Adaptation au changement climatique : dans le silence de Matignon
Après l’été caniculaire de 2026, le Premier ministre a commandé à un Plan d’accélération de l’adaptation de la France au changement climatique, remis fin septembre. Depuis, pas de son ni d’image, alors qu’en parallèle Bruxelles avance, regrette Benoît Leguet, président d’un des groupes de travail.
Il y a deux mois, devant l’ampleur des impacts de l’été, Sébastien Lecornu a demandé d’accélérer, sans plus d’argent public, la mise en oeuvre du troisième Plan national d’adaptation au changement climatique publié en mars 2025.
Le cadrage aurait pu être plus fin. Sur certains sujets, accélérer n’est pas forcément la question : maintenir un cap dans la durée – par exemple pour l’action locale – et oser transformer – par exemple sur l’agriculture ou l’eau – semblent plus nécessaires. Et sur le financement, le sujet est davantage de construire le compromis sur qui paye, plutôt que de refuser toute dépense publique supplémentaire.
Mais la mayonnaise a pris. Une douzaine de groupes de travail ont été installés, pour couvrir les différents chantiers : entreprises, services publics, agriculture, énergie, bâtiment, infrastructures, conditions de travail, financement… Les participants – dont votre serviteur – ont fait remonter des propositions à Monique Barbut, chargée de l’adaptation, et au Premier ministre. Dans les temps demandés, avant fin septembre.
Et depuis ? Silence radio.
