exposed to strategic dependencies, economic vulnerabilities and worsening climate impacts.   Percentage distribution of indicator classifications in the four ECNO assessments     Climate action is inherently tied to economic competitiveness and overall resilience Accelerating the transition matters not only to keep climate change within safer limits, but also to strengthen Europe's competitiveness and strategic autonomy. Recent energy crises have highlighted the economic and geopolitical risks of fossil fuel dependence, with the EU paying billions in additional fossil fuel import costs. At the same time, vulnerabilities have emerged across fertiliser supply chains, clean technology components and critical raw materials. Europe's reliance on China for critical raw materials, battery supply chains and solar inverters creates risks, as China controls around 70% of global critical mineral refining and very large shares of most cleantech manufacturing capacities. In addition, high electricity prices – mainly driven by volatile gas markets – continue to undermine industrial competitiveness and slow the electrification needed to achieve climate neutrality across energy-related sectors.     The EU policy landscape to support the transition is still robust but increasingly uncertain The EU's policy landscape remains broadly supportive of climate neutrality, with a conducive policy mix in place for 85% of the overall objectives ECNO tracks and 70% for their underlying enablers. However, several key policies have been weakened. The 2035 zero emissions target for new cars and vans has been watered down, weakening investment signals for car manufacturers, and corporate sustainability reporting requirements have been significantly rolled back. Policies that actively hinder progress are rare, but the agrifood sector is a notable exception, where Common Agricultural Policy subsidies continue to favour emissions-intensive livestock farming over more sustainable models. Amidst this backdrop, safeguarding some of the EU's flagship policies, such as the EU ETS and using the current energy security challenges as a catalyst for faster climate action become essential. Strengthening resilience and accelerating the transition must increasingly be seen as complementary objectives. As the EU develops its post-2030 climate and energy framework, the decisions taken in the coming months and years will determine whether the transition to climate neutrality strengthens Europe's resilience and competitiveness, or whether structural vulnerabilities are locked in for another decade.     Highlights where the transition is heading the right way... --- ### The Bankability Test: Unlocking Bank Credit for European Cleantech - **URL**: https://www.i4ce.org/en/publication/bankability-test-unlocking-credit-european-cleantech-climate/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-07-02T09:39:49+02:00 - **Modified**: 2026-07-02T09:41:07+02:00 On the cusp of the Age of Electricity, Europe is on a mission to both strengthen industrial competitiveness and accelerate decarbonisation. The European Commission’s Clean Industrial Deal serves as the blueprint to deliver this ambition. Yet, its implementation necessitates unprecedented levels of private investment. I4CE estimates Europe's annual clean energy investment needs at €878 bn to meet the bloc’s 2030 targets (I4CE, 2026a). Europe’s banks are central to footing that bill - bank loans are the driving force of the economy, accounting for over 90% of GDP (ECB, 2026a). Despite sufficient bank lending capacity, many European cleantech scale-ups struggle to secure long-term bank loans. The barrier is not simply a shortage of capital, but a shortage of bankable projects.     The financing gap is most acute during the growth stage. The so-called ‘valley of death’, where firms typically seek between €30 mn and €100 mn to fund development costs. Part of the problem is well-documented: only 20% of European climate tech funds focus on growth financing, leaving a real equity gap (World Fund, 2026). But limited bank lending reflects weak project bankability. Banks are unwilling to lend before stable revenues are secured, as higher project risks also increase banks’ regulatory capital costs. The result is that commercially promising technologies stall before they can scale.     Figure 1 - Cleantech bankability is based on several underlying conditions that determine creditworthiness     Solving for bankability requires solving for project credit risk. Equity investors assess investability to finance growth based on expected returns over relatively short investment horizons. Banks, however, assess project bankability against a robust risk framework, including the offtake credibility, the equity capital stack, the collateral (if any), and the management team, among others (Figure 1). Successful cleantech firms that mitigate these risks before Final Investment Decision (FID) can better access bank project finance loans, which financed only 11% of European cleantech investments in 2024 (World Fund, 2026). Treating cleantech scale-up financing as primarily a capital shortage problem masks the more fundamental challenge of unbankable project credit risks.     Figure 2 - Private bank's direct leading role unloacked at each stage of the cleantech fundraising cycle     Prudential capital requirements are a real but secondary constraint. Capital relief for cleantech lending already exists under the Infrastructure Supporting Factor (IFS), which is used extensively by large banks. However, lending decisions are driven more by underlying project creditworthiness, which exceeds the benefit of capital incentives on banks’ profitability. European banks’ capital positions are already strong, with dividend payouts back to pre-pandemic levels. Policymakers should be cautious when treating renewed calls to reduce capital requirements on competitiveness grounds – it is likely to have little impact on boosting cleantech lending. Bank-level supervisory tools such as prudential transition plans and supervisory dialogues, if used proactively, could prove more useful in supporting bank practices towards European decarbonisation priorities.     The bank credit pipeline is flowing to the few bankable cleantech projects that overcome key risk hurdles. The policy task is... --- ### Vers une méthodologie européenne crédible pour la certification carbone de la gestion forestière améliorée - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/methodologie-europeenne-credible-certification-carbone-forestiere-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-18T19:29:54+02:00 - **Modified**: 2026-06-18T19:44:52+02:00 Dans le cadre du règlement européen sur la certification des absorptions de carbone (CRCF), le développement d’une méthodologie de gestion forestière améliorée (Improved Forest Management, IFM) est engagé. Alors que les inquiétudes grandissent face au déclin du puits de carbone européen, déterminer quelles pratiques de gestion forestière devraient être encouragées par la certification carbone est loin d’être simple.     Ce Policy Brief, disponible en anglais et réalisé dans le cadre du projet INFORMA, formule des recommandations pour la future méthodologie européenne. Celles-ci s’appuient sur l’analyse des méthodologies IFM existantes, l’expérimentation d’innovations sur le terrain et des ateliers participatifs ayant réuni des experts de toute l’Europe.            Pas de solution unique pour la gestion forestière améliorée en Europe La diversité des forêts européennes impose une approche adaptée aux risques locaux. Définition du scénario de référence (baseline), est un enjeu central Elle devra intégrer des scénarios avec les perturbations attendues pour la forêt européenne Le marché CRCF ne doit pas reposer que sur le volontaire Il doit également réussir le défi de financer dès aujourd'hui des actions forestières dont les bénéfices climatiques ne seront pleinement visibles que dans plusieurs décennies.         Ces travaux soulignent que la diversité des forêts européennes ne permet pas de définir une solution unique en matière de pratiques IFM. Une approche d’évaluation des risques est nécessaire pour cibler les pratiques les plus adaptées. Celle-ci doit permettre d’intégrer l’augmentation des perturbations affectant les forêts, de manière différenciée suivant la région biogéographique et les conditions stationnelles. Dans les contextes à faible risque, les pratiques diminuant temporairement les récoltes (par exemple, l’allongement de la durée des révolutions) peuvent augmenter les stocks de carbone. Dans les contextes à risque plus élevé, des approches de gestion adaptative (par exemple, la diversification des espèces, la gestion préventive du risque incendie) peuvent être préférables pour garantir la résilience à long terme.      La définition du scénario de référence (baseline) est un enjeu central, car les retours d’expérience montrent que c’est la principale source de surévaluation des crédits issus des projets IFM. Cela représente un défi majeur, car la quantification doit tenir compte des risques climatiques et démontrer que les activités du projet renforcent la résilience par rapport au scénario de référence. Si des concepts émergents tels que les scénarios de référence dynamiques peuvent offrir des pistes de solution utiles, ils devront être adaptés au contexte européen pour garantir leur applicabilité.       Au-delà de la construction des méthodologies, le financement reste le défi majeur. Les projets forestiers nécessitent des investissements de très long terme, alors que les coûts sont en grande partie engagés dès le départ et que les bénéfices climatiques ne se concrétisent qu’au bout de plusieurs années ou décennies. Il est attendu du « club d’acheteurs européen » (EU Buyers’ Club) qu’il amorce le préfinancement des projets, à condition qu’il dispose de mécanismes adaptés à la temporalité très longue des projets forestiers. Par ailleurs, le CRCF ne peut pas reposer uniquement sur le marché volontaire s’il veut jouer pleinement son rôle. Il est donc essentiel d’assurer aux acteurs davantage de visibilité avec une intégration progressive de demande réglementaire pour massifier les financements pour la transition bas-carbone en forêt.    --- ### Designing a robust carbon certification methodolgy for forest management in Europe - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/methodologie-europeenne-credible-certification-carbone-forestiere-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-18T17:24:09+02:00 - **Modified**: 2026-06-19T09:44:07+02:00 An Improved Forest Management (IFM) methodology has been initiated under the Carbon Removals and Carbon Farming regulation (CRCF), alongside a near-finalised afforestation methodology. As concerns grow over the declining capacity of Europe's forests, determining which forest management practices should be incentivised through carbon certification is far from straightforward.         No one-size-fits-all solution exists for IFM in Europe A risk-based framework is needed to account for disturbances and to tailor eligible practices to biogeographical regions and local conditions. Defining the baseline scenario is central to the credibility of IFM carbon methodology It should incorporate scenarios reflecting expected future disturbances affecting European forests. Beyond methodological design, financing remains the critical challenge. Voluntary demand alone will not scale up EU carbon forestry, which requires upfront investments today for climate benefits that materialise only over decades.         This policy brief highlights that the diversity of European forests excludes a one-size-fits-all list of IFM practices. A risk-based framework is needed to account for disturbance and to tailor eligible practices to biogeographical regions and local conditions. In low-risk contexts, conservation-oriented practices (e.g. extension of rotations period) can increase carbon stocks. In higher-risk contexts, adaptive management approaches (e.g. species diversification, fire management) may be preferable to ensure long-term resilience benefits.      A credible baseline is essential, as baseline setting remains the main source of over-crediting in IFM projects. This is particularly challenging because quantification must incorporate disturbance risks and demonstrate that project activities deliver greater resilience than the baseline scenario. While emerging concepts such as dynamic baselines may offer useful guidance, they will need to be adapted to the European context to ensure practical applicability.    Beyond methodological design, financing remains the critical challenge. Forestry projects require long-term investment, while costs are largely upfront and carbon benefits materialise only over decades. The EU buyers’ club could help bridge this gap, provided it supports specific long-term investment use cases. It is also essential to provide market visibility on the gradual integration of compliance-based incentives, complementing voluntary carbon finance, to unlock Europe’s full forest mitigation potential.   --- ### Double revendication des crédits carbone agricoles : arrêtons de nous faire peur - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/double-revendication-credits-carbone-agricoles-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-18T14:42:27+02:00 - **Modified**: 2026-06-19T09:58:38+02:00 En France, après sept ans d’existence du Label bas-carbone (LBC), le finance­ment des projets agricoles reste structu­rellement insuffisant. Les industries agro-ali­mentaires (IAA) qui seraient pourtant bien placées pour financer des projets agricoles bas-carbone s’en détournent, et découragent parfois leurs fournisseurs d’y participer.     Une des raisons souvent invoquées est la crainte de la « double revendication »   Les IAA redoutent de ne pas pouvoir comptabi­liser dans leur inventaire GES scope 3 les réduc­tions d’émissions et absorptions réalisées chez leurs fournisseurs, dès lors que celles-ci sont vendues à un tiers sous forme de crédits carbone. En effet, le GHG Protocol (GHGP) et l’initiative Science Based Targets (SBTi), deux référentiels majeurs de décarbonation, restreignent en prin­cipe ce cumul. Ces deux référentiels établissent un principe d’exclusivité de la revendication car­bone : une même réduction/absorption ne peut être revendiquée à la fois par le tiers qui la finance via un crédit carbone et par une IAA qui la comp­tabilise dans son inventaire pour démontrer l’at­teinte de ses objectifs climat.     I4CE montre que l’interdiction de la double revendication n’est, le plus sou­vent, ni fondée ni applicable. Elle existe bien dans les textes du GHGP et de la Sbti. Mais elle va à l’encontre de la logique même de la comp­tabilité scope 3. Et les conditions requises pour déclencher un ajustement comptable ne sont presque jamais réunies :     Une règle inadaptée au scope 3.Le scope 3 est « le royaume du double-compte » : une réduction d’émissions ou une absorption chez un agriculteur, apparaît mécaniquement dans le scope 3 de tous ses clients aval. C’est une propriété de cette comptabilité, reconnue par le GHGP lui-même, et non une anomalie. Financer une réduction n’implique pas d’en monopoliser les effets comptables. L’interdic­tion de la double revendication confond la revendication « active » d’un financeur, qui affirme avoir rendu possible une réduction d’émissions ou une absorption, et la reven­dication « passive » d’un inventaire de GES, qui ne fait que photographier des flux physiques de GES.     Le suivi d’un objectif chiffré est un cas limite. Lorsqu’une entreprise se fixe un objec­tif d’atténuation et mesure ses progrès via son bilan GES, le GHGP lui interdit de comp­ter une réduction d’émissions ou une absorp­tion, dès lors que les crédits carbone corres­pondants ont été vendus à un tiers. Cela peut se comprendre. Mais la même logique devrait alors exclure aussi les réductions et absorp­tions dues au climat, ou à l’initiative autonome d’un fournisseur, omniprésentes dans le scope 3.  I4CE privilégie l’inverse : mesurer les progrès à partir des émissions physiquement consta­tées, quel que soit le financeur des réductions d’émissions ou des absorptions, une approche imparfaite sur le plan des responsabilités, mais cohérente et opérationnelle.     Une règle impraticable, que les stan­dards eux-mêmes n’imposent que ra­rement. Pour éviter la double revendication, une entreprise devrait en théorie réintégrer dans son bilan GES les émissions correspon­dant aux crédits vendus. Mais cette correction n’est exigée que si l’entreprise dispose de données assez fines pour « voir » la réduction à l’échelle de l’exploitation, ce qui est rarement le cas, les bilans agroalimentaires reposant sur des moyennes statistiques. Cette règle est de surcroît invérifiable, faute de traçabilité physique et... --- ### Double claiming of agricultural carbon credits : time to stop worrying - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/double-revendication-credits-carbone-agricoles-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-18T14:42:16+02:00 - **Modified**: 2026-07-20T15:38:12+02:00 In France, after seven years of the French “Low Carbon Label” (le Label bas carbone, LBC) certification scheme, there remains a systemic lack of funding for agricultural projects. The agri-food companies that would naturally be well placed to fund low-carbon agricultural projects are turning away from them and even discouraging their own suppliers from taking part in the LBC scheme.      Among the reasons mentioned by the agri-food industries is the fear of “double claiming”   Agri-food companies are concerned about being unable to account for the emissions reductions or carbon removals achieved by their suppliers in their scope 3 greenhouse gas (GHG) inventory, once these are sold to a third party through the sale of  carbon credits. The GHG Protocol (GHGP) and the Science Based Targets initiative (SBTi) — two leading frameworks for private-sector decarbonisation — both restrict this “double claiming” in principle. Both frameworks require climate mitigation claims to be exclusive: the same reduction/removal cannot be claimed both by the third party financing it through a carbon credit and by an agri-food company that accounts for it in its inventory to demonstrate the achievement of its climate targets. In practice, however, the GHGP mandates adjustments only under specific circumstances. Moreover, the French regulatory framework implicitly allows double claiming.      I4CE demonstrates that the prohibition of double claiming is, most often, neither justified nor operational. It is indeed mentioned in the texts. But it goes against the very logic of scope 3 accounting. And the conditions required to trigger an accounting adjustment are rarely met.     A rule structurally ill-suited to scope 3. Scope 3 is by nature “the realm of double counting”: a reduction or removal by an upstream actor mechanically appears in the scope 3 of all its downstream clients. It is a fundamental property of this kind of accounting, explicitly recognised by the GHG Protocol itself, not an anomaly. Financing a reduction does not imply monopolizing its accounting effects. The prohibition of double claiming confuses the "active" claim made by a funder, who asserts to have made an emissions reduction or carbon removal possible, with the "passive" claim of a GHG inventory, which merely takes a snapshot of physical GHG flows.    Tracking progress towards corporate targets is a borderline case. When a company sets a mitigation target and tracks progress via its GHG inventory, the GHGP prohibits it from counting an emissions reduction or carbon removal if the corresponding carbon credits have been sold to a third party. This is understandable. But the same logic should equally exclude reductions and removals attributable to climate change or to a supplier's autonomous initiative, both pervasive in scope 3. I4CE favours the opposite approach: measuring progress based on physical GHG inventory, regardless of who funded the reductions or removals. This approach is imperfect in attributional terms but is both consistent and operational.    An unworkable rule that even the standards themselves apply only under rarely met conditions. To avoid double claiming, a companyshould theoretically reintegrate into its GHG inventory the emissions corresponding to the credits sold. But this adjustment is only required when the company has precise enough... --- ### The State of Europe’s Climate Investment – 2026 Edition - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/etat-lieux-investissements-climat-europe-2026/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-05T06:00:09+02:00 - **Modified**: 2026-06-15T17:50:07+02:00 The energy crisis exposes the European Union’s (EU) structural vulnerabilities: accelerating investment in clean energy and low-carbon technologies is key to securing economic prosperity, energy independence, and households’ purchasing power    The new energy crisis, in the wake of what the International Energy Agency’s Executive Director describes as “the greatest threat to global energy security in history”, once again highlights the EU’s structural vulnerability to fossil-fuel dependence. Soaring oil prices increasingly weigh on households’ purchasing power and undermine EU’s energy security and industrial competitiveness. In this context, a fossil-free economy is no longer solely an environmental objective, but also a strategic economic imperative. Accelerating investment in low-carbon infrastructure, electrification, energy efficiency, and clean technology (clean tech) will reduce the EU’s dependence on imported fossil fuels, strengthen its industrial base, and protect citizens from future energy price shocks.         Key findings Fossil fuel prices As fossil fuel prices soar, accelerating clean investment has become an imperative to reduce the EU's dependence on imported fossil fuels, strengthen its industrial base, and protect citizens from future energy price shocks. Climate investment stalls After surging in 2022 in response to the energy crisis, climate investment has since stagnated, reflecting a broader lack of long-term investment planning. Only investment in clean road transport has increased. Needs unmet Clean investment reached 534 billion euros in 2025, covering only 61% of annual needs to reach EU’s 2030 target. Uneven sectoral progress Progress is uneven: solar, battery storage, public charging points and cleantech manufacturing are on track, but wind energy, grid infrastructure and buildings renovation remain underfunded. Long term strategies needed To meet the 2030 and 2040 targets, the EU and its Member States must move beyond crisis-driven investment and commit to long-term investment strategies that provide clear and stable signals to investors, businesses, and citizens.       After a sharp rise in 2022, following the energy crisis triggered by the war in Ukraine, investment in clean energy has stagnated, reflecting a broader lack of long-term investment planning. At the time, public decision-makers, businesses, and citizens chose to invest more heavily in moving away from fossil fuels and improving energy efficiency, although this investment was still insufficient. Since then, however, momentum has faded. Investment in the low-carbon transition reached 534 billion euros in 2025, well below the estimated 878 billion euros needed annually to meet the EU’s 2030 climate targets. An increase in investment across certain sectors in the first months of 2026 suggests that the EU economy could once again ramp up investment in response to the current energy price crisis. Yet, to translate this dynamic into a sustained upward trend, robust long-term investment planning is essential. Beyond sustaining long-term climate goals, such a forward-looking approach would also reduce the need for governments to implement costly emergency measures to shield citizens and businesses from energy price spikes in the future.     Figure 1. The investment deficit in energy, buildings, transport, and cleantech manufacturing is estimated at 344 billion euros in 2025.  Source: I4CE. All figures are in 2025 euros. On the left, this graph represents the average climate investment needs per year for the EU to reach its climate objectives between 2026 and 2030 in the energy, buildings, transport, and clean tech manufacturing sectors (878 billion euros). It compares them to the 2025 investments for the same sectors (534 billion euros). The... --- ### État des lieux des investissements climat en Europe – Edition 2026 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/etat-lieux-investissements-climat-europe-2026/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-05T06:00:03+02:00 - **Modified**: 2026-06-16T14:10:04+02:00 La crise énergétique met en évidence les vulnérabilités structurelles de l’Union européenne (UE) : accélérer les investissements dans les énergies et technologies propres est essentiel pour garantir la prospérité économique, l’indépendance énergétique et le pouvoir d’achat des ménages.         PRINCIPAUX Résultats Prix des énergies fossiles Face à la flambée des prix des énergies fossiles, accélérer les investissements dans la transition bas-carbone est devenu un impératif pour réduire la dépendance de l'UE aux énergies fossiles importées, renforcer sa base industrielle et protéger les citoyens des futurs chocs énergétiques. Stagnation des investissements climatiques Après une forte hausse en 2022 en réponse à la crise énergétique, les investissements climat ont depuis stagné, reflétant un manque général de planification à long terme. Seuls les investissements dans le transport routier bas-carbone ont augmenté. Des investissements toujours insuffisants Les investissements climat ont atteint 534 milliards d'euros en 2025, couvrant seulement 61% des besoins annuels pour atteindre les objectifs 2030 de l'UE. Des progrès inégaux selon les secteurs Le solaire, le stockage par batteries, les bornes de recharge et la fabrication de cleantechs sont en bonne voie pour atteindre leurs objectifs 2030, mais l'éolien, les réseaux électriques et la rénovation des bâtiments restent sous-financés. Des stratégies long-terme d'investissement sont nécessaires Pour atteindre les objectifs 2030 et 2040, l'UE et ses États Membres doivent aller au-delà d'une logique d'investissements dictée par les crises et s'engager dans des stratégies d'investissement de long terme offrant des signaux clairs et stables aux investisseurs, entreprises et citoyens.     La récente crise énergétique, décrite par le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie comme « la plus grande menace pour la sécurité énergétique mondiale de l’histoire », met une nouvelle fois en évidence la vulnérabilité structurelle de l’UE face à sa dépendance aux combustibles fossiles. La flambée des prix du pétrole pèse de plus en plus sur le pouvoir d’achat des ménages et fragilise la sécurité énergétique et la compétitivité industrielle de l’UE. Dans ce contexte, une économie sans combustibles fossiles n’est plus seulement un objectif environnemental, mais devient aussi un impératif économique stratégique. Accélérer les investissements dans les infrastructures bas-carbone, l’électrification, l’efficacité énergétique et les technologies propres permettra de réduire la dépendance de l’UE vis-à-vis des combustibles fossiles importés, de renforcer sa base industrielle et de protéger ses citoyens contre de futurs chocs liés aux prix de l’énergie.    Après une forte hausse en 2022, faisant suite à la crise énergétique déclenchée par la guerre en Ukraine, les investissements climat ont stagné, reflétant un manque général de planification long-terme des investissements. À l’époque, les décideurs publics, les entreprises et les citoyens avaient choisi d’investir davantage dans la transition énergétique, même si ces investissements restaient encore insuffisants. Depuis lors, cependant, l’élan s’est essoufflé. Les investissements climat ont atteint 534 milliards d’euros en 2025, bien en deçà des 878 milliards d’euros nécessaires chaque année pour atteindre les objectifs climat de l’UE à horizon 2030. Les premiers mois de 2026 montrent une hausse des investissements dans certains secteurs, suggérant que l'économie européenne pourrait de nouveau accélérer ses investissements en réponse à la crise énergétique actuelle. Toutefois, pour transformer cette dynamique en une tendance durable, une planification long-terme des investissements est essentielle. Au-delà de la préservation des objectifs climat de long terme, une telle approche permettrait également de réduire la nécessité pour les gouvernements de mettre en œuvre des mesures d’urgence coûteuses pour protéger les citoyens et les entreprises de nouvelles flambées des prix de l’énergie.    Figure 1 - Le déficit d'investissement dans les secteurs de l'énergie,... --- ### Annex 1 – Summary of figures: current climate investments and needs (2026 Edition) - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annex-1-summary-of-figures-current-climate-investments-and-needs-2026-edition/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-04T18:47:03+02:00 - **Modified**: 2026-06-04T18:47:03+02:00 --- ### Annex 1 – Summary of figures: current climate investments and needs (2026 Edition) - **URL**: https://www.i4ce.org/en/publication/annex-1-summary-of-figures-current-climate-investments-and-needs-2026-edition/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-06-04T15:26:42+02:00 - **Modified**: 2026-06-04T15:26:42+02:00 --- ### Annexe – PPI atténuation : chiffrage investissement climat - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexe-ppi-attenuation-chiffrage-investissement-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-05-06T18:01:28+02:00 - **Modified**: 2026-05-06T18:01:28+02:00 --- ### Annex in English – Unlocking capital for adaptation in EMDEs - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annex-in-english-unlocking-capital-for-adaptation-in-emdes/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-28T15:24:54+02:00 - **Modified**: 2026-04-28T15:24:54+02:00 --- ### Annex – Unlocking capital for adaptation in EMDEs - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annex-in-english-unlocking-capital-for-adaptation-in-emdes/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-28T15:23:07+02:00 - **Modified**: 2026-04-28T15:23:07+02:00 --- ### State of play of the EU’s climate-specific development finance - **URL**: https://www.i4ce.org/en/publication/state-play-eus-climate-specific-development-finance/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-14T16:23:52+02:00 - **Modified**: 2026-04-16T09:36:26+02:00 Bilateral ODA fell by 26% in 2025, with the five largest donors – including France and Germany – each cutting their foreign aid. How will climate finance, and the EU’s leadership on providing it, fare in this context ? This report provides perspective by outlining the state of play of Europe’s climate-specific development finance since the adoption of the Paris Agreement. It discusses the shortcomings of climate finance as a purely quantitative metric, and suggests an upcoming window of opportunity for continued European leadership on climate finance effectiveness.   Debates on international climate finance have long focused on aggregate volumes and headline pledges. However, declining Official Development Assistance (ODA) budgets and growing scrutiny on additionality, effectiveness and actual access to climate finance now make it imperative to look beyond totals. From a provider perspective, shifting from a purely quantitative approach to a qualitative one raises the question of the optimization of international climate finance allocation strategies across policy objectives – mitigation and adaptation – instruments, geographies, and sectors. As concessional resources decrease, donor governments face sharper trade-offs in how climate finance is allocated, how it interacts with ODA, and how it can simultaneously deliver impact for both climate and development.   Drawing on a comprehensive analysis of available data, this report shows that current development and climate finance reporting systems – while deeply intertwined – remain fragmented, heterogeneous, and poorly suited to assessing or informing strategic resource allocation by donors. Differences in accounting practices, treatment of loans and grants, and approaches to climate relevance significantly limit comparability across donors and weaken their ability to assess and orient the dis­tribution – in terms of geographies, sectors, etc. – of the concessional resources they allocate to climate-specific development finance on one hand and its actual impact on the other.     To address these limitations, this report relies two alternative and donor-com­parable metrics: climate-specific development finance climate-specific grant equivalent These metrics provide a robust basis for comparing donor strategies and assessing how scarce public concessional resources are deployed. An in-depth analysis of climate finance from the European Union (EU) Member States using these metrics reveals both the scale of Europe’s contribution and the diversity of national approaches.   The report finds that:   The EU clearly emerges as a global leader in international climate finance, both as a provider and as an active player through multilateral channels.   Specific climate finance allocation strategies differ widely across EU donors. Behind the EU’s aggregate leadership lies significant heterogeneity among Member States’ climate finance. Priorities and allocation strategies vary in terms of adaptation versus mitigation, financial instruments, geographic targeting, sectoral focus, and balance between climate mainstreaming and targeted, high-impact interventions.   The instrument mix and the relative scarcity of public resources for grants appear as a key binding constraint for most donors.     As many EU countries are expected to revise or renew their climate finance targets in the coming months, we recommend EU climate finance providers use this win­dow of opportunity to increase... --- ### Green reindustrialisation in France: reality, reasonable ambition or pipe dream? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/reindustrialisation-verte-france-realite-projection-raisonnable-mirage-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-10T17:01:50+02:00 - **Modified**: 2026-04-17T16:54:45+02:00 The global race for clean technology is on. China is consolidating its industrial lead, the United States is playing an unpredictable game with subsidies and tariffs, and mounting geopolitical tensions are redrawing global supply chains, laying bare Europe’s strategic dependencies in energy and industry. Faced with this reality, France and the European Union face a fundamental choice: adapt or fall behind. Building a decarbonised, “Made in Europe” industrial base is not one policy option among many – it is a prerequisite for economic and energy sovereignty in the decades ahead.    But translating this ambition into practice is harder than passing legislation or setting targets. Building competitive domestic value chains for clean technologies means simultaneously transforming deeply entrenched industrial structures, and developing entirely new ones around breakthrough technologies. This I4CE report takes stock of where France actually stands on that journey, through the lens of three flagship cleantech industries: electric vehicles and batteries, green steel, and electro-synthetic aviation fuels (eSAF).    So what is the real picture? Gigafactories have been inaugurated, decarbonisation roadmaps announced, and synthetic fuel projects are multiplying. France’s green industrial policy has delivered real momentum. But how effectively is it actually building the integrated, competitive value chains that would make this transformation durable?  That is the central question this report sets out to answer. The three sectors were chosen precisely because they represent very different stages of industrial maturity: from operational gigafactories to green steel and eSAF projects still awaiting final investment decisions. Critically, for each sector the analysis looks at both supply-side development and demand dynamics.    What emerges is a finding that cuts across all three cases: a widening gap between project announcements and the actual construction of value chains. The first gigafactories have been built, but upstream supply (critical raw materials, precursors, recycling) remains heavily exposed to Chinese dominance; green steel is moving thanks to first secure investment decisions but still lacks a sufficiently clear and structured demand; and eSAF projects are advancing through engineering studies, but cannot clear the financing hurdle without long-term offtake commitments. In each case, it is the neglected steps of the value chain that leave the door open to outside competitors.    The report identifies three priority levers to address these bottlenecks. First, supply-side support must be coupled with active demand-side policy through binding low-carbon procurement standards in public infrastructure and mandatory sectoral requirements for private buyers. Second, public policies must tackle the critical window around final investment decisions, combining stable sectoral targets with revenue certainty mechanisms, like contracts for difference, to underwrite the ramp-up of first-of-a-kind facilities. Third, France needs tighter coordination between Paris and Brussels, through dedicated taskforces for strategically critical projects and a more assertive French role in shaping European financing instruments and trade defence measures.      Green reindustrialisation in France is underway. But the line between industrial success story and missed opportunity remains, for now, uncomfortably thin.    This I4CE report is available in French in the appendice. The case study on the French eSAF sector has been translated and adapted to inform the ongoing European debate on ReFuelEU aviation. With France as Europe’s single largest eSAF project hub, with roughly 30% of the continent’s planned capacity and some of its most advanced projects, what happens in France over the next 18 months will largely determine whether... --- ### Annexe – Réindustrialisation verte en France - **URL**: https://www.i4ce.org/en/publication/annexe-reindustrialisation-verte/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-10T16:58:48+02:00 - **Modified**: 2026-04-17T16:55:18+02:00 --- ### Réindustrialisation verte en France : réalité, projection raisonnable ou mirage ? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/reindustrialisation-verte-france-realite-projection-raisonnable-mirage-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-04-09T18:12:21+02:00 - **Modified**: 2026-05-18T10:56:49+02:00 La course mondiale aux technologies propres est lancée. La Chine consolide son avance industrielle, les États-Unis jouent une partition imprévisible sur les subventions et les droits de douane, et les tensions géopolitiques fragilisent les chaînes d’approvisionnement mondiales, exposant au grand jour les dépendances énergétiques et industrielles de l’Europe. Dans ce contexte, la France et l’Union européenne ont un choix à faire : subir cette restructuration ou en sortir par le haut. Bâtir une industrie décarbonée « Made in Europe » n’est pas une option parmi d’autres ; c’est une condition nécessaire pour assurer notre souveraineté économique et énergétique dans les années à venir.    Mettre en place des chaînes de valeur domestiques pour ces cleantechs ne se limite pas à adopter des lois et des objectifs : il s’agit à la fois de transformer en profondeur la base industrielle existante et de faire émerger de nouveaux maillons s’appuyant sur des technologies de rupture. Ce rapport analyse l’avancement de la réindustrialisation verte à travers trois filières historiques de l’économie française : les véhicules électriques et les batteries, l’acier vert, et les carburants de synthèse pour l’aviation (eSAF).    Mais où en est-on vraiment ? Gigafactories inaugurées, plans de décarbonation annoncés, projets de carburants de synthèse en développement : la politique industrielle verte française affiche une ambition indéniable. Mais dans quelle mesure parvient-elle effectivement à faire émerger des chaînes de valeur intégrées et compétitives ?    C’est précisément à cette question que ce rapport d’I4CE s’attache à répondre, à travers l’analyse de trois filières en transition qui ont été choisis pour la diversité des stades de maturité qu’ils incarnent : des gigafactories opérationnelles aux projets eSAF et d’acier vert encore en attente de décision finale d’investissement. Pour chacune de ces filières, l’étude évalue les perspectives de développement de l’offre et les dynamiques de la demande.    Cette analyse révèle un risque transversal commun aux trois filières : l’écart croissant entre l’annonce de projets et la construction effective des chaînes de valeur. Des gigafactories ont été lancées, mais l’amont de la filière reste sous-sécurisé ; des projets eSAF avancent en ingénierie, mais butent sur le financement ; et l’acier vert, s’il a franchi une première étape décisive de décision d’investissement, pâtit encore d’une demande structurée insuffisante et d’un cadre de soutien qui peine à envoyer des signaux assez forts. Dans les trois cas, ce sont les maillons négligés qui ouvrent la porte aux concurrents extérieurs.    Face à ces blocages, le rapport identifie trois leviers prioritaires. Il appelle d’abord à articuler le soutien à l’offre à un véritable pilotage par la demande, via des critères environnementaux contraignants dans les marchés publics et des standards sectoriels pour le secteur privé. Il recommande ensuite de cibler les phases critiques autour de la décision finale d’investissement, en combinant des objectifs sectoriels stables et des mécanismes de soutien aux revenus, comme des contrats pour différence, pour sécuriser la montée en puissance des premières unités. Il plaide enfin pour un renforcement de la coordination entre Paris et Bruxelles, à travers des taskforces dédiées aux projets d’intérêt national majeur et un leadership français affirmé sur les instruments de financement et de défense commerciale au niveau européen.      La réindustrialisation verte est en marche. Mais les contours d’une réussite industrielle et ceux d’un rendez-vous manqué restent, pour l’heure, dangereusement proches.  --- ### Un plan électrique pour sortir des fossiles - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/plan-electrique-sortir-fossiles-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-26T18:00:17+01:00 - **Modified**: 2026-03-26T18:22:08+01:00 La situation stratégique est très avantageuse pour décarboner rapidement ». Ce constat du Bilan prévisionnel du RTE, publié en décembre dernier, appelle un plan concret pour accélérer la sortie des énergies fossiles en France. I4CE formule des propositions concrètes, immédiatement activables, en ligne avec les moyens établis dans la loi de finances pour 2026 et avec les évolutions réglementaires récentes.      En 2024, la facture d’importation des énergies fossiles atteignait près de 78 milliards d’euros, les dépenses annuelles en gaz et pétrole atteignent 2 300 euros pour un foyer moyen (source : SDES).  Réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles constitue donc un levier majeur pour la transition énergétique comme pour le pouvoir d’achat. D’autant plus sous la pression soudaine des prix du pétrole et du gaz dopés par un environnement international très incertain.    La France dispose déjà d’une stratégie pour la sortie des fossiles. Récemment publiés, la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) et le projet de Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) déterminent les cibles nationales de réduction de consommation des énergies fossiles. Ces documents définissent les équipements à installer, les infrastructures à déployer, et les financements à mobiliser. Mais leur mise en œuvre requiert un plan d’actions concret, visant à rendre ces solutions plus accessibles aux ménages et aux entreprises.    I4CE formule plusieurs propositions pour contribuer au débat public sur l’électrification des usages. Ces mesures sont immédiatement activables, en ligne avec les moyens établis dans la loi de finances pour 2026, et tiennent compte des évolutions réglementaires récentes. Elles ont été relayées dans deux groupes de travail lancés par le Gouvernement : un premier sur l’électrification des transports et un second sur l’électrification du bâtiment.     Retrouver la contribution "Un plan d'électrification pour décarboner rapidement les mobilités" Retrouver la contribution "Un plan d'électrification pour décarboner rapidement les bâtiments"   Si l’électrification constitue un levier central du plan, elle ne saurait en être le moteur exclusif. La stratégie climat nationale repose sur d’autres actions, tout aussi pertinentes et à portée : la sobriété des usages, l’efficacité énergétique, le développement d’énergies renouvelables thermiques.  --- ### Transformer les Plans Nationaux Energie Climat en plans d’investissement - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/reponse-consultation-commission-europeenne-revision-reglement-gouvernance-union-energie-action-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-26T15:56:42+01:00 - **Modified**: 2026-03-26T17:20:31+01:00 Réponse d'I4CE à la consultation de la Commission européenne sur la révision du règlement sur la gouvernance de l'Union de l’énergie et de l'action pour le climat.   Adopté en 2018, le règlement sur la gouvernance de l'Union de l'énergie et de l'action pour le climat vise à renforcer la coordination des politiques énergie-climat au sein de l'Union européenne (UE). Un outil central de ce règlement est le Plan national énergie-climat (PNEC), élaboré par chaque Etat membre, qui rassemble l'ensemble des actions sectorielles nationales prévues pour réduire les émissions. La Commission doit s’assurer que la somme des actions des 27 plans permette d’atteindre les objectifs climat de l’UE.      En décembre dernier, la Commission européenne a lancé une consultation publique pour alimenter la prochaine révision du règlement, prévue pour le dernier trimestre 2026. La Commission questionne notamment les parties prenantes sur la nécessité de transformer les PNEC en véritables plans d’investissement.      Dans sa réponse à la consultation, I4CE souligne que transformer les PNEC en plans d’investissement constitue une réelle opportunité pour les Etats membres de mettre en œuvre une planification des investissements à long terme. Bien menés, ces plans d’investissement pourraient devenir des outils essentiels au soutien de la transition énergétique et climatique face aux crises énergétiques futures. Cela répondrait également à une forte demande des investisseurs pour des stratégies d’investissement nationales claires et prévisibles à moyen terme.     Un plan d'investissement a la capacité d'orienter activement la transformation économique et de guider les investissements publics et privés. Néanmoins, pour demeurer efficaces, ces plans doivent aller au-delà d’un simple exercice de conformité et être portés par une ambition politique réelle. Ils devront refléter les priorités nationales, différentes pour chaque Etat membre, et leur cadre devra s’adapter aux stratégies d’investissement déjà existantes.     En s’appuyant sur ses travaux antérieurs, I4CE identifie quatre éléments clés constitutifs d’un plan d’investissement énergie-climat (voir figure 1). L'objectif de cette proposition est d'accompagner les décideurs politiques dans la conception de leurs plans d'investissement en leur indiquant des premiers éléments clés devant y figurer.    Ainsi, un plan d’investissement efficace devrait inclure :     La traduction des objectifs énergie-climat en feuille de route d’investissement sectorielles, reflétant les besoins financiers par secteur d’action climat, au regard des niveaux actuels d’investissement.     La définition des politiques et dépenses publiques pour répondre aux besoins d’investissement climat, ainsi que leur financement.    La production d’analyses d’impact macroéconomiques des actions définies dans le plan afin de garantir leur robustesse à l’échelle nationale.   Et la mise en place d’un suivi dynamique, permettant aux Etats Membres d’évaluer et de réviser régulièrement leurs mesures pour améliorer leur efficacité, par exemple via une révision biennale des plans.     Figure 1 : Eléments clés constitutifs d’un plan d’investissement énergie climat : Source : I4CE    Enfin, I4CE étudie les facteurs susceptibles de favoriser une mise en œuvre efficace de ces plans. La Commission européenne pourrait ainsi proposer de conditionner le décaissement des fonds européens à l’atteinte de jalons définis sur la base des plans, soutenir le renforcement des capacités des Etats pour l’élaboration de ces plans, et assurer un meilleur suivi des investissements privés, en mandatant les Autorités Nationales Compétentes (ANC) pour agréger les informations relatives à la transition dans les rapports CSRD des entreprises cotées.      Ce rapport est uniquement disponible en anglais.   --- ### Turning the National Energy and Climate Plans (NECPs) into Investment Plans - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/reponse-consultation-commission-europeenne-revision-reglement-gouvernance-union-energie-action-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-26T15:56:13+01:00 - **Modified**: 2026-03-27T12:08:11+01:00 I4CE’s response to the European Commission Consultation on the Revision of the Governance Regulation for the Energy Union and Climate Action   Adopted in 2018, the Governance Regulation of the Energy Union and Climate Action aims at strengthening the coordination of energy and climate policies across the European Union (EU). A central tool of this regulation is the National Energy and Climate Plan (NECP), developed by each Member State, which lists all sectoral national actions planned to reduce emissions in the medium run. The Commission ensures on this basis that the combined actions of the 27 plans allow the EU to achieve its climate objectives.    In December, the European Commission launched a public consultation to inform the next revision of the regulation, scheduled for the last quarter of 2026. The Commission is particularly seeking stakeholders’ views on the need to transform NECPs into real investment plans.    In its consultation’s response, I4CE emphasises that transforming the NECPs into investment plans represents a real opportunity for Member States to implement long-term investment planning. Done well, the investment plans could become essential tools to keep the transition on track in the face of future energy crises. This would also serve to meet investors’ demand for clear and predictable national investment strategies in the medium term.    An investment plan has the capacity to actively steer economic transformation and guide public and private investment. However, to remain effective, these plans must go beyond a simple compliance exercise and be supported by real political ambition. They must reflect national priorities, which differ in each Member States, and their framework should adapt to existing investment strategies.     Building on its previous work, I4CE identifies four key building-blocks of an energy and climate investment plan (see figure 1). The objective of this proposal is to support policymakers in designing their investment plans by providing them with key initial elements that should be included.    Thus, an effective investment plan should include:    The translation of energy-climate objectives into sectoral investment roadmaps, reflecting financial needs by priority sectoral climate actions, with regard to current investment levels.    The definition of public policies and spendings to meet the climate investment needs, and their financing.    The production of macroeconomic impact analysis of the defined actions to ensure robustness at the state level.    And the implementation of a dynamic assessment system, allowing Member States to regularly evaluate and revise their plan to improve their effectiveness, for example through a biennial review of the plans.       Figure 1: Key building blocks for a climate and energy investment plan  Source : I4CE   Finally, I4CE examines the factors that could encourage the effective implementation of the plans. The European Commission could propose to link the disbursement of EU funds to the achievement of milestones defined on the basis of the plans, support Member States’ capacity-building for the elaboration of the plans, and improve the tracking of private investments, by mandating National Competent Authorities (NCAs) to aggregate transition-related information in CSRD reports of listed companies.  --- ### Contribution – groupe de travail bâtiments et transports - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexes-gt-transport-batiment-climat/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-26T10:45:26+01:00 - **Modified**: 2026-03-26T11:01:58+01:00 --- ### Annexes – Moins de brun plus de vert - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexes-moins-de-brun-plus-de-vert/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-23T17:16:04+01:00 - **Modified**: 2026-03-24T14:09:58+01:00 --- ### Annexe B – Données et informations complémentaires sur les dispositifs d’aide publique concernant la filière bois française - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexe-fipubois/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-23T17:12:41+01:00 - **Modified**: 2026-04-15T09:18:59+02:00 --- ### Public funding for the wood sector : what contribution to climate objectives? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/financements-publics-filieres-bois-contribution-objectifs-climatiques/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-19T16:51:24+01:00 - **Modified**: 2026-03-19T16:51:24+01:00 The new French National Low-Carbon Strategy (SNBC 3) sets ambitious targets for the forest and wood sector, yet these will be difficult to achieve as forest resources are increasingly affected by climate change and related disturbances. Maintaining and strengthening the forest carbon sink and adapting the industry to evolving forest resources are therefore key strategic challenges for the sector. However, public funding does not always align with these priorities.    This study reviews recent public funding directed towards the downstream of the forest-wood sector and assesses how it contributes to climate mitigation and adaptation. Its objective is to inform better targeting of public support in a context of tightening budget constraints.      Between 2020 and 2024, public support to the wood sector reached unprecedented levels.    Since 2020, the wood sector has benefited from unprecedented public funding: €1.7 billion in public funding related to wood uses and allocated through calls for projects was identified over the period 2020–2024. While slightly more than €1.1 billion was mobilised for energy production outside the wood sector, nearly €600 million directly supported wood industry companies, including around €340 million for wood processing, mainly in construction (Figure A).    By comparison, over the period 2015–2018, budgetary credits specifically dedicated to wood construction amounted to €0.5 million per year according to the French Court of Auditors. This represents a clear shift in public support for the sector’s industrial development, although the balance between wood uses has changed only marginally.        €1.3 billion allocated to energy uses of wood  Public funding remains heavily concentrated on energy uses    Around 80% of total funding was directed towards energy uses, far outweighing material uses. Between 2020 and 2024, €1.3 billion in public support was allocated to energy uses (80%), compared to approximately €340 million for material uses (20%).   This strong focus on wood for energy reflects trends already identified by I4CE in 20141 and by the French Court of Auditors for the period 2015–20182, which found that energy uses accounted for around half of total public support to the whole forest-wood sector.  However, the 2020–2024 period marks a clear scaling-up: average annual support for industrial heat and collective heating increased threefold, from €72 million to €220 million. This expansion has also been accompanied by a diversification of supported uses, including new schemes for pellets and sustainable aviation fuels partly derived from woody biomass, as well as increased support for energy self-sufficiency in wood industries.  This orientation of public funding is not aligned with the cascading use principle set out in the RED III Directive, which prioritises material uses of biomass over energy uses.    Public funding partly targets priority biomass uses, but its overall allocation remains difficult to assess    These funding schemes cover a range of situations: some support uses with no viable alternatives to biomass or that are essential to the functioning of wood industries, while others target uses for which alternatives exist. To better assess their relevance, funding was mapped against the biomass use hierarchy defined under SNBC 3 ans PPE 3. Overall, this hierarchy appears to be broadly respected. Around 41% of funding can be linked to priority energy uses with no viable alternatives to biomass, such as high-temperature industrial heat and internal energy consumption within the forest-based sector. By contrast, only 13% of funding supports uses that should be developed more cautiously and under certain conditions, such as low-temperature industrial heat and sustainable aviation fuels (Figure B). No funding is... --- ### Financements publics de la filière bois : quelle contribution aux objectifs climatiques ? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/financements-publics-filieres-bois-contribution-objectifs-climatiques/ - **Author**: Lucile Perronnelle — Chargée de communication web - **Published**: 2026-03-19T16:47:12+01:00 - **Modified**: 2026-03-23T17:13:41+01:00 La nouvelle Stratégie Nationale Bas Carbone (SNBC 3) fixe, pour la forêt et le bois, des objectifs qui seront difficiles à atteindre dans un contexte de fragilisation croissante de la ressource forestière sous l’effet du changement climatique et des crises sanitaires. Le maintien et le renforcement du puits de carbone forestier ainsi que l’adaptation de l’industrie à l’évolution de la ressource forestière sont des enjeux stratégiques pour la filière. Or les financements publics ne sont pas toujours alignés avec ces priorités.   Cette étude recense les financements publics récemment fléchés vers l’aval de la filière bois, et évalue leur contribution à l’atténuation et à l’adaptation. Cette évaluation doit permettre de mieux cibler le soutien public compte tenu du renforcement de la contrainte budgétaire.      Entre 2020 et 2024, le soutien public à la filière bois a atteint une ampleur inédite   Depuis 2020, l’aval de la filière forêt-bois a bénéficié d’un effort public inédit :  1,7 milliard d'euros d’aides publiques liées aux usages du bois et allouées via des appels à projets ont été répertoriées sur la période 2020-2024. Si un peu plus d’1,1 milliard d’euros a été mobilisé pour la production d’énergie en dehors de la filière bois, près de 600 millions d’euros concernent directement les entreprises de la filière bois, dont environ 340 millions d’euros fléchés vers la transformation du bois principalement à destination de la construction (Figure A).   À titre de comparaison, sur la période 2015-2018, les crédits budgétaires spécifiquement consacrés au bois construction s’élevaient à 0,5 million d’euros par an selon la Cour des comptes. Ce niveau de soutien marque un réel tournant pour accompagner la structuration industrielle de la filière, même si la répartition des usages du bois soutenus évolue peu.         1,3 MILLIARD D’EUROS POUR LE BOIS ENERGIE  Des financements essentiellement tournés vers le bois énergie  Près de 80 % des financements ont été orientés vers les usages énergétiques du bois, très loin devant les usages matériau. Sur la période 2020-2024, 1,3 milliard d’euros d’aides publiques a été mobilisé en faveur des usages énergétiques (80 %), contre environ 340 millions d’euros pour les usages matériau (20 %).      Cette prédominance du bois énergie s’inscrit dans la continuité des constats établis par I4CE en 20141 et la Cour des comptes pour la période 2015-20182. Cette dernière soulignait déjà que le bois énergie captait la moitié de l’ensemble des soutiens publics à la filière forêt-bois. Toutefois, la période 2020-2024 est marquée par un changement d’échelle : les dépenses annuelles moyennes de soutien à la chaleur industrielle et au chauffage collectif ont triplé, passant de 72 à 220 millions d’euros. À cette hausse s’ajoute une diversification des usages soutenus, avec l’apparition de dispositifs dédiés aux granulés et aux carburants durables pour le secteur aérien produits en partie à partir de biomasse ligneuse, ainsi qu’un renforcement du soutien à l’autonomie énergétique des industries du bois.    Cette orientation des financements entre en contradiction avec le principe d’utilisation en cascade inscrit dans la directive RED III, qui consiste à viser préférentiellement les usages de la biomasse comme matériau devant ses usages énergétiques.        Des financements qui ciblent en partie des usages prioritaires de la biomasse, mais dont le bilan global reste difficile à appréhender faute d’information suffisante  Ces financements recouvrent toutefois des réalités différentes : certains visent des usages difficilement... --- ### Collectivités : Méthode pour construire son plan d’investissement aligné climat – Cahier atténuation - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/collectivites-methode-construire-plan-investissement-aligne-climat-cahier-attenuation/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-03-13T13:22:19+01:00 - **Modified**: 2026-06-24T17:19:11+02:00 I4CE et les collectivités coproductrices mettent gratuitement à disposition des collectivités territoriales intéressées une méthodologie pour réaliser un plan pluriannuel d’investissement (PPI) aligné climat.    Retrouvez ici toutes les ressources sur le PPI aligné climat.   Le présent cahier atténuation du changement climatique aide à déterminer les besoins en investissement climat à partir des objectifs climat de la collectivité, sur le périmètre relevant des compétences des communes, des intercommunalités, des départements et des régions.   