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I4CE lance une série de publications sur l’intégration des trajectoires bas-carbone et résilientes au changement climatique dans les activités des Institutions financières de développement

9 octobre 2015 - Édito de la semaine

L’un des principaux enjeux pour atteindre cet objectif climat de long terme est de mobiliser les milliers de milliards de dollars nécessaires au niveau mondial. Cette transition vers un modèle économique sobre en carbone et résilient au changement climatique passe par l’intégration (mainstreaming) des enjeux climatiques dans la prise de décision des investissements.

I4CE conduit un projet de recherche de long terme avec le soutien financier de la Caisse des Dépôts et de l’Agence Française de Développement afin de comprendre comment les IFD se mobilisent face à cet enjeu. L’intégration du changement climatique dans la prise de décision en matière de financement du développement pose plusieurs défis opérationnels. S’inspirant des pratiques actuelles au sein des IFD, le projet de recherche examine les approches, outils et métriques mises en œuvre pour intégrer les objectifs de mitigation et d’adaptation dans la prise de décision d’investissement.

Au travers d’une série d’études de cas approfondies et d’une revue de la littérature institutionnelle, le projet cherche à faciliter l’apprentissage au sein des IFD. Le projet met en évidence les changements de paradigmes nécessaires pour intégrer les objectifs de climat et de développement pour atteindre un modèle de croissance sobre en carbone et résilient au changement climatique. Il s’agit d’abandonner une vision « en silo » de la finance climat et de progresser vers un alignement de l’ensemble des activités économiques sur des investissements cohérents avec la transition de long terme.

Construit en interaction bilatérale avec les IFD, le projet identifie les opportunités de développement d’évaluations qualitatives et quantitatives de leur contribution à la transition bas-carbone des économies des pays qu’elles financent.

Les publications de cette série incluent :

Pour aller plus loin
  • 13/02/2026
    Réussir la transition à l’échelle locale, c’est aussi choisir ce que l’on ne financera plus

    Alors que la loi de finances pour 2026, après celle de 2025, souffle le froid sur les finances locales, de nombreuses collectivités abordent le prochain mandat dans un contexte budgétaire particulièrement contraint et incertain. Elles demeurent pourtant en première ligne de la transition bas-carbone et devront continuer à investir massivement pour transformer les mobilités ou rénover les bâtiments publics. Dans ce cadre, la réduction de leurs investissements « bruns » apparaît comme un levier central pour dégager des économies et financer leurs investissements climat. 

  • 13/02/2026
    Moins de brun, plus de vert : la nécessaire redirection des dépenses locales

    Les collectivités devraient investir près de 19 milliards d’euros par an à horizon 2030 pour atteindre les objectifs de neutralité carbone, soit plus du double des investissements climat qu’elles réalisent actuellement. Dans un contexte de contrainte budgétaire, le levier de la redirection apparaît comme un levier de financement essentiel pour accélérer les investissements climat des collectivités. Cette publication analyse de manière approfondie le potentiel de la redirection des dépenses défavorables comme levier de financement de la transition bas-carbone.

  • 06/02/2026 Billet d'analyse
    Budget 2026 : un moteur des investissements climat toujours en sous-régime

    La loi de finances 2026 pouvait-elle relancer la dynamique des investissements climat ? En juillet dernier, nous formulions quatre recommandations pour y parvenir. Après sept mois de marathon budgétaire, notre billet de la semaine dresse le bilan en chiffres du nouveau budget.

    Le résultat parait bien décevant : nouveau coup de froid sur les finances locales, beaucoup de dépenses qui tiennent peu compte du climat, et des signaux en faveur de l’investissement privé quelque peu atténués. Quant aux soutiens publics à l’investissement climat, qui ont fait leurs preuves, ils s’érodent dans le budget et dépendent de plus en plus de moyens extrabudgétaires. Surtout, nous prévoyons qu’ils seront consommés sans atteindre ni l’ampleur de l’action nécessaire, ni même répondre à toutes les opportunités immédiates.

    Pour sortir de l’hiver, il faudra trouver d’autres moteurs d’investissement. Ce sera l’enjeu de la prochaine génération d’exécutifs locaux, du réflexe climat à généraliser pour chaque dépense structurante, ou encore d’un prochain plan d’électrification tirant parti d’une ressource nationale et bas-carbone devenue abondante.

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Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
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