Ambiance électrique en 2026

19 janvier 2026 - Édito de la semaine - Par : Benoît LEGUET

2026 s’annonce électrique. Certainement du fait de l’actualité internationale, rarement avare en surprises dernièrement. Certainement en raison des fortes incertitudes sur la volonté de l’Union européenne de tenir le cap de la transition. Certainement car les élections municipales et l’installation des nouveaux exécutifs locaux pimenteront la première partie de l’année en France. 

 

Mais aussi car une fois le débat budgétaire passé, on peut espérer que le Premier ministre s’intéresse (enfin, serait-on tenté d’écrire) à la transition écologique et notamment énergétique. La troisième Stratégie nationale bas-carbone a été mise en consultation finale et est en attente de publication. La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie, prête depuis de nombreux mois, n’attend plus que l’imprimatur du chef du gouvernement pour être publiée. 

 

L’exécutif aussi et surtout promis de présenter en ce début d’année un grand Plan d’électrification des usages (PEU). Ce serait plus que bienvenu. Nous libérer des énergies fossiles constitue en effet un enjeu pour notre souveraineté, notre compétitivité, nos finances publiques, notre pouvoir d’achat et notre sécurité. Il y a donc moyen de faire beaucoup avec PEU, ce qui constitue le Graal de tout locataire de Matignon. 

 

L’électrification n’est certes pas la panacée pour réduire massivement nos émissions de gaz à effet de serre. Mais elle constitue un levier essentiel. Elle est pertinente, a minima, dans deux domaines : la mobilité légère, où le pétrole règne pour ainsi dire sans partage et où il est difficile d’imaginer un autre futur que l’électrique ; et le déploiement de pompes à chaleur dans le bâtiment, comme l’un des leviers activables dans le cadre de rénovations ambitieuses. 

 

Dans notre infolettre, nous revenons sur la pertinence du plan envisagé par le gouvernement. Nous vous rappelons également quelques lectures utiles pour aborder cette année électrique : sur les investissements dans l’électrification ; sur la rénovation des logements et les pompes à chaleur ; sur l’industrie automobile et l’électrification des véhicules ; et sur l’accessibilité de ces solutions électriques pour les ménages.

 

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    L’objectif de 100 % de ventes de véhicules à émissions nulles d’ici 2035 est accusé de creuser la tombe de l’industrie automobile européenne. Pour Benoît LEGUET, c’est au contraire la clé de la compétitivité future de la filière. Sous conditions. Haro sur l’objectif européen de 2035. Trois ans après son adoption, les constructeurs automobiles réclament sa révision, et demandent à autoriser les véhicules hybrides rechargeables et ceux fonctionnant aux biocarburants. Entre autres modifications qui conduiraient à permettre de continuer à vendre des véhicules thermiques après 2035.

  • 01/12/2025 Billet d'analyse
    Assouplir les normes CO₂ pour les voitures ne sauvera pas l’industrie automobile européenne, ni le pouvoir d’achat

    Récemment, les constructeurs automobiles ont appelé à un assouplissement des normes d’émission de CO2 pour les véhicules, ainsi qu’à un report de l’objectif 2035 sur la fin de vente des véhicules thermiques. Ils soulignent en particulier la crise que l’industrie a connu ces dernières années, la pression croissante de la Chine sur leur compétitivité et la demande insuffisante de véhicules électriques en Europe. Alors que la Commission européenne s’apprête à publier son paquet automobile, qui comprend une révision des normes d’émissions de CO₂ pour les voitures, cet article examine les réalités qui se cachent derrière les difficultés actuellement rencontrées par les constructeurs automobiles et les conséquences d’un assouplissement et d’un report de la réglementation européenne pour ce secteur. 

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