Il s’agit d’une annexe du guide méthodologique pour réaliser le PPI aligné climat, lui-même résumé dans une synthèse pour décideurs.     >> Nouveauté mai 2026 : une annexe technique d’aide au chiffrage des besoins d’investissement climat – atténuation (format Excel)  :   Téléchargez la nouvelle annexe →     Notice de lecture des fiches qui composent le cahier atténuation  Il est proposé de chiffrer les besoins en investissement climat en 4 étapes, à décliner pour chaque action climat :   En plus de déterminer ces besoins en investissement climat, la collectivité peut également chiffrer des “dépenses induites” par l’investissement climat lui-même, c’est-à-dire les moyens humains nécessaires pour réaliser l’investissement, les dépenses d’entretien et/ou d’exploitation induites par une nouvelle infrastructure et/ou un service climat. Cette étape peut également être le moment de prendre en compte les économies budgétaires potentielles.        Le périmètre des actions traitées dans le présent cahier atténuation    Retrouvez ici le sommaire Notice de lecture des fiches   Périmètre des actions climat retenues   Actions climat « socles » : tableaux de synthèse suivi des fiches dédiées par secteur (bâtiment, transport, énergie)  Actions climat « volontaires » : tableaux de synthèse suivi des fiches dédiées par secteur (bâtiment, transport, énergie)      La méthode pour construire un PPI aligné climat est à retrouver dans : La synthèse pour décideurs Le guide méthodologique   Deux cahiers techniques permettent de déterminer les besoins d'investissement climat : Un cahier atténuation Un cahier adaptation   I4CE et les collectivités coproductrices présentent la méthode dans des webinaires dédiés : Le témoignage de Bordeaux Métropole - Replay du webinaire organisé avec Le Lierre Le témoignage de l'Eurométropole de Strasbourg - Replay du webinaire organisé par le CNFPT Le témoignage de Dijon Métropole et de Bordeaux Métropole - Replay du Sommet Virtuel du Climat   Partenaires  I4CE remercie grandement ses partenaires et financeurs tout au long du projet.       Les opinions exprimées ici ne peuvent en aucun cas être considérées comme reflétant l’opinion officielle de l’Union européenne et des financeurs.  I4CE remercie également l’ensemble de ses relecteurs et soutiens à la démarche et à la diffusion de la méthodologie.     Méthodologie libre sous Licence « Creative Commons »     Vous devez créditer I4CE lors de toute utilisation que vous ferez de la présente méthode.   --- ### Collectivités : Méthode pour construire son plan d’investissement aligné climat – Guide méthodologique - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/collectivites-methode-construire-plan-investissement-aligne-climat-guide-methodologique/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-03-13T06:01:36+01:00 - **Modified**: 2026-06-11T12:31:49+02:00 La méthode pour aboutir à un « PPI aligné climat » demande d’estimer les besoins climat et de les intégrer au PPI du prochain mandat. Ce document est un cadre méthodologique pour les élus ou agents souhaitant intégrer les besoins d’investissement climat au PPI de leur collectivité. Quelles sont les étapes à réaliser ? Comment et quand intégrer les besoins d’investissement climat dans le processus financier ?   I4CE et les collectivités co-productrices mettent gratuitement à disposition des collectivités territoriales intéressées une méthodologie pour réaliser un plan pluriannuel d’investissement (PPI) aligné climat.     Retrouvez ici toutes les ressources sur le PPI aligné climat.   La méthode I4CE propose pour un processus en 3 étapes, au sein duquel peuvent être implémentés 8 facteurs de réussite.  Déterminer les objectifs et les actions climat : la collectivité élabore une stratégie climat qui détaille les objectifs et les actions à mener afin de réduire les émissions de GES et préparer son territoire aux impacts du changement climatique. Déterminer les besoins d’investissement climat : à partir des objectifs et actions climat, la collectivité calcule les besoins d’investissement nécessaires pour réaliser sa stratégie climat. Pour ce faire, la collectivité peut s’appuyer sur le cahier atténuation et le cahier adaptation (à venir). Ces besoins d’investissement climat sont pris en compte et intégrés dans le cadrage financier du PPI de la collectivité, pouvant mener à une modification des hypothèses financières du cadrage initial et/ou des objectifs et actions climat, en fonction des marges de manœuvre financières de la collectivité. Déterminer et programmer les opérations au PPI : les opérations inscrites au PPI sont construites en cohérence avec la stratégie climat afin d’en atteindre les objectifs. Afin de programmer l’ensemble des opérations au PPI, des arbitrages en recettes et/ou en dépenses peuvent être nécessaires, menant à une éventuelle révision de la stratégie financière et/ou des objectifs et actions climat.   La mise en œuvre des facteurs de réussite dépend du niveau d’avancement de chaque collectivité. La résultante de ce processus est que le PPI du prochain mandat de la collectivité soit « aligné climat », c’est-à-dire qu’il prenne en compte la stratégie climat de la collectivité et ses objectifs sectoriels visant à réduire les émissions de GES.       Retrouvez ici le sommaire   Partie 1 – PPI aligné climat : une méthode pour réconcilier stratégies climat et financière  Deux constats invitent à réconcilier finances locales et climat   Un cadre méthodologique construit par et pour les collectivités   Présentation succincte  Pourquoi effectuer cet exercice ? Faire du pilotage financier un allier de la transition climatique   Une méthode qui a vocation à être enrichie   Cette méthodologie n’est pas…  Articulation avec les autres outils et méthodes existants pour un pilotage climat et budgétaire     Partie 2 – 8 facteurs de réussite pour réaliser un PPI aligné climat    #1 Engager la collectivité dans l'élaboration d'un PPI comme outil de pilotage stratégique #2 Avoir une stratégie climat traduite en besoins d'investissement climat pour la collectivité #3 Faire de la stratégie climat un élément... --- ### Collectivités : Méthode pour construire son plan d’investissement aligné climat – Synthèse pour décideurs - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/collectivites-methode-construire-plan-investissement-aligne-climat-synthese-decideurs/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-03-13T06:00:24+01:00 - **Modified**: 2026-06-11T12:33:32+02:00 La méthode pour construire son plan pluriannuel d’investissement (PPI) aligné climat est un outil innovant, au service des collectivités, pour garantir la cohérence entre la stratégie financière et la stratégie climatique. Elle s’adresse aux collectivités volontaires qui souhaitent s’assurer que leur stratégie climat dispose de moyens financiers suffisants pour être mise en œuvre tout en respectant la soutenabilité financière de la collectivité.   Retrouvez ici toutes les ressources sur le PPI aligné climat.   I4CE a travaillé avec plusieurs collectivités du bloc communal et de nombreux experts en finances publiques locales et politiques territoriales climatiques afin de proposer une méthodologie pertinente et robuste, utilisable par tout niveau et type de collectivités. Pendant plus d’un an et demi, les collectivités partenaires ont pu tester et ainsi rendre adaptable aux réalités du terrain la présente méthodologie. Les résultats de ce travail sont gratuits et accessibles à tous.    La synthèse pour décideurs détaille les intérêts de construire un PPI aligné climat, ses objectifs et les démarches à mettre en place dans la collectivité.    Ce travail part de deux constats :     Le mandat municipal et intercommunal 2026-2032 revêt une importance historique qui doit consacrer la montée en puissance de l’action publique locale de décarbonation, dans un contexte où l’ensemble des collectivités métropolitaines doivent doubler leurs efforts d’investissement climat d’ici 2030.  Le deuxième constat est l’absence de communication systématique entre stratégies climatique et financière. Ainsi, les stratégies climat ne sont à ce jour presque jamais adossées à un véritable plan de financement permettant leur mise en œuvre exhaustive sur une base pluriannuelle.    La mise en œuvre d’un PPI aligné climat doit permettre de réconcilier stratégies climat et financière en garantissant les moyens financiers nécessaires à l’atteinte des objectifs climat tout en assurant l’équilibre financier de la collectivité.     Ainsi, plusieurs bénéfices sont attendus :     Les bénéfices de réaliser un PPI aligné climat   Retrouvez ici le sommaire Une méthodologie coconstruite pour les collectivités Un besoin : accélérer les investissements pour le climat d’ici 2030  Un constat : un dialogue insuffisant entre stratégies climat et financière  Les bénéfices attendus d’un PPI aligné climat : aligner ambition climatique et soutenabilité financière de la collectivité   Le PPI aligné climat : une méthode à disposition des élus et agents territoriaux volontaires  Un processus en 3 étapes pour mettre en œuvre le PPI aligné climat  Déterminer les besoins d’investissement climat à partir de ses objectifs   Les 8 facteurs de réussite pour réaliser un PPI aligné climat  Cette méthodologie n’est pas...     La méthode pour construire un PPI aligné climat est à retrouver dans : Le guide méthodologique   Deux cahiers techniques permettent de déterminer les besoins d'investissement climat : Un cahier atténuation Un cahier adaptation   Partenaires  I4CE remercie grandement ses partenaires et financeurs tout au long du projet.       Les opinions exprimées ici ne peuvent en aucun cas être considérées comme reflétant l’opinion officielle de l’Union européenne et des financeurs.  I4CE remercie également l’ensemble de ses relecteurs et soutiens à la démarche et... --- ### Collectivités : Méthode pour construire son plan d’investissement aligné climat – Cahier adaptation - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/collectivites-methode-construire-plan-investissement-aligne-climat-cahier-adaptation/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-03-12T15:38:25+01:00 - **Modified**: 2026-03-18T14:11:26+01:00 Ce cahier constitue la composante « adaptation » de la méthode développée par I4CE et mise à disposition gratuitement pour les collectivités territoriales intéressées pour réaliser un plan pluriannuel d’investissement (PPI) aligné climat.    Retrouvez ici toutes les ressources sur le PPI aligné climat.     Le cahier adaptation détaille deux implications de la prise en compte du climat futur dans les investissements et donne les étapes préalables pour les considérer dans son PPI.    Avant tout des démarches à amorcer. Avant même d’inscrire des investissements dédiés à l’adaptation dans son PPI le défi du mandat qui s’ouvre doit être d’engager des discussions structurelles – sujet par sujet - sur ce que l’on souhaite préserver, transformer, les niveaux de service à garantir (ex. en termes de fiabilité des transports, de sécurité de la distribution d’eau, d’habitabilité et de confort en ville et dans les bâtiments, de risques d’inondation jugé acceptable). Ces discussions doivent se fonder sur des études de vulnérabilité à conduire si elles ne l’ont pas encore été.   Systématiquement intégrer un « réflexe adaptation » dans tous les investissements concernés par le changement climatique. Les communes et les intercommunalités peuvent investir dans différents projets – en particulier des projets immobiliers, d’aménagement ou d’infrastructures – à longue durée de vie. Ces investissements, réalisés pour différentes raisons d’aménagement, de maintien de services publics, de transition énergétique ou de développement économique, vont connaître au cours de leur existence des conditions climatiques très différentes de celles de leur mise en service. Si ces conditions ne sont pas prises en compte, ces actifs pourront ne plus être en mesure de rendre les services que l’on attend d’eux. À l’inverse, si ces investissements sont, dès le départ, conçus en tenant compte des évolutions du climat (les institutions européennes parlent de résilience par conception), ils peuvent contribuer à renforcer la robustesse et la résilience du territoire.   Possiblement planifier des investissements additionnels dédiés aux actions d’adaptation L’adaptation nécessitera aussi des dépenses ad-hoc, dédiées : pour mieux se préparer à faire face aux crises, protéger ce que l’on souhaitera préserver, accompagner les transformations de ce que l’on voudra transformer.  La concrétisation de tels projets doit pouvoir être budgétée.   Pas que de l’investissement. Inscrire l’adaptation dans son PPI est une étape essentielle, il ne faut cependant pas négliger que les investissements réalisés pour se préparer aux évolutions du climat peuvent induire des dépenses de fonctionnement qu’il faut anticiper aussi. C’est notamment le cas pour les actions de végétalisation qui augmentent le travail des services espace verts. Organiser aussi les évolutions nécessaires de ces capacités (recrutement, formation, organisation) est tout aussi important que programmer les investissements. Par ailleurs, considérer l’adaptation uniquement par le prisme de l’investissement permet certes de mettre en avant des actions très concrètes mais fait aussi courir le risque d’un biais en faveur des solutions reposant sur des infrastructures au détriment des solutions organisationnelles (ex. décalage des horaires, actions d’animation pour promouvoir la sobriété hydrique). Ces dernières induisent en effet avant tout des évolutions des dépenses de fonctionnement non visibles dans le PPI. Dans une stratégie... --- ### Mobiliser des financements pour l’adaptation au changement climatique : comment les coûts de financement amplifient les besoins et les moyens pour y répondre dans les pays en développement - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/mobiliser-financements-adaptation-changement-climatique-couts-financement-amplifient-besoins-moyens-repondre-pays-developpement-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-26T16:21:50+01:00 - **Modified**: 2026-04-28T15:25:10+02:00 Analyse comparative et principaux enseignements issus d’études de cas de projets d’adaptation Rapport uniquement disponible en anglais    Les besoins de financement pour l’adaptation au changement climatique dans les économies émergentes et en développement (EMDEs) augmentent rapidement, mais les estimations actuelles sous-estiment systématiquement l’ampleur du défi. Le coût du capital constitue un facteur déterminant – mais largement invisible – des réalisations en matière d’adaptation dans les EMDEs. Il influence quels projets sont mis en œuvre, à quel rythme et à quel coût final, en particulier pour les projets d’infrastructure très capitalistiques. Les estimations à l’échelle internationale se concentrent principalement sur les besoins d’investissement et tiennent rarement compte des coûts de financement, alors même que des coûts élevés de la dette et des fonds propres peuvent plus que doubler le coût total des projets et empêcher des projets d’adaptation techniquement pertinents et socialement essentiels d’aboutir à un bouclage financier.    Les subventions, les prêts concessionnels et les instruments de réduction des risques permettent de diminuer considérablement les coûts de financement, en abaissant les taux d’intérêt, en limitant le recours à des fonds propres coûteux et en réduisant les risques pour les investisseurs privés. Sur la base d’une analyse de 12 projets d’adaptation dans six pays en développement, ce rapport met en évidence dans quelle mesure ces projets dépendent fortement des financements concessionnels pour assurer leur viabilité financière. En moyenne, les ressources publiques et concessionnelles représentent près de 90 % du financement des projets, un niveau supérieur à celui observé pour les projets d’atténuation du changement climatique. En pratique, les financements concessionnels peuvent réduire les coûts de financement sur la durée de vie des projets de plusieurs centaines de millions de dollars pour les grands projets d’infrastructure. Toutefois, ce modèle se heurte à des limites structurelles : les ressources concessionnelles internationales diminuent, tandis que les budgets publics nationaux des EMDEs sont de plus en plus contraints par des niveaux d’endettement élevés et des pressions budgétaires.    Dans ce contexte, l’augmentation des financements pour l’adaptation ne peut reposer uniquement sur les ressources concessionnelles. Il est nécessaire d'améliorer les fondamentaux des projets en renforçant et en diversifiant les modèles de revenus, ce qui, dans la pratique, soulève plusieurs enjeux. Les mesures d’adaptation génèrent des bénéfices socio-économiques considérables, souvent largement supérieure à leurs coûts, mais ces bénéfices se traduisent rarement par des flux de revenus prévisibles. Ce rapport met en avant plusieurs modèles de recouvrement des coûts – les financements publics, les revenus issus des usagers, et la captation publique de la valeur privée – comme des leviers essentiels pour mieux aligner les contributions financières avec les bénéficiaires, améliorer la viabilité financière des projets, réduire le coût du capital et mobiliser des financements privés lorsque cela est pertinent. Néanmoins, la capacité des ménages et des entreprises à absorber des charges plus élevées, lesquelles sont encore mal quantifiées, soulève également d'importantes questions en matière d'accessibilité et d'acceptabilité sociale, d'autant plus dans les pays les moins avancés.    Dans l’ensemble, ce rapport appelle à un changement d’approche, passant de chiffres globaux de besoins d’investissement à des stratégies financières intégrant pleinement les enjeux liés au coût du capital. Il plaide pour une combinaison cohérente de financements concessionnels, de mobilisation des revenus et de réformes structurelles afin de mobiliser des financements durables et croissants pour l’adaptation au changement climatique dans les EMDEs.  --- ### Unlocking Capital for Climate Adaptation: how financing costs exacerbate needs, and ways to address them in EMDEs - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/mobiliser-financements-adaptation-changement-climatique-couts-financement-amplifient-besoins-moyens-repondre-pays-developpement-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-26T16:20:34+01:00 - **Modified**: 2026-04-28T15:23:39+02:00 Key insights and comparative analysis from adaptation project case studies Adaptation needs in emerging markets and developing economies (EMDEs) are rising rapidly, yet current financing assessments systematically underestimate the scale of the challenge. The cost of capital is a critical, but largely invisible, driver of adaptation outcomes in EMDEs. It shapes which projects are implemented, at what pace, and at what ultimate cost – especially for capital-intensive infrastructure projects. While international assessments focus on investment needs, they rarely account for financing costs, even though high debt and equity costs can more than double total project costs and prevent technically sound, socially essential adaptation projects from reaching financial close.     Grants, concessional loans and risk-mitigation instruments significantly reduce financing costs by lowering interest rates, limiting reliance on expensive equity, and de-risking projects for private investors. Based on an analysis of 12 adaptation projects across six EMDEs, we highlight how heavily these projects rely on concessional finance to be financially viable. On average, public and concessional sources account for nearly 90% of project financing, above the levels observed for mitigation. In practice, concessional finance can reduce lifetime financing costs by several hundred million dollars for large infrastructure projects. However, this model faces hard limits: international concessional resources are declining, while domestic public budgets in EMDEs are increasingly constrained by debt and fiscal pressures.     Against this backdrop, scaling up adaptation finance cannot rely on concessional finance alone. It requires improving project fundamentals by strengthening and diversifying revenue models, which in practice, comes with several challenges. Adaptation generates substantial economic and social value, often far exceeding its costs, but these benefits are rarely translated into predictable cash flows. The report highlights cost recovery models including public funding, user-based revenues, and public capture of private value as key tools to align who pays with who benefits, improve bankability, reduce the cost of capital, and mobilise private finance where appropriate. Nevertheless, the capacity of households and firms to absorb higher charges, which are still poorly quantified, also raises important concerns regarding affordability and social acceptability, all the more in least developed countries.     Overall, this paper calls for a shift from headline finance targets towards strategies that fully integrate cost of capital considerations, combining concessional finance, revenue mobilisation, and structural reforms to unlock durable and scalable investment in climate adaptation in EMDEs.  --- ### Adapting France to +4°C: current resources, additional needs, and funding options - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/adapter-france-quatre-degres-moyens-besoins-financements-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-25T10:00:17+01:00 - **Modified**: 2026-02-27T09:22:39+01:00 This report, originally published in French in September 2025, is first a contribution to the public debate on adaptation in France. The methodologies applied, the data collection process, as well as the analytical framework proposed, may inform broader discussions in Europe, as the preparations for an EU integrated framework for European climate resilience and risk management are well underway.    Adaptation momentum has grown significantly in recent years, but has been weakened in 2025  Since 2020, resources devoted to adaptation have increased across all areas of public policy affected by climate change. The period 2020-2024, in particular, has been a genuine turning point, both in understanding the issues at stake and in scaling up national resources. At this stage, there are no longer any significant blind spots, though funding levels and coverage are still limited in some areas.    As a result of this momentum, €1.7 billion has been explicitly dedicated to adaptation in 2025, through national budget allocations and resources mobilized by public operators, financial institutions and public service companies. These funds are mainly created or expanded to implement adaptation measures via the Water Agencies and various mechanisms such as the Green Fund, the Barnier Fund and the France 2030 calls for projects. They also include resources allocated to research and innovation, as well as to adaptation initiatives supported through technical and coordination capabilities.    More broadly, all relevant public policies and investment programmes are increasingly integrating climate change considerations. This suggests that tens of billions of euros of expenditure, while not explicitly dedicated to adaptation, contribute significantly to it. These include, in particular:    investments in the transition with proven co-benefits for adaptation, such as infrastructure modernization, building energy renovation and forest renewal; policy measures that, by their very nature, help manage climate risks, such as flood prevention, civil protection and environmental health policies.    Although these co-benefits are increasingly sought, overheating during heatwaves in public buildings such as schools and transport hubs, as well as in homes – despite recent renovations – shows that adaptation is still not adequately integrated and vulnerabilities remain.    During budget debates, it is particularly important to monitor the tens of billions of euros in resources that contribute to adaptation (not only the billions explicitly dedicated to adaptation), since changes to these resources, generally decided on the basis of considerations other than adaptation itself, have a direct impact on the country’s capacity to adapt.     The situation is more mixed when it comes to the human resources of public operators contributing to adaptation. To date, several key operators have been identified – including ADEME, CEREMA, Météo-France and the National Forestry Office (Office national des forêts, ONF) – that are responsible for coordinating, supporting, providing technical expertise, and implementing adaptation measures. Monitoring their staffing levels provides an indication of their capacity to maintain and develop the new skills and functions required in the context of climate change. However, despite a slight increase in 2024, the long-term trend shows a significant decline since 2015, particularly for ONF (a reduction of 1,218 FTEs), Météo-France (584 FTEs), the Water Agencies and the National Institute of Geographic and Forest Information (Institut national de l’information géographique et forestière, IGN) (198 FTEs each).    While the period from 2020 to 2024 has seen genuine progress on this issue,... --- ### Leviers de transition et impacts sur les outils de production - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/leviers-transition-impacts-outils-production-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-20T15:49:14+01:00 - **Modified**: 2026-02-20T15:49:14+01:00 --- ### Which production assets for more resilient and sustainable agricultural and food sectors? Which investment needs? Which stranded assets? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/outils-production-secteurs-agricoles-alimentaires-francais-resilients-durables-besoins-investissements-actifs-echoues-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-19T17:00:51+01:00 - **Modified**: 2026-04-27T11:35:15+02:00 Report only available in French Investment choices in the agricultural and food sectors in the coming years will be decisive  To ensure the long-term viability of their production and to cope with crises, the French agricultural and food sectors must evolve towards more resilient and sustainable systems. More resilient in order to reduce their vulnerability to increasing climatic and geopolitical shocks. More sustainable in order to reduce pressures on key agricultural production factors (climate, water, soil and biodiversity).    However, implementing this transition is extremely complex. It involves coordinating climate, health and environmental challenges with economic, social and geopolitical considerations, while aligning the specific characteristics of a wide range of sub-sectors (cereals, pulses, dairy cattle, pigs, etc.) and the diverse actors involved in them.    Anticipating investment is essential in order to implement this transition while limiting its cost. Fixed assets in the agricultural and food sectors have lifespans ranging from 5 to 80 years. Investing today in production facilities that prove unsuitable within 10 or 30 years would create or reinforce lock-ins, increase future investment requirements, or generate capital losses.    The challenge is even more crucial as several waves of investment are currently underway or forthcoming in these sectors. On farms, the upcoming wave of new entrants is very likely to be accompanied by a wave of investment. Downstream, several investment plans are underway or forthcoming to modernise facilities, particularly grain storage, slaughtering, and milk processing installations.    An existing stock of approximately €115 billion in agricultural and food production assets in France  We estimate that in 2023 the value of production assets (buildings, equipment and plantations) dedicated to agricultural and food production in France amounted to approximately €115 billion. Nearly half of this stock is dedicated to agricultural production: tractors, milking parlours, livestock buildings, vineyard plantings, etc. An equivalent amount is dedicated to downstream activities, 70% of which relates to the “immediate downstream” segment (collection, sorting, storage, slaughtering/cutting, primary processing), whose infrastructure is inseparable from agricultural production. Finally, 4% is dedicated to upstream activities: fertiliser production, plant protection products, compound animal feed, and agricultural machinery and equipment.    Investment, amounting to approximately €25 billion in 2023, is particularly correlated with the economic cycle and primarily aims at efficiency gains. Investment on farms increased by 40% (excluding inflation) between 2017 and 2023, in connection with favourable economic conditions. These investments were mainly made in the largest farms and those specialising in dairy cattle, pigs and poultry. They have enabled gains in labour productivity. Downstream, companies are increasingly consolidating and are also investing to enhance competitiveness. Both on farms and in downstream firms, investment capacity is uneven.    The transition affects production assets across all stages and value chains, calling for coordinated and planned investment  Out of the total, €100 billion of production assets across all stages and value chains are potentially affected by the transition — not only to meet environmental objectives, but also to adapt to climate change and to improve France’s independence in strategic products such as fertilisers, plant proteins (e.g. soy), and fossil fuels.    Additional investment will be required, and a significant share of capital losses (stranded assets) could be avoided. However, the scale of these... --- ### Quels outils de production pour des secteurs agricoles et alimentaires français résilients et durables ? Quels besoins d’investissements ? Quels actifs échoués ? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/outils-production-secteurs-agricoles-alimentaires-francais-resilients-durables-besoins-investissements-actifs-echoues-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-19T17:00:51+01:00 - **Modified**: 2026-04-27T11:34:21+02:00 Les choix d’investissements des secteurs agricoles et alimentaires des années à venir sont déterminants Pour pérenniser leurs productions et faire face aux crises, les secteurs agricoles et alimentaires français doivent évoluer vers des systèmes plus résilients et durables. Plus résilients pour réduire leur vulnérabilité aux aléas climatiques et géopolitiques croissants. Plus durables pour réduire leurs pressions sur les principaux facteurs de production agricoles (climat, eau, sols, biodiversité).   Mettre en œuvre cette transition est cependant extrêmement complexe. Il s’agit de coordonner les enjeux climatiques, sanitaires et environnementaux avec les enjeux économiques, sociaux et géopolitiques. Cela en articulant les spécificités d’une diversité de filières (céréales, légumineuses, bovin lait, porc, etc.) et des types d’acteurs qui les composent.   Pour mettre en œuvre cette transition et en limiter le coût, anticiper les investissements est incontournable. Les immobilisations des secteurs agricoles et alimentaires ont une durée de vie comprise entre 5 et 80 ans. Investir aujourd’hui dans des outils de production qui se révèleraient inadaptés à horizon 10 ou 30 ans contribuerait à créer ou renforcer des verrouillages, à accroître les besoins d’investissements, ou à générer des pertes de capital.   L’enjeu est d’autant plus crucial que différentes vagues d’investissements sont en cours ou à venir dans ces secteurs. Dans les exploitations agricoles, la vague d’installations à venir va très probablement s’accompagner d’une vague d’investissements. A l’aval, plusieurs plans d’investissements sont en cours ou à venir pour moderniser les installations, notamment de stockage des grains, d’abattage, et de transformation du lait.   Un stock existant de l’ordre de 115 milliards d’euros d’outils de production agricoles et alimentaires en France Nous avons estimé à environ 115 milliards d’euros la valeur des outils de production (bâtiments, matériels, plantations) dédiés aux productions agricoles et alimentaires en 2023. Près de la moitié de ce stock d’outils est dédiée à la production agricole : tracteurs, salles de traite, bâtiments d’élevage, plants de vigne, etc. Un montant équivalent est dédié à l’aval, dont 70 % au « proche aval » (collecte, tri, stockage, abattage / découpe, première transformation), dont les infrastructures sont inséparables de la production agricole . Enfin, 4 % sont dédiés aux activités de l’amont : production d’engrais, de produits phytosanitaires, d’alimentation animale concentrée, et d’agroéquipements.   Les investissements, de l’ordre de 25 milliards d’euros en 2023, sont particulièrement corrélés à la conjoncture économique, et visent en premier lieu des gains d’efficacité. Les investissements des exploitations agricoles ont augmenté de 40 % hors inflation entre 2017 et 2023 en lien avec une conjoncture favorable. Ces investissements ont principalement été réalisés au sein des exploitations les plus grandes et dotées d’ateliers de bovin lait, de porcs, et de volaille. Ils ont permis des gains de productivité du travail. À l’aval, les entreprises se concentrent de plus en plus, et investissent également pour gagner en compétitivité. Dans les exploitations agricoles comme dans les entreprises de l’aval, les capacités d’investissement sont hétérogènes.   La transition affecte les outils de production de tous les maillons et toutes filières, et appelle à... --- ### Moins de brun, plus de vert : la nécessaire redirection des dépenses locales - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/moins-brun-plus-vert-necessaire-redirection-depenses-locales-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-02-13T06:00:46+01:00 - **Modified**: 2026-03-23T17:16:40+01:00 Les collectivités locales jouent un rôle central dans la réalisation de la transition bas-carbone. Porteuses des deux tiers de l’investissement public civil, elles interviennent dans des secteurs cruciaux qui structurent durablement les trajectoires de réduction des émissions de gaz à effet de serre. D’après le Panorama des financements climat des collectivités locales (I4CE, La Banque Postale, 2024), les collectivités devraient investir près de 19 milliards d’euros par an à horizon 2030 pour atteindre les objectifs fixés par la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC), soit plus du double des investissements climat qu’elles réalisent actuellement. Pour financer cet effort, les collectivités disposent de quatre principaux leviers budgétaires : le recours à la dette, la mobilisation de leurs ressources propres à travers la trésorerie et la fiscalité locale, les dotations et subventions de l’État et enfin la redirection de leurs dépenses. Ce dernier levier renvoie à la capacité qu’auraient les collectivités à dépenser plus pour la transition énergétique par une diminution d’autres dépenses qu’elles auraient conduites sinon, ou qu’elles conduisaient par le passé. Dans un contexte marqué par un renforcement de la contribution des collectivités au redressement de finances publiques et le resserrement des dotations en provenance de l’État, le levier de la redirection apparaît comme un levier de financement essentiel pour accélérer les investissements climat des collectivités.   Cette publication analyse de manière approfondie le potentiel de la redirection des dépenses défavorables comme levier de financement de la transition bas-carbone. Elle poursuit trois objectifs :   réaliser une estimation quantitative des dépenses défavorables au climat des collectivités locales et proposer une trajectoire prospective à horizon 2035 ; analyser les dynamiques de redirection à l’oeuvre en étudiant les processus d’arbitrage et de décision des collectivités, sur la base d’une enquête qualitative ; identifier les freins et leviers susceptibles d’accélérer la redirection.   Que signifie « la redirection » dans les travaux d' ? La redirection des dépenses défavorables correspond à deux mouvements concomitants au sein des budgets des collectivités : d’un côté, la réduction des dépenses défavorables à l’atténuation du changement climatique et, de l’autre, l’augmentation des investissements qui y sont favorables. Cette redirection repose sur trois mécanismes distincts, qui peuvent être mobilisés simultanément ou non par les collectivités :   la priorisation d’investissements climat dans les arbitrages budgétaires ; le renoncement à certains projets jugés incompatibles avec les objectifs climatiques ; la substitution progressive d’équipements carbonés par des alternatives décarbonées lorsque celles-ci sont disponibles.   Les collectivités locales ont déjà amorcé une dynamique de redirection des dépenses défavorables Les dépenses d’investissement défavorables au climat des collectivités sont estimées à 5,6 milliards d’euros en 2024, soit une baisse de 25 % en volume depuis 2014. (cf. Figure A). La diminution est d’autant plus forte en proportion des dépenses d’équipement totales des collectivités, toutes politiques confondues. Les dépenses défavorables liées aux achats de biens ont diminué de 19 % notamment grâce à la diminution des acquisitions de bus, cars et véhicules légers thermiques. À l’inverse, certaines dépenses « brunes » demeurent dynamiques, comme l’acquisition de... --- ### Sélection de dépenses de l’Etat en faveur du climat - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/selection-de-depenses-de-letat-en-faveur-du-climat/ - **Author**: Marine Catrice - **Published**: 2026-02-05T17:09:37+01:00 - **Modified**: 2026-02-05T17:09:37+01:00 --- ### Statistique d’intérêt général – Série investissements climat - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/statistique-dinteret-general-serie-investissements-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2026-01-16T16:13:07+01:00 - **Modified**: 2026-01-16T16:13:07+01:00 --- ### Errata – Rapport Panorama des financements climat, Édition 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/errata-rapport-panorama-des-financements-climat-edition-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-24T09:26:46+01:00 - **Modified**: 2025-11-24T09:26:46+01:00 --- ### Comment les contributions de solidarité mondiale peuvent aider à combler le déficit de financement pour le climat et de développement - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/comment-contributions-solidarite-mondiale-aider-combler-deficit-financement-climat-developpement-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-19T10:40:49+01:00 - **Modified**: 2025-12-03T16:07:40+01:00 L’écart entre les besoins et les financements disponibles pour le climat et le développement ne cesse de se creuser, notamment à mesure que l'aide publique au développement (APD) diminue et que les marges budgétaires des pays bénéficiaires se réduisent. Dans ce contexte, les contributions de solidarité mondiale (global solidarity levies)  suscitent un intérêt croissant en tant que source innovante,  additionnelle et prévisible de financements internationaux concessionnels. Lancée lors de la COP28 par la Barbade, la France et le Kenya, le Groupe de travail sur les contributions de solidarité mondiale (Global Solidarity Levies Task Force – GSLTF) est la principale initiative dans ce domaine.    Rapport disponible uniquement en anglais   Le présent rapport contribue à ce débat en se concentrant sur les usages potentiels   des recettes issues des contributions de solidarité pour financer l’action climatique. Combinant une analyse quantitative de la finance climat, une étude des priorités figurant dans les stratégies climatiques nationales des pays en développement et une revue de la littérature sur l’allocation de la finance climat, nous constatons que :     Les financements climatiques les plus concessionnels, non générateurs de dette,  sont en baisse, en particulier pour l'adaptation et la résilience, tandis que les prêts non concessionnels augmentent. Les pays les moins avancés (PMA) et les petits États insulaires en développement (PEID) sont confrontés à de sérieux déséquilibres financiers, plus de 40 % des PEID étant déjà en situation de surendettement ou proches de celle-ci. Les nouvelles sources de financements hautement concessionnels et ne créant pas de nouvelle dette offrent donc une opportunité aussi intéressante que rare ;  leur l'utilisation doit être mûrement réfléchie. Dans leurs stratégies climatiques nationales, les PMA et les PEID  destinent en priorité les ressources subventionnelles  à l'adaptation, à la résilience et à la réponse aux pertes et préjudices, en mettant particulièrement l'accent sur les secteurs qui maximisent les co-bénéfices pour le climat et le développement et qui ne présentent pas d’options alternatives de financement. Les cadres théoriques et empiriques orientant l'allocation des ressources concessionnelles (et a fortiori des subventions) demeurent peu nombreux et fragmentés. S’ils démontrent une certaine convergence au niveau des principes généraux, ces cadres d’allocation  présentent un haut niveau d’hétérogénéité sur la plupart des paramètres (prise en compte de la vulnérabilité, de l’endettement, effet de levier, etc.).    Sur la base des stratégies nationales et des consultations d'experts, nous proposons quatre principes directeurs pour l'allocation des recettes provenant des contributions de solidarité mondiale :   Mettre en cohérence l’usage des recettes générées par des contributions solidaires avec leur assiette fiscale. Sans nécessairement exiger une affectation spécifique et un fléchage budgétaire, le consensus parmi les experts et les exemples passés montrent qu'un tel alignement est un moyen efficace pour renforcer la légitimité, la lisibilité et l'acceptabilité des contributions solidaires. Par exemple, les recettes provenant des prélèvements sur les activités émissives  gagneraient à être utilisées de préférence pour financer des activités liées au climat ou à la résilience, conformément au principe du pollueur-payeur. Prioriser l'adaptation, la résilience et la réponse... --- ### Annexe – Données investissements des collectivités locales pour la décarbonation des bâtiments, transports et énergie par secteur - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexe-donnees-investissements-collectivites-locales-decarbonation-batiments-transports-energie-secteur/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-13T17:25:16+01:00 - **Modified**: 2025-11-13T17:38:16+01:00 --- ### How solidarity levies can help bridge the climate and development finance gap - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/comment-contributions-solidarite-mondiale-aider-combler-deficit-financement-climat-developpement-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-13T15:45:49+01:00 - **Modified**: 2025-12-03T17:47:01+01:00 The climate and development finance gap is large and widening, as Official Development Assistance (ODA) declines and needs multiply. With shrinking fiscal space in vulnerable coun­tries, solidarity levies are gaining attention as a predictable source of international finance. Launched at COP28 by Barbados, France, and Kenya, the Global Solidarity Levies Task Force (GSLTF) is the main initiative in this space.   This report contributes to this discussion by focusing on the “use” side of solidarity revenues for climate action. Combining quan­titative analysis of climate-related development finance flows, qualitative insights from expert consultations, a bottom-up assessment of selected countries’ climate strategies, and a review of existing frameworks for the allocation of concessional finance for climate and develop­ment, it finds that:   Debt-free concessional climate finance is declining, particularly for adaptation and resilience, while non-concessional lending is increasing, exacerbating debt pres­sures. Least Developed Countries (LDCs) and Small Island Developing States (SIDS) face severe financing mismatches, with over 40% of SIDS already in or nearing debt distress. The opportunity provided by new sources of highly concessional, debt-free finance is therefore critical and its use should be con­sidered carefully. LDCs and SIDS themselves prioritize grants for adaptation, resilience, and loss and damage, with a specific focus on sectors that maximize climate and develop­ment co-benefits, with limited alternative sources of funding (for example, disaster risk management, early warning systems and coastal zone protection). Allocation frameworks for concessional (and a fortiori grant) resources remain scarce and fragmented, with some conver­gence on high-level principles but inconsistent treatment of most parameters – vulnerability, indebtedness, leverage, etc.   Based on country strategies and expert con­sultations, we identify four guiding principles for allocating solidarity levy revenues:   Align the broad use of revenues gener­ated by solidarity levies with their tax base. Without necessarily requiring ear­marking, the consensus among experts and lessons from the French Solidarity Fund for development show that such alignment is an effective way to reinforce the legitimacy and public acceptance. For example, reve­nue from levies on carbon emissions could preferably be used for climate- or resil­ience-related activities following the pollut­er-pays principle. Prioritize adaptation, resilience, and loss and damage, where there is the high­est degree of consensus on large, unmet needs, lower finance flows and important development dividends for countries. Focus on sectors without viable private investment potential and optimal cli­mate-development co-benefits such as disaster risk management, early warning systems, and coastal protection, and invest in institutional capacity to deliver impact. Orient allocation based on climate and economic vulnerability rather than solely income, reflecting the specific constraints of LDCs and SIDS.   While acknowledging other potential use cases such as health or biodiversity, the report focuses on the climate–development nexus, consistent with the GSLTF mandate. If well-structured and transparently linked to measurable outcomes, solidarity levies could play a catalytic role in bridg­ing the climate-development finance gap. They would complement, not replace, ODA, providing predictable, debt-free resources for countries most vulnerable to climate and economic shocks.   --- ### Combler le déficit financier : tirer parti des institutions financières publiques nationales et infranationales pour mener des actions locales en faveur du climat et du développement - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/combler-deficit-financier-tirer-parti-institutions-financieres-publiques-nationales-infranationales-mener-actions-locales-faveur-climat-developpement/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-12T14:56:55+01:00 - **Modified**: 2025-12-04T11:53:55+01:00 Les banques publiques nationales et les institutions financières publiques au niveau local, dont les banques et agences de développement et les fonds climatiques et fonds verts, jouent un rôle de plus en plus important dans le financement de l'action climatique et de la transition juste. Si les gouvernements nationaux établissent des cadres alignés sur les contributions déterminées au niveau national, la mise en œuvre se fait en grande partie au niveau local, qui manque actuellement de financements suffisants. Les institutions financières publiques au niveau local peuvent jouer le rôle d'intermédiaires financiers, car elles comprennent non seulement les besoins au niveau local et entretiennent des liens plus étroits avec les collectivités territoriales et les entreprises locales, mais elles ont également accès à des volumes de capitaux beaucoup plus importants provenant de sources plus diversifiées.    Rapport disponible uniquement en anglais   L'un des principaux défis du financement des projets climatiques est la taille des projets, car les grands investisseurs préfèrent les transactions plus importantes afin d'atténuer les risques et de maximiser les rendements. Une enquête du Global Impact Investing Network (GIIN) montre que les grands investisseurs privés et les investisseurs à impact sur le développement ont consacré davantage de capitaux à des transactions moins nombreuses mais plus importantes (GIIN, 2024). Ce compromis entre les économies d'échelle et les besoins au niveau local touche aussi les bailleurs de fonds tels que le Fonds vert pour le climat et les banques multilatérales de développement, qui tendent à développer une approche de financement par programme plutôt que par projet individuel.    Les intermédiaires financiers au niveau national et au niveau local peuvent améliorer la faisabilité financière des projets locaux afin de répondre aux exigences des financeurs en matière de volume et d'additionnalité. Ils peuvent également renforcer les capacités locales sur les questions financières et climatiques, l'impact sur le développement et les garanties, fournir une assistance technique en fonction des besoins, attribuer des financements concessionnels sur la base d'une approche plus holistique et plus résiliente au changement climatique, tester des solutions pouvant être répliquées et des mécanismes financiers innovants pour réduire les risques.    Il existe un large éventail d'exemples, des Cajas Municipales au Pérou aux banques et agences de développement dont le gouvernement du Brésil est actionnaire et gestionnaire, en passant par le nouveau fonds climatique de São Paulo, la Caisse de dépôt et placement du Québec ou encore la banque du Bade-Wurtemberg en Allemagne. S'appuyant sur la compréhension actuelle et l’analyse des pratiques existantes, cette note examine comment les intermédiaires financiers infranationaux peuvent continuer à orienter les investissements vers les objectifs climatiques et de développement et vers des projets qui sont moins facilement finançables. Par exemple, en tirant parti des garanties et en mettant en place des mécanismes de financement mixte et durable, ils élargissent ainsi l'accès au financement dans des domaines essentiels allant de l'innovation à la résilience et à l'adaptation au changement climatique.    Plus d'informations sur le T20 South Africa 2025 --- ### Bridging the Finance Gap: Leveraging National and Subnational Public Financial Institutions for Localised Climate and Development Action - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/combler-deficit-financier-tirer-parti-institutions-financieres-publiques-nationales-infranationales-mener-actions-locales-faveur-climat-developpement/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-11-12T14:56:55+01:00 - **Modified**: 2025-11-25T17:14:06+01:00 National Public Banks (NPBs) and Subnational Public Financial Institutions (SPFIs), including development banks and agencies as well as climate and green funds at the subnational level, play an increasingly vital role in financing climate action and the just transition. While national governments provide frameworks aligned with nationally determined contributions (NDCs), actual implementation occurs largely at the subnational level, which currently lacks sufficient funding. SPFIs can work as financial intermediaries, as they not only understand local needs and have stronger ties with local governments and businesses, but also access much larger volumes of capital from more diverse sources.    A key challenge in funding climate projects is project ticket size, as large investors prefer bigger deals to mitigate risks and maximise returns. A Global Impact Investing Network (GIIN) survey shows that major private and development impact investors have been channelling more capital into fewer but larger transactions (GIIN, 2024). This trade-off between economies of scale and local needs affects funders like the Green Climate Fund and Multilateral Development Banks, which increasingly strengthen a programme funding approach rather than single-project funding.   National and subnational financial intermediaries can bridge this gap by enhancing the bankability of local projects to meet new volume and additionality financial requirements. They can also advance local capacity to address finance and climate issues, development impact, and safeguards, provide tailored guidance, concessionality allocation based on a more holistic and climate-resilient approach, pilot scalable solutions, and innovative financial mechanisms to reduce risks.   There are a wide range of examples, from the Cajas Municipales in Peru to state-owned and managed development banks and agencies in Brazil, including São Paulo’s novel climate fund to the longer-established Deposit and Investment Fund of Quebec and Baden-Württemberg’s bank in Germany. Building on current analysis and understanding of best practice, this Policy Brief will explore how subnational financial intermediaries can continue to channel investments to climate and development goals and otherwise less bankable projects. For instance, by leveraging guarantees and enabling blended and sustainable finance mechanisms, thereby expanding access to finance in critical areas from innovation to climate resilience and adaptation.   More information about the T20 South Africa 2025 --- ### Déplacer la focale des objectifs vers la mise en œuvre : comment Belém peut donner une nouvelle impulsion à l’agenda de la finance climat - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/deplacer-focale-objectifs-mise-oeuvre-comment-belem-donner-nouvelle-impulsion-agenda-finance-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-28T11:22:40+01:00 - **Modified**: 2025-10-31T14:41:21+01:00 Dix ans après l'adoption de l'Accord de Paris, quels progrès ont été réalisés en ce qui concerne l'alignement des flux financiers sur une trajectoire de développement bas-carbone et résilient au changement climatique (l'ambition énoncée à l'article 2.1(c) ) ? Comment faire avancer les choses ? En l'absence d'une évaluation exhaustive des progrès réalisés , cet article s'appuie sur les analyses existantes, et examine les efforts déployés par les gouvernements et le secteur financier pour aligner les flux financiers avec les objectifs climat. Il met en évidence une évolution du débat vers une approche plus axée sur l'action au niveau des pays, ainsi que sur les besoins réels en matière d'investissements. Enfin, il explore les moyens de surmonter les obstacles actuels à l'action, malgré un contexte politique global peu propice. Les auteurs préconisent de ne pas considérer l'article 2.1(c) comme une disposition isolée, mais bien comme un élément qui nécessite la mise en œuvre intégrale de toutes les dispositions de l'Accord de Paris. Ils appellent également à ce que la focale de l'agenda de la finance climat se déplace de l'annonce d'objectifs vers la mise en œuvre d'actions concrètes, et proposent des pistes pour que la COP30 de Belém contribue à cette réorientation.   Enfin, il explore les moyens de surmonter les obstacles actuels à l'action, malgré un contexte politique global peu propice. Les auteurs préconisent de ne pas considérer l'article 2.1(c) comme une disposition isolée, mais bien comme un élément qui nécessite la mise en œuvre intégrale de toutes les dispositions de l'Accord de Paris. Ils appellent également à ce que la focale de l'agenda de la finance climat se déplace de l'annonce d'objectifs vers la mise en œuvre d'actions concrètes, et proposent des pistes pour que la COP30 de Belém contribue à cette réorientation.     Point climat disponible uniquement en anglais   Table of contents “Shift the trillions”: the Paris Agreement recognised the need to transform financial flows, but fell short of ensuring a shared understanding of the efforts required to meet this ambition Over the past ten years, governments and the financial sector have undertaken efforts to improve the consistency of finance flows with climate change mitigation and adaptation targets Although there is no comprehensive assessment of the progress made on Article 2.1(c), the alignment of financial flows with mitigation and adaptation targets clearly remains limited The transformation of the global financial sector has not kept pace with the work undertaken by countries to develop their low‑emissions and climate-resilient pathways The delivery of climate finance is evolving towards a country-driven approach focused on real investment needs The debate on climate finance has been significantly reshaped, especially as regards sources of finance Despite a challenging global context, there is room for manoeuvre, both domestically and internationally, to overcome current barriers to action COP30 offers the opportunity to shift the global perspective from targets to delivery and action     --- ### From targets to action: the climate finance agenda needs a new impetus in Belèm - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/deplacer-focale-objectifs-mise-oeuvre-comment-belem-donner-nouvelle-impulsion-agenda-finance-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-28T11:22:40+01:00 - **Modified**: 2025-11-04T14:25:47+01:00 Ten years after the adoption of the Paris Agreement, what progress has been made to make financial flows consistent with a pathway towards low greenhouse gas emissions and climate-resilient development (the ambition set out in Article 2.1(c) of the Agreement)? And what is needed going forward? Although we still lack a comprehensive assessment of progress, this article draws on existing analysis of what can help align financial flows and examines the efforts made by governments and the financial sector to this end. It highlights a development in the debate towards a country-driven approach and a focus on real investment needs. It explores ways to overcome existing barriers to action despite a challenging global context. The article advocates that Article 2.1(c) should be viewed not as a stand-alone provision, but as something that requires full implementation of all the provisions of the Paris Agreement. It also calls for a shift from a target-focused to an action-focused finance agenda and discusses how the COP30 in Belém can contribute to this.     Table of contents “Shift the trillions”: the Paris Agreement recognised the need to transform financial flows, but fell short of ensuring a shared understanding of the efforts required to meet this ambition Over the past ten years, governments and the financial sector have undertaken efforts to improve the consistency of finance flows with climate change mitigation and adaptation targets Although there is no comprehensive assessment of the progress made on Article 2.1(c), the alignment of financial flows with mitigation and adaptation targets clearly remains limited The transformation of the global financial sector has not kept pace with the work undertaken by countries to develop their low‑emissions and climate-resilient pathways The delivery of climate finance is evolving towards a country-driven approach focused on real investment needs The debate on climate finance has been significantly reshaped, especially as regards sources of finance Despite a challenging global context, there is room for manoeuvre, both domestically and internationally, to overcome current barriers to action COP30 offers the opportunity to shift the global perspective from targets to delivery and action     --- ### L’Outil de coordination pour la compétitivité : pour de meilleurs choix en matière de politique industrielle propre - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/outil-coordination-competitivite-meilleurs-choix-matiere-politique-industrielle-propre-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-24T09:34:59+02:00 - **Modified**: 2025-10-24T09:42:01+02:00 L’Europe monte en puissance sur le terrain de la politique industrielle. Du Pacte industriel vert aux propositions pour un budget européen plus flexible, la Commission affiche une nouvelle ambition : renforcer la base industrielle en cours de décarbonation du continent et développer à grande échelle les filières des technologies propres stratégiques. Mais cette dynamique risque de perdre de son impact si les efforts se dispersent. Les ressources étant limitées, elles doivent être concentrées là où elles auront le plus d’impact. Comme l’a souligné le rapport Draghi, l’Europe doit agir de manière plus stratégique : comprendre ses forces et ses vulnérabilités industrielles, identifier les secteurs prioritaires et aligner financements, régulation et capacités institutionnelles autour d’eux.   Rapport uniquement disponible en anglais   Aujourd’hui, la coordination de la politique industrielle européenne reste fragmentée et manque de cohérence. Une mosaïque d’instruments et de dispositifs de financement empêche la concentration des moyens nécessaires pour bâtir une véritable stratégie industrielle à l’échelle du continent. Les dernières propositions budgétaires de l’UE ne changent guère la donne. Faute d’une expansion budgétaire majeure, un meilleur alignement entre États membres et institutions européennes constitue la voie la plus prometteuse vers une stratégie de compétitivité cohérente.   C’est dans ce contexte qu’intervient l’Outil de coordination pour la compétitivité – un une initiative annoncée pour transformer l’ambition en stratégie. Conçu pour apporter clarté et cohérence, il vise à doter l’Europe d’une méthodologie rigoureuse et fondée sur les données pour identifier les technologies à prioriser au service de la décarbonation, de la résilience et de la compétitivité. Il viserait également à mieux aligner les outils de coordination existants. Ses contours restent à définir, mais les attentes sont fortes : l’Outil de coordination pour la compétitivité pourrait aider les décideurs européens à prendre décisions collectives et éclairées sur les secteurs où concentrer les efforts et les financements.   La réussite de l’Outil de coordination pour la compétitivité reposera sur deux piliers : une méthodologie claire et fondée sur les données pour évaluer les forces et faiblesses industrielles de l’Europe, et une intégration efficace dans les structures existantes, en les complétant sans les dupliquer. Le rapport d’I4CE propose des pistes sur ces deux aspects.   Dans un premier temps, il présente une méthode d’évaluation stratégique combinant indicateurs quantitatifs et qualitatifs, positionnant les secteurs selon deux axes : compétitivité et importance stratégique. Quatre catégories en découlent : leaders critiques, opportunités compétitives, vulnérabilités et priorités limitées. Appliquée à cinq technologies propres où se croisent compétitivité, décarbonation et sécurité, cette approche montre comment orienter les ressources vers les filières les plus prioritaires et identifier celles qui peuvent l’être moins. Elle permet également de remettre en question certaines idées reçues, de consolider les filières phares, de mettre en lumière celles qui restent sous le radar, et d’inviter à réévaluer le rôle d’autres filières dans la stratégie industrielle européenne.   Dans un second temps, le rapport explore la place que pourrait occuper l’Outil de coordination pour la compétitivité dans l’architecture institutionnelle européenne. En tirant les enseignements d’expériences de coordination telles que... --- ### The Competitiveness Coordination Tool: How to make better choices in clean industrial policy - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/outil-coordination-competitivite-meilleurs-choix-matiere-politique-industrielle-propre-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-10-24T09:34:52+02:00 - **Modified**: 2025-10-24T09:42:29+02:00 Europe is levelling up its industrial policy. From the Clean Industrial Deal to proposals for a more flexible EU budget, the Commission signals new ambition to build scale in strategic cleantech sectors and strengthen Europe’s decarbonising industrial base. Yet this firepower risks losing impact if spread too thinly. Limited resources demand sharper focus. As the Draghi Report made clear, Europe must act strategically: understand its industrial strengths and vulnerabilities, prioritise the sectors that matter most, and align funds, regulation, and institutional capacity accordingly.    Europe’s current coordination space for industrial policy remains fragmented and unfocused. A patchwork of instruments and funding schemes prevents the concentration of resources that would be needed to shape a continent-wide industrial strategy. Recent EU budget proposals do little to alter this. Without major fiscal expansion, deeper coordination between Member States and EU institutions offers the best path toward a strategic competitiveness agenda.    Enter the Competitiveness Coordination Tool (CCT) - a proposed instrument to turn ambition into strategy. Designed to bring clarity and coherence, the CCT aims to provide a rigorous, evidence-based methodology to identify which technology sectors Europe should prioritise for its decarbonisation, resilience, and competitiveness, alongside a governance framework to align existing EU tools and coordination spaces. Its contours remain undefined, but expectations are high: it could help policymakers make collective, informed decisions on where Europe’s industrial policy should focus efforts and funding.    The CCT’s success requires both a clear methodology and governance that complements, without duplicating, existing structures. The paper makes proposals for both.    First, it introduces a methodology for strategic assessment. It combines quantitative and qualitative indicators to position sectors along two axes - Competitiveness and Strategic Importance - grouping them into four categories: Critical Leaders, Competitive Opportunities, Vulnerabilities, and Limited Priority Areas. To illustrate its value, the paper applies this to five cleantech sectors where competitiveness, decarbonisation, and security goals intersect. This exercise shows how structured assessment can help policymakers distinguish where resources are most urgently needed - and where they may be more safely deprioritised. It challenges assumptions, safeguards flagships, elevates under-recognised sectors, and prompts a reality check in others. Ultimately, it equips decision-makers with evidence to allocate resources wisely.    Second, it explores how the CCT could fit within EU institutions, building on existing coordination spaces. Drawing lessons from coordination frameworks like the European Semester and the Energy Union, it provides options for how the CCT complement rather than replicate or duplicate current mechanisms.    Given limited EU resources and competences, the goal is not full Europeanisation of industrial policy, but to make it more European: better aligned, more transparent, and directed toward shared goals. One year after the Draghi Report, Europe is beginning to realise its clean industrial ambition. The Competitiveness Coordination Tool is the next step: a means to turn fragmented efforts into a coordinated industrial strategy. With transparent priorities, robust governance, and agile collective action, the CCT can help Europe act together on the sectors that will be central to its competitiveness, security,... --- ### Adapter la France à + 4°C: moyens, besoins, financements - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/adapter-france-quatre-degres-moyens-besoins-financements-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-12T06:00:17+02:00 - **Modified**: 2026-02-27T09:25:53+01:00 Cette étude s’inscrit dans la continuité des travaux d’I4CE engagés depuis plusieurs années sur la qualification et la quantification des besoins et des moyens pour l’adaptation en France. Elle propose une vision d’ensemble de ce que l’on peut dire à date sur ces aspects, basée sur le suivi et l’analyse d’une quinzaine de domaines d’action publique concernés par le changement climatique. Des éléments techniques détaillés, disponibles en annexe, offrent un appui pour approfondir ce rapport.   Une dynamique d’adaptation en nette progression ces dernières années mais fragilisée en 2025 Depuis 2020, nous observons une montée en puissance des moyens dédiés à l’adaptation dans tous les domaines d’action publique concernés par le changement climatique. En particulier, la période 2020-2024 a constitué un réel moment d’appropriation des enjeux et de montée en charge des moyens nationaux. À ce jour, nous n’identifions plus d’angle mort évident, même si les montants ou le périmètre couvert restent limités pour certains domaines.   Cette dynamique nous permet de recenser 1,7 milliard d’euros explicitement dédiés à l’adaptation en 2025, sous forme de crédits budgétaires nationaux et de moyens mobilisés par les opérateurs publics, les institutions financiers publiques et les entreprises de service public. Il s’agit principalement d’enveloppes créées ou rehaussées pour la mise en œuvre de mesures d’adaptation via les Agences de l’eau et divers dispositifs comme le Fonds Vert, le Fonds Barnier ou encore les appels à projets France 2030. Il s’agit également de moyens dédiés au soutien à la recherche et l’innovation ainsi qu’aux démarches d’adaptation via des capacités d’ingénierie et d’animation.   Plus largement, l’ensemble des politiques publiques et des programmes d’investissement concernés intègrent de mieux en mieux le changement climatique. Ce constat nous conduit à considérer qu’aujourd’hui plusieurs dizaines de milliards d’euros de dépenses qui, sans être explicitement dédiées, contribuent significativement à l’adaptation. Il s’agit en particulier :   des investissements dans la transition avec des co-bénéfices avérés pour l’adaptation comme ceux consentis pour la modernisation des infrastructures, la rénovation énergétique des bâtiments ou le renouvellement forestier. des moyens des politiques qui, par nature, permettent de gérer les risques climatiques comme la prévention des inondations, la sécurité civile ou encore les politique de santé-environnement.   Si ces co-bénéfices sont de plus en plus recherchés, le cas des bâtiments publics (écoles, gares) ou des logements en surchauffe à chaque épisode caniculaire malgré des travaux récents montre que des progrès sont nécessaires pour mieux prendre en compte l’adaptation et réduire les vulnérabilités.   En période de débat budgétaire, suivre les dizaines de milliards d’euros de moyens contribuant à l’adaptation (et pas seulement les milliards dédiés à l’adaptation) est particulièrement important car leur évolution, généralement décidée sur la base d’autres enjeux que l’adaptation, a des implications directes sur cette dernière.     La situation est plus contrastée pour les moyens humains des opérateurs publics qui contribuent à l’adaptation. Nous identifions à ce jour une douzaine d’opérateurs clés – comme l’ADEME, le CEREMA, Météo France, l’ONF – pour l’animation, l’accompagnement, l’ingénierie et la mise en oeuvre de... --- ### Annexe 4 – Besoins d’investissements à 2030 – édition 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexe-4-besoins-dinvestissements-a-2030-edition-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-10T17:39:20+02:00 - **Modified**: 2025-09-10T17:39:20+02:00 --- ### Annexe 3 – Variation des prix dans un échantillon d’investissements climat – édition 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexe-3-variation-des-prix-dans-un-echantillon-dinvestissements-climat-edition-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-10T17:38:41+02:00 - **Modified**: 2025-09-10T17:38:41+02:00 --- ### Annexe 2 – Investissements climats et fossiles (2011-2025) – édition 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexe-2-investissements-climats-et-fossiles-2011-2025-edition-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-10T17:38:19+02:00 - **Modified**: 2025-09-10T17:38:19+02:00 --- ### Annexe 1 – Définitions des investissements climat et fossiles à partir des documents nationaux et internationaux – édition 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexe-1-definitions-des-investissements-climat-et-fossiles-a-partir-des-documents-nationaux-et-internationaux-edition-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-10T17:37:34+02:00 - **Modified**: 2025-09-10T17:37:34+02:00 --- ### State of EU progress to climate neutrality – ECNO 2025 Flagship report - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/etat-lieux-progres-union-europeenne-neutralite-climat-rapport-ecno-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-03T15:12:27+02:00 - **Modified**: 2026-06-19T15:23:45+02:00 Key results of the 2025 Flagship Report: The EU has initiated an economy-wide transition to climate neutrality by 2050. While many important on-the-ground developments have accelerated compared to last year’s assessment, the current pace of the transition is still not fast enough. Investments are lagging, underscoring the need for targeted policy adjustments to provide certainty for businesses and citizens alike. Speeding up the shift to a clean economy is also fundamental to Europe’s long-term competitiveness and security. Deepening geopolitical tensions present a challenging backdrop for this endeavour but also strengthen the case for more decisive action.   The European Commission has tabled the Clean Industrial Deal in response to these challenges, integrating policy priorities around competitiveness and decarbonisation. Together with the shaping of the EU’s next long-term budget (2028-2034), it provides a specific window of opportunity to align EU policy with long-term priorities.   This report highlights where the EU is on track and where additional efforts are needed to create the enabling conditions for a prosperous, climate neutral future. Our policy recommendations are based on detailed, data-driven insights into real-world developments across the economy.   Visible momentum: Cleantech progress supports industrial competitiveness and employment The 2025 results show positive momentum in several policy areas. Notably, there are signs that the EU’s cleantech industrial base and innovation ecosystem are improving – now rated on track. Value added in the cleantech industry is on the rise and manufacturing capacities are increasing for key technologies, such as wind, solar photovoltaics, heat pumps, electrolysers, and batteries. Battery manufacturing is on track to exceed the EU target of 550 GWh annually by 2030.   Solar power expansion continued to exceed expectations, with a record 65 GW of new capacity installed in 2024. For the first time in mid-2025, solar became the single largest source of electricity in the EU.   The industrial sector saw improvements across all indicators compared to last year, especially on energy efficiency, resource productivity and circularity, and the use of renewables. These positive developments have boosted jobs in renewable and environment-related sectors, while employment has also been rising in the EU’s coal and heavy industry regions.   A rebound in carbon storage in forests as well as a growing market for the future delivery of technical removals contributed to an improvement in the assessment of Carbon Dioxide Removal – moving from wrong direction to far too slow in this year’s report.   Across most of the building blocks that ECNO assesses, existing EU policies are expected to accelerate progress on the ground.       Challenges identified: Finance for the transition remains a major stumbling block and contributes to reduced progress in other areas While the transition is picking up pace, our analysis highlights sectors and policy areas facing hurdles and recommends actions that policy-makers can take to overcome them.   Financing gaps and misaligned incentives continue to hinder investment in industrial decarbonisation and slow down broader demand for clean technologies. In 2023, there was a climate investment gap of... --- ### État des lieux des progrès de l’Union européenne vers la neutralité climat – rapport ECNO 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/etat-lieux-progres-union-europeenne-neutralite-climat-rapport-ecno-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-03T15:12:27+02:00 - **Modified**: 2026-06-19T15:23:16+02:00 À propos du rapport ECNO 2025 L'analyse d’ECNO s'articule autour de 13 éléments constitutifs de la transition, suivant l'évolution sur six ans de près de 150 indicateurs ainsi que l'impact attendu des politiques publiques liées au climat, une nouveauté dans le rapport de cette année. Dans l'édition 2025, nous avons également analysé les changements à travers le prisme des objectifs plus larges de l'UE, à savoir la compétitivité, la résilience et le bien-être des citoyens.   Principaux résultats du rapport phare 2025 : L'Union Européenne s’est lancée dans une transition complète de son économie pour atteindre la neutralité climatique d'ici 2050.   Si de nombreux développements concrets se sont accélérés depuis la dernière évaluation, le rythme actuel de cette transition reste insuffisant. Les investissements tardent à suivre, ce qui souligne la nécessité d'ajuster les politiques publiques afin d’offrir davantage de visibilité aux entreprises et aux citoyens. Accélérer la transition vers une économie propre est également fondamental pour garantir la compétitivité et la sécurité de l'Europe à long terme. L'intensification des tensions géopolitiques complique cette ambition, mais renforce également la nécessité d'une action plus décisive.   Pour répondre à ces défis, la Commission européenne a présenté le pacte pour une industrie propre, intégrant les priorités politiques en matière de compétitivité et de décarbonation. Conjointement avec l'élaboration du prochain budget à long terme de l'UE (2028-2034), il offre une occasion unique d'aligner la politique de l'UE sur les priorités à long terme.   Ce rapport met en évidence les domaines dans lesquels l'UE est en bonne voie et ceux dans lesquels des efforts supplémentaires sont nécessaires pour créer les conditions propices à un avenir prospère et climatiquement neutre. Nos recommandations de politiques publiques s'appuient sur des analyses détaillées et fondées sur les données des évolutions concrètes observées dans l'économie.     Rapport complet uniquement disponible en anglais   Visible momentum: Cleantech progress supports industrial competitiveness and employment The 2025 results show positive momentum in several policy areas. Notably, there are signs that the EU’s cleantech industrial base and innovation ecosystem are improving – now rated on track. Value added in the cleantech industry is on the rise and manufacturing capacities are increasing for key technologies, such as wind, solar photovoltaics, heat pumps, electrolysers, and batteries. Battery manufacturing is on track to exceed the EU target of 550 GWh annually by 2030.   Solar power expansion continued to exceed expectations, with a record 65 GW of new capacity installed in 2024. For the first time in mid-2025, solar became the single largest source of electricity in the EU.   The industrial sector saw improvements across all indicators compared to last year, especially on energy efficiency, resource productivity and circularity, and the use of renewables. These positive developments have boosted jobs in renewable and environment-related sectors, while employment has also been rising in the EU’s coal and heavy industry regions.   A rebound in carbon storage in forests as well as a growing market for the future delivery of technical removals contributed to an... --- ### Datadapt : annexe technique - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/datadapt-annexe-technique/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-09-01T14:11:19+02:00 - **Modified**: 2025-09-11T14:10:54+02:00 --- ### Revue des dépenses défavorables au climat des collectivités locales - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/depenses-defavorables-climat-collectivites-locales/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-07-23T06:00:40+02:00 - **Modified**: 2026-03-10T15:37:26+01:00 Cette publication a été complétée et actualisée par une autre publication sortie en février 2026 Moins de brun, plus de vert : la nécessaire redirection des dépenses locales   Les collectivités locales, actrices majeures de la transition écologique, devront doubler leurs investissements climatiques d’ici 2030 pour répondre aux objectifs de neutralité carbone*. Dans un contexte budgétaire contraint, l’État, dans sa Stratégie pluriannuelle de financement de la transition écologique publiée en 2024**, fait de la « réorientation des dépenses non-vertes » le levier quasi exclusif de financement de cet effort additionnel.   Un tel parti-pris suppose d’étudier de façon approfondie la réalité de cette marge de manœuvre. S’il ne relève pas du périmètre d’analyse d’I4CE ou de La Banque Postale de déterminer quelles politiques publiques conduites à l’échelle locale pourraient être « dépriorisées » au nom de l’action climatique, il a paru indispensable d’analyser plus en profondeur les dépenses qui paraissaient spontanément parmi les plus logiques à réduire ou interrompre, à savoir les dépenses non alignées avec les trajectoires de décarbonation – couramment appelées dépenses « brunes ».   La présente étude constitue une revue nationale inédite des dépenses défavorables au climat portées par les collectivités. En mobilisant les données économiques et budgétaires de 2011 à 2023, elle dresse un état des lieux sectoriel et quantitatif de ces flux, selon une méthodologie transparente et évolutive. Trois grandes familles de dépenses « brunes » ont été analysées : les dépenses relatives à l’achat de biens par les collectivités, les dépenses d’aménagement du territoire et les dépenses de fonctionnement courant (notamment énergétiques). Ce premier diagnostic quantitatif constitue le socle d’une deuxième phase de travaux, à dimension qualitative, qui analysera les leviers de transformation et les enjeux économiques d’une réorientation des dépenses défavorables identifiées.   En 2023, les dépenses dites « brunes » représentaient un total d’environ 8 Md€. Hors énergie, elles ont reculé de 9 % en volume entre 2017 et 2023. Ce mouvement s’inscrit dans une dynamique de dépriorisation progressive de certains postes d’investissement défavorables au climat, en particulier ceux liés à l’achat de biens. Ainsi, les dépenses brunes liées aux véhicules thermiques, au matériel roulant ferroviaire non décarboné et aux chaudières fossiles ont diminué, en volume, de près de 49 % entre 2011 et 2023. Cette inflexion est particulièrement marquée dans le secteur des transports. Par exemple, la part des achats de bus et de cars thermiques est passée de 64 % à 13 % entre 2017 et 2023, alors même que le volume total d’achats de ces véhicules a progressé de 22 % sur la période.   Les trajectoires de chaque famille de dépenses défavorables sont cependant contrastées et méritent des analyses approfondies.   Les dépenses liées à l’achat de biens – véhicules thermiques, matériel roulant diesel, chaudières gaz et fioul – amorcent un net recul. Ce reflux a permis d’éviter près de 3,7 Md€ d’investissements bruns depuis 2017.   À l’inverse, les dépenses énergétiques augmentent (+58 % en valeur entre 2017 et 2023), non du fait d’un surcroît de... --- ### Annexe 2 : méthodologie et sources - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexe-2-methodologie-sources/ - **Author**: Marine Catrice - **Published**: 2025-07-22T16:43:52+02:00 - **Modified**: 2025-07-22T16:48:16+02:00 --- ### Annexe 1 : Méthodes de qualification et de quantification - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexe-1-methodes-qualification-quantification/ - **Author**: Marine Catrice - **Published**: 2025-07-22T14:15:08+02:00 - **Modified**: 2025-07-22T14:15:08+02:00 --- ### Financer le renouvellement de la forêt : tirer le meilleur parti des dispositifs existants pour répondre à nos objectifs climatiques - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/financer-renouvellement-foret-tirer-meilleur-parti-dispositifs-existants-repondre-objectifs-climatiques-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-07-11T09:50:42+02:00 - **Modified**: 2025-10-17T10:51:51+02:00 Les services de puits de carbone, de fourniture de matériaux bois et d’énergie rendus par la forêt française sont indispensables pour atteindre la neutralité carbone en 2050 en France, mais ils sont menacés par les impacts du changement climatique. Le secteur forestier nécessite donc des moyens pour adapter la forêt et garantir son rôle d’atténuation du changement climatique. Aujourd’hui, deux principaux dispositifs financent le renouvellement des forêts françaises :   les fonds publics destinés au renouvellement forestier, matérialisés par 3 plans succes­sifs sous l’égide du plan de relance (2021- 2023), de France 2030 (2023-2024) et plus récemment de France Nation Verte (à partir de novembre 2024) ; le label Bas-Carbone (LBC) qui mobilise essen­tiellement des financements privés depuis 2019.   Ces dispositifs ont mobilisé ces dernières années de l’ordre de 300 M€ pour réaliser 78 000 ha de plantation. Ce sont des sommes sans précédents depuis plusieurs décennies, mais cela reste bien en deçà des efforts néces­saires, chiffrés à 1,5 Mha en 10 ans*. Par ail­leurs, le contexte actuel de renforcement de la contrainte budgétaire appelle une vigi­lance accrue sur la préservation des moyens humains et financiers liés à l’adaptation des forêts mais aussi à une attention particu­lière sur l’efficacité et l’efficience de ces dépenses, notamment vis-à-vis du climat.   Cette étude propose ainsi une analyse des cahiers des charges des deux dispositifs, afin de les comparer et d’apporter un éclairage sur leur contribution aux enjeux climatiques. Des pistes de complémentarités sont aussi évo­quées dans la mesure où ils ciblent partiellement les mêmes forêts : celles touchées par un incendie ou des dépérissements intenses.   Nous constatons tout d’abord une amé­lioration au fil des années des cahiers des charges des deux dispositifs, qui ont aujourd’hui convergé sur de nombreux critères : si ces der­niers restent perfectibles, l’intégrité environne­mentale s’est globalement renforcée, par exemple en intégrant des seuils pour la diversification des essences et en tenant compte de leur adaptation aux conditions futures. Les modes d’interventions financés sont également plus nombreux, ce qui est essentiel dans un domaine où aucune solution unique n’existe, même s’ils ont pour l’instant du mal à se traduire sur le terrain.   En revanche, alors que le LBC est conçu par nature pour cibler des actions dont l’impact climatique est bénéfique à horizon 2050, ce n’est pas toujours le cas pour les finance­ments publics, qui impliquent parfois un bénéfice carbone lointain. Certaines actions financées, comme la reconstitution de peuple­ments « pauvres », auront en effet un impact car­bone négatif à court terme et ne seront vraisem­blablement bénéfiques qu’au terme de plusieurs décennies. De même, certaines opérations de reboisement peuvent entraîner des émissions de carbone du sol qui ne sont aujourd’hui pas prises en compte. Dans une logique d’efficacité de la dépense publique, nous recommandons donc de mieux prioriser les actions sans regrets du point de vue du climat, en ciblant prioritairement les peuplements fortement dégradés par les crises sanitaires, tout en renforçant les exigences visant à préserver le carbone des sols. Le LBC peut servir d’inspiration sur... --- ### Landscape of Climate Finance in France – Edition 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/panorama-financements-climat-edition-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-07-10T06:00:41+02:00 - **Modified**: 2026-01-16T16:24:55+01:00 I4CE‘s Landscape of Climate Finance is an overview of climate investments made by households, companies and public authorities. Such investments include retrofitting buildings, purchasing electric vehicles, installing renewable energy, as well as paying for rail, cycling and urban public transport infrastructure.    Read the report in French   Climate investments stall in 2024  After rising steadily between 2021 and 2023, climate investment slowed down and ended at €102 billion in 2024, falling 5% compared to the previous year. The slowdown is mainly due to energy-efficient construction and building renovation, but also some renewable energies such as offshore wind power and biomethane injection. According to early data, climate investment is expected to flatten in 2025 at €103 billion.    Click here to see "Climate investment in France " in French     Part of the decline in climate investment reflects the general economic downturn, particularly in the building sector, which has been hampered by high interest rates. But this slowdown can also be explained by setbacks in public policies, illustrated by the relaxation of European targets for reducing vehicle emissions by 2025.    Above all, public spending on climate action has started to shrink, whether in terms of government subsidies for energy-efficient renovations, for electric vehicles, or funding for public transport infrastructure. However, although they account for only 16% of total climate investment, these public funds are crucial for the economic viability of projects and for overcoming the lack of financial capacity among households and businesses.    Considerable funding needs to achieve climate goals  Public and private investment must ramp up quickly to cut greenhouse gas emissions, according to the draft scenario of the French national low-carbon srategy (Stratégie nationale bas-carbone, SNBC). By 2030, climate investment needs to increase by €87 billion compared to 2024 levels.     Given the climate investment deficit, and without taking action to limit expenditure, additional public spending requirements would reach €52 billion in 2030. However, funding needs can be reduced by strengthening regulations, cutting certain tax breaks, refocusing subsidies on low-income households, and increasing the level of energy-saving certificates (called white certificates) or utility fees. Combining these measures reduces the additional public spending requirement to €18 billion but requires a greater contribution from households and firms as project promoters, which may conflict with their limited capacities or exacerbate inequalities regarding the cost of the transition.    Click here to see the Key figures in French     Reviving the climate investment dynamic  Public authorities must strengthen their financing strategy to restore climate investment momentum. They are equipped with a wide range of financing instruments, both budgetary and extra-budgetary, such as white certificates, own equity and debt from social landlords and public infrastructure managers, as well as loans and equity investments from public banks.    Mais si les marges de manœuvre sont importantes, elles ne sont ni illimitées, ni immédiates : les réformes nécessaires peuvent prendre plusieurs années. Il faut donc agir sur la réglementation et la fiscalité bien avant de pouvoir réduire les financements publics. En outre,... --- ### Panorama des financements climat, Édition 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/panorama-financements-climat-edition-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-07-10T06:00:41+02:00 - **Modified**: 2026-01-16T16:19:25+01:00 Dans son Panorama des financements climat, I4CE dresse l’état des lieux annuel des investissements réalisés par les ménages, les entreprises et les pouvoirs publics, dans la rénovation des logements, les achats de véhicules électriques, les énergies renouvelables et d’autres secteurs de la transition énergétique.   La série des investissements climat est reconnue d’intérêt général par l’Autorité de la statistique publique   L’Autorité de la statistique publique a adopté le 18 décembre 2025 un avis portant sur la reconnaissance de la qualification d’intérêt général à la série statistique des investissements climat produite par . Cette reconnaissance, attribuée pour 3 ans, concerne la série des investissements climat en euros courants et en euros constants.     La série est téléchargeable ici.     En savoir + Lire l’avis du Comité du label de la statistique publique Lire l’avis du 18 décembre 2025 de l’Autorité de la statistique publique   Les investissements climat marquent le pas en 2024 Alors qu’ils étaient engagés sur une dynamique positive de 2021 à 2023, les investissements climat marquent le pas et terminent l’année 2024 à 102 milliards d’euros, en baisse de 5% sur un an. Ce recul concerne d’abord la construction performante et la rénovation énergétique, mais aussi certaines énergies renouvelables comme l’éolien en mer et l’injection de biométhane. D’après les premières données disponibles, le niveau des investissements climat stagnerait en 2025, à hauteur de 103 milliards d’euros.       Pour partie, le recul des investissements climat reflète la conjoncture économique générale, notamment dans le secteur des bâtiments, freiné par les taux d’intérêt élevés. Mais ce ralentissement s’explique aussi par des revers dans les politiques publiques, illustrés par l’assouplissement des objectifs européens de réduction des émissions des véhicules pour 2025.   Surtout, les dépenses publiques en faveur du climat ont entamé un recul, que ce soit dans le soutien de l’État à la rénovation énergétique, l’acquisition de véhicules électriques ou encore pour les infrastructures de transport en commun. Or, bien qu’ils ne représentent que 16 % du total des investissements climat, ces financements budgétaires sont cruciaux pour la rentabilité des projets ou pour surmonter le manque de capacité financière des ménages et des entreprises.   Des besoins de financement importants pour atteindre les objectifs climat Il faut augmenter rapidement les investissements publics et privés pour réduire les émissions de gaz à effet de serre selon le projet de stratégie nationale bas carbone. À l’horizon 2030, les investissements climat doivent progresser de 87 milliards d’euros par rapport au niveau de 2024.   Face au déficit d’investissement climat, et sans action de maîtrise des dépenses, les besoins de dépenses publiques supplémentaires atteindraient 52 milliards d’euros en 2030. Cependant, ce besoin peut être infléchi en renforçant la réglementation, en éliminant certaines dispositions fiscales, en recentrant les aides sur les ménages les plus modestes, mais aussi en augmentant le niveau d'obligation des Certificats d’économies d’énergie ou les tarifs des services rendus aux usagers. Combiner ces mesures ramène les besoins de dépenses publiques supplémentaires à 18 milliards d’euros, mais impliquent une... --- ### Annex 2 – Methodology note (2025 Edition) - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annex-2-methodology-note-2025-edition/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-07-08T10:09:25+02:00 - **Modified**: 2025-07-08T10:09:25+02:00 --- ### Annex 2 – Methodology note (2025 Edition) - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annex-2-methodology-note-2025-edition/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-07-08T10:09:25+02:00 - **Modified**: 2025-07-08T10:09:25+02:00 --- ### De l’ambition à l’action : les estimations des besoins de financement à l’ère de la mise en œuvre - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/billions-millions-estimations-besoins-financement-climat-ere-mise-oeuvre/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-07-02T06:01:39+02:00 - **Modified**: 2025-07-07T09:25:49+02:00 Rapport uniquement disponible en anglais   Un guide pour naviguer dans les estimations existantes pour les marchés émergents et les économies en développement  L’engagement pris de longue date par les pays développés de mobiliser 100 milliards de dollars par an pour soutenir la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement a été atteint en 2022. Malheureusement, cet objectif décidé en 2009 ne reflète plus l’ampleur de l’action aujourd’hui requise. L’adoption d’un Nouvel Objectif Collectif Quantifié (NCQG pour son sigle anglais : New Collective Quantified Goal) lors de la COP29 en novembre 2024 a constitué une étape politique majeure dans le renouvellement de cette ambition. Elle n’a toutefois pas permis de trancher les principales questions opérationnelles.    L’attention se déplace donc maintenant de l’élévation de l’ambition vers la mise en œuvre concrète de ces objectifs. Dans ce cadre, ce rapport propose une analyse critique des méthodes et discours qui sous-tendent les estimations actuelles des besoins de financement climatique. Il s’agit de mieux comprendre leur pertinence dans ce nouveau contexte. Nous nous interrogeons sur ce que ces chiffres représentent, sur leur mode de construction, leur potentiel pour orienter l’action dans les années à venir, ainsi que sur les améliorations prioritaires à apporter.    Au cœur de cette analyse se trouve le troisième rapport du Groupe d’experts indépendants de haut niveau sur le financement climatique (Independent High-Level Expert Group on Climate Finance, IHLEG), intitulé Raising Ambition and Accelerating Delivery of Climate Finance (Bhattacharya et al., 2024).     Lancé par les présidences des COP26 et COP27, l’IHLEG a régulièrement produit des estimations des besoins de financement nécessaires pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris, et des moyens d’y répondre. Son dernier rapport, publié en novembre 2024, évalue à 2 400 milliards USD par an d’ici 2030, et à 3 300 milliards d’ici 2035, les besoins de financement climatique des pays en développement (EMDE – hors Chine). Il propose également une répartition indicative de cette charge entre différentes sources de financement. Sa portée est ambitieuse : au-delà de la transition énergétique et de l’adaptation, il intègre les pertes et préjudices, le capital naturel ainsi que les dépenses liées à une transition juste. Ses estimations reposent sur des sources diverses, fondées sur des hypothèses, calendriers et périmètres sectoriels hétérogènes.    Le rapport de l'IHLEG illustre à la fois l'ambition et les limites des approches méthodologiques existantes Il couvre les cinq piliers de l’action climatique, et fournit une ventilation détaillée des sources et des usages des financements. Cependant, les données qui le sous-tendent restent fragmentées, parfois incohérentes, notamment en dehors du secteur des énergies propres. Même des concepts fondamentaux tels que la notion même de « besoin de financement » font encore l’objet d’interprétations divergentes.    En analysant les chiffres de l’IHLEG et en les replaçant dans le contexte plus large des estimations existantes, ce rapport montre que les montants souvent évoqués dans les forums internationaux masquent de profondes différences de périmètre, d’ambition et de méthode. Sans compréhension claire des hypothèses sous-jacentes, ces... --- ### From headline trillions to actual millions: climate financing needs estimates in the age of implementation - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/billions-millions-estimations-besoins-financement-climat-ere-mise-oeuvre/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-07-02T06:00:10+02:00 - **Modified**: 2025-07-07T09:25:57+02:00 A guide to navigating existing estimates for emerging markets and developing economies The longstanding commitment by developed countries to mobilise US$100 billion per year for climate action in developing countries was met in 2022 but no longer matches the scale of climate action needed. Its update through the adoption of the New Collective Quantified Goal (NCQG) on climate finance at COP29 in November 2024 marked a significant political milestone yet left most of the key operational issues unresolved.   As the focus shifts from raising the bar to delivering on these ambitious new goals, this report critically reviews the methodologies and narratives behind existing climate finance needs estimates to understand their relevance in this new context. We examine what these figures represent, how they are constructed, how they might be used to guide practical efforts in the years ahead, and where the most urgent improvements are needed.   Central to this analysis is the Independent High-Level Expert Group on Climate Finance (IHLEG)’s Third Report, titled Raising ambition and accelerating delivery of climate finance (Bhattacharya et al., 2024).   The IHLEG, jointly launched by the COP26 and COP27 Presidencies, provides landmark estimates on the financing needs of the transition and how to meet them. Their third report, published in November 2024, estimates that financing needs for climate action in EMDEs, excluding China, amount to US$2.4 trillion annually by 2030, rising to US$3.3 trillion by 2035. They also provide an indicative breakdown of how this financial burden could be shared across sources. The report takes an unusually broad view, including not only clean energy transition and adaptation costs, but also loss and damage (L&D), natural capital, and just transition expenses. Its estimates come from a variety of sources, each with different assumptions, timelines, and sectoral definitions.   The IHLEG report exemplifies both the ambition and the limitations of current approaches. Its breadth is significant: it spans five pillars of climate action and provides a detailed disaggregation of finance sources and uses. Yet, the supporting data remains fragmented and inconsistent – particularly outside the clean energy sector – and shared understanding is still incomplete even for key concepts, such as what qualifies as a “financing needs estimate.”   By unpacking the IHLEG figure then positioning it within the landscape of existing estimates, this report highlights that the numbers commonly cited in international fora conceal profound differences in scope, ambition, and methodology. Without a clear understanding of the assumptions behind them, they risk misleading rather than informing. Estimates vary by an order of magnitude depending on choices such as whether China is included in EMDE groupings, whether costs of capital are incorporated, or whether the scope is limited to mitigation or extends to adaptation, loss and damage, or other transverse sectors. Each estimate reflects particular assumptions: about the pace and ambition of climate action, about the cost of capital in developing contexts, and about the roles of public versus private finance. These assumptions are rarely made explicit, yet they decisively shape both the headline... --- ### Methodological Report – French Observatory of access conditions to the ecological transition for households, 2025 Edition - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexes-methodologiques-observatoire-des-conditions-dacces-a-la-transition-ecologique-edition-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-30T10:24:56+02:00 - **Modified**: 2025-06-30T10:26:50+02:00 --- ### Annexes méthodologiques Observatoire des Conditions d’accès à la transition écologique Edition 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annexes-methodologiques-observatoire-des-conditions-dacces-a-la-transition-ecologique-edition-2025/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-30T10:24:56+02:00 - **Modified**: 2025-06-30T10:24:56+02:00 --- ### Comment l’intermédiation financière peut-elle mieux contribuer à la transition climatique ? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/comment-intermediation-financiere-mieux-contribuer-transition-climatique-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-28T18:10:47+02:00 - **Modified**: 2026-03-11T09:52:59+01:00 L'intermédiation financière, c'est-à-dire le financement indirect de bénéficiaires par le biais de prêts, de prises de participation, de titres de créance ou de garanties accordés à des institutions financières locales, a pris de l'ampleur ces dernières années. Elle est de plus en plus considérée comme un moyen prometteur de mobiliser des financements à grande échelle, en utilisant la finance concessionnelle pour obtenir des investissements supplémentaires par le biais d'intermédiaires financiers (IFs). L'accès à la finance concessionnelle peut fortement motiver les IFs à s'engager dans des investissements climat, en particulier lorsqu'ils sont confrontés à des contraintes financières. Avec ce financement supplémentaire, les IFs peuvent à leur tour financer des bénéficiaires locaux, y compris des institutions financières locales, par le biais de produits financiers de plus petite taille. L'intermédiation financière est également considérée comme une opportunité de renforcer la capacité des IFs à investir conformément aux objectifs de l'Accord de Paris. Cependant, bien qu'elle ait le potentiel d’aider à intégrer les considérations climatiques aux dynamiques des marchés locaux, l'intermédiation financière présente plusieurs limites liées à la transparence sur l'utilisation des fonds et à leur mauvaise affectation, pouvant perpétuer les inégalités existantes entre les acteurs financiers, entre autres. Alors que des méthodologies sont en cours d'élaboration pour garantir l'alignement avec l’Accord de Paris de la finance intermédiée et que l'accent est de plus en plus sur l'impact dans l'économie réelle, il est essentiel de veiller à ce que les pratiques soient cohérentes les unes avec les autres et donnent des résultats qui soutiennent la transformation à long terme des systèmes financiers locaux et des économies nationales vers la réalisation des objectifs de l'Accord de Paris.   Rapport uniquement disponible en anglais Ce rapport vise à contribuer à une meilleure utilisation de l'intermédiation financière par les banques publiques de développement (BPD) qui apportent de la finance de développement à l’international, en aidant les BPD à mieux travailler ensemble dans un système plus large, avec une compréhension commune des domaines dans lesquels elles contribuent le plus à un développement à faibles émissions et résilient au changement climatique. Il se concentre principalement sur l'intermédiation financière par le biais de prêts aux institutions financières publiques dans les pays en développement (étant plus couramment utilisés par les banques multilatérales de développement (BMD) et autres banques de développement internationales avec leurs intermédiaires financiers, par rapport à d'autres instruments financiers).   Ce travail fournit aussi des indications sur les liens entre les pratiques des BPD fournissant de la finance de développement à l’international et l'alignement de leurs intermédiaires financiers avec l'Accord de Paris. Il souligne aussi la manière dont les BPD peuvent mieux s'engager avec leurs intermédiaires financiers pour avoir un impact. Par rapport aux recherches antérieures dans ce domaine, il intègre davantage la perspective des intermédiaires financiers et se concentre sur la manière dont l’engagement des intermédiaires financiers peut se traduire par des résultats en matière de climat et de développement.   Tout au long de ce rapport, l'acronyme BPD fait référence aux BMD, aux banques de développement bilatérales,... --- ### French Observatory of access conditions to the ecological transition for households, 2025 Edition - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/observatoire-conditions-acces-transition-ecologique-menages-edition-2025-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-25T15:20:14+02:00 - **Modified**: 2026-01-14T11:01:45+01:00 “The ecological transition is a luxury only the rich can afford” and is “out of reach for the majority of French people”. Most people will have heard or thought this during discussions about climate and climate policies. Buying an electric vehicle costs €10 000 more than a combustion engine car. Replacing a gas boiler with a heat pump costs €15 000 … And deep retrofitting your home can cost €50 000. But is the ecological transition really out of reach? Is it truly unaffordable for middle-income households?   To answer this question, we have (again) looked at the data and defined key indicators, that enable us to assess the capacity of households to invest in the ecological transition, for both housing and mobility: the out-of-pocket cost, in other words the investment amount after deducting state aid; the households’ capacity to finance this out-of-pocket cost through their savings or a loan; and the impact on household budgets, to determine whether energy savings can cover the monthly repayments in the case of a loan. We explore the accessibility of investments that may not be strictly necessary due to ageing or unsuitable equipment (boilers, roofs, cars), but are justified overall by the need to meet climate targets and to protect households from potential energy price hikes. For electric mobility, we also look at the comparison with investment in an equivalent combustion engine alternative.   In this year’s edition, we have assessed these indicators retrospectively – over ten years for retrofitting and five years for electric mobility – in order to identify the factors that have made transition solutions more, or less, economically accessible in recent years.   We present these indicators for two household profiles: the Fields family and the Newtown family, both middle-income households that rely on a car for their daily needs. We have chosen to focus on a lower-middle-income rural household (the Fields family) and an upper-middle-income peri-urban household (the Newtown family). These two households clearly do not capture the full range of household situations, nor do they fully represent the middle-income group. However, we felt that these two profiles enable us to assess interesting situations at the heart of the policy debate. We have also explored certain indicators in other scenarios, including a low-income household and a high-income household. These additional analyses are mentioned throughout this Observatory report and are detailed in the annexes.   We focus here on the economic capacity of households to make the investments needed for the ecological transition. The accessibility of this transition for households depends on many other factors, such as the availability of charging stations, of retrofitting tradespeople, and so on. We analyse the evolution of some of these other access conditions using a dashboard of indicators, though this overview is not intended to be exhaustive. This household-centred analysis might suggest that the success of the ecological transition lies in the hands of individuals, but it is important to remember that the transition is above all a matter of collective choices and... --- ### Observatoire des conditions d’accès à la transition écologique pour les ménages, édition 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/observatoire-conditions-acces-transition-ecologique-menages-edition-2025-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-20T06:00:14+02:00 - **Modified**: 2025-10-17T10:51:29+02:00 « La transition écologique est un luxe réservé aux riches »,   « elle n’est pas accessible à la majorité des Français ». Qui n’a pas pensé ou entendu cela lors d’une discussion sur le climat et les politiques climatiques ?  Acheter un véhicule électrique ?  C’est 10 000€ de plus qu’une voiture thermique. Remplacer son chauffage au gaz par une pompe à chaleur  ? 15 000€. Rénover en profondeur son logement ? 50 000€ … Mais la transition écologique est-elle vraiment inaccessible ? Inabordable économiquement pour les classes moyennes ?    Pour répondre à cette question, nous nous sommes (à nouveau) plongées dans les données, et nous avons défini des indicateurs clefs, qui nous permettent d’évaluer la capacité des ménages à investir dans la transition écologique, pour le logement et la mobilité : le reste à charge, c’est-à-dire le montant de l’investissement, une fois déduites les aides publiques; la capacité de financement de ce reste à charge par les ménages, via leur épargne ou un emprunt; et l’impact sur le budget des ménages, afin d’évaluer si les économies d’énergie permettent de couvrir les mensualités dans le cas d’un prêt. Nous évaluons l’accessibilité d’investissements qui ne sont pas forcément rendus nécessaires par la vétusté ou l’inadéquation d’un équipement (chaudière, toiture, voiture), mais qui se justifient au global par l’atteinte des objectifs climat et par le fait de protéger les ménages de potentielles augmentations du prix des énergies fossiles.  Pour la mobilité électrique, nous évaluons également la comparaison avec l’investissement dans une alternative thermique équivalente.     Dans l’édition de cette année, nous avons évalué ces indicateurs de manière rétrospective – sur dix ans dans le cas de la rénovation et cinq pour la mobilité électrique–, afin d’identifier les facteurs qui ont amélioré – ou détérioré – l’accessibilité économique des solutions de transition sur les dernières années.     Nous présentons ces indicateurs pour deux ménages types : la famille Deschamps et la famille Villeneuve, toutes deux dans les classes moyennes, propriétaires de leur logement et dépendantes de la voiture au quotidien. Nous aurions pu présenter une multitude de profils types, mais nous avons choisi de nous concentrer sur un ménage rural de classe moyenne inférieure (la famille Deschamps) et un ménage périurbain de la classe moyenne supérieure (la famille Villeneuve). Ces deux ménages ne permettent évidemment pas de représenter la diversité des situations des ménages, ni même des classes moyennes. Il nous a semblé que ces deux profils permettaient toutefois d’évaluer des situations intéressantes, au cœur du débat politique. Nous avons évalué certains indicateurs dans d’autres configurations, et notamment dans le cas d’un ménage modeste et d’un ménage aisé. Ces analyses complémentaires sont évoquées au fil des pages de l’Observatoire et détaillées dans les annexes.     Nous nous concentrons ici sur la capacité économique des ménages à réaliser les investissements nécessaires à la transition écologique. L’accessibilité de la transition écologique pour les ménages est conditionnée au respect de nombreuses autres conditions – par exemple la disponibilité de bornes de recharge, celle d’artisans de la rénovation, etc. Nous analysons l’évolution de quelques-unes... --- ### Six years of carbon certification in France: an assessment of the Label Bas-Carbone - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/label-bas-carbone-bilan-six-ans-existence-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-12T06:00:20+02:00 - **Modified**: 2026-01-07T17:24:44+01:00 Established in 2018 and held by the French Ministry for Ecological Transition, the Label Bas-Carbone (LBC) is a financing tool for "climate positive" projects, serving the French National Low-Carbon Strategy (SNBC). Based on a carbon impact measurement combined with the assessment of various quality criteria (additionality, environmental impact, etc.), it demonstrates and certifies the climate impact of activities in France, mainly in the agricultural and forestry sectors, with the aim of enabling their financing. The LBC mainly channels private funding from companies, often in the form of carbon offsetting or carbon contributions, which is an advantage given the constraints on public spending.   Six years after its inception, this study aims to review this mechanism and its projects: what activities are being implemented in the field, what impact are they having on the climate, with what robustness or, on the contrary, what limitations in terms of measurement, environmental integrity, accessibility, etc.? This exercise is also intended to feed into the process of continuous improvement of the scheme and to provide feedback for the current implementation of the European carbon certification framework (Carbon removals and carbon farming: CRCF).     A potential impact of more than 6 MtCO2, mostly from the agricultural and forestry sectors As of 31 March 2025, 1,685 LBC projects had been validated, representing a potential impact of 6.41 MtCO2eq, which will be verified and adjusted 5 years after the launch of each project. Four out of a total of 15 methodologies dominate: afforestation and restoration of degraded forests for the forestry sector, and low-carbon practices in livestock farming and arable-crops for the agricultural sector. The growth in LBC supply is following an exponential trend: around 2.8 MtCO2eq of potential certificates were validated in 2024, doubling the figure for 2023. The projects cover the whole of mainland France, with a planned extension to the overseas territories.   Unlike international carbon certification standards, the forestry LBC focuses on small individual projects (10.8 ha on average), whereas in agriculture, projects tend to be collective, on a larger-scale and mainly targeting large farms.   The agricultural and forestry sectors have been very active in developing projects, using the LBC as a lever to enhance their knowledge of climate issues. The LBC has also encouraged the emergence of new businesses that have built their economic model around this scheme. This dynamic, with its successes and limitations, provides valuable feedback for emerging initiatives on payment for ecosystem services or biodiversity credits.   Forests: reforestation of degraded forests first and foremost The 1,200 forestry projects studied cover more than 12,000 ha and will generate a potential 3.3 MtCO2, including mainly:   3,800 ha of afforestation for a potential 1.26 MtCO2, 83% of it on former agricultural land. 5,000 ha of forest restoration following a fire for a potential 1.02 MtCO2, 93% of which is in the Nouvelle-Aquitaine region, primarily due to the fires that occurred in the summer of 2022. 3,300 ha of forest restoration following forest dieback for a potential 0.71 MtCO2, at... --- ### Les comptes mondiaux du carbone 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/comptes-mondiaux-carbone-2025-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-11T06:00:08+02:00 - **Modified**: 2025-08-29T17:29:24+02:00 Les instruments de tarification du carbone et le potentiel sous-exploité des revenus du carbone   Les chiffres clés de tarification du carbone Au 1er mai 2025, 78 instruments de tarification du carbone étaient en vigueur à travers le monde, dont 43 taxes carbone et 35 systèmes d’échange de quotas d’émission (SEQE). Parmi ces instruments, 44 opèrent au niveau national, 33 au niveau infranational (y compris des initiatives régionales telles que RGGI et WCI), et un seul, le SEQE de l’Union européenne, opère à l’échelle supranationale. Sur ces 78 dispositifs, 74 étaient déjà en place en 2024. Cette même année, les juridictions disposant d’un prix du carbone représentaient 65 % du PIB mondial.   0,1-160 USD Il s’agit de l’éventail des prix explicites du carbone, qui s’est encore élargi en 2024. Alors que le prix atteignait 160 USD par tonne de CO₂ équivalent (tCO₂e) en Uruguay, il est resté inférieur à 10 centimes de USD par tCO₂e pour la taxe carbone polonaise (bien que la Pologne participe également au SEQE de l’UE). Seules 20 % des émissions couvertes sont tarifées conformément aux recommandations de la Commission Stern-Stiglitz, qui estimait en 2017 qu’un signal-prix pleinement incitatif nécessitait un niveau compris entre 40 et 80 USD/tCO₂e d’ici 2020, et entre 50 et 100 USD/tCO₂e d’ici 2030. Environ 74 % des émissions couvertes sont aujourd’hui soumises à un prix inférieur à 20 USD/tCO₂e.   28 % des émissions mondiales étaient couvertes par un instrument de tarification du carbone en 2024, soit une hausse de 4 points de pourcentage par rapport à la précédente édition des Comptes Mondiaux du Carbone. Cette évolution s’explique par l’extension du SEQE national chinois aux secteurs du ciment, de l’acier et de l’aluminium en mars 2025, qui couvre rétroactivement les émissions de l’année 2024. Cette dynamique est prévue de se poursuivre dans les années à venir, avec 14 nouveaux mécanismes en cours de mise en œuvre et plusieurs autres envisagés. En revanche, la part des émissions mondiales couvertes à un prix effectif (c’est-à-dire hors exonérations et réductions de taxes et allocations gratuites) est restée stable à 6 % depuis 2023. Les juridictions dotées d’instruments de tarification du carbone représentent 52 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), ce qui souligne le potentiel important d’élargissement de la couverture des émissions au sein des systèmes existants.   Les revenus du carbone peuvent davantage contribuer à la mobilisation de ressources domestiques pour combler le déficit de financement de la transition écologique et du développement   L’édition 2025 des Comptes mondiaux du carbone présente un panorama global des instruments de la tarification du carbone sous l’angle de leur contribution actuelle et potentielle au financement de l’action climatique et du développement, à un moment où des discussions majeures sur ces enjeux ont lieu au niveau international – notamment dans le cadre des négociations climatiques autour de la « Feuille de route de Bakou à Belém vers 1 300 milliards »* et de la quatrième Conférence sur le Financement du Développement (FFD4). Plusieurs juridictions utilisent déjà les revenus... --- ### Global carbon accounts 2025 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/comptes-mondiaux-carbone-2025-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-11T06:00:04+02:00 - **Modified**: 2025-06-19T10:56:03+02:00 Carbon pricing instruments and the unlocked potential of carbon revenues   Carbon pricing key figures 78 carbon pricing instruments (CPIs) put a price on carbon emissions worldwide as of May 1, 2025, with 43 carbon taxes and 35 emissions trading systems (ETS). Out of these 44 operate at the national level, 33 at the subnational level (including regional initiatives such as RGGI and WCI), and only the EU ETS at the supranational level. 74 of these 78 systems were already in place in 2024. This same year, jurisdictions with carbon pricing instruments (CPIs) accounted for 65% of global GDP.   USD 0.1-160 is the range of explicit carbon prices, which widened again in 2024. While the price reached USD 160 per ton of CO2 equivalent emissions (tCO2 e) in Uruguay, it remained below USD 10 cents/ tCO2 e for Poland’s carbon tax (although Poland is also part of the EU-ETS). Only 20% of covered emissions are priced in line with the Stern-Stiglitz Commission’s recommendations, which in 2017 estimated that full incentive effects require prices between USD 40-80/tCO2 e by 2020, and USD 50- 100/tCO2 e by 2030. Around 74% of covered emissions are priced below USD 20/tCO2 e.   28% of global emissions were covered by a carbon pricing instrument in 2024 – 4 percentage points higher than in the previous edition of the Global Carbon Accounts. This evolution is explained by the expansion of the Chinese national ETS to the cement, steel and aluminum sectors in March 2025, covering 2024 emissions retrospectively. The positive trend is expected to continue in the coming years, with 14 new mechanisms under implementation and more under consideration. In contrast, the share of global emissions covered at an effective price (excluding exemptions and reductions of taxes, as well as free allowances) has remained at 6% since 2023. Jurisdictions where CPIs are already in place account for 52% of global GHG emissions – highlighting the significant potential for expanding emissions coverage within these systems.   Carbon revenues can further contribute to domestic resource mobilization efforts and help fill the finance gap This 2025 edition of the Global Carbon Accounts presents a landscape of carbon pricing instruments worldwide through the lens of their current and potential contribution to scale up climate and development finance, as key discussions at the international level on the matter are taking place this year – notably in the context of the climate negotiations on the ’Baku to Belem Roadmap to 1.3T’ 1 and the Fourth Finance for Development Conference (FFD4). Several jurisdictions are already using carbon revenues to support a range of policy objectives, including decarbonisation efforts and support for economic actors most affected by the transition. Yet there is still potential for them to further contribute to fill the gap.   USD 103 billion were generated by carbon pricing instruments in place in 2024 (67% by ETSs and 33% by carbon taxes), showing a slight decrease from the record high of nearly USD 106 billion raised in 2023. The decrease is largely due... --- ### TRAMe2035 Scénario pour une Transition des Régimes Alimentaires des Ménages – Approche et méthodologie - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/trame2035-scenario-pour-une-transition-des-regimes-alimentaires-des-menages-approche-et-methodologie/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-06T09:17:39+02:00 - **Modified**: 2025-06-06T09:17:39+02:00 --- ### TRAMe2035 Scénario pour une Transition des Régimes Alimentaires des Ménages – Approche et méthodologie - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/trame2035-scenario-pour-une-transition-des-regimes-alimentaires-des-menages-approche-et-methodologie/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-06T09:17:39+02:00 - **Modified**: 2025-06-06T09:17:39+02:00 --- ### Annex 1 – Summary of figures: current climate investments and needs (2025 Edition) - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annex-1-summary-of-figures-current-climate-investments-and-needs-2025-edition/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-05T15:57:03+02:00 - **Modified**: 2025-06-05T15:57:03+02:00 --- ### Annex 1 – Summary of figures: current climate investments and needs (2025 Edition) - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/annex-1-summary-of-figures-current-climate-investments-and-needs-2025-edition/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-05T15:57:03+02:00 - **Modified**: 2025-06-05T15:57:03+02:00 --- ### The State of Europe’s Climate Investment, 2025 edition - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/etat-lieux-investissements-climat-europe/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-03T06:00:05+02:00 - **Modified**: 2025-11-05T15:50:37+01:00 A pivotal moment for the European Union: investment for decarbonisation, strategic autonomy and competitiveness In a challenging geo-political context, Europe stands at crossroads. The attention in the European Union (EU) has pivoted towards security, strategic autonomy and competitiveness. At the same time, the EU’s climate leadership is needed more than ever. In this context, Europe has an opportunity to lead on both climate action, and industrial competitiveness and strategic autonomy, but this will only happen if ambitions are backed with real investments.     In 2023, climate investments in the EU reached 498 billion euros, well below the 842 billion euros needed on average each year to meet the 2030 EU climate targets, leaving a 344 billion euros gap. Early projections for 2024 suggest that key sectors like wind power, building renovation, and electric vehicles are at risk of decline. Cleantech manufacturing investments are gaining ground, but production of EU cleantech facilities is falling short of demand, putting many of these assets at risk. As the EU recalibrates around competitiveness and resilience, this report offers a stark reminder: climate policy without sufficient investment will not deliver, and the cost of delaying action will only rise.     Climate investments: uneven growth in 2023 and expected slowdown in 2024 In 2023, climate investments in the EU reached 498 billion euros in the energy, buildings, transport and cleantech manufacturing sectors – or 2.9% of EU GDP. After years of significant growth, this represents an increase of only 1.5% compared to the previous year. This overall growth reflects mixed dynamics across sectors. This slowdown in the 2023 growth is mainly due to a contraction in new buildings construction investments. The building sector also suffered from a decline in renovation activity and heat pump sales. In contrast, investment in renewable energy, driven by solar power, and in electricity grids grew by 17% in 2023. The transport sector also saw an 8% rise in investment, driven mainly by the increasing adoption of battery electric vehicles.     Early 2024 investment estimates for some sectors bring a more nuanced picture. Several climate investments are expected to have decreased in 2024, including renewable electricity (-7.2%), buildings energy renovation (-6.3%), heat pumps (-26.9%) and battery electric passenger vehicles (-2.9%).   Investments in wind turbines, solar panels, batteries, electrolysers and heat pumps manufacturing reached 13.9 billion euros in 2023. Battery manufacturing accounted for 90% of these investments. Despite progress in scaling up cleantech manufacturing capacities, underused capacity and factory closures in solar, battery and heat pumps sectors illustrate the strain of global competition and weak local demand. A tendency that is not likely to improve in the short-term as a slowdown in renewables deployment, heat pumps installation and battery electric vehicles are expected in 2024.   Accelerating climate investments to stay on course for the 2030 targets Reaching the EU’s 2030 climate and industrial policy objectives will require 842 billion euros per year on average between 2025 and 2030, – equivalent to 4.9% of EU GDP. As climate investments... --- ### État des lieux des investissements climat en Europe - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/etat-lieux-investissements-climat-europe/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-03T06:00:05+02:00 - **Modified**: 2026-01-30T17:26:13+01:00 L’Union européenne face à un tournant : investir dans la décarbonation, l’autonomie stratégique et la compétitivité L’Union européenne (UE) évolue dans un contexte géopolitique incertain. Dans ce cadre, ses priorités politiques se recentrent sur les enjeux de sécurité, d’autonomie stratégique et de compétitivité. Parallèlement, le maintien de son rôle de chef de file en matière de politique climatique est plus nécessaire que jamais. Ce contexte offre une fenêtre d’opportunité à l’UE : montrer la voie à la fois en matière d’action climat, de compétitivité industrielle et d’autonomie stratégique, à la condition que cette ambition soit accompagnée d’investissements à la hauteur des enjeux.     En 2023, les investissements climat dans l'UE ont atteint 498 milliards d'euros. Ce montant est nettement inférieur aux besoins estimés à 842 milliards d'euros par en an en moyenne pour atteindre les objectifs climat de l’UE à horizon 2030, soit un écart annuel de 344 milliards d'euros. Les premières projections pour 2024 indiquent une dynamique préoccupante dans plusieurs secteurs structurants, tels que l’énergie éolienne, la rénovation énergétique des bâtiments, ou les véhicules électriques. D’un autre côté, si les investissements dans la production de technologies propres progressent, les capacités de production de telles technologies dans l’UE restent inférieures à la demande, exposant ces nouveaux actifs à un risque de sous-utilisation. Alors que l'UE se réoriente vers la compétitivité et la résilience, ce rapport rappelle qu’en absence d’investissements suffisants, les politiques favorables à l’action climat ne porteront pas leurs fruits et que le coût d'un report des mesures ne fera qu'augmenter.   Rapport uniquement disponible en anglais     Investissements climat : une croissance inégale selon les secteurs en 2023 et un ralentissement global attendu en 2024 En 2023, les investissements climat dans l'UE ont atteint 498 milliards d'euros dans les secteurs de l'énergie, des bâtiments, des transports et de la production des technologies propres, soit 2,9 % du PIB de l'UE. Après plusieurs années de croissance soutenue, ce montant d’investissement représente une augmentation de 1,5 % par rapport à 2022, marquant un net ralentissement. Cette croissance modeste masque également des dynamiques contrastées selon les secteurs. Le principal facteur de ce ralentissement en 2023 réside dans la contraction des investissements liés à la construction de bâtiments neufs, dont nous comptabilisons ici les coûts liés à la performance énergétique. Le secteur du bâtiment a également été affecté par le repli de l’activité de rénovation énergétique des bâtiments déjà existants ainsi que par la baisse des ventes de pompes à chaleur. En revanche, les investissements dans les énergies renouvelables, sous l’impulsion de l'énergie solaire, et dans les réseaux électriques ont augmenté de 17 % en 2023. Le secteur des transports a également enregistré une hausse de 8 % des investissements, principalement grâce à l'adoption croissante des véhicules électriques à batterie.      Les premières estimations pour l’année 2024 offrent une lecture plus nuancée de la dynamique d’investissement climat. Plusieurs secteurs clés devraient enregistrer un recul des investissements en 2024, notamment dans l'électricité renouvelable (-7,2 %), la rénovation énergétique des bâtiments... --- ### Le Label Bas-Carbone : quel bilan après 6 ans d’existence ? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/label-bas-carbone-bilan-six-ans-existence-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-06-02T06:00:20+02:00 - **Modified**: 2025-11-06T15:40:28+01:00 Créé en 2018 et porté par le Ministère de la Transition Écologique, le Label Bas Carbone (LBC) est un outil de financement de projets « positifs pour le climat », au service de la Stratégie Nationale Bas Carbone. Basé sur une mesure d’impact carbone combinée à l’évaluation de différents critères de qualité (additionnalité, impacts environnementaux...), il démontre et cer­tifie l’impact climatique d’activités sur le territoire français, principalement pour les secteurs agri­cole et forestier, dans le but de faciliter leur finan­cement. Cet outil mobilise principalement des financements privés issus d’entreprises, souvent de type compensation ou contribution carbone, ce qui représente un atout dans un contexte de contrainte sur les dépenses publiques.   Après 6 années d’existence, cette étude vise à faire le point sur ce dispositif et ses projets : quelles activités sont mises en place sur le terrain, pour quel impact climatique, avec quelle robus­tesse ou au contraire quelles limites en termes de mesure, d’intégrité environnementale, d’ac­cessibilité... ? Cet exercice vise également à alimenter le processus d’amélioration continue du dispositif, qui aura prévu entre 2024 et 2025 une révision des principaux textes de références du label.     Lire la newsletter   Plus de 6 MtCO2 potentielles, principalement issues des secteurs agricole et forestier Au 31 mars 2025, 1 685 projets Label Bas- Carbone (LBC) sont validés, représentant un impact potentiel de 6,41 MtCO2eq, qui sera vérifié et ajusté 5 ans après le lancement de chaque projet. Quatre types de pratique dominent : le boisement et la reconstitution de forêts dégradées en forêt, et les pratiques bas-carbone en élevage bovin et en grandes cultures pour le secteur agricole. La croissance de l’offre du LBC suit une tendance exponentielle : environ 2,8 MtCO2eq potentiels vali­dés en 2024, c’est le double de 2023. Les projets couvrent l’ensemble du territoire hexagonal, avec une extension prévue aux territoires ultramarins.   Contrairement aux standards internationaux de certification carbone, le LBC forestier se concentre sur de petits projets individuels (10,8 ha en moyenne) tandis qu’en agriculture, les projets sont plutôt collectifs, de grande taille et ciblent majoritairement les grandes exploitations.   Les filières agricoles et forestières se sont fortement mobilisées pour développer des projets, s’appropriant le LBC comme levier de montée en compétences sur les enjeux climatiques. Le LBC a aussi favorisé l’émergence de nouvelles entreprises ayant bâti leur modèle économique autour de ce dispositif. Cette dynamique, avec ses réussites et ses limites, constitue un retour d’expérience précieux pour les initiatives émergentes de rémunération des services écosystémiques (PSE, crédits biodiversité).   En forêt : du reboisement de forêts dégradées avant tout Les 1200 projets forestiers étudiés couvrent plus de 12 000 ha et vont générer 3,3 MtCO2 poten­tielles, dont principalement :   3 800 ha de boisements pour 1,26 MtCO2 potentiels, à 83 % sur d’anciennes terres agricoles. 5 000 ha de forêts reconstituées suite à un incendie pour 1,02 MtCO2 potentiels, dont 93 % en Nouvelle-Aquitaine, principalement suite aux incendies survenus en Gironde durant l’été 2022. 3 300 ha de forêts reconstituées suite à un... --- ### How can financial intermediation better contribute to the climate transition? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/comment-intermediation-financiere-mieux-contribuer-transition-climatique-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-05-28T18:10:47+02:00 - **Modified**: 2026-03-11T09:55:55+01:00 Financial intermediation, understood as the indirect financing of beneficiaries through on-lending, equity investments, debt security, or guarantees to local financial institutions, has gained significant momentum over recent years. It is increasingly seen as a promising avenue to mobilise finance at scale, using concessional finance to leverage additional investments through financial intermediaries (FIs). Access to concessional finance can strongly motivate FIs to engage in climate-related investments, especially when they otherwise face financial constraints. With this additional finance, FIs can in turn fund local beneficiaries, including local financial institutions, through smaller size financial products. Financial intermediation is also considered to be an opportunity to build capacity among FIs to invest in line with the Paris Agreement’s objectives. Yet, although it has the potential to drive climate-positive transformation of local markets, financial intermediation has several limitations related to transparency on use of funds and misallocation of funds, potentially perpetuating existing inequalities between financial actors, among others. As new methodologies are being developed to ensure Paris alignment of intermediated finance, and with the focus on impact in the real economy increasing, it is critical to ensure that evolving practices are consistent with one another, and deliver results that support local financial systems’ and national economies’ long-term transformation towards the achievement of the Paris Agreement’s objectives.   This report aims to support better use of financial intermediation by public development banks (PDBs) providing international development finance, helping PDBs work better together as a system, with a common understanding of where they contribute the most to low-emissions and climate-resilient development. It mainly focuses on financial intermediation through on-lending to public (government-owned) financial institutions in developing countries (on-lending being more commonly used by MDBs and international PDBs with their financial intermediaries, compared to other financial instruments). It provides insights on the links between PDBs providing international development finance’s practices and their financial intermediaries’ alignment with the Paris Agreement, and highlights how PDBs can better engage with their financial intermediaries for impact. Compared to previous research in this area, it further brings in the perspective of financial intermediaries, and focuses on how better engagement can translate into climate and development outcomes.   Throughout this report, use of the acronym PDBs refers to MDBs, bilateral development banks, as well as development finance institutions (DFIs). In this research, a financial intermediary (FI) mostly refers to a regional or national development bank (NDB) or a local public financial institution (e.g. mortgage or housing finance provider), in a developing country, that channels international development finance to local beneficiaries.   The Table below provides an overview of current practices across PDBs providing international development finance in their requirements to FIs, and how they are mirrored in FIs’ practices. The selected practices discussed in interviews with representatives of PDBs and FIs build on relevant practices towards Paris alignment for PDBs. Most common practices, i.e. applied by more than half of the PDBs considered, are highlighted in green.     The following recommendations apply to PDBs providing international development finance, in order to tailor their... --- ### OPEN LETTER: Cleantech R&I must sit at the heart of the EU’s Competitiveness Agenda - **URL**: https://www.i4ce.org/en/publication/open-letter-cleantech-ri-must-sit-at-the-heart-of-the-eus-competitiveness-agenda/ - **Author**: Amélie Fritz - **Published**: 2025-05-21T00:01:06+02:00 - **Modified**: 2025-12-03T17:47:11+01:00 With Member States meeting this week to discuss the progress and future of EU R&I funding at the Competitiveness Council a group of civil society, research and cleantech organisations, including I4CE, have today issued an open letter urging EU policymakers to put clean technology research and innovation (R&I) at the centre of the bloc’s long-term competitiveness strategy.   The letter, addressed to key figures in the European Commission, the European Parliament, and national permanent representations to the EU, comes at a pivotal moment in the debate over the EU’s next Multiannual Financial Framework (MFF) and the future of its flagship research programme, Horizon Europe.   With the debate on the integration of the Framework Programme into the proposed Competitiveness Fund in full swing, the signatories call for policymakers to keep one thing in mind: Europe’s long-term excellence in research and innovation depends on the availability of a powerful, stable, and predictable R&I framework and funding toolbox to support the innovators building Europe’s future.   The letter outlines 8 key principles for placing cleantech R&I at the core of FP10:   Boost the EU R&I budget to €220 billion – Chronic oversubscription in Horizon Europe has left too many high-quality projects unfunded. A significantly expanded budget, ringfenced for R&I and with a dedicated cleantech stream, is essential for long-term competitiveness.   Bridge the cleantech “valley of death” – More funding is needed for demonstration and scale-up stages. EU and national funds must work together, including enabling Member States to top up scale-up projects via cohesion funds.   Prioritise strategic technologies – R&I should target high-impact technologies that support EU climate and industrial goals—such as innovative renewables, energy storage, grid technologies, low-carbon construction, and carbon removal.   Protect and grow the European Innovation Council (EIC) – The EIC has proven effective at leveraging private investment into cleantech. Its independence must be preserved and its budget increased to support scale-up success.   Strengthen public-private partnerships – These are key to aligning research with industrial needs. The next Framework Programme should expand their use, especially in underfunded cleantech sectors.   Support collaborative R&I under Pillar II – Cross-border projects under Pillar II drive real European added value. At least 50% of FP10’s budget should continue to fund this collaborative research.   Use innovation procurement to create lead markets – The EU and Member States should embrace procurement as a tool to bring breakthrough technologies to market faster, in line with the NZIA and Heitor report.   Align regulation with innovation – Regulatory sandboxes and innovation-linked tender criteria should be deployed to help new technologies scale and shape future EU industrial policy. --- ### Transition plans and remuneration policies: what are the challenges for financial actors? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/plans-transition-politique-remuneration-enjeux-acteurs-financiers-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-04-10T18:55:19+02:00 - **Modified**: 2025-04-11T11:07:44+02:00 Integrating climate indicators into variable remuneration is a burning issue. Although it was removed at the last minute from negotiations on the Corporate Sustainability Due Diligence Directive (CSDDD), the proposal is still very much alive in the policy debate . While the topic is becoming increasingly central to remuneration in large companies, it still appears to be a taboo within the banking sector. This requirement was already included in the European Central Bank's supervisory guidelines as early as 2020, yet it appears to have been largely neglected by banks.   In this report, I4CE explains why it is nevertheless essential to ensure consistency between a bank’s transition plan and its remuneration schemes. Indeed, if variable remuneration does not integrate the objectives of banks’ transition plans, then there is little chance of them being effectively implemented. Going beyond executive salaries, the question of integrating climate indicators into remuneration must also be extended to operational teams. I4CE recommends that supervisors conduct a more detailed analysis of banks’ practices in this area and use this as a tool to drive transition plans forward.   Click here to see the table of recommendations   I4CE then presents the most advanced practices that banks and supervisors can draw on to develop a remuneration scheme that is consistent with transition plans. These remuneration policies must first take a decentralised approach and be tailored to the specific realities of banks and their different divisions. The objectives set for investment teams cannot be the same as those set for human resources teams, for example. The criteria must be as quantifiable as possible to minimise any arbitrariness in the allocation of remuneration. The crucial issue of independent third-party monitoring of remuneration schemes is also addressed.   Finally, I4CE reviews the various obstacles that exist today in terms of the maturity of the issue, its acceptability, and associated technical challenges. I4CE proposes several avenues to address these obstacles, including flexibility in implementation, a broader reflection on equity in remuneration policies, and better training for bankers and their supervisors.   Read the newsletter --- ### Plans de transition et politique de rémunération : Quels enjeux pour les acteurs financiers ? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/plans-transition-politique-remuneration-enjeux-acteurs-financiers-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-04-10T18:55:17+02:00 - **Modified**: 2025-04-11T11:01:35+02:00 L’intégration d’indicateurs climatiques dans les rémunérations variables est un sujet brûlant. Retirée au dernier moment des négociations sur la directive sur le devoir de vigilance (CSDDD), la proposition reste pourtant d’actualité dans le débat politique. Si le sujet commence à devenir incontournable pour les rémunérations au sein des grandes entreprises, il semble demeurer tabou du côté des banques. Cette exigence figurait même déjà dans les attentes de supervision de la Banque Centrale Européenne en 2020. Elle semble cependant peu suivie par les banques.   Dans ce rapport, I4CE explicite en quoi il est pourtant indispensable d’assurer la cohérence entre le plan de transition de la banque et les schémas de rémunération. En effet, si les rémunérations variables n’intègrent pas les objectifs du plan de transition de la banque, alors celui-ci a peu de chance d’être concrètement mis en œuvre. Au-delà du seul salaire des dirigeants, la question de l’intégration d’indicateurs climatiques dans les rémunérations doit également être étendue aux équipes opérationnelles. I4CE recommande aux superviseurs d’analyser plus en détails les pratiques des banques en la matière et d’en faire un levier d’action pour le déploiement du plan de transition.   Cliquez sur ce bouton pour voir le tableau des recommandations   I4CE présente ensuite les pratiques les plus avancées dont les banques et les superviseurs peuvent s’inspirer pour construire un schéma de rémunération cohérent avec le plan de transition. Ces politiques de rémunérations doivent d’abord passer par une approche décentralisée et être adaptées aux différentes réalités des banques et des métiers qui la composent. En effet, les objectifs fixés aux équipes d’investissement ne peuvent être les mêmes que ceux fixés aux équipes des ressources humaines par exemple. Les critères doivent être le plus quantifiable possible pour éviter toute part d’arbitraire. La question cruciale du contrôle du schéma des rémunérations par des tiers indépendants est également abordée.   Enfin, I4CE revient sur les différents obstacles qui existent aujourd’hui, en termes de maturité du sujet, d’acceptabilité et de difficultés techniques. Face à ces obstacles I4CE propose plusieurs pistes pour avancer, notamment une flexibilité dans la mise en œuvre, un questionnement plus large sur l’équité dans les politiques de rémunération et une formation accrue des banquiers et de leurs superviseurs.   Lire la newsletter --- ### TRAMe2035 Scenario for a transition of households dietary habits by 2035 - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/trame-2035-scenario-transition-regimes-alimentaires-menages-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-03-24T16:00:44+01:00 - **Modified**: 2025-06-06T09:20:09+02:00 The case for a food demand scenario The importance of a transition to sustainable food Current food production and consumption trends contribute to a range of public health, social and environmental problems. The need for a transition is no longer in doubt: we must move towards a system that produces healthy food with a low impact on ecosystems, is accessible to all, and ensures fair remuneration for producers.   There’s no denying that the questions we raise here are politically and socially sensitive, as food is deeply connected to cultural, economic, environmental and health issues. Nevertheless, it is essential to develop ways to foster open discussion. IDDRI and I4CE have therefore joined forces with several other actors to provide insights for the debate.   While the targets to be achieved are becoming increasingly clear, the feasibility and conditions for implementing this dietary transition are less well studied and remain a subject of debate. Some argue that food consumption is not a variable that can be influenced but rather a factor governed by its own dynamics, over which public and private actors have little control.   In this context, the TRAMe2035 scenario (Transition of Households Dietary Habits by 2035) aims to demonstrate that a transition to sustainable food is possible and to explore the conditions required for its implementation. The transition to sustainable food involves nutritional (e.g. increasing fruit and vegetable consumption, reducing intake of ultra-processed products), social (e.g. ensuring access to a sustainable and healthy diet for all), economic (e.g. it challenges sectors and private actors in an increasingly competitive context) and environmental (e.g. sustainable agricultural practices) considerations. This scenario focuses particularly on meat, as it is a major factor in the environmental footprint of French–and European–diets, a symbol of the idea that food consumption is “exogenous”, and a contentious issue that requires a nuanced and detailed approach to address its complexity. The TRAMe analysis follows the “less and better” perspective on meat while seriously considering the socio-economic and political constraints involved.   Food consumption is not set in stone... provided that action is taken to shape food environments For meat, as for other dietary habits, actual consumption often differs considerably from what people report. In reality, the vast majority of the French population does not oppose the idea of reducing meat consumption, and many even claim that they are already doing so. However, at the national level, meat consumption has remained stagnant for the past decade. To bridge this gap between stated intentions and observed behaviour, a shift in approach is needed – moving beyond the sole focus on responsible consumer choices or calls for individual action.   Given these limitations, focusing on “food environments” offers an alternative approach by examining the conditions under which targeted beneficial practices could become easy and appealing. These environments–physical (which products are available on the shelves, what food is offered in collective settings), economic (pricing of food-related products and services), cognitive (available information), and socio-cultural (messages and values conveyed, norms)–shape the context in... --- ### The adaptation of real estate: what roles can the financial sector play? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/adaptation-immobilier-assurance-quels-roles-secteur-financier-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-03-20T14:20:04+01:00 - **Modified**: 2026-02-27T09:23:38+01:00 Initial overview and insights on banks, insurers and asset managers   The need to clarify the role of banks, property insurers and asset managers in real estate adaptation   As the effects of climate change become increasingly evident, stakeholders in the real estate sector must prepare for the consequences of global warming, which could reach +4°C in France by the end of the century. The challenge for the real estate sector ranges from preventing climate-related damage to building resilience in times of crisis.        This raises the question of how the costs of adaptation will be covered. It is currently estimated that these costs amount to at least billions of euros per year for heatwaves alone, to which are added the costs of adapting to floods and the shrinking and swelling of clay soils. As the use of public finance tools becomes increasingly restricted, questions arise regarding the potential role of commercial financial actors, alongside public actors, households and businesses.    This exploratory report aims to lay the groundwork for a dialogue on the potential role of commercial banks, property insurance companies and asset management firms in supporting investments for real estate adaptation and providing appropriate financial services. It draws on initial testimonies from financial institutions and real estate professionals in France, as well as a literature review.    In the context of its capital provision activities, the financial sector could be expected to support real estate stakeholders in their adaptation efforts  Financial actors may see an interest in real estate adaptation, both in terms of market opportunities and in terms of limiting their own risks. For example, the profitability of a real estate company’s shares could decrease if it falls behind its peers on adaptation issues.    Banks, insurers and asset managers have several tools at their disposal to support real estate stakeholders in adaptation. In the context of providing financial services (loans, promises of compensation in case of damage, investment), they can influence the entire adaptation process of real estate stakeholders, as illustrated below.      In practice, the financial sector has so far shown limited momentum in real estate adaptation  While there are mixed responses from asset management firms, banks are generally less advanced and tend to defer the issue to insurers. Insurers, on the other hand, are aware of the importance of prevention for their business, which is primarily focused on resilience. However, at this stage, their action to support prevention is more about raising awareness among policyholders than taking on the costs of necessary actions Where resilience is concerned, public policy is essential to ensure the solidarity objective of the French public-private Cat Nat scheme and the involvement of insurers.     Several trends could explain why this subject is struggling to gain traction among financial actors  Many French banks and some asset managers have yet to fully explore the commercial opportunities of real estate adaptation, as they do not spontaneously see an interest in it. Furthermore, real estate stakeholders themselves have not yet... --- ### The adaptation reflex in public investment in practice: Pathway for 2025 and prospects - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/reflexe-adaptation-investissements-publics-pratique-pistes-2025-perspectives-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-03-04T16:00:56+01:00 - **Modified**: 2025-03-04T16:04:33+01:00 Report only available in French The 3rd French national climate change adaptation plan (PNACC3) seeks to generalize an "adaptation reflex" in all public investments and all public support for investment. Operationalizing this ambition is essential for:   Stop investing in infrastructure, buildings and equipment that will not be ready to cope with the consequences of climate change; Seize the best opportunities available by taking advantage of investments already planned to strengthen the level of adaptation of the French economy at lower cost.    