Publications Investissement

Le CESE s’appuie sur le Panorama des financements climat pour préconiser d’augmenter l’effort budgétaire en faveur du climat

4 avril 2018 - Billet d'analyse - Par : Hadrien HAINAUT

 

 

Le CESE rend un avis sur la mise en œuvre de la transition énergétique

Les deux rapporteurs du Conseil économique, social et environnemental (CESE), Guillaume Duval et Madeleine Charru, ont présenté l’avis du Conseil sur la mise en œuvre de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

 

Le CESE regrette que le pilotage du Conseil national de la transition écologique (CNTE) n’ait pas permis de suivre la mise en œuvre de la Stratégie nationale bas-carbone (SNBC) et de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE).

Il pointe les moyens insuffisants des territoires pour établir leurs documents de référence, comme les Schémas régionaux d’aménagement et de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET) et les bilans d’émission de gaz à effet de serre (BEGES). Pour mener à bien les chantiers prioritaires de la rénovation du bâti et du déploiement des énergies renouvelables, le CESE préconise en particulier l’installation d’un Service public de la performance énergétique de l’habitat (SPPEH).

 

 

L’avis du CESE se base sur le Panorama des financements climat d’I4CE

Le CESE se base sur les résultats du Panorama des financements climat pour constater que les moyens associés à la transition énergétique sont insuffisants : « les investissements déployés pour mettre en œuvre la SNBC et la PPE restent très en deçà des besoins. 32,1 milliards d’euros ont en effet été investis en 2016, alors que pour atteindre les objectifs définis par la PPE et la SNBC, entre dix et trente milliards d’euros supplémentaires auraient été nécessaires. Le niveau d’investissement global requis devra de plus augmenter encore à partir de 2020. »

 

 

Le CESE estime que les financements publics doivent augmenter de dix milliards d’euros pour atteindre les objectifs en matière de climat

Le CESE observe que « pour générer trente milliards d’investissements utiles à la transition énergétique en 2016, il a fallu que la puissance publique et les institutions financières qui en dépendent apportent un tiers de cette somme ».

Par conséquent, il considère que pour doubler le volume de ces investissements comme il conviendrait de le faire, « il faudrait que la puissance publique apporte de l’ordre de dix milliards d’euros supplémentaires par an ».

 

Lire l’avis complet du CESE et la citation du Panorama p.34

Contacts I4CE
Hadrien HAINAUT
Hadrien HAINAUT
Directeur de programme – Investissements climat, transition énergétique et prospective Email
Pour aller plus loin
  • 26/02/2026
    Mobiliser des financements pour l’adaptation au changement climatique : comment les coûts de financement amplifient les besoins et les moyens pour y répondre dans les pays en développement

    Les besoins de financement pour l’adaptation dans les marchés émergents et les économies en développement (EMDEs) augmentent rapidement, mais les estimations financières actuelles sous-estiment systématiquement l’ampleur du défi. Ce rapport appelle à un changement d’approche, passant de chiffres globaux de besoins d’investissement à des stratégies financières intégrant pleinement les enjeux liés au coût du capital, en combinant des financements concessionnels, la mobilisation des revenus et des réformes structurelles afin de débloquer des investissements durables et croissants dans l’adaptation au changement climatique dans les EMDEs.

  • 20/02/2026
    Pour une véritable souveraineté agricole et alimentaire, une planification des investissements est incontournable 

    Les secteurs agricoles et alimentaires traversent une importante crise de leur balance commerciale. En 2025, les importations nettes ont atteint des niveaux particulièrement élevés, et inédits parfois depuis plusieurs décennies. Pour corriger le tir, des conférences de la souveraineté alimentaire seront organisées en 2026, et des premières annonces sont attendues au Salon international de l’agriculture qui s’ouvre demain à Paris. Si l’intention est largement compréhensible, les réponses apportées risquent d’être les mêmes que ces deux dernières années : lever les contraintes à la production, pour produire plus de tout (productions animales et végétales), afin de récupérer des parts de marché. Est-ce réaliste ?

  • 19/02/2026
    Quels outils de production pour des secteurs agricoles et alimentaires français résilients et durables ? Quels besoins d’investissements ? Quels actifs échoués ?

    Les choix d’investissements des secteurs agricoles et alimentaires des années à venir sont déterminants. Pour pérenniser leurs productions et faire face aux crises, les secteurs agricoles et alimentaires français doivent évoluer vers des systèmes plus résilients et durables. L’enjeu est d’autant plus crucial que différentes vagues d’investissements sont en cours ou à venir dans ces secteurs. Dans cette étude, I4CE a estimé qu’environ 100 milliards d’euros d’outils de production agricoles et alimentaires sont affectés par la transition. Une coordination et une planification des investissements semblent incontournables, notamment pour en limiter les coûts.

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer