Le One Planet Lab, c’est quoi ?

4 mars 2019 - Billet d'analyse - Par : Benoît LEGUET

Le One Planet Lab se réunit pour la première fois lundi 4 mars, à Paris. Mais qu’est-ce que ce Lab ? Eléments de réponse d’I4CE, qui assure avec l’Iddri le secretariat scientifique du One Planet Lab.

 

En décembre 2017, suite à l’annonce par les Etats-Unis de leur retrait de l’Accord de Paris, la France organisait avec l’ONU et la Banque Mondiale le One Planet Summit. Un Sommet de haut niveau pendant lequel de nombreux acteurs financiers – banques de développement, fonds souverains, assureurs, etc – ont pris des engagements pour financer la lutte contre les changements climatiques.

 

 

Lors de la seconde édition du One Planet Summit, à New York en septembre 2018, était créé le One Planet Lab. Piloté par le gouvernement français, qui a mis à disposition une équipe pour animer et coordonner les travaux, ce réseau d’experts reconnus a vocation à proposer de nouvelles idées et de nouveaux engagements concrets pour accélérer la transition écologique. Ce laboratoire d’idée devra enrichir les futurs One Planet Summits… mais aussi les autres moments clés de l’agenda international : G7, le Sommet des Nations-Unies pour le Climat, COP.

 

Le One Planet Lab se concentre sur quatre priorités : le climat, les océans, la biodiversité et le financement de la transition écologique. En 2019, ces quatre priorités sont déclinées en 9 groupes de travail qui vont de la lutte contre la pollution plastique au financement des infrastructures durables, en passant par le verdissement des institutions de Bretton Woods.

 

Chaque groupe est animé par plusieurs experts de haut-niveau venant du monde académique, de la société civile ou d’entreprises, parmi lesquels Joseph Stiglitz, Emmanuel Faber, Pavan Shukdev ou Laurence Tubiana, et le secrétariat scientifique du Lab est assuré par I4CE et l’IDDRI.

 

Liste des groupes de travail du One Planet Lab

  • Dépasser la pollution plastique
  • Assurer la résilience des écosystèmes marins
  • Elargir la coalition pour la neutralité carbone
  • Diminuer les émissions de HFC
  • Les solutions basées sur la nature comme assurance contre les impacts climatiques
  • Alimentation et utilisation des sols pour la préservation des écosystèmes
  • Vers un Bretton Woods vert
  • Généraliser la mise en œuvre des recommandations de la TCFD
  • Accélérer le financement des infrastructures durables.

 

Liste des « leads » des groupes de travail du Lab : Lord Stern (LSE), Paul Paulman (Unilever), Bertrand Badré (Blue Like an Orange Sustainable Capital), Masood Ahmed (CGDev), Patrick Bolton (Columbia University), Laurence Boone (OECD), Christian Deseglise (HSBC), Emmanuel Faber (Danone), Kristalina Georgevia (Banque Mondiale), Sylvie Goulard (Banque de France), Haizhou Huang (CICC), Philippe Le Houerou (IFC), Ellen MacArthur (Ellen Mac Arthur Fondation), Ajay Mathur (TERI), Hiro Mizuno (GPIF), Luis Alberto Moreno (IDB), Jeremy Oppenheim (Systemiq), Cristiana Pasca Palmer, (CBD), Bertrand Piccard (Solar Impulse Fondation), Patricia Ricard (Fondation Paul Ricard), Remi Rioux (AFD), Mary Schapiro (TCFD secretariat), Afroz Shash (Lawyer – UN Champion of Earth), Pavan Shukdev (WWF), Joseph Stiglitz (Columbia University), Laurence Tubiana (European Climate Foundation), Antha Williams (Bloomberg Philantropies), Durwood Zaeckle (IGSD).

Contacts I4CE
Benoît LEGUET
Benoît LEGUET
Directeur général Email
Pour aller plus loin
  • 21/11/2025
    Comment renforcer la gestion des risques climatiques pour protéger la stabilité financière

    Le changement climatique ne se conforme pas aux cycles économiques, politiques ou de supervision financière – ses impacts négatifs à long terme se situent au-delà de ces horizons. Il y a dix ans, lorsque Mark Carney a souligné ce paradoxe dans son discours emblématique Tragedy of the Horizons, le changement climatique n’était pas considéré comme un risque pour la stabilité financière. Aujourd’hui, les tests de résistance européens estiment à 638 milliards d’euros les pertes bancaires sur 8 ans, tandis que la Banque centrale européenne (BCE) révèle que plus de 90 % des banques sont confrontées à des risques climatiques et environnementaux. Une question clé se pose : l’accent mis par les superviseurs sur le verdissement du système financier est-il suffisant face aux risques croissants, notamment ceux liés aux actifs échoués ? 

  • 29/10/2025 Tribune
    Actifs échoués : comment les banques doivent appréhender le véritable risque

    Les tests de résistance climatique, plans de transition, scénarios prospectifs et produits financiers verts déployés par les banques ne compensent pas leur estimation inadéquate des risques liés aux actifs échoués.   L’année 2025 a révélé les écarts grandissants entre les engagements climatiques mondiaux et la réalité. Une déconnexion critique émerge entre l’ampleur des risques de […]

  • 10/04/2025
    Plans de transition et politique de rémunération : Quels enjeux pour les acteurs financiers ?

    L’intégration d’indicateurs climatiques dans les rémunérations variables est un sujet brûlant. Retirée au dernier moment des négociations sur la directive sur le devoir de vigilance (CSDDD), la proposition reste pourtant d’actualité dans le débat politique. Si le sujet commence à devenir incontournable pour les rémunérations au sein des grandes entreprises, il semble demeurer tabou du côté des banques. Cette exigence figurait même déjà dans les attentes de supervision de la Banque Centrale Européenne en 2020. Elle semble cependant peu suivie par les banques.

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer