Publications Investissement

I4CE à l’Assemblée nationale: Les investissements pour le climat en France se maintiennent à 32 milliards d’euros en 2016, mais doivent augmenter rapidement

6 décembre 2017 - Billet d'analyse - Par : Hadrien HAINAUT

L’état des lieux contribue aux dispositions de l’article 174 de la Loi de transition énergétique

I4CE et le député Matthieu Orphelin dressent l’état des lieux des investissements pour le climat en France, au cours de l’évènement annuel contribuant aux dispositions de l’article 174 la Loi de transition énergétique. D’après les travaux menés en 2017 par I4CE, les investissements pour le climat en France se maintiennent à hauteur de 32 milliards d’euros par an entre 2013 et 2016 et resteraient à ce niveau en 2017. Cependant, ce niveau est insuffisant au regard des besoins d’investissements pour le climat, calculés par I4CE d’après la Stratégie nationale bas-carbone et la Programmation pluriannuelle de l’énergie. En 2016 et 2017, l’écart entre les investissements réalisés et les besoins se situe entre 20 et 40 milliards d’euros.

A quelques jours du One Planet Summit, I4CE invite les participants à la conférence à étudier les outils permettant de rediriger les investissements, comme les incitations économiques, fiscales, et réglementaires, ou la création d’instruments financiers adaptés aux besoins des porteurs de projet.

La conférence restitue les résultats de l’édition 2016 du « Panorama des financements climat en France » d’I4CE

L’étude recense les investissements qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en France. Ces dépenses sont analysées afin de savoir quels acteurs ont engagé ces projets et comment ils sont financés.

Retrouvez les résultats de l’étude Panorama et les supports de la conférence.

Retrouvez ci-dessous le programme de la conférence du mercredi 6 décembre.

Pour aller plus loin
  • 19/02/2026
    Quels outils de production pour des secteurs agricoles et alimentaires français résilients et durables ? Quels besoins d’investissements ? Quels actifs échoués ?

    Les choix d’investissements des secteurs agricoles et alimentaires des années à venir sont déterminants. Pour pérenniser leurs productions et faire face aux crises, les secteurs agricoles et alimentaires français doivent évoluer vers des systèmes plus résilients et durables. L’enjeu est d’autant plus crucial que différentes vagues d’investissements sont en cours ou à venir dans ces secteurs. Dans cette étude, I4CE a estimé qu’environ 100 milliards d’euros d’outils de production agricoles et alimentaires sont affectés par la transition. Une coordination et une planification des investissements semblent incontournables, notamment pour en limiter les coûts.

  • 29/10/2025 Tribune
    COP30 : pour des plans de financement nationaux de la transition climat

    Pour Benoît LEGUET, le succès de la COP30 en novembre ne se mesurera pas aux nouveaux engagements climatiques des pays. Elle doit en revanche donner aux États – et notamment ceux du Sud – les moyens de piloter le financement de leur transition nationale.

  • 28/10/2025
    Déplacer la focale des objectifs vers la mise en œuvre : comment Belém peut donner une nouvelle impulsion à l’agenda de la finance climat

    Dix ans après l’adoption de l’Accord de Paris, quels progrès ont été réalisés en ce qui concerne l’alignement des flux financiers sur une trajectoire de développement bas-carbone et résilient au changement climatique (l’ambition énoncée à l’article 2.1(c) ) ? Comment faire avancer les choses ? En l’absence d’une évaluation exhaustive des progrès réalisés , cet article s’appuie sur les analyses existantes, et examine les efforts déployés par les gouvernements et le secteur financier pour aligner les flux financiers avec les objectifs climat. Il met en évidence une évolution du débat vers une approche plus axée sur l’action au niveau des pays, ainsi que sur les besoins réels en matière d’investissements. Enfin, il explore les moyens de surmonter les obstacles actuels à l’action, malgré un contexte politique global peu propice. Les auteurs préconisent de ne pas considérer l’article 2.1(c) comme une disposition isolée, mais bien comme un élément qui nécessite la mise en œuvre intégrale de toutes les dispositions de l’Accord de Paris. Ils appellent également à ce que la focale de l’agenda de la finance climat se déplace de l’annonce d’objectifs vers la mise en œuvre d’actions concrètes, et proposent des pistes pour que la COP30 de Belém contribue à cette réorientation.

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer