Tarification du carbone au Maroc : Formation pour le Ministère de l’Environnement

18 septembre 2017 - Billet d'analyse - Par : Dr. Sébastien POSTIC / Benoît LEGUET

A l’invitation du Ministère de l’Environnement et son Secrétariat pour le développement durable et avec le soutien du programme Partnership Market Readness de la Banque mondiale, I4CE accompagne les représentants des différents ministères et secteurs économiques à comprendre la mise en oeuvre de politiques de tarification du carbone au Maroc, dans la perspective d’atteindre leur objectif climatique fixé dans leur Contribution déterminée au niveau national (NDC) de l’Accord de Paris.

Organisée du 13 au 15 septembre à Rabat, la formation vise à permettre une compréhension commune des implications de l’Accord de Paris pour leur pays, et à appréhender l’ensemble des questions que soulève sa mise en œuvre et les enjeux spécifiques de la tarification du carbone. I4CE a présenté les différentes approches et instruments, telles que la fiscalité carbone, les mécanismes de marché que sont les systèmes d’échanges de quotas, et les mécanismes de projets.

Programme :

  • Session 1 –  Ambition climatique et tarification du carbone : les implications de l’Accord de Paris
  • Session 2 – Comprendre les fondamentaux de la tarification du carbone
  • Session 3 – Simulation d’un prix du carbone dans le secteur électrique
  • Sessions 4, 5 et 6 – Les différents instruments de tarification du carbone : le système de quotas d’émissions, taxe carbone et mécanismes de projet de compensation carbone.

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Contacts I4CE
Dr. Sébastien POSTIC
Dr. Sébastien POSTIC
Chercheur – Finances publiques, Développement Email
Benoît LEGUET
Benoît LEGUET
Directeur général Email
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    Revenus carbone : leur rôle dans le financement de la transition climatique

    Le mois dernier, le secrétaire de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), Simon Stiell, a souligné l’importance de cette année et de l’année prochaine pour l’Accord de Paris et a appelé à « un bond en avant dans le financement climatique » avant les Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. En effet, les émissions devant atteindre leur maximum avant 2025, notre fenêtre d’opportunité pour maintenir l’augmentation de la température à +1,5°C se referme rapidement. Il est urgent d’accroître et d’améliorer les financements pour la transition. Les politiques de tarification du carbone et leurs recettes font partie des outils disponibles qui peuvent contribuer à combler le déficit de financement de la lutte contre le changement climatique.

  • 15/05/2024
    Maximiser les avantages de la tarification du carbone par l’utilisation des revenus carbone

    Les politiques de tarification du carbone et leurs revenus font partie des outils disponibles qui peuvent aider à combler le déficit de financement climatique. Avec des recettes provenant des taxes sur le carbone et des systèmes d’échange de quotas d’émission (ETS) qui ont triplé depuis l’Accord de Paris, et une tendance à la hausse qui pourrait se poursuivre à moyen terme, « comment utiliser les recettes du carbone » est devenu une question cruciale. Ce rapport, préparé dans le cadre du projet European Union Climate Dialogues (EUCDs) financé par l’Union européenne (UE), vise à informer les décideurs politiques et les praticiens sur les leçons apprises et les voies à suivre concernant l’utilisation des revenus du carbone, avec une approche globale basée sur un examen des expériences internationales.  

  • 09/02/2024
    Money, money, money : Stratégies de financement de la transition climatique

    La France devrait publier en milieu d’année sa première stratégie pluriannuelle de financement annuel de la transition écologique. Que de chemin parcouru depuis la première Stratégie nationale bas-carbone en 2015 qui n’abordait que très peu les aspects de financement ! Et c’est une bonne nouvelle. À I4CE, nous pensons que de tels plans sont essentiels pour soutenir la transition climatique. Des objectifs de dépenses publiques crédibles et pluriannuels permettent d’embarquer le secteur privé et les financeurs de l’action publique (détenteurs de la dette, bailleurs internationaux, contribuables) dans la transition, et de réorienter les flux financiers comme l’exige l’Accord de Paris. Les plans de financement globaux évitent également les approches simplistes fondées exclusivement sur l’évaluation de projets au cas par cas sur la base d’approches coûts-bénéfices utiles mais limitées, qui peuvent in fine entraîner des coûts supplémentaires importants.

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