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Se situer dans la transition énergétique : un impératif pour toutes les entreprises

Pour de nombreuses entreprises, la redéfinition de la valeur qu’elles créent dans un monde bas en carbone reste un chantier à ouvrir. Si la neutralité carbone est une contrainte, c’est une contrainte créative, invitant à ré-imaginer ce qui fait le cœur d’un produit ou d’un service. Il n’est pas envisageable de faire advenir un monde bas carbone dans lequel on ne s’alimenterait plus, on ne se déplacerait plus du tout, on ne s’habillerait plus.

Un monde zéro-carbone n’a pas vocation à être un monde sans tourisme ni loisirs. Mais toutes ces activités changeront certainement de forme. In fine, être capable de proposer ces nouveaux modèles, compatibles avec la transition énergétique, c’est également rendre celle-ci plus enviable et donc plus probable.

Il existe un réel intérêt, pour chaque entreprise, à s’interroger sur le sujet de la transition énergétique, peu importe son secteur d’activité́ y compris ceux qui a priori, ne sont pas responsables des plus gros volumes d’émissions de gaz à effet de serre et ne sont pas non plus les principaux pourvoyeurs de solutions alternatives.

Cette publication rend compte d’une approche déployée pour co-construire avec la Compagnie des Alpes, un processus de questionnement dans l’entreprise et lui permettre de s’approprier le sujet. Celui-ci invite à définir la place de son activité du service rendu, de la valeur ajoutée produite dans un monde neutre en carbone et résilient au changement climatique.

Après avoir présentés un panorama des enjeux liés à la transition énergétique à différentes échelles, la démarche a permis d‘engager la discussion autour d’une question clé́ :

« Y-a-t-il parmi ces évolutions des éléments qui menacent le modèle économique de l’entreprise ou qui, au contraire offrent des opportunités de développement nouvelles ?»

C’est une lecture en termes de risques et d’opportunités qui est proposée. En effet, la forme que prendront des économies et des sociétés bas carbone reste encore floue et largement à façonner. Le chemin demeure semé d’incertitudes qui peuvent gripper le mécanisme en favorisant des postures attentistes, voire contreproductives, rendant l’atteinte de l’objectif de plus en plus difficile.

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Contacts I4CE
Dr. Vivian DEPOUES
Dr. Vivian DEPOUES
Responsable thématique – Adaptation au changement climatique Email
Benoît LEGUET
Benoît LEGUET
Directeur général Email
Pour aller plus loin
  • 23/01/2026
    Financer les changements de pratiques dans les secteurs agricoles et forestiers au niveau européen : ne pas sous-estimer les défis

    Dans un contexte économique et politique difficile, en particulier pour le secteur agricole, et à l’heure où les contraintes réglementaires et fiscales sont remises en cause, certains dispositifs incitatifs peuvent néanmoins contribuer à fédérer les acteurs dans des démarches de transition et de résilience. C’est par exemple le cas des démarches de certification carbone, qui permettent à la fois d’assurer la crédibilité de l’impact climatique des actions mises en œuvre, mais également la rémunération des agriculteurs et forestiers pour les changements de pratiques. Certaines d’entre elles, comme le remplacement d’engrais minéraux (majoritairement importés) par des engrais organiques, contribuent également à répondre aux besoins de résilience et d’indépendance stratégique du secteur, cruciales dans le contexte actuel.  

  • 21/01/2026 Billet d'analyse
    Projets bas-carbone, le diable se cache dans… la demande

    La mise en place de pratiques de carbon farming dans les exploitations agricoles et les forêts européennes est un levier pour atteindre la neutralité carbone mais également pour la résilience des fermes, l’adaptation des peuplements forestiers au changement climatique et pour contribuer à notre indépendance stratégique. Certifier et financer des pratiques bas-carbone est l’objectif du règlement CRCF (Carbon Removals and Carbon Farming), qui entre dans une phase d’opérationnalisation en 2026. Le moment nous semble donc opportun pour tirer les enseignements de 6 ans d’existence d’un label analogue à l’échelle française : le Label Bas-Carbone (LBC). Le bilan montre que la recherche d’un équilibre entre robustesse scientifique et accessibilité pour les acteurs a permis de développer une offre substantielle de projets. Mais le véritable défi est de construire une demande suffisante et adaptée, à même de financer les projets. Aucune solution miracle ne se dessine, mais des voies de financement complémentaires peuvent émerger.

  • 19/01/2026
    Ambiance électrique en 2026

    2026 s’annonce électrique. Certainement du fait de l’actualité internationale, rarement avare en surprises dernièrement. Certainement en raison des fortes incertitudes sur la volonté de l’Union européenne de tenir le cap de la transition. Certainement car les élections municipales et l’installation des nouveaux exécutifs locaux pimenteront la première partie de l’année en France. 
    Mais aussi car une fois le débat budgétaire passé, on peut espérer que le Premier ministre s’intéresse (enfin, serait-on tenté d’écrire) à la transition écologique et notamment énergétique. La troisième Stratégie nationale bas-carbone a été mise en consultation finale et est en attente de publication. La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie, prête depuis de nombreux mois, n’attend plus que l’imprimatur du chef du gouvernement pour être publiée. 

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