COP31 – Comment traduire les engagements climatiques en investissements ?

6 novembre 2026 - Édito de la semaine - Par : Laura-Lou DE JESUS

La COP31 s’ouvre la semaine prochaine, avec une attention renouvelée sur la concrétisation des engagements climatiques en investissements. Il y a un an, la COP30 avait placé la mise en œuvre des stratégies climatiques au centre des débats et invité les pays à élaborer des plans de mise en œuvre et d’investissement pour leurs contributions déterminées au niveau national (CDN). Treize pays et une initiative régionale y avaient également annoncé la création de nouvelles plateformes pays, et un centre avait été lancé pour les accompagner. La présidence de la COP31 poursuit cet agenda avec son initiative Climate Implementation Bridge, qui vise à aider les pays à constituer des portefeuilles de projets prêts à l’investissement, et à les mettre en relation avec des financeurs publics et privés. Les pays ne partent pourtant pas de zéro : des stratégies de financement, des plans d’investissement et des plateformes pays existent déjà ou sont en cours d’élaboration pour soutenir la mise en œuvre de leurs engagements climat. Alors que ces efforts se multiplient, une question essentielle demeure : qu’est-ce qui rend ces plans efficaces en pratique ?

 

 

Les plans d’investissement climat visent à traduire les priorités nationales en décisions d’investissement et à mobiliser des financements. Même si un plan bien conçu et mis en œuvre ne peut, à lui seul, surmonter des obstacles plus larges tels que des marges de manœuvre budgétaires limitées ou des coûts de financement élevés, il reste un outil essentiel pour répondre aux besoins d’investissement. Des cadres comme le Cadre de financement national intégré (PNUD) et le Cadre de planification et de mobilisation des investissements climatiques (NDC-Partnership & GCF), fournissent des orientations pour l’élaboration de ces plans, et convergent sur les éléments clés : des priorités d’investissement claires, de solides capacités institutionnelles et des signaux de long terme crédibles pour mobiliser des investissements. Mais ces principes apparaissent plutôt comme une condition nécessaire mais non-suffisante de la mise œuvre de ces plans sur le terrain. Quels sont les facteurs qui permettent concrètement aux plans d’investissement de mobiliser des financements et de contribuer à la transformation de nos économies ? Il est essentiel de tirer des enseignements actionnables des expériences des pays, afin de dépasser les recommandations générales et de rendre plus efficace la prochaine génération de plans.

 

Les travaux internationaux en cours d’I4CE et notre contribution à la COP31 s’articulent autour de ces enjeux : les facteurs de réussite des approches nationales de planification des investissements climat, et le rôle des banques nationales de développement dans leur mise en œuvre. Lors des événements que nous prévus la semaine prochaine, nous aborderons trois sujets :

  • comment mobiliser les financements nationaux et internationaux pour mettre en œuvre les CDN

  • comment les banques nationales de développement peuvent transformer les priorités des pays en opportunités d’investissement

  • ce qui permet aux plans d’investissement climat de réussir, de leur conception à leur mise en œuvre.

 

À la COP31, l’enjeu ne se limite pas au lancement de nouvelles initiatives : il s’agit maintenant de s’appuyer sur l’expérience acquise par les pays pour en tirer des leçons concrètes, qui permettront d’accélerer la concrétisation de ces plans en investissements alignés sur les priorités nationales en matière de climat et de développement.

 

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