Réunion des Clubs Climat | Qu’attendre du futur cadre de certification carbone européen ?

Webinaires - Par : Clothilde TRONQUET / Malika BOUMAZA

 

 

 

Gouvernance, MRV, financements : quelle forme prendra le futur cadre de certification carbone européen ?  

Webinaire – Participation réservée aux adhérents des Clubs Climat 

 

Les Clubs Climat Agriculture & Alimentation et Forêt & Bois sont des initiatives I4CE, en partenariat avec : le CNPF, Fransylva, l’ONF, la Société Forestière, et l’ASFFOR ; l’INRAE, et l’APCA. 

 

Les Clubs Climat sont des réseaux d’expertise consacrés aux enjeux climatiques des secteurs agricole, forestier et de la finance. Les Clubs se réunissent régulièrement pour mettre en commun leurs connaissances et leurs retours d’expérience dans l’objectif de faciliter la mise en œuvre de la transition écologique. 

 

La Commission européenne envisage de publier une proposition de cadre européen de certification des absorptions carbone pour la fin 2022. Une consultation publique est actuellement ouverte afin d’en déterminer les contours.   

 

Dans cette perspective, les Clubs Climat Agriculture & Alimentation et Forêt & Bois animés par I4CE se sont réunis le 8 avril lors d’un webinaire qui tentait notamment de répondre aux questions suivantes :  

 

  • Quelles finalités pour le cadre de certification carbone européen ? Quelle articulation avec les autres politiques climatiques européennes ? En fonction de l’objectif, quel périmètre envisager pour les projets certifiés et quels financements possibles ? 
  • Quelles modalités envisager pour la mise en œuvre du cadre de certification ? Quels critères de MRV ? Quel niveau de gouvernance ? Quelles garanties d’intégrité environnementale ? 

 

Pour répondre à ces questions, les participants à la table-ronde étaient : 

 

  • Fabien Ramos, Direction Générale du Climat, Commission Européenne 
  • Christian Heller, Expert sur la certification carbone européenne, Agence de l’Environnement autrichienne, Umweltbundesamt 
  • Asger Olesen, Directeur Climat et Ecosystèmes, FSC 
  • Célia Nyssens, Chargée des Politiques agricoles et des systèmes alimentaires, European Environmental Bureau 
  • Adeline Favrel, cheffe de projet sur le sujet de la certification carbone, I4CE 

 

La réunion était introduite par une présentation d’actualités consacrée au dernier rapport du GIEC sur l’adaptation aux changements climatiques, par Gonéri Le Cozannet, chercheur au BRGM (Bureau des recherches géologiques et minières), et co-auteur du rapport. 

 

 

Programme :

9h à 9h45 :  Introduction et Actualités
▪ Présentation du 6ème rapport du GIEC : « Changement climatique : impacts, adaptation et vulnérabilité » – Gonéri Le Cozannet, BRGM

9h45 à 13h :  Gouvernance, MRV, financements : quelle forme prendra le futur cadre de certification carbone européen ?

CONTEXTE
▪Contexte et enjeux du cadre de certification carbone européen – Fabien Ramos, Commission Européenne
▪Présentation du rapport “A review of carbon removal certification mechanisms and methodologies” – Christian Heller, Umweltbundesamt

TABLE-RONDE
▪Les leçons du Label bas carbone et recommandations pour le label européen –
Adeline Favrel, I4CE
▪Les points clés en débat : Gouvernance ; MRV ; Financements avec :

– Asger Olesen, FSC

– Christian Heller, Umweltbundesamt

– Célia Nyssens, European Environmental Bureau

– Fabien Ramos, Commission Européenne

– Adeline Favrel, I4CE

 

Pour plus d’informations et pour connaître les modalités d’adhésion aux Clubs, vous pouvez consulter la plaquette des Clubs ; la grille tarifaire en vigueur ; ou contacter Malika Boumaza.

08 avr 2022

Réunion des Clubs Climat | Qu’attendre du futur cadre de certification carbone européen ?

Contacts I4CE
Clothilde TRONQUET
Clothilde TRONQUET
Chercheuse – Carbon farming, Marchés carbone, Clubs Agriculture et Forêt Email
Malika BOUMAZA
Malika BOUMAZA
Responsable partenariats Email
Pour aller plus loin
  • 23/01/2026
    Financer les changements de pratiques dans les secteurs agricoles et forestiers au niveau européen : ne pas sous-estimer les défis

    Dans un contexte économique et politique difficile, en particulier pour le secteur agricole, et à l’heure où les contraintes réglementaires et fiscales sont remises en cause, certains dispositifs incitatifs peuvent néanmoins contribuer à fédérer les acteurs dans des démarches de transition et de résilience. C’est par exemple le cas des démarches de certification carbone, qui permettent à la fois d’assurer la crédibilité de l’impact climatique des actions mises en œuvre, mais également la rémunération des agriculteurs et forestiers pour les changements de pratiques. Certaines d’entre elles, comme le remplacement d’engrais minéraux (majoritairement importés) par des engrais organiques, contribuent également à répondre aux besoins de résilience et d’indépendance stratégique du secteur, cruciales dans le contexte actuel.  

  • 21/01/2026 Billet d'analyse
    Projets bas-carbone, le diable se cache dans… la demande

    La mise en place de pratiques de carbon farming dans les exploitations agricoles et les forêts européennes est un levier pour atteindre la neutralité carbone mais également pour la résilience des fermes, l’adaptation des peuplements forestiers au changement climatique et pour contribuer à notre indépendance stratégique. Certifier et financer des pratiques bas-carbone est l’objectif du règlement CRCF (Carbon Removals and Carbon Farming), qui entre dans une phase d’opérationnalisation en 2026. Le moment nous semble donc opportun pour tirer les enseignements de 6 ans d’existence d’un label analogue à l’échelle française : le Label Bas-Carbone (LBC). Le bilan montre que la recherche d’un équilibre entre robustesse scientifique et accessibilité pour les acteurs a permis de développer une offre substantielle de projets. Mais le véritable défi est de construire une demande suffisante et adaptée, à même de financer les projets. Aucune solution miracle ne se dessine, mais des voies de financement complémentaires peuvent émerger.

  • 19/01/2026
    Ambiance électrique en 2026

    2026 s’annonce électrique. Certainement du fait de l’actualité internationale, rarement avare en surprises dernièrement. Certainement en raison des fortes incertitudes sur la volonté de l’Union européenne de tenir le cap de la transition. Certainement car les élections municipales et l’installation des nouveaux exécutifs locaux pimenteront la première partie de l’année en France. 
    Mais aussi car une fois le débat budgétaire passé, on peut espérer que le Premier ministre s’intéresse (enfin, serait-on tenté d’écrire) à la transition écologique et notamment énergétique. La troisième Stratégie nationale bas-carbone a été mise en consultation finale et est en attente de publication. La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie, prête depuis de nombreux mois, n’attend plus que l’imprimatur du chef du gouvernement pour être publiée. 

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