Face à un climat qui a déjà évolué, agir pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ne suffit plus, il faut désormais aussi se préparer à faire face aux impacts du changement climatique.
On observe en France une réelle dynamique publique pour intégrer un « réflexe adaptation » aux décisions de tous les acteurs en tenant compte de la trajectoire de réchauffement de référence adoptée par les pouvoirs publics. Néanmoins, nous sommes encore loin d’être prêts : tous nos investissements ne sont pas +4°C compatibles et malgré des progrès ces dernières années les moyens dédiés à l’adaptation, qu’ils soient financiers ou humains, sont trop faibles.
Par ailleurs, d’importants choix restent à faire pour décider comment on choisit de s’adapter à ce nouveau contexte climatique. Certaines dépenses seront de toutes façons incontournables pour mieux connaître les vulnérabilités et mieux répondre aux crises. D’autres doivent faire l’objet d’arbitrages pour décider ce que l’on souhaite préserver et ce que l’on souhaite transformer (quels aménagements, quelles filières, quelles activités…). Pour aider à instruire ces choix, I4CE étudie les modèles économiques et financiers des différentes options d’adaptation : À quels besoins d’investissement sont-elles associées ? Comment distribuer leurs bénéfices, leurs coûts, et le portage des actions, en tenant compte des capacités et prérogatives des acteurs publics et privés ? Comment mobiliser les ressources financières requises ?
Il s’agit non seulement de mettre le sujet à l’agenda des décideurs nationaux comme locaux mais également de contribuer à ce que l’argent public soit utilisé au mieux et que se structurent les coopérations nécessaires à l’émergence d’une réelle ambition en matière d’adaptation.



