Pour de nombreuses entreprises, la redéfinition de la valeur qu’elles créent dans un monde bas en carbone reste un chantier à ouvrir. Si la neutralité carbone est une contrainte, c’est une contrainte créative, invitant à ré-imaginer ce qui fait le cœur d’un produit ou d’un service. Il n’est pas envisageable de faire advenir un monde bas carbone dans lequel on ne s’alimenterait plus, on ne se déplacerait plus du tout, on ne s’habillerait plus.


Un monde zéro-carbone n’a pas vocation à être un monde sans tourisme ni loisirs. Mais toutes ces activités changeront certainement de forme. In fine, être capable de proposer ces nouveaux modèles, compatibles avec la transition énergétique, c’est également rendre celle-ci plus enviable et donc plus probable.


Il existe un réel intérêt, pour chaque entreprise, à s’interroger sur le sujet de la transition énergétique, peu importe son secteur d’activité́ y compris ceux qui a priori, ne sont pas responsables des plus gros volumes d’émissions de gaz à effet de serre et ne sont pas non plus les principaux pourvoyeurs de solutions alternatives.


Cette publication rend compte d’une approche déployée pour co-construire avec la Compagnie des Alpes, un processus de questionnement dans l’entreprise et lui permettre de s’approprier le sujet. Celui-ci invite à définir la place de son activité du service rendu, de la valeur ajoutée produite dans un monde neutre en carbone et résilient au changement climatique.


Après avoir présentés un panorama des enjeux liés à la transition énergétique à différentes échelles, la démarche a permis d‘engager la discussion autour d’une question clé́ :



« Y-a-t-il parmi ces évolutions des éléments qui menacent le modèle économique de l’entreprise ou qui, au contraire offrent des opportunités de développement nouvelles ?»

C’est une lecture en termes de risques et d’opportunités qui est proposée. En effet, la forme que prendront des économies et des sociétés bas carbone reste encore floue et largement à façonner. Le chemin demeure semé d’incertitudes qui peuvent gripper le mécanisme en favorisant des postures attentistes, voire contreproductives, rendant l’atteinte de l’objectif de plus en plus difficile.