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Billet d'analyse

Budget 2026 : un moteur des investissements climat toujours en sous-régime

La loi de finances 2026 pouvait-elle relancer la dynamique des investissements climat ? En juillet dernier, nous formulions quatre recommandations pour y parvenir. Après sept mois de marathon budgétaire, notre billet de la semaine dresse le bilan en chiffres du nouveau budget. Le résultat parait bien décevant : nouveau coup de froid sur les finances locales, beaucoup de dépenses qui tiennent peu compte du climat, et des signaux en faveur de l’investissement privé quelque peu atténués. Quant aux soutiens publics à l’investissement climat, qui ont fait leurs preuves, ils s’érodent dans le budget et dépendent de plus en plus de moyens extrabudgétaires. Surtout, nous prévoyons qu’ils seront consommés sans atteindre ni l’ampleur de l’action nécessaire, ni même répondre à toutes les opportunités immédiates. Pour sortir de l’hiver, il faudra trouver d’autres moteurs d’investissement. Ce sera l’enjeu de la prochaine génération d’exécutifs locaux, du réflexe climat à généraliser pour chaque dépense structurante, ou encore d’un prochain plan d’électrification tirant parti d’une ressource nationale et bas-carbone devenue abondante.

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Billets & études
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  • 20/02/2026 Édito de la semaine
    Pour une véritable souveraineté agricole et alimentaire, une planification des investissements est incontournable 
    Les secteurs agricoles et alimentaires traversent une importante crise de leur balance commerciale. En 2025, les importations nettes ont atteint des niveaux particulièrement élevés, et inédits parfois depuis plusieurs décennies. Pour corriger le tir, des conférences de la souveraineté alimentaire seront organisées en 2026, et des premières annonces sont attendues au Salon international de l’agriculture qui s’ouvre demain à Paris. Si l’intention est largement compréhensible, les réponses apportées risquent d’être les mêmes que ces deux dernières années : lever les contraintes à la production, pour produire plus de tout (productions animales et végétales), afin de récupérer des parts de marché. Est-ce réaliste ?
  • 19/02/2026 Tribune
    Souveraineté alimentaire : grand réveil ou doux rêve ?
    Un « grand réveil ». C’est le vœu par lequel Annie Genevard initiait les conférences de souveraineté alimentaire. Pour Benoit Leguet dans sa chronique des Echos, l’intention est louable : tout le monde gagnerait à sortir de cet exercice avec une solide feuille de route pour guider les investissements agricoles prioritaires. Mais ces conférences ne peuvent se résumer à afficher des ambitions de production parfois irréalistes et passer sous silence les fragilités de notre système agricole et alimentaire, au risque d’entretenir un doux rêve.
  • 19/02/2026 Billet d'analyse
    Une véritable souveraineté alimentaire se doit d’intégrer la planification écologique
    Les conférences de la souveraineté alimentaire vont probablement rythmer les débats sur l’avenir de l’agriculture française en 2026. Pour Lucile ROGISSART, l’essentiel des réponses apportées ces deux dernières années peuvent se résumer ainsi : lever les contraintes à la production, pour produire plus de tout, dans le but de récupérer des parts de marché en France et à l’exportation. Cette réponse se heurte pourtant à une difficulté majeure : produire plus de tout implique d’importer encore davantage de produits stratégiques tels que les engrais ou les tourteaux. La transition écologique permet pourtant de réduire ces importations. Les conférences de la souveraineté alimentaire devront donc intégrer la transition écologique, au risque de rater leur objectif.
  • 19/02/2026 Étude Climat
    Quels outils de production pour des secteurs agricoles et alimentaires français résilients et durables ? Quels besoins d’investissements ? Quels actifs échoués ?
    Les choix d’investissements des secteurs agricoles et alimentaires des années à venir sont déterminants. Pour pérenniser leurs productions et faire face aux crises, les secteurs agricoles et alimentaires français doivent évoluer vers des systèmes plus résilients et durables. L’enjeu est d’autant plus crucial que différentes vagues d’investissements sont en cours ou à venir dans ces secteurs. Dans cette étude, I4CE a estimé qu’environ 100 milliards d’euros d’outils de production agricoles et alimentaires sont affectés par la transition. Une coordination et une planification des investissements semblent incontournables, notamment pour en limiter les coûts.
  • 18/02/2026 Billet d'analyse
    Les leçons tirées des Clubs Climat d’I4CE : « Comment relever le défi du financement des projets bas-carbone agricoles et forestiers ? »
    Retrouvez dans ce billet un aperçu des enseignements tirés du dernier rendez-vous des Clubs de décembre 2025 consacré à la certification carbone. Alors qu’un cadre de certification est en cours de construction au niveau européen et que la transition climatique nécessite de mobiliser du financement privé notamment via la certification carbone, ce billet revient sur la situation du Label bas-carbone français, les difficultés des projets agricoles et les perspectives de financement. Il met enfin en avant plusieurs pistes à explorer pour soutenir le développement de projets bas-carbone en agriculture et en forêt.
  • 23/01/2026 Édito de la semaine
    Financer les changements de pratiques dans les secteurs agricoles et forestiers au niveau européen : ne pas sous-estimer les défis
    Dans un contexte économique et politique difficile, en particulier pour le secteur agricole, et à l’heure où les contraintes réglementaires et fiscales sont remises en cause, certains dispositifs incitatifs peuvent néanmoins contribuer à fédérer les acteurs dans des démarches de transition et de résilience. C’est par exemple le cas des démarches de certification carbone, qui permettent à la fois d’assurer la crédibilité de l’impact climatique des actions mises en œuvre, mais également la rémunération des agriculteurs et forestiers pour les changements de pratiques. Certaines d’entre elles, comme le remplacement d’engrais minéraux (majoritairement importés) par des engrais organiques, contribuent également à répondre aux besoins de résilience et d’indépendance stratégique du secteur, cruciales dans le contexte actuel.  
  • 16/01/2026 Billet d'analyse
    MACF et engrais : sanctuariser des budgets pour aider les agriculteurs à réduire leur usage d’engrais minéraux
    Le Mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) est entré en application au 1e janvier 2026. Il s’agit d’une taxe carbone aux frontières de l’Union européenne sur les importations de certains produits industriels couverts par le marché d’échange de quotas européens. Les engrais minéraux azotés font partie de cette première liste de produits. Afin d’éviter une hausse des charges pour les agriculteurs concernés, le niveau de la taxe a été réduit pour les engrais, et ceux-ci pourraient même être temporairement exclus du périmètre du MACF. Pourtant, pour le climat, mais aussi pour l’indépendance stratégique et la souveraineté alimentaire de la France, le MACF devra finir par s’appliquer pleinement aux engrais minéraux. Pour limiter voire éviter une hausse des dépenses d’engrais des agriculteurs, il faut des politiques publiques, dont certaines sont actuellement menacées. Sanctuariser des budgets pour ces politiques serait un moyen de soutenir le revenu des agriculteurs et la souveraineté alimentaire de l’Union européenne et de la France, tout en réduisant l’empreinte carbone de notre alimentation.
  • 02/06/2025 Étude Climat
    Le Label Bas-Carbone : quel bilan après 6 ans d’existence ?
    Après 6 ans de Label Bas-Carbone, cette étude vise à faire le point sur ce dispositif et ses projets : quelles activités sont mises en place sur le terrain, pour quel impact climatique, avec quelle robustesse ou au contraire quelles limites en termes de mesure, d’intégrité environnementale, d’accessibilité... ? Cet exercice vise également à alimenter le processus d’amélioration continue du dispositif et cette expérience sera utile aux travaux sur le cadre de certification carbone de l’Union européenne.
  • 07/02/2025 Édito de la semaine
    Agriculture, crises, transition : sortir de l’impasse par un débat constructif
    Le Salon de l’agriculture s’ouvre dans quelques semaines à Paris, après plus d’un an de hautes tensions, et à l’issue d’élections des Chambres d’agriculture, elles aussi tendues. Pour tenter d’apaiser la colère agricole, puis pour alléger le déficit public, gouvernements et parlementaires ont pris ou proposé des mesures dans l’urgence. Encore récemment, certaines de ces mesures ont remis en question les ambitions environnementales, sans pour autant répondre aux demandes d’une majorité d’agriculteurs pour des revenus rémunérateurs et des relations commerciales plus justes. C’est le cas par exemple des projets de coupes budgétaires dans les mesures de planification écologique, nées du budget 2024.
  • 03/02/2025 Étude Climat
    TRAMe2035 Scénario pour une Transition des Régimes Alimentaires des Ménages
    L’alimentation actuelle et la production alimentaire associée génèrent un ensemble de problèmes de santé publique, sociaux et environnementaux. La nécessité d’une transition ne fait plus débat : il faut aller vers une alimentation saine, à faibles impacts sur les écosystèmes, accessible à tous et rémunérant équitablement les producteurs. Reconnaissons-le dès à présent : les questions que nous posons ici sont sensibles politiquement et socialement, l’alimentation recouvrant des dimensions à la fois culturelles, économiques, environnementales et sanitaires. Développer des méthodes permettant de les mettre en débat est néanmoins indispensable. L’Iddri et [i4ce] se sont ainsi mobilisés en lien avec de nombreux acteurs pour proposer un éclairage de nature à nourrir le débat.
  • 23/01/2025 Tribune
    Agriculture : sortir de la crise perpétuelle
    Le monde agricole est en crise. Depuis longtemps. Et pour longtemps encore si le débat sur le futur du système agricole et alimentaire reste polarisé. Il faut donc protéger les agriculteurs pour transformer l'agriculture. Le monde agricole français élit actuellement ses représentants dans les chambres d'agriculture.
  • 27/09/2024 Billet d'analyse
    Agriculture et l’alimentation : Comment poursuivre la dynamique climat dans le contexte de tension budgétaire ?
    Des turbulences sont en vue du côté des financements publics de l’agriculture, alors que la séquence budgétaire s’ouvre et que les représentants agricoles menacent de reprendre la mobilisation. Pour éclairer ce débat, I4CE publie un état des lieux et une analyse environnementale des financements publics soutenant le secteur agricole, mais aussi les secteurs de l’industrie agroalimentaire, de la restauration et de la distribution. D’après cette étude, 53,6 milliards d’euros de financements publics soutiennent notre agriculture et notre alimentation en 2024. Et contrairement à une idée reçue, tout ne vient pas de Bruxelles : les soutiens de l’Etat représentent 60 % du total, les collectivités territoriales 20 %. Ces soutiens agrègent les incitations, subventions, exonérations, investissements et dépenses de fonctionnement, de la fourche jusqu’à la fourchette. 
  • 27/09/2024 Étude Climat
    Les financements publics du système alimentaire français : quelle contribution à la transition écologique
    Dans cette étude, I4CE passe en revue l'ensemble des dépenses budgétaires et fiscales à destination du système alimentaire et examine leurs contributions aux objectifs des politiques publiques et notamment de la transition écologique. Une grille de lecture qui interroge l'efficacité de la dépense publique dans un contexte de fortes tensions budgétaires alors que certains crédits sont menacés.
  • 19/07/2024 Édito de la semaine
    Top départ pour la nouvelle législature
    Ni la campagne législative ni ses résultats n’auront permis de clarifier l’avenir de la planification écologique et d’arbitrer un chemin à suivre. Les enquêtes prouvent que l’opinion soutient très largement la finalité de l’action climatique mais les clivages s’accentuent sur les voies et moyens. La vision caricaturale d’une « écologie punitive » ne fera que prospérer tant que le débat sur le partage de l’effort n’est pas résolu dans une perspective d’équité et d’adhésion large des Français. Dans le contexte institutionnel que nous connaissons, la suite dépendra beaucoup des initiatives des parlementaires.  Dans cette dernière newsletter avant la trêve estivale, à l'heure où la nouvelle Assemblée se réunit pour la première fois, [i4ce] vous propose de faire le point sur les prochains sujets que les parlementaires auront à traiter et de relire nos dernières études associées. 
  • 25/04/2024 Tribune
    Politiques alimentaires : il faut se donner les moyens d’agir
    Les experts et expertes de l'alimentation et des politiques publiques de six organisations pressent le gouvernement de publier une Stratégie nationale pour l’alimentation (SNANC) cohérente, dotée des moyens adéquats et d’un réel portage politique, afin d’en faire un outil de planification réussie. Durant la crise agricole du début de l’année, les agriculteurs ont parfois exprimé le sentiment d’être coincés entre, d’un côté, des décideurs qui pousseraient un agenda de transition en faveur du verdissement de l’agriculture et, de l’autre, des consommateurs dont les achats (de produits exigeants d’un point de vue environnemental, ou de produits français) ne suivraient pas. Pour en finir avec ces injonctions contradictoires, l’action publique doit porter sur ce qui conditionne le lien entre producteurs et consommateurs : l’environnement alimentaire (offre, prix, normes sociales, publicité etc.), lui-même en grande partie façonné par les acteurs majeurs de l’industrie agro-alimentaire, de la grande distribution et de la restauration.
  • 05/04/2024 Édito de la semaine
    Quels coûts de l’adaptation ? Anticiper les effets d’un réchauffement de +4°C
    Combien va coûter l’adaptation d’une France à +4°C ? La réponse à cette question émergente est essentielle pour piloter l’action publique et comme le soulignait la Cour des Comptes dans son rapport public annuel en mars « pour mesurer, […] l’impact qu’aura globalement l’adaptation au changement climatique sur les finances publiques ». Pourtant les magistrats soulignent aussi que l’« évaluation précise des coûts actuels et futurs de l’adaptation, […] est encore trop souvent lacunaire, voire inexistante ». Ce constat est particulièrement préoccupant à quelques semaines de la présentation du prochain Plan National d’Adaptation (PNACC3).
  • 15/03/2024 Édito de la semaine
    Cadre de certification européen : le diable se cache dans les détails
    Quelques jours après l’aboutissement des négociations sur le Cadre de certification de l’Union européenne relatif aux absorptions de carbone (CRCF), I4CE a contribué à l’organisation du European Carbon Farming Summit à Valencia, dans le cadre du projet CREDIBLE. La forte participation des parties prenantes à ce sommet témoigne des attentes pour mieux valoriser les pratiques agricoles et forestières bas carbone grâce à ce nouvel outil. On retient du sommet de grands espoirs sur l’amélioration et l’harmonisation de la mesure du carbone pour certifier les projets, grâce à la télédétection notamment, dans un secteur où les incertitudes sont importantes.
  • 01/03/2024 Édito de la semaine
    Les aides de crise agricoles ne cessent d’augmenter et ce n’est satisfaisant pour personne
    I4CE s’est livré à un exercice inédit : estimer les soutiens publics au secteur agricole liées aux crises ces dix dernières années. Les dépenses publiques de prévention, surveillance et indemnisation totales ainsi agrégées donnent le vertige : plus de 2 milliards d’euros rien qu’en 2022 – pour indemniser les pertes occasionnées par plusieurs aléas sanitaires, climatiques et géopolitiques concomitants. 
  • 29/02/2024 Étude Climat
    Estimation des dépenses publiques liées aux crises agricoles en France entre 2013 et 2022
    Face aux crises climatiques (sécheresses, inondations, gel), sanitaires (grippe aviaire) ou plus globales (COVID-19, guerre d’Ukraine), les aides d’urgence versées au secteur agricoles ont largement augmenté ces dix dernières années pour atteindre plus de 2 milliards d'euros en 2022, c’est ce que montre ce rapport d'I4CE. Si ces aides sont nécessaires, elles sont en revanche satisfaisantes pour personne, ni pour les pouvoirs publics ni pour les agriculteurs.
  • 05/10/2023 Billet d'analyse
    Planification écologique de l’agriculture : regarder par-dessus la haie
    « L’agriculture c’est compliqué ». C’est ce que répondait le Ministre Christophe Béchu lors de la première étape de son tour de France de l’écologie en Bretagne fin septembre, face à un public venu comprendre l’heuristique de la planification écologique annoncée quelques jours plus tôt par le président de la République. Si le projet de loi de finances 2024 propose bien des premières mesures de planification écologique, il laisse de côté les thématiques clés de l’élevage et des habitudes alimentaires. Au-delà du budget de l’État, la planification écologique « à la française » doit mieux se coordonner avec les autres politiques nationales et européennes, et surtout avec la Politique agricole commune (PAC). 

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