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L’un des objectifs fondamentaux de l’Accord de Paris est de rendre « les flux financiers compatibles avec un […] développement à faible émission de gaz à effet de serre et résilient aux changements climatiques ». Depuis 2015, les institutions financières de tous types – des banques de développement aux propriétaires d’actifs et aux fonds de pension – se sont engagées à « aligner » leurs portefeuilles avec l’Accord de Paris. En pratique, les institutions financières peuvent aborder l’alignement de différentes perspectives : certaines se concentrent sur l’objet ou l’activité financé, d’autres sur l’entité qui est financée. A l’approche de la COP26, l’Initiative Climate Action in Financial Institutions et l’UNEP FI ont réuni un groupe d’institutions financières pour aller plus loin et analyser l’alignement de l’ensemble de la chaîne financière.

Comprendre l’alignement de l’ensemble de la chaîne financière

Après s’être engagées à aligner leurs portefeuilles avec l’Accord de Paris, les institutions financières ont commencé à développer des approches pour évaluer l’alignement de leurs propres portefeuilles. Cependant, mesurer l’alignement d’un portefeuille, nécessite d’examiner l’alignement de différentes « parties » de la chaîne financière.

Comme le montre la figure 1, certaines institutions ont commencé par l’analyse de l’objet financé, le « quoi », en analysant les activités directement financées par du financement de projets et les catégories d’actifs dont l’utilisation du produit est connue, c’est-à-dire les projets individuels ou les activités commerciales. Cela a particulièrement été le cas pour les banques de développement pour qui l’utilisation directe des produits est relativement facile à tracer.

D’autres institutions financières ont commencé par l’analyse de l’entité qui reçoit ou est associée au financement, le « qui ». Il peut s’agir des contreparties bénéficiaires ou des clients auxquels elles accordent une dette ou prennent une participation. Dans ce cas, l’alignement consiste à vérifier si la société ou l’entité dans son ensemble est alignée. Cette approche a notamment été adoptée par les institutions financières spécialisées dans le prêt aux entreprises, les investisseurs institutionnels et les propriétaires d’actifs impliqués dans les activités de prêts et de financements des entreprises, ainsi que des prises de participation dans des entreprises non « pure player » (spécialisées dans une activité).

Enfin, dans certains cas, l’institution financière doit également évaluer l’alignement de ses partenaires – comme les banques avec lesquelles elle fait des prêts syndiqués ou celles qui sont impliquées dans le financement intermédié ou les lignes de crédit. Certaines analysent également l’alignement des entités qui achètent leurs obligations vertes ou des institutions auprès desquelles elle obtient un financement.

À l’avenir, de nombreuses institutions financières reconnaissent que pour s’aligner, elles devront examiner à la fois le « quoi » et le « qui » et connecter ces deux approches.

Des points d’entrée différents, mais des questions communes

Bien que les institutions financières s’engagent dans le processus d’alignement avec des intérêts différents, elles rencontrent souvent des questions similaires lorsqu’elles découvrent que l’analyse d’une partie de la chaîne financière peut être connectée et conduire à l’analyse d’autres parties de la chaîne. En outre, les institutions financières se posent souvent les mêmes questions stratégiques et techniques que des institutions financières homologues, ainsi que d’institutions financières qui se trouvent dans d’autres parties du système financier.

Au niveau stratégique, comment les institutions financières peuvent-elles déterminer s’il est suffisant d’analyser uniquement l’objet financé, ou s’il faut également analyser lesentités; si cette analyse peut participer à stratégie de gestion des risques et contribution aux objectifs climatiques; et comment les institutions financières peuvent faire de l’engagement, de l’évitement, du désinvestissement, etc. pour aligner la chaîne financière. Enfin, les institutions financières se demandent ce que l’on peut attendre des régulateurs en matière d’alignement des chaînes financières.

Au niveau technique, les institutions financières se demandent comment elles peuvent surmonter les défis techniques tels que l’accès aux données nécessaires à l’analyse des actifs/clients/contreparties, le choix et développement de scénarios de référence et les questions méthodologiques associées aux transactions directes. Beaucoup, se demandent également comment aborder la couche de complexité supplémentaire autour de l’alignement des transactions intermédiées (prêts, fonds d’actions, etc.) ? Cela touche souvent à la question complexe de savoir s’il est nécessaire d’aller au-delà d’une évaluation binaire « oui/non » de l’alignement. Enfin, comment interpréter les objectifs et progrès. d’une contrepartie ?

Aborder ces questions dans le cadre d’échanges interdisciplinaires et intersectoriels devrait permettre d’accélérer l’élaboration d’approches holistiques et cohérentes tout au long de la chaîne financière.

Un groupe pour aider les institutions financières à aller plus loin, plus vite, ensemble

Au cours des six mois précédant la COP26, UNEP-FI et l’Initiative Climate Action in Financial Institution, dont I4CE assure le secrétariat, ont convoqué un groupe d’institutions financières dans l’objectif d’identifier comment elles peuvent évaluer – et soutenir – « l’alignement » des chaînes financières. En s’associant et en bénéficiant du soutien du Sommet Finance en Commun, les deux initiatives et les institutions membres peuvent tirer parti des connaissances collectives croissantes et des pratiques émergentes pour avancer ensemble – plus loin et plus vite.

Ce groupe d’institutions financières sur l’alignement des chaînes financières a pour but de faire le lien nécessaire entre les initiatives. Il liera les conversations qui ont lieu sous l’égide de la Glasgow Financial Alliance for Net Zero (GFANZ) avec celles qui ont lieu entre les banques publiques de développement. Il connectera de manière volontaire les différentes parties de la communauté financière pour :

  • Faciliter la capitalisation croisée des expériences et le partage des connaissances entre les principales institutions financières de la communauté financière sur les analyses d’alignementdes clients et des contreparties, et les conditions critiques de succès ;
  • Favoriser l’émulation et la convergence approches pour aider à surmonter les défis internes et externes ;
  • Envoyer des signaux au reste de la communauté financière sur les prochaines étapes possibles de l’alignement.

Le groupe se penchera sur trois questions pour lesquelles les institutions financières ont un intérêt à apprendre les unes des autres :

  • POURQUOI et QUAND les institutions financières devraient-elles se concentrer sur l’alignement des différentes parties de la chaîne financière (le « qui » et le « quoi ») ?
  • COMMENT les institutions financières peuvent-elles analyser l’alignement des différentes parties de la chaîne financière (c’est-à-dire surmonter les difficultés liées à l’analyse du « quoi » et du « qui ») ?
  • Que doivent faire les institutions financières avec les résultats de ces analyses d’alignement (éviter, s’engager, sensibiliser au niveau stratégique et opérationnel ?) ?

Avec le soutien du Sommet Finance en Commoun, le groupe informel des institutions financières a été lancé lors d’un webinaire inaugural le jeudi 1er juillet. Le webinaire a été l’occasion d’entendre des institutions financières de premier plan tels que l’AFD, le CDC Group (Royaume Uni), BBVA et Standard Charter Bank expliquer pourquoi il s’agit d’une question clé pour les institutions financières qui cherchent à s’aligner – et pourquoi davantage de travail est nécessaire pour avancer. Deux autres webinaires sont prévus d’ici la COP de Glasgow. Ce groupe contribuera à rehausser l’ambition de toutes les institutions financières et à garantir qu’elles aient accès aux connaissances dont elles ont besoin pour progresser au rythme et à l’échelle nécessaires.

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