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Transition climatique : la France se dote enfin des bons outils

2 octobre 2023 - Tribune - Par : Benoît LEGUET

Élément indispensable d’une planification écologique, la stratégie de financement était jusqu’à présent précisée année après année dans la loi de finances. Le Gouvernement va désormais élaborer une stratégie pluriannuelle, à même de donner de la visibilité à l’État et aux acteurs privés. Il était temps. 

 

Le projet de loi de finances est arrivé ! Il confirme les engagements d’Élisabeth Borne et d’Emmanuel Macron pour diminuer notre dépendance aux énergies fossiles, avec une hausse des dépenses en faveur de la transition écologique. Les aides à la rénovation des bâtiments, aux transports en commun, aux véhicules électriques ou encore à la transition agricole augmentent de 7 milliards d’euros dans le futur budget 2024 de l’État. 

 

Cet effort « inédit » pour reprendre les termes de l’exécutif… va devoir être poursuivi dans la durée. Le rapport de Jean Pisani-Ferry et Selma Mahfouz évalue en effet les besoins supplémentaires d’argent public pour financer la transition à une trentaine de milliards d’euros par an à horizon 2030. Et dans le même temps, le bouclage budgétaire va devenir de plus en plus compliqué : l’extinction du bouclier tarifaire en 2024 a en effet permis de dégager des marges de manœuvre exceptionnelles.

 

Comment tenir un tel effort dans la durée ? Deux questions se posent pour les pouvoirs publics : comment l’Etat peut-il anticiper les besoins de financement public, de la part de l’Etat, mais aussi des collectivités locales ? Et comment attirer les financements du secteur privé en lui donnant de la visibilité, et assurer ainsi le bouclage du « plan de financement » de la transition ?

 

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    La loi de finances 2026 pouvait-elle relancer la dynamique des investissements climat ? En juillet dernier, nous formulions quatre recommandations pour y parvenir. Après sept mois de marathon budgétaire, notre billet de la semaine dresse le bilan en chiffres du nouveau budget.

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    Pour sortir de l’hiver, il faudra trouver d’autres moteurs d’investissement. Ce sera l’enjeu de la prochaine génération d’exécutifs locaux, du réflexe climat à généraliser pour chaque dépense structurante, ou encore d’un prochain plan d’électrification tirant parti d’une ressource nationale et bas-carbone devenue abondante.

  • 19/01/2026
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    2026 s’annonce électrique. Certainement du fait de l’actualité internationale, rarement avare en surprises dernièrement. Certainement en raison des fortes incertitudes sur la volonté de l’Union européenne de tenir le cap de la transition. Certainement car les élections municipales et l’installation des nouveaux exécutifs locaux pimenteront la première partie de l’année en France. 
    Mais aussi car une fois le débat budgétaire passé, on peut espérer que le Premier ministre s’intéresse (enfin, serait-on tenté d’écrire) à la transition écologique et notamment énergétique. La troisième Stratégie nationale bas-carbone a été mise en consultation finale et est en attente de publication. La troisième Programmation pluriannuelle de l’énergie, prête depuis de nombreux mois, n’attend plus que l’imprimatur du chef du gouvernement pour être publiée. 

  • 16/01/2026 Billet d'analyse
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    Le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) est entré en application au 1e janvier 2026. Il s’agit d’une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne sur les importations de certains produits industriels couverts par le marché d’échange de quotas européens. Les engrais minéraux azotés font partie de cette première liste de produits. Afin d’éviter une hausse des charges pour les agriculteurs concernés, le niveau de la taxe a été réduit pour les engrais, et ceux-ci pourraient même être temporairement exclus du périmètre du MACF. Pourtant, pour le climat, mais aussi pour l’indépendance stratégique et la souveraineté alimentaire de la France, le MACF devra finir par s’appliquer pleinement aux engrais minéraux. Pour limiter voire éviter une hausse des dépenses d’engrais des agriculteurs, il faut des politiques publiques, dont certaines sont actuellement menacées. Sanctuariser des budgets pour ces politiques serait un moyen de soutenir le revenu des agriculteurs et la souveraineté alimentaire de l’Union européenne et de la France, tout en réduisant l’empreinte carbone de notre alimentation.

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