Événements Certification carbone

Webinaire I Comment les collectivités peuvent mobiliser des financements pour des projets carbone

Contexte :

La France s’est dotée d’un objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050, c’est-à-dire qu’à l’échelle du territoire national, nous devrons absorber autant de gaz à effet de serre (GES) que nous n’en émettons. Aujourd’hui, cet objectif commence à se décliner au niveau des territoires, à l’initiative de collectivités qui cherchent à impulser des réductions d’émissions et à améliorer les puits de carbone.

 

Dans ce cadre, l’une des actions envisagées par la collectivité est l’identification et la facilitation du financement de projets de réduction des émissions ou d’amélioration des puits de carbone menés par des acteurs tiers. Les secteurs agricoles et forestiers semblent particulièrement concernés.

 

Le plus souvent, l’objectif est d’aller chercher des fonds complémentaires d’origine privée et de les flécher vers des projets carbone ou environnementaux locaux. Les initiatives peuvent prendre différentes formes : agrégateur carbone, plateforme de compensation, fonds climat…

 

Ces collectivités s’intéressent particulièrement dans ce contexte aux projets certifiés par des cadres faisant référence comme celui du Label Bas-Carbone (LBC), qui est souvent évoqué comme outil pour identifier les projets et flécher les financements. Piloté par le Ministère de la Transition Ecologique et Solidaire, il permet notamment de s’assurer que le projet a un impact positif du point de vue du climat et respecte un certain cahier des charges. Du point de vue des porteurs de projet, son objectif est de garantir l’impact environnemental des projets pour faciliter leur financement ; du point de vue des financeurs, il permet de s’assurer que les projets financés ont bien un réel impact sur le climat et que le financement est efficace, c’est-à-dire qu’il est le déclencheur de l’action. Le LBC peut ainsi aider les collectivités à :

 

•  Identifier des projets pertinents du point de vue du climat, et constituer tout ou partie du cahier des charges.
•  Identifier des porteurs de projets ou mandataires techniques locaux, et initier des partenariats.
•  Faciliter la levée de financements privés et identifier des financeurs privés locaux (PME-TPE), au-delà des grandes entreprises nationales ou multinationales.
•  Contribuer à d’éventuelles stratégies de neutralité carbone territoriale.

 

Objectifs de l’atelier :

L’objectif de cet atelier était de faire le point sur les différentes initiatives territoriales émergentes autour de la mise en œuvre de projets carbone, et de partager les questionnements et les retours d’expériences entre les acteurs impliqués.

 

Plus spécifiquement, l’atelier a permis :

 

•  D’effectuer un tour d’horizon des initiatives territoriales en cours de développement en France pour le financement de projets carbone agricoles et forestiers notamment.
•  De comprendre et partager les différents types de rôles envisagés par les collectivités, et leur articulation avec la stratégie de transition écologique territoriale/neutralité carbone.
•  De faciliter le partage d’expérience entre les participants.
•  D’échanger sur les besoins, questionnements et éventuels points de blocage pour la mise en œuvre des initiatives ou l’utilisation du Label Bas Carbone.
•  De présenter le Label Bas Carbone et de répondre à un certain nombre de questions concernant sa mise en œuvre.

14 déc 2020

Webinaire I Comment les collectivités peuvent mobiliser des financements pour des projets carbone

Pour aller plus loin
  • 20/02/2026
    Leviers de transition et impacts sur les outils de production
  • 20/02/2026
    Pour une véritable souveraineté agricole et alimentaire, une planification des investissements est incontournable 

    Les secteurs agricoles et alimentaires traversent une importante crise de leur balance commerciale. En 2025, les importations nettes ont atteint des niveaux particulièrement élevés, et inédits parfois depuis plusieurs décennies. Pour corriger le tir, des conférences de la souveraineté alimentaire seront organisées en 2026, et des premières annonces sont attendues au Salon international de l’agriculture qui s’ouvre demain à Paris. Si l’intention est largement compréhensible, les réponses apportées risquent d’être les mêmes que ces deux dernières années : lever les contraintes à la production, pour produire plus de tout (productions animales et végétales), afin de récupérer des parts de marché. Est-ce réaliste ?

  • 19/02/2026 Tribune
    Souveraineté alimentaire : grand réveil ou doux rêve ?

    Un « grand réveil ». C’est le vœu par lequel Annie Genevard initiait les conférences de souveraineté alimentaire. Pour Benoit Leguet dans sa chronique des Echos, l’intention est louable : tout le monde gagnerait à sortir de cet exercice avec une solide feuille de route pour guider les investissements agricoles prioritaires. Mais ces conférences ne peuvent se résumer à afficher des ambitions de production parfois irréalistes et passer sous silence les fragilités de notre système agricole et alimentaire, au risque d’entretenir un doux rêve.

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer