Politiques alimentaires et climat : une revue de littérature

25 février 2019 - Étude Climat - Par : Claudine FOUCHEROT / Valentin BELLASSEN / Lucile ROGISSART

La consommation alimentaire est aujourd’hui responsable de 28% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (voir l’étude I4CE à ce sujet).

Quels sont les principaux leviers d’action pour réduire cette empreinte ? Peut-on à la fois réduire les émissions et répondre aux autres enjeux des politiques alimentaires : l’accès à prix acceptable à des aliments qui soient bénéfiques pour la santé, et qui préservent les sols, la biodiversité et la qualité de l’eau ? Quelles politiques publiques mettre en œuvre pour accélérer la transformation de nos manières de consommer ?

Dans cette étude, I4CE fait le point sur les réponses que la littérature académique peut apporter à ces questions.

Il ressort de cette étude que réduire la consommation des produits de l’élevage constitue un potentiel considérable, l’élevage représentant les deux tiers des émissions de l’alimentation. D’autre part, diviser par deux le gaspillage alimentaire des consommateurs permettrait de réduire les émissions d’environ 5 %. Des facteurs comme l’origine ou la saisonnalité d’un produit ont un impact limité relativement aux émissions globales de l’alimentation.

 Les émissions mondiales de gaz à effet de serre de l’alimentation

 

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Contacts I4CE
Lucile ROGISSART
Lucile ROGISSART
Chercheuse – Financement de la transition agricole, Alimentation Email
Pour aller plus loin
  • 20/02/2026
    Pour une véritable souveraineté agricole et alimentaire, une planification des investissements est incontournable 

    Les secteurs agricoles et alimentaires traversent une importante crise de leur balance commerciale. En 2025, les importations nettes ont atteint des niveaux particulièrement élevés, et inédits parfois depuis plusieurs décennies. Pour corriger le tir, des conférences de la souveraineté alimentaire seront organisées en 2026, et des premières annonces sont attendues au Salon international de l’agriculture qui s’ouvre demain à Paris. Si l’intention est largement compréhensible, les réponses apportées risquent d’être les mêmes que ces deux dernières années : lever les contraintes à la production, pour produire plus de tout (productions animales et végétales), afin de récupérer des parts de marché. Est-ce réaliste ?

  • 19/02/2026 Tribune
    Souveraineté alimentaire : grand réveil ou doux rêve ?

    Un « grand réveil ». C’est le vœu par lequel Annie Genevard initiait les conférences de souveraineté alimentaire. Pour Benoit Leguet dans sa chronique des Echos, l’intention est louable : tout le monde gagnerait à sortir de cet exercice avec une solide feuille de route pour guider les investissements agricoles prioritaires. Mais ces conférences ne peuvent se résumer à afficher des ambitions de production parfois irréalistes et passer sous silence les fragilités de notre système agricole et alimentaire, au risque d’entretenir un doux rêve.

  • 19/02/2026 Billet d'analyse
    Une véritable souveraineté alimentaire se doit d’intégrer la planification écologique

    Les conférences de la souveraineté alimentaire vont probablement rythmer les débats sur l’avenir de l’agriculture française en 2026. Pour Lucile ROGISSART, l’essentiel des réponses apportées ces deux dernières années peuvent se résumer ainsi : lever les contraintes à la production, pour produire plus de tout, dans le but de récupérer des parts de marché en France et à l’exportation. Cette réponse se heurte pourtant à une difficulté majeure : produire plus de tout implique d’importer encore davantage de produits stratégiques tels que les engrais ou les tourteaux. La transition écologique permet pourtant de réduire ces importations. Les conférences de la souveraineté alimentaire devront donc intégrer la transition écologique, au risque de rater leur objectif.

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