L’alimentation est responsable de nombreuses émissions de gaz à effet de serre (GES) au niveau mondial. Pourtant, quantifier l’empreinte carbone de l’alimentation reste un exercice difficile. En cause : une absence d’harmonisation des méthodes comptabilisant l’empreinte de la consommation. Si des mesures existent, leurs résultats sont difficilement comparables et peuvent même s’avérer assez différents si ce n’est contradictoires.

Dans cette nouvelle étude « Estimer les émissions de gaz à effet de serre de la consommation alimentaire : méthodes et résultats », I4CE présente différentes méthodes de comptabilisation de la consommation, leurs avantages et leurs limites, ainsi que leurs résultats.

En combinant les résultats de plusieurs études, nous avons estimé à 13,8 GteqCO2 (± 3,6 GteqCO2) les émissions totales de la demande alimentaire en 2010, soit 28 % des émissions mondiales tous secteurs confondus. Environ 75% des GES sont émis durant la phase de production, 15% entre la sortie de la ferme et la vente, et 10% après la vente.

La consommation de produits de l’élevage représenterait autour de 63 % des émissions totales de la consommation alimentaire. Sur ce montant, l’essentiel des émissions provient des élevages de ruminants (bœufs/vaches, chèvres, moutons/brebis).

Comparaison des émissions de GES de l'alimentation et des produits de l'élevage