Publications

Dernier rapport de la New Climate Economy : « The sustainable infrastructure initiative »

10 octobre 2016 - Édito de la semaine

Qu’est-ce qui fait la puissance de feu d’un message ?

Outre l’excellence du contenu, pour une bonne part, son émetteur !

En 2007, Nick Stern bouleversait le paysage en apportant à la cause du climat ses « credentials » d’économiste passé par les plus grandes institutions financières. En 2015, Mark Carney renforçait la cause du climat, en parlant en tant que banquier central intéressé avant tout par l’instabilité financière, conséquence possible de l’action ou de l’inaction contre les dérèglements climatiques.

De même, la force de percussion de la New Climate Economy, dont le dernier rapport, remarquable, vient d’être publié tient pour une bonne part à sa composition : Présidée par Felipe Calderon, ancien président du Mexique, elle est mandatée par 7 pays – Colombie, Ethiopie, Indonésie, Norvège, Corée du Sud, Suède, Royaume Uni – et ses rapports associent des experts du Nord et du Sud

Un expert réellement global est né, dont la légitimité des analyses et des prescriptions ne peut être contestée.

L’avenir est aux « think tanks nord sud ».

I4CE a reçu le message 5 sur 5 !

Pour aller plus loin
  • 28/11/2025
    La finance climat à Belém : une opportunité manquée pour la mise en œuvre – et des coalitions qui avancent malgré tout

    La COP30 s’est conclue par un accord, preuve que le multilatéralisme fonctionne encore, mais son contenu déçoit : aucune décision sur la sortie des énergies fossiles ni contre la déforestation, un bilan mitigé pour l’adaptation. Sur la finance climat, Belém n’a pas réussi à passer de l’ambition à la mise en œuvre. Les négociations ont vite dérivé vers une nouvelle bataille de chiffres. La décision de tripler les financements pour l’adaptation laisse un goût d’inachevé : horizon lointain (2035), absence d’année de référence et formulation peu contraignante. Surtout, la COP30 a manqué l’occasion de s’attaquer aux mesures concrètes identifiées dans la feuille de route de Bakou à Belém pour atteindre 1 300 milliards de financements en 2035. Elle a cependant lancé de nouveaux processus : programme de travail sur la finance climat et table ronde ministérielle sur le NCQG.  

  • 24/11/2025
    Errata – Rapport Panorama des financements climat, Édition 2025
  • 21/11/2025
    Comment renforcer la gestion des risques climatiques pour protéger la stabilité financière

    Le changement climatique ne se conforme pas aux cycles économiques, politiques ou de supervision financière – ses impacts négatifs à long terme se situent au-delà de ces horizons. Il y a dix ans, lorsque Mark Carney a souligné ce paradoxe dans son discours emblématique Tragedy of the Horizons, le changement climatique n’était pas considéré comme un risque pour la stabilité financière. Aujourd’hui, les tests de résistance européens estiment à 638 milliards d’euros les pertes bancaires sur 8 ans, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) révèle que plus de 90 % des banques sont confrontées à des risques climatiques et environnementaux. Une question clé se pose : l’accent mis par les superviseurs sur le verdissement du système financier est-il suffisant face aux risques croissants, notamment ceux liés aux actifs échoués ? 

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer