Événements

Un atelier d’experts sur le suivi des financements domestiques en faveur du climat avec l’Agence Européenne de l’Environnement

Le 25 Octobre 2016, à Copenhague, l’Agence Européenne de l’Environnement et I4CE ont organisé une réunion d’experts sur le suivi des financements domestiques en faveur du climat en Europe.

 

Cette réunion a rassemblé des représentants de gouvernements de pays européens, des centres de recherche et des acteurs de la société civile. Elle avait pour but d’examiner comment une meilleure compréhension des flux d’investissements peut soutenir l’atteinte des objectifs nationaux, européens et globaux en matière de climat.

 

Parmi les messages clés de cette réunion :

 

  • Le suivi systématique de l’investissement domestique en faveur du climat et des financements associés, au travers de « Panoramas de la finance climat domestique », constitue un processus pertinent pour soutenir le développement, la mise en oeuvre et le renforcement des politiques énergie-climat nationales contribuant à la transition vers une économie bas-carbone et résilience aux changements climatiques.
  • Cette transition requiert une redirection d’ampleur, sans précédent, des activités économiques et sociales, c’est à dire des investissements et des financements qui y sont associés, pour faire face aux défis posés par le changement climatique. Dans cette perspective, l’Accord de Paris se donne pour objectif « les flux financiers compatibles avec un profil d’évolution vers un développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ».
  • L’alignement des flux financiers avec les objectifs climat européens et nationaux, tels qu’exprimés dans les Contributions déterminées au niveau national (NDC), les Stratégies de développement à faible émission (LCDS), les plans nationaux énergie-climat intégrés et les plans nationaux d’adaptation (NAP) est un enjeu fondamental pour une transition progressive et coût-effective vers une économie bas carbone et résiliente aux changements climatiques.
  • Rediriger et augmenter les flux financiers pour atteindre les objectifs énergie-climat demande une meilleure connaissance ainsi que des outils d’évaluation approfondie des politiques et des projets. Ces outils doivent permettre de réorienter les modèles d’investissement domestiques et d’impliquer les acteurs financiers et économiques.

 

25 oct 2016

Un atelier d’experts sur le suivi des financements domestiques en faveur du climat avec l’Agence Européenne de l’Environnement

Pour aller plus loin
  • 23/01/2026
    Financer les changements de pratiques dans les secteurs agricoles et forestiers au niveau européen : ne pas sous-estimer les défis

    Dans un contexte économique et politique difficile, en particulier pour le secteur agricole, et à l’heure où les contraintes réglementaires et fiscales sont remises en cause, certains dispositifs incitatifs peuvent néanmoins contribuer à fédérer les acteurs dans des démarches de transition et de résilience. C’est par exemple le cas des démarches de certification carbone, qui permettent à la fois d’assurer la crédibilité de l’impact climatique des actions mises en œuvre, mais également la rémunération des agriculteurs et forestiers pour les changements de pratiques. Certaines d’entre elles, comme le remplacement d’engrais minéraux (majoritairement importés) par des engrais organiques, contribuent également à répondre aux besoins de résilience et d’indépendance stratégique du secteur, cruciales dans le contexte actuel.  

  • 21/01/2026 Billet d'analyse
    Projets bas-carbone, le diable se cache dans… la demande

    La mise en place de pratiques de carbon farming dans les exploitations agricoles et les forêts européennes est un levier pour atteindre la neutralité carbone mais également pour la résilience des fermes, l’adaptation des peuplements forestiers au changement climatique et pour contribuer à notre indépendance stratégique. Certifier et financer des pratiques bas-carbone est l’objectif du règlement CRCF (Carbon Removals and Carbon Farming), qui entre dans une phase d’opérationnalisation en 2026. Le moment nous semble donc opportun pour tirer les enseignements de 6 ans d’existence d’un label analogue à l’échelle française : le Label Bas-Carbone (LBC). Le bilan montre que la recherche d’un équilibre entre robustesse scientifique et accessibilité pour les acteurs a permis de développer une offre substantielle de projets. Mais le véritable défi est de construire une demande suffisante et adaptée, à même de financer les projets. Aucune solution miracle ne se dessine, mais des voies de financement complémentaires peuvent émerger.

  • 19/01/2026
    Ambiance électrique en 2026

    2026 s’annonce électrique. Certainement du fait de l’actualité internationale, rarement avare en surprises dernièrement. Certainement en raison des fortes incertitudes sur la volonté de l’Union européenne de tenir le cap de la transition. Certainement car les élections municipales et l’installation des nouveaux exécutifs locaux pimenteront la première partie de l’année en France. 
    Mais aussi car une fois le débat budgétaire passé, on peut espérer que le Premier ministre s’intéresse (enfin, serait-on tenté d’écrire) à la transition écologique et notamment énergétique. La troisième Stratégie nationale bas-carbone a été mise en consultation finale et est en attente de publication. La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie, prête depuis de nombreux mois, n’attend plus que l’imprimatur du chef du gouvernement pour être publiée. 

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