L’inclusion du transport routier dans l’EU ETS : les raisons d’une fausse bonne idée

28 avril 2016 - Tendances Carbone - Par : Paula COUSSY (IFPen)

Début avril 2016, la Commission européenne (CE) a publié la feuille de route sur la décarbonation du secteur du transport. Dans cette communication, la CE fait référence à certaines études démontrant que l’inclusion du secteur du transport routier dans le système communautaire d’échange de quotas d’émission (EU ETS) ne permettrait pas la réalisation de réductions d’émissions de gaz à effet de serre (GES) significatives dans ce secteur. La CE ajoute que cette option doit être examinée avec prudence et ne semble pas envisager d’y avoir recours.

Cependant, d’autres systèmes d’échange de quotas d’émissions tels que le californien-québécois et le néo-zélandais ont inclus le transport routier.

Pourquoi dans le cas de l’Union européenne cette inclusion dans le système EU ETS pourrait s’avérer être une fausse bonne idée ?

L’inclusion du transport routier dans l’EU ETS : les raisons d’une fausse bonne idée Télécharger
Pour aller plus loin
  • 24/02/2026 Tribune
    « L’Europe doit renforcer son système de quotas carbone, pas l’affaiblir ; c’est le meilleur service qu’elle puisse rendre à son industrie »

    En Europe, plusieurs voix émanant des États membres – dont celle du chancelier Merz – ou de l’industrie appellent à affaiblir les règles du système de quotas de CO2. Pour Benoît LEGUET et Jean PISANI-FERRY, cela serait une erreur pour l’Europe et pour la France.

  • 07/11/2025
    COP30 : Sur le financement, l’heure n’est plus à la négociation

    « À quel accord les négociateurs parviendront-ils ? » est la question que tous ceux qui travaillent sur le climat se posent généralement à cette période de l’année. Pourtant, cette fois, ce n’est pas d’un accord que l’on espère que la COP30 accouche, mais d’une impulsion. En effet, 10 ans après l’Accord de Paris, l’heure n’est plus à la négociation de nouveaux engagements, mais bien à leur mise en œuvre, comme en témoigne la volonté affichée par la présidence brésilienne de la COP30 de faire de cette édition «  the implementation COP ».  Sur la question du financement, les objectifs fixés lors de la COP29 sont clairs : les pays en développement devraient recevoir 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 des pays développés (NCQG), et réussir à mobiliser 1 300 milliards de dollars par an de la part de tous les acteurs. La feuille de route « de Bakou à Belém » qui vient d’être publiée liste justement des mécanismes potentiels pour accroitre ces financements. Nous avons donc des objectifs, et une liste de moyens (théoriques) pour les atteindre. Comment passer à la mise en œuvre ?  

  • 29/10/2025 Tribune
    COP30 : pour des plans de financement nationaux de la transition climat

    Pour Benoît LEGUET, le succès de la COP30 en novembre ne se mesurera pas aux nouveaux engagements climatiques des pays. Elle doit en revanche donner aux États – et notamment ceux du Sud – les moyens de piloter le financement de leur transition nationale.

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer