Voyants au rouge cherchent perspectives vertes
Deux voyants au rouge clignotent sur le tableau de bord du financement de la transition climatique : le prix des carburants routiers et le taux d’intérêt sur les emprunts d’Etat. Le premier bat des records et des voix s’élèvent pour supprimer un dispositif – les certificats d’économies d’énergie ou CEE – qui pèse sur les factures pour financer les aides à la transition. Le second s’envole en réponse à l’incertitude politique sur fond d’inflation et de déficit public.
Des voyants au rouge qui appellent des perspectives vertes. Nous en examinons quelques-unes dans un nouveau décryptage consacré aux CEE. Mais si l’on gagne à mieux préparer l’avenir du dispositif, il reste, à court terme, indispensable au financement de la transition. D’autres pistes existent pour abriter les ménages des prix élevés des carburants, comme nous le formulions dès le déclenchement de la crise en mars dernier, dans un billet qui reste pleinement d’actualité.
Quant aux propositions pour mener l’indispensable consolidation budgétaire, elles font encore souvent l’impasse sur le financement de la transition, sans pleinement mesurer le coût croissant de l’inaction énergétique et climatique. Nous le constatons dans une courte revue des travaux à date sur le sujet, qui préfigure de prochains développements. C’est qu’au fond le financement de la transition n’est pas un sujet d’intendance qui suivrait mécaniquement la décision publique. Si les pouvoirs publics sont de plus en plus équipés pour en baliser les contours à chaque exercice budgétaire, les candidats à la présidentielle et leur entourage ont tout intérêt à traiter de concert l’avenir indissociable du climat et des finances publiques.
