Climat : quels investissements pour le prochain quinquennat ? Regards croisés des think tanks

Conférences - Par : Benoît LEGUET

Regards croisés des think tanks

Conférence animée par Jean Pisani-Ferry, Président d’I4CE

 

 

Il nous reste moins de trente ans pour atteindre la neutralité carbone et nous adapter aux conséquences du changement climatique : deux chantiers massifs et complexes, tout juste esquissés à ce jour… et pourtant quasiment absents du débat politique en cette période de pré-campagne présidentielle, au-delà de quelques slogans ou partis pris technologiques.

 

Si le plan « France 2030 », dévoilé en octobre, clarifie les investissements que l’Etat fera sur la décennie pour aider l’industrie à se décarboner, il est loin d’épuiser la question de la transition et de son financement. Tous les acteurs économiques ont pourtant besoin de visibilité, et les citoyens ont le droit de savoir comment l’État va les aider financièrement pour assurer une transition juste pour chacun et efficace pour tous.

 

Pour appeler l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle à programmer dans la durée les investissements qu’ils feront pour le climat, I4CE, l’IDDRI, l’Institut Jacques Delors et l’OFCE ont organisé le 14 décembre une conférence. D’autres think tanks – l’Institut Montaigne, la Fondapol, Terra Nova et l’Institut Rousseau  étaient présents pour échanger sur ces grands choix de société et les programmations d’investissements que cela implique.

 

Programme :

 

10h : Table ronde N°1 : Pour une programmation pluri-annuelle des investissements climat

Quatre responsables de l’IDDRI (Lola Vallejo), d’I4CE (Benoît Leguet), de l’Institut Jacques Delors (Thomas Pellerin-Carlin) et de l’OFCE (Xavier Timbeau), ont présenté les conclusions d’un nouveau policy brief conjoint sur les investissements pour le climat.

 

11h : Table ronde N° 2 : Regards croisés des think tanks

Les propositions du policy brief seront soumises au regard d’autres experts de Terra Nova (Marc-Olivier Padis), l’Institut Montaigne (Benjamin Fremaux), Fondapol (Dominique Reynié) et l’Institut Rousseau (Nicolas Dufrêne).

 

Mot de conclusion: Laurence Tubiana, directrice de la Fondation européenne pour le climat et membre du Haut conseil pour le climat.

 

14 déc 2021

Climat : quels investissements pour le prochain quinquennat ? Regards croisés des think tanks

Contacts I4CE
Benoît LEGUET
Benoît LEGUET
Directeur général Email
Pour aller plus loin
  • 28/11/2025
    La finance climat à Belém : une opportunité manquée pour la mise en œuvre – et des coalitions qui avancent malgré tout

    La COP30 s’est conclue par un accord, preuve que le multilatéralisme fonctionne encore, mais son contenu déçoit : aucune décision sur la sortie des énergies fossiles ni contre la déforestation, un bilan mitigé pour l’adaptation. Sur la finance climat, Belém n’a pas réussi à passer de l’ambition à la mise en œuvre. Les négociations ont vite dérivé vers une nouvelle bataille de chiffres. La décision de tripler les financements pour l’adaptation laisse un goût d’inachevé : horizon lointain (2035), absence d’année de référence et formulation peu contraignante. Surtout, la COP30 a manqué l’occasion de s’attaquer aux mesures concrètes identifiées dans la feuille de route de Bakou à Belém pour atteindre 1 300 milliards de financements en 2035. Elle a cependant lancé de nouveaux processus : programme de travail sur la finance climat et table ronde ministérielle sur le NCQG.  

  • 24/11/2025
    Errata – Rapport Panorama des financements climat, Édition 2025
  • 21/11/2025
    Comment renforcer la gestion des risques climatiques pour protéger la stabilité financière

    Le changement climatique ne se conforme pas aux cycles économiques, politiques ou de supervision financière – ses impacts négatifs à long terme se situent au-delà de ces horizons. Il y a dix ans, lorsque Mark Carney a souligné ce paradoxe dans son discours emblématique Tragedy of the Horizons, le changement climatique n’était pas considéré comme un risque pour la stabilité financière. Aujourd’hui, les tests de résistance européens estiment à 638 milliards d’euros les pertes bancaires sur 8 ans, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) révèle que plus de 90 % des banques sont confrontées à des risques climatiques et environnementaux. Une question clé se pose : l’accent mis par les superviseurs sur le verdissement du système financier est-il suffisant face aux risques croissants, notamment ceux liés aux actifs échoués ? 

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer