Panorama des financements climat, édition 2016

7 décembre 2016 - Hors série - Par : Hadrien HAINAUT / Dr. Ian COCHRAN

Pour mieux comprendre le financement de la lutte contre le changement climatique et de la transition énergétique, l’étude a recensé les investissements qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en France. Ces dépenses sont analysées afin de savoir quels acteurs ont engagé ces projets et comment ils sont financés.

Les investissements climat principalement répartis dans trois domaines de la transition énergétique

L’édition 2016 de l’étude recense jusqu’à 32 milliards d’euros investis en faveur du climat en France en 2014. Pour donner un ordre de grandeur, cela représente environ 10% des investissements matériels en France cette année-là. Ce total comprend

  • 12,8 milliards d’euros dans l’efficacité énergétique, principalement dans le secteur des bâtiments,
  • 6,5 milliards d’euros dans les énergies renouvelables
  • 10,6 milliards d’euros dans les infrastructures de transport durable.

A cela s’ajoutent 2,1 milliards d’euros dans le nucléaire.

Une stabilité globale des investissements qui masque des variations sectorielles

Entre 2011 et 2013, les investissements ont augmenté de 2,3 milliards d’euros. En 2014 et 2015, leur total est resté stable autour de 32 milliards d’euros.

Cette stabilité d’ensemble masque des variations selon le domaine d’application :

  • les dépenses en matière d’efficacité énergétique sont en hausse depuis 2011,
  • celles qui concernent les infrastructures durables connaissent une baisse après un pic en 2013
  • les investissements en matière d’énergie renouvelables se stabilisent après une baisse entre 2011 et 2013.

Si les acteurs privés réalisent la majorité des investissements, 55% des financements sont soutenus directement ou indirectement par le secteur public

La majorité des investissements sont réalisés par des porteurs de projet privés : les ménages, à hauteur de 9,6 milliards d’euros, et les entreprises, à hauteur de 9,5 milliards d’euros en 2014. Cependant, un peu plus de la moitié des financements mobilisés pour réaliser les investissements dépendent de l’action publique. De 2011 à 2015, la part des financements soutenus directement ou indirectement par le public est passée de 50% à 55% du total des investissements.

Retrouvez ci-dessous les documentés liés à l’étude:

  • Résumé pour décideurs en français
  • Support de présentation utilisé lors de la restitution du 7 décembre 2016
  • Rapport intégral, comprenant six chapitres sectoriels dédiés : bâtiment, transports, industrie, agriculture, production d’énergie et réseaux, recherche et développement

Pour en savoir plus sur les travaux de recherche d’I4CE sur les financements domestiques pour le climat, consultez la page dédiée au projet Panorama des financements énergie-climat.

Panorama des financements climat, édition 2016 pdf
Voir les annexes
Contacts I4CE
Hadrien HAINAUT
Hadrien HAINAUT
Chef de projet - Investissement Climat Email
Dr. Ian COCHRAN
Dr. Ian COCHRAN
Conseiller Senior - Investissements Climat & Finance Email
Pour aller plus loin
  • 04/02/2012
    Financer la lutte contre le changement climatique dans les pays en développement : Quelle place pour les NAMA ?

    Par Romain MOREL et Anaïs DELBOSC Les accords de Copenhague et de Cancún ont permis l’émergence d’un cadre (les « mesures d’atténuation appropriées au niveau national » ou NAMA pour Nationally Appropriate Mitigation Actions) permettant d’encourager les pays en développement à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Ces NAMA peuvent s’inscrire […]

  • 14/10/2022
    Hausse des investissements dans la transition énergétique : Évitons le feu de paille

    Depuis de nombreuses années maintenant, I4CE collecte partout en France des données sur les investissements réalisés par l’État, les collectivités, les ménages ou encore les entreprises pour la transition énergétique. Chaque année, nous avons vu progresser – doucement – les investissements dans la rénovation énergétique des bâtiments, la mobilité de demain ou la production d’énergie décarbonée. Et chaque année nous regrettons un sous-investissement, un déficit chronique qui explique aujourd’hui la vulnérabilité de notre économie et plus généralement de notre société à un choc énergétique. Alors, pour une fois, commençons par la bonne nouvelle.

  • 22/05/2020 Billet d'analyse
    L’industrie automobile a besoin de plus qu’un plan de relance

    Pour Benoit Leguet, directeur d’I4CE, le plan qui va être annoncé ne devrait pas être considéré comme un plan de relance de l’automobile, mais plutôt comme un nouveau contrat entre les entreprises de la filière et les pouvoirs publics. C’est ce dont le secteur a besoin pour prendre le virage des motorisations alternatives et ainsi renforcer sa compétitivité. Dans ce contrat, l’Etat devrait notamment s’engager à financer le développement des infrastructures de recharge nécessaires à ces nouvelles motorisations, dont le coût est évalué par I4CE jusqu’à 2 milliards d’euros sur les cinq prochaines années.

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer