Publications

Rapport d’activités 2016

2 décembre 2017 - Hors série - Par : Benoît LEGUET / Pierre DUCRET

Edito de Benoit Leguet et Pierre Ducret

 La prise en compte du climat, un mouvement de fond

Dans la foulée de l’Accord de Paris et, plus largement, des avancées historiques de 2015 sur le climat et le développement durable, l’année 2016 a vu une croissance de la demande de la part des pouvoirs publics et des acteurs économiques. Ne nous y trompons pas : une révolution tranquille est en marche, et la prise en compte par les acteurs politiques et économiques du changement climatique est un mouvement de fond, malgré les péripéties de court terme. La fin de l’année 2016, particulièrement mouvementée, en donne une illustration. L’élection en Novembre, du président américain a été suivie, lors de la COP22, d’une proclamation des Etats présents à Marrakech, confirmant le caractère universel et irréversible de la dynamique enclenchée par l’Accord de Paris. L’action se poursuivra désormais dans différents processus impulsés par des Etats, des collectivités territoriales, ou des acteurs économiques, dans les secteurs de la finance, de l’industrie et de l’énergie, des transports, de l’agriculture et de la forêt.

 

Etre utile aux décideurs publics et privés

Dans ce contexte, le travail d’I4CE – Institute for Climate Economics, think tank dédié à la recherche des solutions économiques contribuant à la mise en œuvre de l’accord de Paris sur le climat et à l’atteinte de ses objectifs, adresse, dans le domaine économique, toutes les dimensions transversales du climat dans l’agenda des objectifs de développement durable. Les productions de l’équipe ont pour but d’être utiles aux décideurs publics et privés, en leur apportant les éléments d’analyse intégrant les meilleurs travaux de la recherche académique et en clarifiant les données et les enjeux économiques des politiques et pratiques en faveur du climat, afin de faciliter et accélérer la prise de décision.

Engagé, I4CE n’est cependant pas un think tank de plaidoyer. Nous souhaitons nous en tenir à un rôle d’experts capables de faire progresser la pensée et l’action en faveur d’une transition mondiale vers une économie bas-carbone et résiliente au changement climatique, d’une façon qui permette de minimiser les risques et les coûts pour l’ensemble des acteurs de la société.

 

De l’Europe au Monde

Notre équipe d’une vingtaine de personne est basée à Paris et nos fondateurs, la Caisse des Dépôts et l’Agence Française de Développement, sont de grandes institutions financières publiques françaises. Mais notre champ de recherche et d’action est international, comme l’est notre équipe multiculturelle. Notre expertise ancienne sur les politiques européennes est désormais équilibrée par des travaux portant sur les économies en développement et émergentes. Nous avons ainsi en 2016 engagé un dialogue avec la Colombie, dans le cadre du verdissement de son économie. Lors de la COP22, le directeur général de la Caisse de Dépôts et Gestion du Maroc a par ailleurs annoncé son intention que l’établissement financier public marocain rejoigne notre association, et s’engage aux côtés de ses membres fondateurs. Cette reconnaissance par nos partenaires nous conforte dans notre stratégie d’internationalisation, et augure de collaborations au long cours.

 

Ce rapport annuel présente de façon succincte les chiffres et faits essentiels d’I4CE, et les projets portés par l’équipe au cours de 2016. Nous espérons que ces quelques pages vous donneront envie d’en savoir plus et de contribuer à nos travaux.

 

Pierre Ducret, Président

Benoît Leguet, Directeur général

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Pour aller plus loin
  • 01/06/2023 Billet d'analyse
    Climat : où sont les économies budgétaires ?

    Comment le gouvernement entend-il financer la hausse de ses dépenses publiques pour le climat ? Suite aux réactions du gouvernement au rapport Pisani-Ferry qui proposait d’utiliser toutes les options dont l’endettement et la hausse des prélèvements obligatoires, faisons une hypothèse : et si le gouvernement misait uniquement sur les options d’économies budgétaires ? Damien Demailly d’I4CE fait une revue des options à disposition du gouvernement pour financer ainsi la transition. Évidemment, toutes sont difficiles à mettre en œuvre et certaines peuvent s’avérer contre-productives. Elles méritent néanmoins d’être explicités et débattues. L’ensemble des options pour financer la transition méritent de l’être.

  • 30/05/2023 Tribune
    Tribune – Transition écologique : « La France devra y consacrer chaque année 22 milliards d’euros de plus qu’en 2021 »

    Combien faut-il investir pour le climat ? Des experts d’horizons variés ont cherché à répondre à cette question importante et en apparence assez simple. Ils sont d’accord pour dire que, public comme privé, il faut investir plus pour réduire les émissions de carbone. Mais ils divergent sur l’ampleur du montant, qui va de 20 à 100 milliards d’euros par an. Faut-il s’inquiéter de cette divergence ? La question est importante car elle alimente deux débats. Le premier concerne l’ampleur de la dépense publique. L’Etat et les collectivités locales devront investir dans les bâtiments et les infrastructures publiques, mais aussi aider les ménages et les entreprises à financer leurs propres investissements. Le second débat est macroéconomique : s’il faut investir davantage, cela implique de produire plus et d’épargner plus tout en consommant moins, ou encore de recourir à des capitaux étrangers – ce qui va affecter la croissance, l’emploi et le niveau des prix.

  • 26/05/2023
    Financement climat : les pavés dans la mare

    Le rapport Pisani-Ferry a jeté un premier pavé dans la mare en estimant à environ 30 milliards d’euros par an le besoin supplémentaire de dépenses publiques pour faire la transition climatique. Et un second pavé en explorant différentes options pour dégager une telle somme, telles que l’endettement et – ce qui a évidemment beaucoup fait parler – la hausse de la fiscalité sur les ménages aisés. Les membres du gouvernement qui ont réagi au rapport ont, malheureusement, omis de commenter le chiffre de 30 milliards. Mais ils ont largement commenté, et rejeté, la hausse de l’endettement et de la fiscalité pour financer ces dépenses.

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