Face aux tensions croissantes sur les budgets publics, les décideurs politiques s’intéressent de plus en plus aux capacités du secteur financier privé (comme les banques commerciales, compagnies d’assurance, gestionnaires d’actifs, investisseurs institutionnels, etc.). Le secteur financier a lui-même connu des avancées sur l’axe climat depuis l’Accord de Paris, notamment dans le cadre de l’agenda européen sur la finance durable. Les travaux d’I4CE avaient accompagné ce mouvement sous l’angle réglementaire, au-delà du reporting durabilité et du stress-testing bancaire, avec l’intégration de plans de transition dans la réglementation prudentielle CRD VI, la gestion des risques d’actifs échoués, la rémunération variable. Cela a conduit à une meilleure compréhension des risques climatiques, des méthodes d’analyse de plus en plus sophistiquées, une amélioration des données et de la transparence.
Pourtant, le volume des flux de financement pour la transition et l’adaptation de l’économie réelle reste limité. L’inaction prolongée risque d’augmenter encore davantage les coûts d’une transition désordonnée, y compris les coûts liés à l’adaptation. Ces coûts pèseraient sur les gouvernements, les ménages, les entreprises et les acteurs financiers privés.
I4CE travaille cette année à identifier où et comment il est possible de mobiliser efficacement les atouts du secteur financier privé, de façon utile aux dynamiques des acteurs publics et privés pour remplir leurs besoins de transition et d’adaptation. Cela comprend l’exploration des opportunités sectorielles, des mécanismes financiers adéquats, et des conditions facilitantes (réglementaires ou autres). En particulier, I4CE analyse les contraintes pesant sur la bancabilité des projets d’industrialisation de cleantech afin d’attirer les financements bancaires. I4CE étudie aussi comment les institutions financières peuvent jouer un rôle dans les dynamiques des acteurs locaux pour l’adaptation. Ce faisant, l’Institut contribue aux débats politiques tant au niveau français qu’européen.


