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Les deux urgences du Budget 2025

17 janvier 2025 - Édito de la semaine - Par : Damien DEMAILLY

L’année 2025 commence avec un nouveau gouvernement et une nouvelle discussion budgétaire, mais avec une même problématique : comment réduire le déficit sans mettre un grand coup de froid sur les investissements de la transition climatique ? Des investissements qui sont « les meilleurs investissements qui soient » selon le nouveau Ministre de l’économie Éric Lombard. Il a raison : tout retard affaiblit notre autonomie énergétique, notre positionnement dans la course internationale aux technologies vertes, et pas seulement le rythme de décarbonation de notre économie.

 

Il y a beaucoup à dire sur cette question, et beaucoup à faire pour tenter de concilier la réduction du déficit (majoritairement via des économies a décidé le gouvernement) et la poursuite de la dynamique d’investissement climat. Et tout d’abord reconnaitre qu’elles ne sont conciliables que jusqu’à un certain point ! Mais dans l’optique des débats autour du PLF, le Projet de loi de finances pour 2025, concentrons-nous sur le plus urgent : la filière du véhicule électrique et les collectivités locales.

 

Dans cette newsletter, nous vous invitons tout d’abord à lire ou relire les propositions de Benoît Leguet dans les Échos pour soutenir le marché des véhicules électriques alors que le gouvernement veut baisser (trop) fortement et (trop) rapidement les aides à l’acquisition. Parmi ces propositions figure la réglementation sur le verdissement des flottes de véhicules d’entreprises, qui ont pris beaucoup de retard par rapport aux ménages. Les députés ont mis sur la table de nombreuses idées et le gouvernement précédent avait lui-même tenté d’avancer sur le sujet dans le cadre du PLF.

 

Nous vous proposons aussi de (re)découvrir l’analyse de François Thomazeau dans la Gazette, qui lançait en fin d’année dernière « l’alerte rouge sur l’investissement vert » des collectivités étant donné l’ampleur des économies demandées dans le PLF. Les dernières annonces du gouvernement vont dans le sens d’un assouplissement de cette contrainte budgétaire, et c’est une bonne nouvelle. Mais cela ne suffira évidemment pas à résoudre l’équation financière pour l’investissement climat local. Essayons de voir les choses de manière positive : le gouvernement et les collectivités locales se sont donnés un an de plus pour trouver des solutions à cette équation.

 

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Pour aller plus loin
  • 13/02/2026
    Réussir la transition à l’échelle locale, c’est aussi choisir ce que l’on ne financera plus

    Alors que la loi de finances pour 2026, après celle de 2025, souffle le froid sur les finances locales, de nombreuses collectivités abordent le prochain mandat dans un contexte budgétaire particulièrement contraint et incertain. Elles demeurent pourtant en première ligne de la transition bas-carbone et devront continuer à investir massivement pour transformer les mobilités ou rénover les bâtiments publics. Dans ce cadre, la réduction de leurs investissements « bruns » apparaît comme un levier central pour dégager des économies et financer leurs investissements climat. 

  • 13/02/2026
    Moins de brun, plus de vert : la nécessaire redirection des dépenses locales

    Les collectivités devraient investir près de 19 milliards d’euros par an à horizon 2030 pour atteindre les objectifs de neutralité carbone, soit plus du double des investissements climat qu’elles réalisent actuellement. Dans un contexte de contrainte budgétaire, le levier de la redirection apparaît comme un levier de financement essentiel pour accélérer les investissements climat des collectivités. Cette publication analyse de manière approfondie le potentiel de la redirection des dépenses défavorables comme levier de financement de la transition bas-carbone.

  • 06/02/2026 Billet d'analyse
    Budget 2026 : un moteur des investissements climat toujours en sous-régime

    La loi de finances 2026 pouvait-elle relancer la dynamique des investissements climat ? En juillet dernier, nous formulions quatre recommandations pour y parvenir. Après sept mois de marathon budgétaire, notre billet de la semaine dresse le bilan en chiffres du nouveau budget.

    Le résultat parait bien décevant : nouveau coup de froid sur les finances locales, beaucoup de dépenses qui tiennent peu compte du climat, et des signaux en faveur de l’investissement privé quelque peu atténués. Quant aux soutiens publics à l’investissement climat, qui ont fait leurs preuves, ils s’érodent dans le budget et dépendent de plus en plus de moyens extrabudgétaires. Surtout, nous prévoyons qu’ils seront consommés sans atteindre ni l’ampleur de l’action nécessaire, ni même répondre à toutes les opportunités immédiates.

    Pour sortir de l’hiver, il faudra trouver d’autres moteurs d’investissement. Ce sera l’enjeu de la prochaine génération d’exécutifs locaux, du réflexe climat à généraliser pour chaque dépense structurante, ou encore d’un prochain plan d’électrification tirant parti d’une ressource nationale et bas-carbone devenue abondante.

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