Gouvernance du climat & Accord de Paris : le pari audacieux de la coopération transnationale

3 novembre 2016 - Point Climat

Le processus politique autour de la COP21 a favorisé l’émergence d’un nouveau mode de coopération multilatérale sur l’action climatique. Il s’agit d’une approche qui se base principalement sur la coopération et l’inclusivité pour inciter tout type d’acteurs, publics et privés, à s’engager et à agir en faveur du climat. Le fondement majeur de cette dynamique repose sur la recherche de bénéfices et de co-bénéfices liés à l’action climatique plutôt que sur un partage de l’effort de réductions des émissions de gaz à effet de serre (GES).

Un processus de transparence robuste sera nécessaire pour évaluer la compatibilité des engagements vis-à-vis des objectifs de long terme et pour identifier le chemin à suivre pour atteindre lesdits objectifs. Ce rôle de coordination sera assuré par la CCNUCC, les présidences de COP, leurs partenaires, et l’ensemble de la communauté académique internationale, qui viseront à coordonner et à rendre lisible l’ensemble de l’action climatique, tout en conservant dans la CCNUCC une structure réglementaire permettant de donner de la visibilité sur les actions entreprises par les Etats.

Cette nouvelle approche transnationale de la gouvernance climatique repose aussi désormais (i) d’une part sur de multiples cadres de coopération permettant d’accélérer le partage de bonnes pratiques et l’accès aux solutions « bas-carbone» pour tous les Etats et acteurs, et (ii) d’autre part sur un système de pression des pairs (« peerpressure ») plus fort pour soutenir et renforcer les engagements existants et les actions de l’ensemble des parties prenantes.

Gouvernance du climat & Accord de Paris : le pari audacieux de la coopération transnationale Télécharger
Pour aller plus loin
  • 28/11/2025
    La finance climat à Belém : une opportunité manquée pour la mise en œuvre – et des coalitions qui avancent malgré tout

    La COP30 s’est conclue par un accord, preuve que le multilatéralisme fonctionne encore, mais son contenu déçoit : aucune décision sur la sortie des énergies fossiles ni contre la déforestation, un bilan mitigé pour l’adaptation. Sur la finance climat, Belém n’a pas réussi à passer de l’ambition à la mise en œuvre. Les négociations ont vite dérivé vers une nouvelle bataille de chiffres. La décision de tripler les financements pour l’adaptation laisse un goût d’inachevé : horizon lointain (2035), absence d’année de référence et formulation peu contraignante. Surtout, la COP30 a manqué l’occasion de s’attaquer aux mesures concrètes identifiées dans la feuille de route de Bakou à Belém pour atteindre 1 300 milliards de financements en 2035. Elle a cependant lancé de nouveaux processus : programme de travail sur la finance climat et table ronde ministérielle sur le NCQG.  

  • 19/11/2025
    Comment les contributions de solidarité mondiale peuvent aider à combler le déficit de financement pour le climat et de développement

    The climate and development finance gap is large and widening, as Official Development Assistance (ODA) declines and needs multiply. With shrinking fiscal space in vulnerable countries, solidarity levies are gaining attention as a predictable source of international finance. Launched at COP28 by Barbados, France, and Kenya, the Global Solidarity Levies Task Force (GSLTF) is the main initiative in this space.

  • 12/11/2025
    Combler le déficit financier : tirer parti des institutions financières publiques nationales et infranationales pour mener des actions locales en faveur du climat et du développement

    Les banques publiques nationales et les institutions financières publiques au niveau local, dont les banques et agences de développement et les fonds climatiques et fonds verts, jouent un rôle de plus en plus important dans le financement de l’action climatique et de la transition juste. Si les gouvernements nationaux établissent des cadres alignés sur les contributions déterminées au niveau national, la mise en œuvre se fait en grande partie au niveau local, qui manque actuellement de financements suffisants. Les institutions financières publiques au niveau local peuvent jouer le rôle d’intermédiaires financiers, car elles comprennent non seulement les besoins au niveau local et entretiennent des liens plus étroits avec les collectivités territoriales et les entreprises locales, mais elles ont également accès à des volumes de capitaux beaucoup plus importants provenant de sources plus diversifiées. 

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer