Publications

Panorama des financements climat, édition 2017

6 décembre 2017 - Hors série - Par : Hadrien HAINAUT / Dr. Ian COCHRAN

Pour mieux comprendre le financement de la lutte contre le changement climatique et la transition énergétique, l’étude a recensé les investissements qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre en France. Ces dépenses sont analysées afin de savoir quels acteurs ont engagé ces projets et comment ils sont financés.

Les investissements climat principalement répartis dans trois domaines de la transition énergétique

L’édition 2017 de l’étude recense jusqu’à 32 milliards d’euros investis en faveur du climat en France chaque année entre 2013 et 2016. Pour donner un ordre de grandeur, cela représente environ 10% des investissements matériels en France cette année-là. Ce total comprend:

  • 14,5 milliards d’euros dans l’efficacité énergétique, principalement dans le secteur des bâtiments,
  • 5,9 milliards d’euros pour le développement des énergies renouvelables
  • 9,2 milliards d’euros pour la construction et la mise  niveau des infrastructures durables de transport et de réseaux.

A cela s’ajoutent 2,1 milliards d’euros dans le nucléaire et la réduction des émissions non-énergétiques.

Une stabilité globale des investissements qui masque des variations sectorielles

Entre 2011 et 2013, les investissements ont augmenté de 2,6 milliards d’euros pour atteindre 32,1 milliards d’euros. Ils sont stables en 2014, 2015 et 2016 et les premières estimations disponibles pour l’année 2017 portent le total à 31,5 milliards d’euros.

Cette stabilité d’ensemble masque des variations plus marquées par domaine :

  • les investissements dans l’efficacité énergétique ont augmenté entre 2011 et 2016, passant de 11,6 à 14,6 milliards d’euros
  • après avoir augmenté de 50 % entre 2011 et 2013, les dépenses en faveur des infrastructures durables sont en baisse en 2014 et 2015, et stables depuis.
  • les investissements dans les énergies renouvelables sont passés de 8,6 à 5,3 milliards d’euros entre 2011 et 2013, et se maintiennent environ à ce niveau depuis

Si les acteurs privés réalisent la majorité des investissements, 52% des financements sont conduits par le secteur public

La majorité des investissements sont réalisés par des porteurs de projet privés : les ménages, à hauteur de 10,8 milliards d’euros, soit 33% et les entreprises, à hauteur de 9,8 milliards d’euros, soit 31% du total investi en 2016. Cependant, un peu plus de la moitié des financements mobilisés pour réaliser les investissements dépendent de l’action publique. De 2011 à 2015, la part des financements conduits par le public est passée de 48% à 52% du total des investissements.

Retrouvez ci-dessous les documentés liés à l’étude:

  • Résumé pour décideurs en français
  • Support de présentation utilisé lors de la restitution du 6 décembre 2017

Pour en savoir plus sur les travaux de recherche d’I4CE sur les financements pour le climat en France et à l’international, consultez la page dédiée au projet Panorama des financements domestiques pour le climat.

Pour aller plus loin
  • 06/02/2026 Billet d'analyse
    Budget 2026 : un moteur des investissements climat toujours en sous-régime

    La loi de finances 2026 pouvait-elle relancer la dynamique des investissements climat ? En juillet dernier, nous formulions quatre recommandations pour y parvenir. Après sept mois de marathon budgétaire, notre billet de la semaine dresse le bilan en chiffres du nouveau budget.

    Le résultat parait bien décevant : nouveau coup de froid sur les finances locales, beaucoup de dépenses qui tiennent peu compte du climat, et des signaux en faveur de l’investissement privé quelque peu atténués. Quant aux soutiens publics à l’investissement climat, qui ont fait leurs preuves, ils s’érodent dans le budget et dépendent de plus en plus de moyens extrabudgétaires. Surtout, nous prévoyons qu’ils seront consommés sans atteindre ni l’ampleur de l’action nécessaire, ni même répondre à toutes les opportunités immédiates.

    Pour sortir de l’hiver, il faudra trouver d’autres moteurs d’investissement. Ce sera l’enjeu de la prochaine génération d’exécutifs locaux, du réflexe climat à généraliser pour chaque dépense structurante, ou encore d’un prochain plan d’électrification tirant parti d’une ressource nationale et bas-carbone devenue abondante.

  • 05/02/2026
    Sélection de dépenses de l’Etat en faveur du climat
  • 23/01/2026
    Financer les changements de pratiques dans les secteurs agricoles et forestiers au niveau européen : ne pas sous-estimer les défis

    Dans un contexte économique et politique difficile, en particulier pour le secteur agricole, et à l’heure où les contraintes réglementaires et fiscales sont remises en cause, certains dispositifs incitatifs peuvent néanmoins contribuer à fédérer les acteurs dans des démarches de transition et de résilience. C’est par exemple le cas des démarches de certification carbone, qui permettent à la fois d’assurer la crédibilité de l’impact climatique des actions mises en œuvre, mais également la rémunération des agriculteurs et forestiers pour les changements de pratiques. Certaines d’entre elles, comme le remplacement d’engrais minéraux (majoritairement importés) par des engrais organiques, contribuent également à répondre aux besoins de résilience et d’indépendance stratégique du secteur, cruciales dans le contexte actuel.  

Voir toutes les publications
Contact Presse Amélie FRITZ Responsable communication et relations presse Email
Inscrivez-vous à notre liste de diffusion :
Je m'inscris !
Inscrivez-vous à notre newsletter
Une fois par semaine, recevez toute l’information de l’économie pour le climat.
Je m'inscris !
Fermer