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Europe : de meilleures données pour agir

23 juin 2023 - Édito de la semaine - Par : Chloé BOUTRON

Douze États membres de l’Union européenne ont commencé à mettre en œuvre de nouveaux outils de budgétisation, afin d’aligner leurs budgets publics sur leurs objectifs climatiques. Le budget vert par exemple est un outil qui peut permettre d’identifier dans les budgets ce qui est aligné, ou ce qui va à l’encontre, de la stratégie climat nationale. La France publie son budget vert chaque année et, pour la première fois en 2023, compte utiliser ses données afin d’éclairer la préparation du projet de loi de finance.

 

Les données sur l’action climat des gouvernements sont importantes pour construire une base de connaissances communes aux décideurs publics et pour avoir un débat politique mieux informé sur le financement de la transition climatique. Nous avons besoin de meilleures données européennes pour de meilleures politiques climatiques et un financement plus efficace. C’est pourquoi I4CE a formé plus de 300 décideurs publics à travers l’Europe aux pratiques de budgétisation verte au cours des deux dernières années : nous publions aujourd’hui un nouveau rapport sur les leçons tirées de cette série de formations. C’est également la raison pour laquelle I4CE est heureux de faire partie d’ECNO, l’Observatoire européen de la neutralité climatique, une initiative indépendante menée par un consortium d’organismes de recherche, qui fournit un ensemble de données permettant de suivre les progrès de l’UE vers la neutralité climat. Vous en saurez plus en lisant cette newsletter. 

 

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Pour aller plus loin
  • 21/01/2026 Billet d'analyse
    Projets bas-carbone, le diable se cache dans… la demande

    La mise en place de pratiques de carbon farming dans les exploitations agricoles et les forêts européennes est un levier pour atteindre la neutralité carbone mais également pour la résilience des fermes, l’adaptation des peuplements forestiers au changement climatique et pour contribuer à notre indépendance stratégique. Certifier et financer des pratiques bas-carbone est l’objectif du règlement CRCF (Carbon Removals and Carbon Farming), qui entre dans une phase d’opérationnalisation en 2026. Le moment nous semble donc opportun pour tirer les enseignements de 6 ans d’existence d’un label analogue à l’échelle française : le Label Bas-Carbone (LBC). Le bilan montre que la recherche d’un équilibre entre robustesse scientifique et accessibilité pour les acteurs a permis de développer une offre substantielle de projets. Mais le véritable défi est de construire une demande suffisante et adaptée, à même de financer les projets. Aucune solution miracle ne se dessine, mais des voies de financement complémentaires peuvent émerger.

  • 12/12/2025 Billet d'analyse
    Paris +10 : l’action climat plus que jamais nécessaire pour assurer notre sécurité, notre souveraineté, notre compétitivité, et la soutenabilité de nos finances publiques

    Qu’il semble loin, le 12 décembre 2015. Toutes les délégations à la COP21 se rangeaient alors derrière le petit marteau vert (en bois jurassien) de Laurent Fabius. Dix ans plus tard, la mode est plutôt au backlash.  La lutte contre le changement climatique peut désormais être décrite dans le débat public comme trop coûteuse car nécessitant des investissements conséquents. Inefficace, la part de nos émissions dans les émissions mondiales étant faible. Injuste, car venant amputer le pouvoir d’achat. Trop clivante, et voulue par une partie de l’électorat uniquement. Trop tardive, maintenir la planète sous +2°C de réchauffement semblant désormais hors de portée. Autant d’arguments qui sont pour partie vrais. Mais nécessitent pour autant d’être fortement nuancés. 

  • 05/12/2025
    L’objectif de 2035 est essentiel pour soutenir la transition de l’industrie automobile française

    Il y a deux ans, la France mettait un coup d’accélérateur en faveur de la voiture électrique. Le Président de la République et le gouvernement inauguraient plusieurs « gigafactories », ces grandes usines de production de batteries, dans les Hauts-de-France. Avec le soutien financier de l’État, les constructeurs automobiles français et les spécialistes de l’industrie des batteries s’associaient pour créer la « vallée des batteries ». Avec une ambition : produire en France 2 millions de véhicules électriques d’ici 2030. 

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