Potentiel et déterminants de la demande volontaire en crédits carbone en France

25 janvier 2017 - Etude Climat - Par : Clothilde TRONQUET / Claudine FOUCHEROT

Le projet VOCAL est cofinancé par l’Union européenne. L’Europe s’engage dans le Massif central avec le fonds européen de développement régional.

Dans le cadre du projet de référentiel de certification national VOCAL, la demande en crédits carbone sur le marché de la compensation carbone volontaire en France a été quantifiée et caractérisée au travers d’un questionnaire en ligne et des entretiens réalisés au 1er semestre 2016.

Sur la base de notre sondage, près de 2 MTéqCO2 ont été achetées en France en 2015 dans le cadre de la compensation carbone volontaire, à un prix moyen de 4,2€/TéqCO2. Ce prix masque une fourchette de prix très large, et de grandes disparités entre acheteurs : avec d’une part, quelques acheteurs de gros volumes, bénéficiant de prix bas et d’autre part, une majorité d’acheteurs de volumes moindre, achetant à des prix plus élevés.

Les financements de projets dans le cadre de la compensation carbone ou de démarches assimilées se caractérisent principalement par :

  • L’insertion dans une stratégie développement durable avancée.La compensation carbone permet aux organisations (principalement des entreprises) d’atteindre des objectifs de développement durable, et par là-même d’afficher un haut niveau de leadership sur les questions environnementales, mais aussi parfois de gérer des risques liés à leurs activités ou territoire et de garantir leur développement.
  • L’absence de norme de référence. Il en résulte une grande diversité de démarches de compensation carbone ou assimilées : achat de crédits carbone « classique » ; insetting; démarches assimilées sans transactions de crédits ; etc.
  • Des exigences multiples et paradoxales sur la certification et les co-bénéfices: les acheteurs souhaitent soutenir des projets bénéficiant d’une certification robuste et reconnue, pertinents pour leurs organisations, générant des co-bénéfices et développés localement. Cependant, ils ne sont pas prêts à payer plus cher pour ces éléments, ou alors dans la limite de quelques euros par tonne.
  • L’attrait des projets forestiers et agricoles -après les projets liés à l’énergie – pour leur fort ancrage local et les co-bénéfices spécifiques qui peuvent y être associés.

 

 

 

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  • Questionnaire – étude ‘Potentiel et déterminants de la demande volontaire en crédits carbone en France’ Télécharger
Contacts I4CE
Clothilde TRONQUET
Clothilde TRONQUET
Cheffe de projet – Certification carbone Email
Claudine FOUCHEROT
Claudine FOUCHEROT
Directrice du programme Agriculture et forêt Email
Pour aller plus loin
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    Tribune – Certification carbone : l’alliance improbable

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  • 02/12/2022
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    Comment différentier les projets qui permettent vraiment de stocker du carbone, des projets qui prétendent seulement le faire ? Question compliquée quand on s’intéresse à des projets dans l’agriculture et la forêt, pour lesquels la quantification du carbone stocké est complexe et se heurte au risque de non-permanence, et pour lesquels il faut aussi prendre en compte les autres défis environnementaux à commencer par la préservation de la biodiversité. Une question compliquée donc, mais une question qui nécessite une réponse ! Des acteurs privés et des pouvoirs publics veulent s’assurer que les projets agricoles et forestiers qu’ils financent au nom du climat ont un réel bénéfice environnemental.

  • 01/12/2022 Billet d'analyse
    Certification carbone : la Commission propose un cadre exigeant qui devra aussi être incitatif

    On y voit désormais plus clair sur le futur cadre de certification carbone européen, grâce à la proposition que la Commission vient de rendre publique. Cette proposition donne un cadre, de grands principes directeurs, et les détails seront précisés dès 2023 avec l’appui d’un groupe d’experts. Si le diable se cache dans les détails, le cadrage n’en est pas moins important. Claudine Foucherot d’[i4ce] l’a analysé et identifié quatre points sur lesquels il faudra être vigilant. De manière générale, on peut dire que la Commission fait une proposition ambitieuse qui présente cependant un risque : ne pas être suffisamment incitative pour permettre un déploiement massif des projets. 

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