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TendancesCarbone N°67 – EU ETS : un marché résiduel de réduction d’émissions de CO2 nécessitant une réforme structurelle

1 janvier 1970

La chute des prix du marché Européen du carbone, l’EU ETS, a relancé un débat sur la nécessité ou non d’une réforme de l’EU ETS. Soyons clairs : l’EU ETS fonctionne bien. Le cours actuel du carbone révèle simplement que les mauvaisesperspectives économiques et l’évolution récente des marchés de l’énergie ont réduit le coût de mise en conformité avec les plafonds d’émission.

Si les décideurs souhaitent un prix du carbone plus élevé, ils peuvent par exemple définir une trajectoire de réduction d’émission plus agressive en phase 4 après 2020. Certains avancent cependant que cela ne suffirait pas à soutenir les prix dans le court
terme, car les engagements politiques à long terme sont peu crédibles et beaucoup de participants semblent avoir des comportements de court terme sur le marché ETS. D’où l’idée d’un resserrement immédiat du marché par la mise en place d’une réserve de quotas en phase 3 (un « set aside »), dans le cadre de la nouvelle directive ur l’efficacité énergétique.

Ces arguments en faveur d’une intervention politique ad hoc immédiate sont angereux, car ils mélangent plusieurs problèmes. Si les décideurs interviennent onctuellement pour resserrer l’EU ETS quand les prix sont trop bas, que feront-ils uand ils jugeront les prix trop élevés ? Une telle intervention affaiblirait la crédibilité de l’EU ETS et des engagements politiques qui le sous-tendent.

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Pour aller plus loin
  • 17/05/2024
    Revenus carbone : leur rôle dans le financement de la transition climatique

    Le mois dernier, le secrétaire de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Simon Stiell, a souligné l’importance de cette année et de l’année prochaine pour l’Accord de Paris et a appelé à « un bond en avant dans le financement climatique » avant les Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. En effet, les émissions devant atteindre leur maximum avant 2025, notre fenêtre d’opportunité pour maintenir l’augmentation de la température à +1,5°C se referme rapidement. Il est urgent d’accroître et d’améliorer les financements pour la transition. Les politiques de tarification du carbone et leurs recettes font partie des outils disponibles qui peuvent contribuer à combler le déficit de financement de la lutte contre le changement climatique.

  • 15/05/2024
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    Les politiques de tarification du carbone et leurs revenus font partie des outils disponibles qui peuvent aider à combler le déficit de financement climatique. Avec des recettes provenant des taxes sur le carbone et des systèmes d’échange de quotas d’émission (ETS) qui ont triplé depuis l’Accord de Paris, et une tendance à la hausse qui pourrait se poursuivre à moyen terme, « comment utiliser les recettes du carbone » est devenu une question cruciale. Ce rapport, préparé dans le cadre du projet European Union Climate Dialogues (EUCDs) financé par l’Union européenne (UE), vise à informer les décideurs politiques et les praticiens sur les leçons apprises et les voies à suivre concernant l’utilisation des revenus du carbone, avec une approche globale basée sur un examen des expériences internationales.  

  • 13/05/2024 Tribune
    L’écologie populaire et la « bagnole » au secours des finances publiques

    La proposition de loi visant à accélérer le verdissement des flottes automobiles, en examen à l’Assemblée nationale, constitue pour le directeur de l’Institut de l’économie pour le climat Benoît Leguet un modèle pour marier écologie populaire et coût réduit pour les finances publiques. L’exécutif fait face à un triangle d’incompatibilité : réussir la planification écologique élaborée depuis deux ans ; inciter sans augmenter le déficit public, en questionnant toute dépense publique supplémentaire ; et inciter sans écologie punitive, comprendre sans fiscalité ni normes supplémentaires. Comment donc, dans les conditions budgétaires actuelles, mettre en oeuvre l’écologie populaire chère au Premier ministre ?

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