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Objectiver le débat sur le financement de la transition énergétique : quelles leçons tirer du cas français ?

5 mai 2015 - Édito de la semaine

Un article publié dans la « Revue d’économie financière »

Par Ian Cochran, Benoît Leguet, Romain Morel

  • Cet article traite des enjeux liés à la question du financement de la lutte contre le changement climatique et plus largement de la transition énergétique. Il s’agit d’un débat passionné et passionnant à la fois au niveau national et au niveau mondial. Néanmoins, il s’appuie sur des bases méthodologiques et des données parfois insuffisamment connues ou maîtrisées. Partant de ce constat, cet article reprend les récents résultats d’une étude recensant les flux financiers dédiés à la lutte contre le changement climatique en France.
  • Il aborde ensuite les limites d’un tel exercice, notamment dans le fait de ne traiter qu’une partie de la question en occultant celle, plus générale, de la redirection des flux vers les dépenses cohérentes avec une économie future peu carbonée et résiliente aux événements climatiques extrêmes. Dans ce but, l’article évoque la possibilité d’un changement de paradigme pour raisonner en termes de cohérence et d’incohérence avec une transition plutôt que de se concentrer sur des investissements « dédiés » à la lutte contre le changement climatique. Le recours à des scénarios prospectifs fiables et partagés illustrant une économie peu carbonée et résiliente au climat futur paraît prometteur – et nécessaire.

Consulter l’article sur le site de la Revue d’économie financière

Pour aller plus loin
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    La finance climat à Belém : une opportunité manquée pour la mise en œuvre – et des coalitions qui avancent malgré tout

    La COP30 s’est conclue par un accord, preuve que le multilatéralisme fonctionne encore, mais son contenu déçoit : aucune décision sur la sortie des énergies fossiles ni contre la déforestation, un bilan mitigé pour l’adaptation. Sur la finance climat, Belém n’a pas réussi à passer de l’ambition à la mise en œuvre. Les négociations ont vite dérivé vers une nouvelle bataille de chiffres. La décision de tripler les financements pour l’adaptation laisse un goût d’inachevé : horizon lointain (2035), absence d’année de référence et formulation peu contraignante. Surtout, la COP30 a manqué l’occasion de s’attaquer aux mesures concrètes identifiées dans la feuille de route de Bakou à Belém pour atteindre 1 300 milliards de financements en 2035. Elle a cependant lancé de nouveaux processus : programme de travail sur la finance climat et table ronde ministérielle sur le NCQG.  

  • 24/11/2025
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    Le changement climatique ne se conforme pas aux cycles économiques, politiques ou de supervision financière – ses impacts négatifs à long terme se situent au-delà de ces horizons. Il y a dix ans, lorsque Mark Carney a souligné ce paradoxe dans son discours emblématique Tragedy of the Horizons, le changement climatique n’était pas considéré comme un risque pour la stabilité financière. Aujourd’hui, les tests de résistance européens estiment à 638 milliards d’euros les pertes bancaires sur 8 ans, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) révèle que plus de 90 % des banques sont confrontées à des risques climatiques et environnementaux. Une question clé se pose : l’accent mis par les superviseurs sur le verdissement du système financier est-il suffisant face aux risques croissants, notamment ceux liés aux actifs échoués ? 

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