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I4CE a publié ce jour la dernière édition de son Panorama des financements climat. Au-delà de ses chiffres clés sur les investissements climat réalisés en France, secteur par secteur et acteur par acteur, au-delà du chiffrage des besoins d’investissements supplémentaires, cette édition du Panorama nous apporte des enseignements utiles dans le contexte politique actuel marqué par les discussions au Parlement sur la loi « climat et résilience » et par le plan de relance français.

La France n’investit toujours pas assez pour le climat 

En 2019, les ménages, les entreprises et les administrations publiques ont réalisé 48 milliards d’euros d’investissements climat comme le révèle la dernière édition du Panorama des financements climat d’I4CE. Ces dépenses ont surtout lieu dans trois grands secteurs concourant à la transition énergétique : les bâtiments et en particulier leur rénovation ; la mobilité durable telle que l’achat de véhicules à faibles émissions ; la production d’énergie décarbonée. Malgré l’augmentation de ces investissements depuis plusieurs années, leur niveau demeure insuffisant par rapport aux engagements nationaux. Pour rattraper son retard dans ces trois secteurs, la France devra investir 13 à 17 milliards d’euros de plus par an.

 

Il faut anticiper dès maintenant l’après- plan de relance

Le volet climat du plan de relance – estimé à environ 10 milliards d’euros par an – va permettre à la France de rattraper une partie de son retard. Mais le plan de relance ne va durer que deux ans. Or, pour s’engager sur la voie de la neutralité carbone, la France devra augmenter ses investissements climat dans la durée et les pouvoirs publics devront amplifier leur effort budgétaire. En effet, comme le rappelle le Panorama, maintenir après 2022 l’effort public réalisé dans le cadre du plan est nécessaire mais pas suffisant : il devra doubler selon les estimations d’I4CE. La France doit donc anticiper l’après relance et se doter d’une stratégie climat de ses finances publiques. Les futurs candidats aux élections présidentielles de 2022 quant à eux ont donc déjà intérêt à se poser la question : quel sera mon budget pour le climat ?

 

L’argent ne fait pas tout : la loi « climat et résilience » est une occasion à ne pas manquer

Les investissements et subventions publics sont nécessaires mais, comme le montre le Panorama, ils ne sont pas les seuls déclencheurs des investissements climat. L’argent ne fait pas tout ! L’accompagnement des ménages, des entreprises et des collectivités, est nécessaire pour lever les obstacles techniques et financiers à la conception de nombreux projets. La réglementation permet également de déclencher des investissements climat, parfois même à moindre coût, à condition d’être anticipée et assortie de moyens financiers. La fiscalité, ciblée sur les secteurs les plus émetteurs, encourage les alternatives aux énergies fossiles. Le projet de loi issu de la Convention Citoyenne pour le Climat porte sur ces moyens d’action publique et donne l’opportunité aux décideurs d’améliorer le cadre pour les investissements climat. Et ainsi de marcher sur leurs deux jambes : les financements publics d’un côté, les autres outils d’action publique de l’autre.

 



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