To move in this direction, we have identified 5 initial areas – together involving up to 25 billion euros of existing annual investment – in which action can be taken as early as 2025 by activating the following levers:     For major infrastructure, architectural or industrial projects already launched, conducting stress tests them in the light of +4°C would make it possible to reconsider decisions already made by identifying the most critical ones to adapt before the choices of location or design become irreversible.    To take this a step further, four generic methods can be considered, depending on the field and type of investment, in order to progressively generalize this scheme for taking adaptation into account to all investments affected by the impacts of climate change:   Taking adaptation into account right from the design stage of future programs; Adapting norms and standards ; Deploying a "tracc-proofing" approach (verification of compatibility with the national reference warming trajectory) on a case-by-case basis for major projects; Contractualizing investments on the basis of adaptation strategies: asset management strategies, regional or sector strategies.    Whatever the approach to operationalization, it will be essential to establish a form of accountability for the implementation of the “adaptation reflex”. This must involve not only the administration, but also Parliament, independent audit bodies such as the Cour des Comptes, and civil society.  --- ### Explorer la boîte à outils prudentielle pour gérer efficacement les risques d’actifs échoués : L’industrie bancaire européenne en point de mire - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/explorer-boite-outils-prudentielle-gerer-efficacement-risques-actifs-echoues-industrie-bancaire-europeenne-point-mire-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-22T18:19:41+01:00 - **Modified**: 2025-06-16T09:52:36+02:00 Rapport uniquement disponible en anglais   À mesure que l'économie européenne se décarbonise, les actifs économiques de tous les secteurs risquent de s'échouer ou d'être réévalués en raison des facteurs liés à la transition. Pourtant, les institutions financières privées, en particulier les banques, se concentrent souvent sur les pertes de crédit liées aux combustibles fossiles en utilisant des données historiques, sous-estimant ainsi les risques d'échouage plus larges pour l'ensemble de l'économie. L'atténuation des risques sous la forme de coussins de fonds propres prudentiels et de provisions pour pertes est insuffisante pour absorber ces pertes croissantes, mais sous-estimées, dues à l'échouage. La boîte à outils de la surveillance prudentielle doit corriger efficacement la  sous-évaluation des risques de transition tout en maintenant la stabilité financière à mesure que les actifs se dévalorisent.   Une gestion proactive des risques d'échouage permettrait d'atténuer les perturbations économiques dues à une transition désordonnée, de réduire la vulnérabilité des banques aux chocs futurs et de renforcer la résilience et la stabilité financière. Un financement opportun de la transition est essentiel pour aider à retirer, moderniser et transformer des actifs à forte intensité d'émissions avant qu'ils ne soient confrontés à une dévaluation soudaine.   En adoptant une approche de précaution proactive, les superviseurs prudentielles peuvent renforcer la capitalisation des banques afin d'absorber efficacement les risques d'échouage, de préserver la stabilité financière (en réduisant l'accumulation de carbone) et de financer les besoins de transition de l'économie européenne. L'Autorité bancaire européenne (European Banking Authority – EBA), par le biais de ses prochaines lignes directrices, devrait inciter les banques à intégrer les considérations relatives au risque d'échouage dans leurs cadres et pratiques plus larges en matière de risque de transition. L’EBA devrait renforcer les principaux outils microprudentiels tels que :   Plans de transition prudentiels : Évaluer les expositions aux risques des entreprises vulnérables en fonction du quantum et de l'orientation des flux de crédit vers les activités de transition. Processus de contrôle et d'évaluation prudentiels (Supervisory Review and Evaluation Process– SREP) : Intégrer de manière holistique les risques d'échouage d'actifs  avec les résultats spécifiques aux banques. Pertes de crédit attendues (Expected Credit Losses – ECL) : Tenir compte des risques de transition pour mieux absorber les futures pertes incertaines liées aux actifs échoués. Expositions non performantes (Non-Performing Exposures – NPE) et évaluation des garanties : Refléter les effets futurs de la réévaluation des actifs immobiliers énergivores, impactant les portefeuilles de crédit et de marché. Ajustements à la juste valeur (Fair Value Adjustments – AVAs) : Calibrer les évaluations des instruments de marché avec des paramètres crédibles et prospectifs afin de remédier la sous-évaluation du risque de transition.   Mais les conséquences des chocs de transition sur le risque systémique nécessitent une réponse macroprudentielle. Parmi les outils utiles, citons :    Coussin pour le risque systémique (Systemic Risk Buffer – SyRB) : Souplesse d'application générale, sectorielle et spécifique aux banques pour aider à financer de manière proactive les réductions d'émissions. Provisionnement dynamique : Contrer la procyclicité des provisions pour pertes, protégeant le capital... --- ### Climate Finance for Development: Empowering the Ecosystem of Public Development Banks - **URL**: https://www.i4ce.org/?post_type=publication&p=68489 - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-21T09:18:13+01:00 - **Modified**: 2025-02-21T09:22:02+01:00 Presented by: Climate Policy Initiative (CPI), Third Generation Environmentalism (E3G), Germanwatch, Institute for Climate Economics (I4CE), and the Public Banking Project (PBP), with individual author contributions from Valerie Laxton (WRI) and Imogen Outlaw (NewClimate Institute).   2025 is a pivotal year for the interlocking global agendas of climate and sustainable development, highlighted by major convenings such as the 5th Finance in Common Summit (FiCS), the 4th International Conference on Financing for Development (FfD4), the G20 Summit under South Africa’s presidency, and the UNFCCC COP30. Public development banks (PDBs) will feature prominently across these events, given their integral role in implementing these critical agendas through financial support and stakeholder mobilization.   This policy bulletin summarizes recent research on how PDBs’ contribution to low-emissions and climate-resilient development can be accelerated and scaled to make progress towards the global agenda for sustainable development. Bolstering domestic markets and sourcing local finance is key to addressing the availability and the delivered cost of capital, as well as to reaching decarbonization, adaptation, and sustainability goals. To transition to just, net zero, and climate-resilient economies, a bottom-up approach will significantly accelerate change and effectiveness. Countries and domestic institutions need to be involved at the onset of reforms, to ensure ownership and alignment.    In particular, the bulletin synthesizes key findings across publications from our respective organizations to provide PDBs, shareholder governments, and other relevant stakeholders with actionable recommendations across the following topics:   Operationalizing Paris Alignment and Impact Measurement “Public-Public” Collaborations for Climate Finance Mobilizing Private Finance to Meet Climate Investment Gaps Building Platforms for Just Transition and Sustainable Development Financing the Energy Transition Other Emerging Themes (e.g., nature finance, carbon markets, digital technology)    On an ongoing basis, this document will be updated as a reference point for evidence-based discussions on each of these topics, bringing together practitioners, policymakers, investors, and the broader research community to coordinate activities and develop solutions around common understanding and objectives. --- ### Adaptation de l’immobilier : quels rôles pour le secteur financier ? - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/adaptation-immobilier-assurance-quels-roles-secteur-financier-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-14T15:43:04+01:00 - **Modified**: 2026-02-27T09:26:05+01:00 Premier état des lieux et pistes sur les banques, assureurs, gestionnaires d’actifs Un besoin de clarifier le rôle des banques, assureurs dommage et gestionnaires d’actifs dans l’adaptation de l’immobilier Alors que les effets du changement climatique sont de plus en plus manifestes, les parties prenantes de l’immobilier doivent se préparer aux conséquences du réchauffement climatique qui pourrait atteindre, d’ici la fin du siècle en France, +4°C. L’enjeu pour le secteur immobilier va de la prévention des dommages liés au changement climatique à la résilience aux situations de crise.     Cela soulève la question de la prise en charge des coûts de l’adaptation. On estime actuellement que les montants se comptent, a minima, en milliards d’euros par an pour les seules vagues de chaleur, auxquels s’ajoutent les coûts de l’adaptation aux inondations et au phénomène de retrait-gonflement des sols argileux. Alors que le recours aux outils de la finance publique est de plus en plus contraint, se pose la question du rôle potentiel des acteurs financiers commerciaux, aux côtés des acteurs publics, des ménages et des entreprises.    Ce rapport exploratoire vise à poser les bases d’un dialogue sur le rôle potentiel des banques commerciales, des sociétés d’assurance dommage et des sociétés de gestion d’actifs, dans le portage des investissements pour l’adaptation de l’immobilier, et l’offre de services financiers adéquats. Il a bénéficié de premiers témoignages d’institutions financières et de professionnels du secteur immobilier en France, ainsi qu’une revue bibliographique.   Dans le cadre de son activité de fourniture de capitaux, on pourrait s’attendre à ce que le secteur financier accompagne les parties prenantes de l’immobilier dans leur démarche d’adaptation Les acteurs financiers peuvent voir un intérêt à l’adaptation de l’immobilier, en termes d’opportunité de marché, mais aussi en termes de limitation de leurs propres risques. Par exemple, la rentabilité d’une action d’entreprise immobilière pourrait diminuer si cette dernière prenait du retard sur les questions d’adaptation face à ses pairs.   Les banquiers, assureurs et gestionnaires d’actifs ont plusieurs leviers à leur main pour accompagner les acteurs de l’immobilier dans l’adaptation. Leurs activités de fourniture de capitaux (sous forme de prêt, promesse de dédommagement en cas de sinistre, investissement) leur permettent d’influencer l’ensemble de la démarche d’adaptation de l’acteur immobilier, comme illustré ci-dessous.     En pratique le secteur financier a manifesté jusqu’ici une dynamique limitée sur l’adaptation de l’immobilier Si les témoignages sont inégaux côté gestion d’actifs, les banques sont quant à elles généralement peu avancées et relaient le sujet aux assureurs. Ces derniers sont conscients de l’importance de la prévention pour leur activité initialement orientée résilience. Mais leurs actions en faveur de la prévention, à ce stade, relèvent plus souvent de la sensibilisation aux assurés, que de l’implication dans la prise en charge du coût des actions nécessaires. Sur le sujet de la résilience, le cadrage public est nécessaire pour garantir l’objectif solidaire du régime Cat Nat et l’implication des assureurs.   Plusieurs tendances pourraient expliquer les difficultés d’émergence du sujet chez les acteurs financiers Une grande partie... --- ### Carbon pricing Q&A - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/questions-reponses-tarification-carbone-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-12T14:23:07+01:00 - **Modified**: 2025-02-18T17:16:09+01:00 Frequently asked questions on the development and implementation of carbon pricing policies This work aims to provide a carefully curated companion tool for jurisdictions considering or developing a carbon pricing instrument, with questions and answers (Q&A) focused on opportunities they can bring, specific challenges and policy choices pertaining to the design and implementation of carbon taxation and emission trading systems in emerging markets and developing economies (EMDES).   The questions addressed have been identified as the ones frequently asked by EMDEs, particularly in the context of exchanges with the European Commission and its Task Force on International Carbon Pricing and Markets Diplomacy (CLIMA.TF).   Answers to most questions included in this Q&A largely build on existing reports and resources by key institutions with expertise on carbon pricing, notably the World Bank Group (WBG) and the International Carbon Action Partnership (ICAP).    Expert input also fed answers to the questions through interviews and comments to the draft version of this document, and helped improve and address questions for which an answer was not found in existing sources. The document is meant to be a living document and remains open to additional feedback by experts and jurisdictions considered the main target audience for this work.   A key aspect to consider for the use of this Q&A is that answers should not be taken as comprehensive recipes for decision-making. For many questions, providing a concise answer implies an accuracy trade-off. Thus, this document only provides very key and high-level elements that should be further explored through a thorough review of relevant sources highlighted.   The European Commission’s Task Force for Carbon Pricing and Markets Diplomacy stands ready to provide support and guidance on carbon pricing and markets. To get in touch, please contact CLIMA-TF-CARBON-PRICING@ec.europa.eu.         1. The choice of carbon pricing as a climate policy 1.1 What are carbon pricing instruments (CPIs) and what forms of explicit CPIs exist?   ‘Carbon pricing instruments’ is the term used to refer to a wide range of mechanisms designed to put a price on greenhouse gas (GHG) emissions, thereby creating a financial incentive. Direct (explicit) carbon pricing refers to CPIs that apply a price incentive directly proportional to the GHG emissions generated by a given product or activity, primarily through carbon taxes or Emissions Trading Systems (ETS). Both are expected to incentivize businesses and individuals to reduce their emissions and invest in cleaner technologies and energy sources.   Under a carbon tax, the government sets a direct price on GHG emissions – the tax rate. This explicit price is usually applied to the carbon content of fossil fuel supply and expressed as a value per ton of carbon dioxide equivalent (tCO2e). A carbon tax can be applied to different fuels or sectors, and at different points of the production chain – upstream, midstream, and downstream.   In an Emissions Trading System, the government sets a limit or cap on the amount of GHG emissions of covered entities in one or more sectors... --- ### Questions-réponses sur la tarification du carbone - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/questions-reponses-tarification-carbone-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-12T14:23:07+01:00 - **Modified**: 2025-02-20T13:45:54+01:00 Réponses aux questions fréquemment posées sur l'élaboration et la mise en œuvre des politiques de tarification du carbone Ce travail vise à fournir un outil d'accompagnement soigneusement élaboré pour les juridictions qui envisagent ou développent un instrument de tarification du carbone, avec des questions et réponses (Q&R) axées sur les opportunités qu’elles peuvent apporter, les défis spécifiques, et les choix politiques relatifs à la conception et à la mise en œuvre de la taxation du carbone et des systèmes d'échange de quotas d'émission dans les pays émergents et les économies en développement (EMDEs).   Les questions abordées ont été identifiées comme étant celles fréquemment posées par les EMDEs, notamment dans le cadre des échanges avec la Commission européenne et sa Task Force on International Carbon Pricing and Markets Diplomacy (CLIMA.TF).   Les réponses à la plupart des questions posées dans ces questions-réponses s'appuient largement sur les rapports et ressources existants des principales institutions spécialisées sur la tarification du carbone, notamment le Groupe de la Banque mondiale et le Partenariat international pour l'action sur le carbone (ICAP).   Des experts ont également nourri les réponses par le biais d'entretiens et de commentaires sur la version préliminaire de ce document, et ont contribué à améliorer et à traiter les questions pour lesquelles aucune réponse n'a été trouvée dans les sources existantes. Ce document se veut évolutif et reste ouvert aux commentaires des experts et des juridictions considérées comme le principal public cible de ce travail.   Un aspect essentiel à prendre en compte pour l'utilisation de ces questions-réponses est que les réponses ne doivent pas être considérées comme une recette exhaustive pour la prise de décision. Pour de nombreuses questions, fournir une réponse concise implique un compromis en termes de degré de précision. Par conséquent, ce document ne fournit que des éléments clés et de haut niveau qu'il convient d'approfondir par l’étude détaillée des sources pertinentes mises en évidence.   La Task Force on International Carbon Pricing and Markets Diplomacy de la Commission européenne se tient prête à apporter son soutien et ses conseils en matière de tarification et de marchés du carbone. Pour les contacter, veuillez-vous adresser à CLIMA-TF-CARBON-PRICING@ec.europa.eu.     Lire la suite en anglais   1. The choice of carbon pricing as a climate policy 1.1 What are carbon pricing instruments (CPIs) and what forms of explicit CPIs exist?   ‘Carbon pricing instruments’ is the term used to refer to a wide range of mechanisms designed to put a price on greenhouse gas (GHG) emissions, thereby creating a financial incentive. Direct (explicit) carbon pricing refers to CPIs that apply a price incentive directly proportional to the GHG emissions generated by a given product or activity, primarily through carbon taxes or Emissions Trading Systems (ETS). Both are expected to incentivize businesses and individuals to reduce their emissions and invest in cleaner technologies and energy sources.   Under a carbon tax, the government sets a direct price on GHG emissions – the tax rate. This explicit price is usually applied to... --- ### Dépenses de l’Etat en faveur du climat - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/depenses-etat-faveur-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-11T10:57:09+01:00 - **Modified**: 2025-02-11T10:57:45+01:00 --- ### Lettre ouverte : Le Pacte Industrie Propre doit délivrer une stratégie ambitieuse pour renforcer le leadership mondial de l’Europe dans les technologies propres et construire une économie compétitive et neutre en carbone - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/lettre-ouverte-pacte-industrie-propre-doit-delivrer-strategie-ambitieuse-renforcer-leadership-mondial-europe-technologies-propres-construire-economie-competitive-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-05T00:03:12+01:00 - **Modified**: 2025-07-10T14:47:33+02:00 La société civile et le secteur des technologies propres appellent la Commission à délivrer un Pacte Industrie Propre ambitieux pour renforcer le leadership de l'UE dans les technologies propres et développer une économie neutre en carbone. La Boussole de Compétitivité de l'UE a fait de la connexion entre la décarbonation et la compétitivité un « impératif stratégique » pour l'Europe. Cet objectif doit être atteint par le biais du Pacte Industrie Propre – le programme phare de cette nouvelle Commission, qui espère moderniser la base industrielle de l'Europe tout en relevant le défi climatique.   Seize think tanks européens, organisations de la société civile et associations industrielles, dont I4CE, ont envoyé une lettre ouverte à la Commission appelant à une stratégie ambitieuse pour développer des industries stratégiques dans le domaine des technologies propres en Europe. Le Pacte Industrie Propre doit encourager les entreprises industrielles à intégrer les technologies propres dans leurs processus et à adopter un modèle économique décarboné, circulaire et innovant. Cette stratégie doit s'accompagner d'investissements appropriés et de mécanismes de réduction des risques afin de traduire la vision de la Boussole de Compétitivité en actions concrètes.   Cette lettre appelle l'UE à transformer le Pacte Industrie Propre en une Feuille de Route conjointe pour la décarbonation et la compétitivité, afin de combler le fossé entre l'innovation et le marché en Europe. Face à des signaux de demande incertains et un marché européen fragmenté, le modèle économique des produits innovants et décarbonés demeure trop faible et instable. La lettre présente des recommandations claires pour renforcer ce modèle économique, en s'articulant autour de trois piliers :   Un accès à une énergie propre, abondante, abordable et résiliente, ainsi qu'à des infrastructures de distribution essentielles pour le développement d'une base industrielle durable. Une Stratégie européenne pour les technologies propres et l'industrie, qui assure la décarbonation sectorielle et la compétitivité, tout en favorisant un marché européen dynamique pour les technologies propres, leur production et leurs chaînes de valeur. Le déblocage des investissements privés à travers un Plan d'Investissement pour les technologies propres, comprenant des incitations financières claires et des mécanismes de réduction des risques afin de créer des marchés solides et de grande ampleur, capables d'entraîner l'adoption massive des technologies propres en Europe et au-delà.   Nos 15 propositions spécifiques offrent, entre autres, un cadre permettant aux États membres de disposer d'une marge de manœuvre budgétaire pour stimuler les investissements propres, d'améliorer le budget de l'UE, d'attirer les investissements privés, de créer des marchés pilotes robustes pour les produits propres et de renforcer le leadership européen dans les technologies de prochaine génération.   Citations des signataires : « Le Pacte Industrie Propre doit être ancré à un Fonds européen de compétitivité visant à renforcer et améliorer les fonds existants de l'UE qui fonctionnent bien pour les investissements en technologies propres. Cela peut être réalisé en intégrant des instruments de financement de type 'as-a-service' au niveau européen, inspirés des compartiments des États membres d'InvestEU, afin de permettre des investissements publics plus ciblés dans... --- ### Open letter: The Clean Industrial Deal must deliver a bold strategy to reinforce Europe’s Global Leadership in Cleantech and build a Competitive Net Zero Economy - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/lettre-ouverte-pacte-industrie-propre-doit-delivrer-strategie-ambitieuse-renforcer-leadership-mondial-europe-technologies-propres-construire-economie-competitive-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-05T00:01:37+01:00 - **Modified**: 2025-07-10T14:47:14+02:00 The EU Competitiveness Compass has made connecting decarbonisation and competitiveness a “strategic imperative” for Europe. This will be delivered by the all-important Clean Industrial Deal – the flagship policy package on which this new Commission hopes to upgrade Europe’s industrial base and tackle the climate crisis simultaneously.   16 European think tanks, civil society organisations, and industry associations, including I4CE, have sent an open letter  to the Commission delivering a bold strategy to build strategic cleantech industries in Europe. The Clean Industrial Deal must incentivise industrial companies to integrate cleantech into their processes and shift to a decarbonised, circular and innovative business model. This strategy should be backed up by commensurate investments and de-risking instruments, to transform the vision of the Competitiveness Compass into concrete action.   This letter calls for the EU to turn the Clean Industrial Deal into an effective Joint Decarbonisation and Competitiveness Roadmap that closes Europe’s innovation- to-market gap. Facing unclear demand signals and a fragmented European market, the business case for innovative and decarbonised products remains too weak and volatile. The letter offers clear guidance on how to strengthen this business case - with a focus on three pillars:   Access to clean, abundant, affordable and resilient domestic energy and its delivery infrastructure, which are essential for the growth of a sustainable industrial base. A European Cleantech and Industrial Strategy that delivers sectoral decarbonisation and competitiveness, fostering a vibrant European market for clean technologies, their production and their value chains. Unlocking private investment through a Cleantech Investment Plan with clear financial incentives and de-risking mechanisms to create robust, sizable markets that can drive the wide adoption of clean technologies in Europe and beyond.   Our 15 specific proposals , inter alia, provide a structure that will deliver fiscal headroom for Member States to boost clean investments, improve the EU budget, crowd-in private investments, create robust lead markets for the uptake of clean products, and strengthen Europe’s leadership in next generation technologies.   Quotes from signatories:   “The Clean Industrial Deal must be anchored to a European Competitiveness Fund focused on strengthening and improving existing EU funds that work well for cleantech investments. This is achieved by integrating EU-level “as-a-service” finance instruments, modelled after the InvestEU Member State compartments, to enable more targeted public investment in climate assets and businesses, while safeguarding the integrity of the Single Market.” Adriana Rodríguez, EU Policy lead at Climate Strategy   “The Competitiveness Compass points the way for the crucial Clean Industrial Deal - but the tricky part will come when designing policy that can support cleantech innovators, and governance that brings national governments and the Commission together for a green industrial strategy. If the Commission can succeed in this, we have a chance to face our economic challenges head on.” Ciaran Humphreys, Research Fellow, Institute for Climate Economics (I4CE)   “The Clean Industrial Deal must accelerate the full innovation cycle - from research to scale-up, ensuring abundant, affordable, and reliable clean energy. Decarbonizing hard-to-abate industries like cement and aviation requires industrial... --- ### TRAMe2035 Scénario pour une Transition des Régimes Alimentaires des Ménages – Inventaire changements environnements alimentaires - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/trame2035-scenario-pour-une-transition-des-regimes-alimentaires-des-menages-inventaire-changements-environnements-alimentaires/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-04T09:53:42+01:00 - **Modified**: 2025-02-04T09:59:17+01:00 --- ### TRAMe2035 Scénario pour une Transition des Régimes Alimentaires des Ménages - **URL**: https://www.i4ce.org/publication/trame-2035-scenario-transition-regimes-alimentaires-menages-climat/ - **Author**: Sacha Poree - **Published**: 2025-02-03T09:00:44+01:00 - **Modified**: 2025-06-06T09:19:24+02:00 Pourquoi un scénario sur la demande alimentaire ? L’importance d’une transition vers une alimentation durable L’alimentation actuelle et la production alimentaire associée génèrent un ensemble de problèmes de santé publique, sociaux et environnementaux. La nécessité d’une transition ne fait plus débat : il faut aller vers une alimentation saine, à faibles impacts sur les écosystèmes, accessible à tous et rémunérant équitablement les producteurs.   Reconnaissons-le dès à présent : les questions que nous posons ici sont sensibles politiquement et socialement, l’alimentation recouvrant des dimensions à la fois culturelles, économiques, environnementales et sanitaires. Développer des méthodes permettant de les mettre en débat est néanmoins indispensable. L’Iddri et I4CE se sont ainsi mobilisés en lien avec de nombreux acteurs pour proposer un éclairage de nature à nourrir le débat.   Car si les cibles à atteindre sont de plus en plus claires, la faisabilité et les conditions de mise en œuvre de cette transition alimentaire sont moins étudiées et font davantage débat. Aux yeux de certains, la consommation alimentaire ne serait pas une variable sur laquelle agir, mais une donnée répondant à ses propres lois, et sur laquelle les acteurs publics et privés n’auraient que peu de prise.   Dans ce contexte, le scénario TRAMe2035 (Transition des Régimes Alimentaires des Ménages à horizon 2035) vise à montrer que la transition vers une alimentation durable est possible, et à explorer les conditions de sa mise en œuvre. La transition vers l’alimentation durable comporte des enjeux nutritionnels (e.g. consommation de fruits et légumes, de produits ultra-transformés), sociaux (e.g. accessibilité d’un régime durable et sain), économiques (e.g. quelle marge de manœuvre pour les filières dans un contexte de compétition accrue) et environnementaux (e.g. pratiques agricoles durables). Ce scénario s’intéresse tout particulièrement au cas de la viande, à la fois paramètre clé de l’empreinte environnementale de l’alimentation française, emblème de cette vision selon laquelle la consommation alimentaire serait « exogène », et sujet controversé exigeant de développer une approche fine à-même d'en aborder la complexité TRAMe inscrit sa réflexion dans la perspective du « moins et mieux » de viande, tout en prenant au sérieux les limites d’ordre socio-économique et politique qui se posent à ce sujet.   La consommation alimentaire n’est pas figée... à condition d’agir sur les environnements alimentaires Pour la viande comme pour d'autres pratiques alimentaires, les consommations réellement observées sont souvent éloignées des déclarations des citoyens. En effet, la baisse de la consommation de viande ne suscite très majoritairement pas de rejet dans la population française, voire est largement déclarée comme une pratique adoptée. Pourtant, à l'échelle nationale, la consommation de viande stagne depuis 10 ans. Pour pouvoir agir sur ce décalage entre déclaratif et pratiques réelles, il s’agit de changer d’approche en sortant de la seule logique du consommateur responsable ou des injonctions à l’action individuelle.   Face à ces limites, travailler sur les « environnements alimentaires » offre une alternative en explorant à quelles conditions les pratiques vertueuses ciblées pourraient devenir faciles et attractives. Ces environnements physiques (quels produits sont... --- --- > Generated by OGEEAT — Open Graph, E-E-A-T & GEO for WordPress > Last updated: 2026-08-12T16:32:19+02:00